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L'ex ministre iranien des A.E.: ''les pourparlers avec l'Amérique en Irak constituent une tactique''


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IRIB
Dimanche 16 Septembre 2007

 L'ex ministre iranien des A.E.: ''les pourparlers avec l'Amérique en Irak constituent une tactique''
D'après l'ex ministre iranien des A.E., Seyyed Kamal Kharazi, dans les prises de décision politiques on devait prendre en considération les conditions; tout compte fait, les conditions actuelles des choses ne sont pas réunies pour la tenue des pourparlers stratégiques avec l'Amérique au sujet des questions existant entre les deux pays.

En réponse à cette question que certains pensent que les évolutions à la suite des attentats du 11 septembre ont eu lieu avec pour objectif d'exercer des pressions sur l'Iran, il a mis l'accent sur le fait que ce phénomène devait être étudié de manière bien approfondie en ajoutant: en vérité al-Qaida a choisi les deux tours jumelles en tant que mouvement symbolique.

L'incarnation de la mondialisation, de l'économie capitaliste et la puissance des Etats-Unis a été prise pour cible par un groupe qui n'est pas égal avec l'Amérique de ce point de vue.
Cette démarche a été baptisée le terrorisme car de nombreux innocents ont perdu la vie.
A cet effet, le président de la commission stratégique des relations étrangères a déclaré: une guerre inégale s'est déclarée pratiquement entre ces deux groupes : dans un côté on a une puissance comme l'Amérique qui dispose tous les moyens politiques, économiques, militaires, d'informations et a sous son contrôle l'Onu et dans un autre côté on a un groupuscule qui n'a rien sauf une idéologie et pour ce faire il a eu recours à tout moyen pour réaliser ses idéologies et ses croyances.

De même il a ajouté: ceci est une manifestation d'une réalité apparue à nos jours, c'est une guerre inégale qui ne constitue pas un événement unique.
Kharazi a fait allusion aux attentats du 11 septembre qui ont été immédiatement condamnés par l'Iran et a souligné: cet événement n'était pas admissible pour nous idéologiquement. Néanmoins par ce geste, nous avons neutralisé les complots et davantage de pressions sur l'Iran.

D'autre part, en réponse à cette question que certains pensent qu'avec le départ de Bush, les politiques américaines menaçant l'Iran diminueraient; le Président de la commission stratégique des relations étrangères a déclaré: je ne crois pas qu'avec le départ de Bush, ces questions prennent fin. La politique stratégique de l'Amérique et d'autres grandes puissances se poursuivrait car leurs intérêts se concrétisaient dans la poursuite de ces gestes, sous différentes formes.

De même il a ajouté: il existe un sérieux différend en ce qui concerne les intérêts entre l'Iran et l'Amérique; néanmoins notre art c'est de ne pas l'accentuer. Nous devons faire en sorte que les voies permettant de sortir de ce climat soient réunies afin de parvenir à une meilleure situation, pour stabiliser notre situation.

Evoquant la question nucléaire de notre pays, il a souligné:
Sortir victorieux du dossier nucléaire pour obtenir notre droit c'est de surmonter les pressions exercées sur l'Iran, ce qui pourrait stabiliser notre situation et être efficace pour d'autres pays. Faisant allusion aux négociations entre l'Iran et l'Amérique en Afghanistan et en Irak dans des conditions où l'Amérique a menacé ces deux pays en jetant son regard sur l'Iran, menaces qui s'intensifient chaque davantage, cet ancien diplomate iranien de haut rang a déclaré: en Afghanistan s'il y avaient des négociations avec l'Amérique, ces pourparlers portaient notamment sur notre propre droit et celui du peuple afghan.

En Irak aussi s'il y a de pourparlers, ceci n'est pas authentique; plutôt c'est une négociation pour savoir à travers de laquelle comment nous devons assurer davantage notre droit et celui de la nation irakienne. Tout compte fait l'Iran cherche ses propres intérêts et la sécurité nationale iranienne sera assurée que si nos intérêts étaient assurés.
Au sujet des pourparlers entre l'Iran et l'Amérique sur l'Irak, Kharazi a déclaré: ceci est une négociation tactique et non pas stratégique. Les Américains ont occupé l'Irak, naturellement nos intérêts sont aussi menacés.

Et Kharazi de poursuivre: l'Iran ne se trouve pas dans des conditions permettant de tenir des négociations avec l'Amérique, mais en raison des pourparlers qui ont eu lieu avec l'Irak et auront lieu probablement dans l'avenir, cette éventualité persiste que là bas nous connaîtrons mieux les objectifs américains en trouvant l'occasion d'influer leur prise de décision. En général, nous soutenons et nous aidons le peuple et le gouvernement irakiens afin qu'ils prennent les rênes du pouvoir.

Et Kharazi d'ajouter: nous avons toujours déclaré que si les Américains respectaient le principe du respect mutuel, nous n'avons pas peur des négociations, mais ils ne respectent pas ce principe important.
Il a souligné: à présent les conditions ne sont pas réunies afin de nous assurer que les Américains seraient prêts à se mettre à la table de négociations conformément au respect mutuel.



Dimanche 16 Septembre 2007

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