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Dimanche 05 Juillet 2009
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Pakistan : Zardari accepte les conditions de Sharif, mais à demi-motDans la même rubrique:
Lundi 25 Août 2008
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Un accord à demi-mot ! C'est le qualificatif qui va ‎de pair avec l'accord convenu entre le candidat du Parti du ‎peuple pakistanais (PPP) à la présidentielle pakistanaise, ‎Asif Ali Zardari et Nawaz Sharif, leader du Parti de la ‎Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N). L'officialisation de la candidature de Zardari à la présidence ‎de la République pour succéder à Pervez Musharraf a ‎suscité la réaction de la Ligue musulmane du Pakistan-‎Nawaz, deuxième pilier de la coalition gouvernementale. ‎Le porte-parole de la Ligue a déclaré qu'il s'agissait de la ‎‎« décision du seul PPP et en aucun cas celle des membres de ‎la coalition ». La Ligue musulmane avance ses propres ‎conditions pour admettre la candidature de Zardari, qui les ‎a acceptées, pourtant implicitement. Le nouveau chef de ‎l'Etat, selon une des conditions de Sharif, devrait renoncer ‎à son droit - instauré par Musharraf - de dissoudre le ‎Parlement. « Nous ne voulons pas d'un président civil avec ‎les mêmes pouvoir que Musharraf », a réaffirmé le porte-‎parole du PML-N. Zardari a admis cette condition réitérant ‎que la présidence ne devrait être qu'un poste protocolaire. ‎Il a aussi donné son aval au rétablissement dans leur ‎fonction des juges, limogés par Musharraf. Nawaz Sharif ‎demande que les deux parties négocient une résolution ‎ordonnant la réintégration des 60 magistrats évincés par ‎l'ex-président et qu'elles la présentent dès lundi devant le ‎parlement. En réponse, le secrétaire général adjoint du PPP ‎a déclaré que les juges seront bien « rétablis dans leur ‎fonction », mais un calendrier sera annoncé ultérieurement. ‎Un tel accord, même à demi mot, entre les différentes ‎parties de la fragile coalition gouvernementale, pourra ‎apaiser dans une large mesure les tensions qui ont atomisé, ‎ces derniers jours, le paysage politique pakistanais et ‎favorisera le terrain au gouvernement Gilani de contrôler la ‎situation sécuritaire du pays. Les groupes terroristes ont en ‎effet abuser du vide du pouvoir pour donner un essor à ‎leurs activités et durant ces quelques derniers jours, 400 ‎personnes ont été tuées ou blessées dans des attentats ‎terroristes. Le PPP craint, avant tout autre chose, ne pas ‎avoir le même succès de février dans des élections ‎législatives anticipés, au cas de l'effondrement de la ‎coalition gouvernementale, une crainte qui s'est mutée en ‎le point faible du PPP et que son rival du PML-N exploite ‎de son mieux. ‎
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