Géopolitique et stratégie

L'histoire infinie de la menace américaine contre la Russie



Lundi 12 Octobre 2009

L'histoire infinie de la menace américaine contre la Russie
Le chef de ka diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié de surprenantes et de menaçantes les déclarations du secrétaire adjoint à la Défense des Etats-Unis concernant l'installation éventuelle du système du radar en Ukraine. Le sous-secrétaire américain à la Défense Alexander Vershbow a déclaré jeudi que les Etats-Unis considéraient l'Ukraine comme un pays susceptible d'accueillir un radar faisant partie de la nouvelle architecture du bouclier antimissile américain en Europe, a annoncé l'hebdomadaire Defense News "M.Vershbow a rajouté l'Ukraine à la liste de pays sélectionnés pour déployer des radars de pré-alerte", affirme l'hebdomadaire. Selon le sous-secrétaire d'Etat, les officiels ukrainiens ont évoqué leur désir de s'associer au projet.

D'après l'émissaire américain, la décision de M.Obama de renoncer à la mise en place des missiles intercepteurs en Pologne et du radar en République tchèque a au départ plongé Moscou dans "l'euphorie". Mais les autorités russes ont très vite compris que la nouvelle architecture du bouclier prévoyait le déploiement d'un nombre encore plus grand de missiles et de navires équipés de systèmes antiaériens. Les Russes estiment que la récente décision d'Obama pour le déploiement du site du radar et des batteries de missiles dans les eaux de l'Europe de l'Ouest est destinée à trouver une alternative au bouclier antimissile en Europe de l'Est. Cependant, les déclarations de Vershbow prouvent que seul le lieu de l'installation de l'ancien projet du bouclier anti-missile a changé.

D'autre part les autorités ukrainiennes ne se sont pas encore déclarées disponibles pour ce plan américain. L'Ukraine ne s'est pas vue proposer d'accueillir sur son territoire des éléments du bouclier antimissile (ABM) américain, a déclaré vendredi à Chisinau le président Viktor Iouchtchenko. Le déploiement de l'ABM sur le territoire ukrainien serait à mon avis illégitime, voire anticonstitutionnel", a annoncé vendredi M.Porochenko en commentant la récente déclaration du sous-secrétaire américain à la Défense Alexander Vershbow sur le déploiement éventuel d'éléments de l'ABM en Ukraine. L'Ukraine dispose de deux radars ABM, à Sébastopol (Crimée) et à Moukatchevo (Transcarpatie), exploités, avant le 12 février 2008, dans l'intérêt de la Russie. Après la création de radars sur le territoire russe, Moscou a cessé de louer ces installations à Kiev. A l'époque de Bush Washington a signé un accord avec la République Tchèque et la Pologne sur le déploiement d'un système du bouclier antimissile. L'un des objectifs des Etats-Unis était de menacer la Russie tous près de ses frontières ; menace levée selon les Russes avec le renoncement d'Obama à ce plan. L'autre raison était les inquiétudes de certains pays de l'Europe de l'Est comme la Pologne et la République Tchèque de la Russie qui existe toujours.

De ce fait, après le renoncement d'Obama au bouclier antimissile américain, les russes ont tenté d'obtenir la confiance des dits pays. Alors en réaction au nouveau plan du déploiement du bouclier antimissile américain en Ukraine, le chef de la diplomatie russe Lavrov a souligné que son pays cherche à donner des garanties sécuritaires totales aux pays comme l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan dans le cadre du nouveau traité de réduction des armes stratégiques offensives. De l'avis des observateurs politiques les déclarations de Lavrov sont une sorte de promesse aux autorités ukrainiennes pour les empêcher de d'associer au plan du bouclier antimissile américain

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Lundi 12 Octobre 2009


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