Palestine occupée

L’histoire se répète – le Fatah / OLP se réélit


Le Fatah et sa direction corrompue à l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) ont recommencé, ils se sont réélus mercredi lorsque le Conseil a prolongé le mandat de Mahmoud Abbas « jusqu’à la tenue d’élections générales ». Abbas est assis entre deux chaises, il est le chef de l’OLP et de l’AP, l’Autorité Palestinienne.


Hiyam Noir
Vendredi 18 Décembre 2009

M. Dahlan et M. Abbas à Ramallah le 15 décembre 2009
M. Dahlan et M. Abbas à Ramallah le 15 décembre 2009
Le Hamas n’est pas représenté à l’OLP, qui est un organe du Fatah. Le Hamas a clairement dit, il y a quelques semaines, que l’OLP n’avait pas autorité pour prendre des décisions sur les affaires constitutionnelles. Lundi, Ismail Haniyeh, le premier ministre élu en 2006, a clarifié que « des décisions qui venaient en contradiction avec la constitution palestinienne, ainsi qu’avec la volonté de notre peuple, ne pouvaient être contraignantes. »

Le Hamas a remporté les élections parlementaires palestiniennes de 2006 et Abbas et la direction du Fatah n’ont jamais accepté la défaite. Le Fatah a refusé de transférer ses pouvoirs, la politique étrangère, les forces de sécurité et l’administration civile aux vainqueurs. En lieu et place, le Fatah a entraîné la société palestinienne dans une guerre civile prolongée. Depuis lors, sous la direction autoproclamée d’Abbas, les territoires palestiniens se sont fracturés en deux territoires autonomes séparés.

Nul n’est aussi haï par les membres du Hamas que Mohammad Dahlan, un “homme fort” du Fatah, ancien habitant de Khan Younis, à Gaza, conseiller pour la sécurité nationale d’Abbas, et qui a passé plus de dix ans à faire la guerre au mouvement Hamas. Le Hamas n’avait nullement l’intention de s’emparer de Gaza jusqu’à ce que le Fatah ne l’y oblige. Les événements de juin 2007 ne furent pas un coup de force du Hamas sur Gaza, mais une tentative de coup d’état menée par le Fatah que le Hamas a déjouée avant qu’elle survienne.

Le 14 juin 2007, les combattants des Brigades Ezzedine Al-Qassam du Hamas sont entrés en force dans l’immeuble-forteresse de la « sécurité préventive » à Gaza-ville, et ils y ont trouvé une vidéo. Celle-ci montrait des prisonniers politiques du Hamas, ligotés et les yeux bandés, obligés de reprendre des slogans hurlés par les ravisseurs : « Par le sang, par l’âme, nous nous sacrifierons pour Muhammad Dahlan. Longue vie à Muhammad Dahlan ! »

N’ayant pas anticipé la victoire du Hamas sur le Fatah lors des élections palestiniennes de 2006, la Maison Blanche a concocté une machination scandaleuse au Moyen-Orient. Israël et ses alliés, les dirigeants US George W. Bush, Condoleezza Rice et le conseiller national à la sécurité US, le juif américain Eliott Abrams, ont soutenu une force armée dirigée par Muhammad Dahlan pour tenter de lancer une guerre civile sanglante à Gaza. Cependant, le résultat escompté ne s’est pas produit, l’action clandestine a rendu le Hamas plus fort que jamais, pendant que les dirigeants du Fatah dissolvaient dans la précipitation le gouvernement d’union palestinienne à peine né.

Le mouvement Hamas et d’autres groupes politiques palestiniens ont contesté la légitimité de cette décision. Les élections au cours desquelles Abbas a dit qu’il serait candidat, prévues pour janvier 2010, ont été annulées lorsque la Commission Electorale centrale palestinienne a, à la dernière minute, réalisé qu’elles seraient inconstitutionnelles et que le Hamas et d’autres partis aux positions politiques dissidentes ne les autoriseraient pas.

Curieusement, Mahmoud Abbas a dirigé la Commission Electorale Centrale pour les élections au Conseil Législatif Palestinien en janvier 1996, que Yasser Arafat a remportées avec 82,2% des suffrages. Le Hamas a boycotté l’élection de 1996, a capitalisé un mécontentement largement répandu, basé sur la corruption au sein de l’Autorité Palestinienne et du Fatah, et sur la perception de l’incapacité de l’AP à gérer les affaires palestiniennes. En mars 2003, pressé de déléguer un peu de son autorité, Arafat a nommé Mahmoud Abbas premier ministre. Abbas a cependant commencé à exercer sa nouvelle autorité avant qu’Arafat ne tente de réduire le pouvoir de son nouveau premier ministre.

Mahmoud Abbas a pris quelques-uns des rôles clés, il a fait office de chef de l’OLP et du Fatah en l’absence d’Arafat. Abbas, Palestinien audacieux et malin, a démissionné de son poste de premier ministre en septembre 2003. En quittant l’Autorité Palestinienne, il a bien joué ; il a pu garder la tête haute, préserver un peu de dignité et protéger sa réputation non encore salie. Pendant son court mandat en tant que premier ministre, il s’est montré dans les couloirs de la diplomatie internationale, et il a acquis une bonne réputation auprès des administrations américaines et israéliennes, qui l’ont considéré comme un dirigeant palestinien raisonnable et fiable.

Mardi dernier, Abbas a informé le Comité Central du Fatah qu’il ne prendrait « aucune décision-surprise » sur le fait qu’il se présente ou non aux prochaines élections palestiniennes. Le Comité du Fatah aurait pris ses commentaires comme une indication qu’Abbas ne démissionnerait pas avant la tenue d’élections.

A Gaza, malgré tous les obstacles provoqués par le blocus international scandaleux instauré par les USA et Israël, on survit et on avance. L’autorité Hamas à Gaza, dirigée par le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh, continue de faire appliquer la loi et l’ordre. Deux mesures administratives de prévention de la santé ont été prises. L’interdiction de fumer dans les écoles publiques, les universités, les hôpitaux et les services communautaires ; l’interdiction s’applique aussi aux restaurants et aux transports publics, ainsi qu’aux salles d’attente publiques. La Loi sur l’interdiction de fumer est entrée en vigueur le 16 décembre 2009.

Lundi dernier, Ismail Haniyeh a également participé à une réunion au Ministère de la Santé à Gaza, pour discuter de diverses mesures visant à empêcher la propagation des virus à Gaza, dont le virus H1N1. Le Ministre de la Santé, Dr. Basem Naim, a déclaré que son Ministère fournirait les vaccins H1N1 et que les victimes du virus étaient à imputer principalement aux conditions préexistantes, ajoutant que la majoré des cas H1N1 confirmés avaient été traités.

Source : Palestine Free Voice  
  Traduction : MR pour ISM



Vendredi 18 Décembre 2009


Commentaires

1.Posté par Virginie le 18/12/2009 21:32 | Alerter
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Laissons l'histoire se faire puisqu'elle est déjà écrite. La gangrène sioniste n'a pas un destin plus grand que le virus H1N1

2.Posté par redk le 18/12/2009 21:32 | Alerter
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Tiens donc, Mahmoud Rapace est réélu comme chef des mandataires de l'entité sioniste, Muhammad Daleux son sbire doit être joyeux, il va pouvoir toucher sa solde de traitre de l'occupant sionazi!

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