Actualité nationale

L'état français veut sexualiser les enfants dès le plus jeune âge à l'école


LES RISQUES MAJEURS DU PROGRAMME
D’ « EDUCATION A LA SEXUALITE »
Texte introductif
Maurice BERGER


Dr Maurice Berger
Lundi 17 Juillet 2017

L'état français veut sexualiser les enfants dès le plus jeune âge à l'école
En mars 2017, le gouvernement de l’époque a présenté son
programme d’«éducation à la sexualité », déjà appliqué dans certains
endroits, et en a annoncé la généralisation en octobre 2017 sous
l’égide des ministères de la Santé et de l’Education nationale. Ce
programme comprend deux volets, l’un consacré à la prévention, a
attiré l’attention des médias qui, du coup, n’ont pas prêté attention
au volet « éducation » qui présente des risques importants pour les
enfants et adolescents concernés, risques décrits dans les documents
qui suivent.
J’ai estimé nécessaire de rédiger un texte introductif à ces
documents, car sans cette précaution, il est probable que le lecteur y
réagira avec incrédulité, comme je l’ai fait moi-même. Car j’ai
longtemps refusé de prendre ces informations au sérieux, il m’était
impossible d’y croire. Et puis je suis allé vérifier les références
indiquées, et j’ai constaté la validité de l’énorme travail de recherche
effectué par mes collègues, groupe de professionnels psychologues
et pédopsychiatres vigilants, « lanceurs d’alertes » dont je me fais
le porte-parole ici.
Le volet prévention est d’une importance majeure. Il porte sur la
prévention des maladies sexuellement transmissibles en particulier
lors des premières expériences sexuelles, la contraception afin
d’éviter des grossesses précoces, la possibilité de prendre une
contraception et d’avoir recours à l’IVG sans accord parental, la
possibilité de dire « non » face à des sollicitations sexuelles,
l’interdiction d’avoir des relations sexuelles avec un mineur de moins
de 15 ans ou entre mineurs s’il existe une grande différence d’âge,
l’interdiction de mariage forcé, l’interdit de l’inceste avec des
références à la dimension pénale, les violences sexuelles, l’égalité
homme-femme, le fait qu’aucune forme de sexualité (pédophilie
exceptée) ne doit faire l’objet de discrimination, etc.
Le volet éducatif soulève, lui, des questions inquiétantes. Pourtant de
sages précautions sont préconisées pour aborder cette thématique,
telles que le respect de l’intimité des mineurs, la nécessité de ne pas
couper l’information du domaine affectif, la mise en place de groupes
non mixtes (filles et garçons séparés) pour débattre de sujets
délicats, un refus de tout prosélytisme de la part des intervenants qui
doivent être en binôme. Mais à de nombreux endroits, il existe un
écart énorme entre les intentions officielles et la réalité des
pratiques, ce qui est déjà à l’origine de tensions entre les formateurs
et les parents, les formateurs et les mineurs, les formateurs entre
eux. Les recherches menées par notre groupe de travail montrent
que ces dérives ne sont dues à des intervenants « atypiques », mais
qu’elles sont liées à l’origine même de la notion d’ « éducation à la
sexualité ». Sous l’influence de lobbies particuliers, ce terme est
inscrit dans le programme de l’OMS, organisme appartenant à l’ONU,
dans un programme intitulé « Standards pour l’éducation sexuelle en
Europe ». Nous y reviendrons.
Voici quelques exemples parmi les situations ou actions qui
paraissent être à risque.
Le premier risque est que les adultes prennent une place de
séducteurs, initiateurs de la sexualité. Sur le site « onsexprime.fr »
sous tutelle du ministère de la Santé, destiné aux mineurs à partir de
la classe de cinquième, donc âgés de 12 ans, quel est l’intérêt de
décrire les six positions de pénétration vaginale, dessins ludiques à
l’appui, et comment se pratique la sodomie, et pourquoi les acteurs
des films pornographiques éjaculent hors du vagin de leur
partenaire ? On peut aussi s’étonner de l’absence d’intervention ou
de limite posée par les adultes supposés réguler ce site et qui laissent
tels quels certains messages: «Lacochonne : « ma premiere fois j’ai
baiser pendant 3 heures sans arreter et mon copain a spermer 2 fois
je me sentais tellement bien quand il etait en moi et sa fait tellement
du bien j’avais de son sperme partout sur moi ». Ou encore :
fredo64 : « J aime bander J aime jouir J’aime embrasser J’aime
concretiser ». Et lorsqu’un adolescent écrit « quel est le meilleur site
porno pour nous donner du plaisir ? », la réponse de l’adulte
manager est : « Ca dépend des goûts » : éducation, prévention, ou
plutôt complicité ? Il est aussi répondu à un mineur : « La loi ne fixe
pas d’âge à partir duquel on a le droit d’avoir des relations sexuelles.
C’est quand on se sent prêt et qu’on a envie », réponse ambigüe. La
seule remarque « régulatrice » est effectuée par un adulte sous la
forme du commentaire suivant : « Rassurez-moi. Ce site n’est pas
payé par nos impôts ? Parce qu’avec 2000 milliards de dette, il y avait
peut-être d’autres urgences… ». Ce site est cité en référence dans les
manuels Hatier du collège à partir de la 5ème
. Et est-il vraiment
nécessaire de faire imprimer aux élèves un clitoris en 3D comme c’est
décrit sur le site Matilda2, considéré comme site partenaire par les ministères concernés ?
Plus encore, sur le site Canopé de la plateforme de l’Education
nationale, il est recommandé d’appliquer les Standards européens
qui impliquent une éducation à la sexualité débutant de 0 à 4 ans.
Dans le programme dédié à cette tranche d’âge, les formateurs
doivent expliquer aux enfants ce qu’est « la masturbation infantile
précoce ». Et leur proposer de « jouer au docteur ». Et pour les 6-9
ans, leur expliquer ce qu’est l’éjaculation. Et effectivement, dans
certaines classes de primaire en France (cf. le document joint
« L’histoire d’une dangereuse imposture »), on explique à des élèves
ce qu’est la puberté, l’apparition des poils, l’érection, le sperme,
l’éjaculation.
On mesure ici le deuxième risque : faire intrusion de manière
traumatique dans le rythme de croissance affective des enfants.
Ceci n’est guère étonnant quand on lit dans les Standards qu’il faut

https://www.sculpteo.com/blog/fr/2017/03/08/impression-3d-et-education-le-clitoris-imprime-en-3d-dodilefillod/
Cours : Bases physiologiques de la sexualité (7'02)

donner à l’enfant une explication sur la sexualité avant qu’il soit en
âge de poser des questions à ce propos. On peut se demander ce qui
pousse des adultes à intervenir ainsi. Tout d’abord, en quoi les idées
que les enfants petits peuvent avoir sur la manière dont on fait les
bébés (dans l’estomac, par le nombril, etc.) doivent-elles être
empêchées ? D’autant qu’on sait que lorsqu’on lui donne une
réponse rationnelle quand il pose une question à ce propos-et pas
avant, l’enfant continue à garder ses théories qui disparaîtront à leur
rythme. Et souvent, la première question que pose un enfant de trois
ans est simplement, après avoir croisé une femme enceinte :
« maman, est-ce que moi aussi j’étais dans ton ventre ? ». Une
réponse positive lui suffit. Pourquoi donc ne pas faire confiance dans
les capacités de l’enfant d’évoluer et de modifier progressivement sa
manière de penser ?
Surtout, l’ensemble des psychologues cliniciens et pédopsychiatres
considèrent que la période qui précède l’adolescence est une période
dite « de latence » pendant laquelle, au sortir de sa cinquième ou
sixième année, l’enfant a besoin de mettre de côté ses questions
concernant ses désirs oedipiens, il éprouve de la pudeur, voire même
du dégoût à l’égard de la sexualité, et de tourner sa curiosité vers
d’autres champs de connaissance, en particulier la science, la culture.
Or c’est exactement l’inverse que proposent les programmes suscités.

On ne peut que regretter ici que ces plans aient été manifestement
élaborés sans qu’ait été sollicité l’avis de la communauté
pédopsychiatrique alors qu’ils se déroulent sous l’égide du ministère
de la Santé, ni l’avis de psychologues professeurs de
psychopathologie.
Un autre risque est que malgré les intentions affichées, ce
programme attaque la limite entre ce qui est intime et public. Un
exemple : une intervenante déclare être maladroite pour montrer
comment on met un préservatif sur une prothèse et sollicite toute la
classe pour le faire à sa place car, dit-elle, les élèves doivent être plus
doués qu’elle pour cela. L’élève de 14 ans qui raconte cette scène
explique que tout le monde a eu très peur d’être sollicité et a été très
gêné par cette intervention. On est devant une effraction majeure
dans la vie psychique des enfants. Nous recueillons actuellement les
témoignages de nombreux adolescents qui expriment leur malaise
face à certaines modalités de cet «enseignement ».
Ainsi au sortir d’un cours d‘éducation à la sexualité, une jeune fille de
15 ans témoigne de son ras le bol concernant l’aspect intrusif de cet
enseignement: « On en a tous les ans, ça suffit là ! C’est bon ! La
plupart des jeunes ça les gêne, on n’a pas besoin de ça, ça sert à rien,
on pourrait avoir des brochures, ça suffirait. Surtout certains font des
commentaires déplacés très gênants pour les autres et de revenir sur
ce sujet tout le temps comme ça, c’est gavant. C’est intime tout ça !
Et le pire du pire, c’est que c’est obligatoire d’y assister et ça n’est
absolument pas normal ! Remarque, si ce n’était pas obligatoire
personne n’irait ».
En 4 ème, on a vu ça en sciences naturelles, c’était de la biologie donc
un cours normal ça allait, car on ne parlait pas de nous.
En 3 ème, ça a commencé à être beaucoup plus gênant. Une
intervenante extérieure est venue exprès pour ça. Elle avait fait des
schémas… elle a expliqué les sentiments, ce qui se passe quand on
est amoureux, les papillons dans le ventre, le cœur qui bat.
Franchement, ça, on le sait déjà depuis longtemps. Mais parler de
tout ça devant tout le monde, c’est intrusif je trouve, c’est intime, les
sentiments qu’on ressent aussi, c’était vraiment gênant.
Et en seconde, alors là c’était le pire, en fait c’est de pire en pire. On
nous a demandé d’écrire sur un papier anonyme nos rêves et nos
peurs autour des relations sexuelles, après on a mélangé et
l’intervenante a lu tous les papiers à voix haute. C’était terrible parce
qu’elle se permettait d’interpréter ce qu’on avait écrit, et en plus
pour mon cas elle n’avait rien compris et était complètement à côté
de la plaque. Ensuite il fallait se présenter, dire notre nom, notre
caractère et notre humeur du jour, mais c’est intrusif ça aussi !
Devant la moitié de la classe en plus. On nous oblige à en parler et
ça, ce n’est pas normal. Ce ne sont pas des sujets dont a envie de
parler avec tout le monde, juste avec des gens qu’on a choisi et en
qui on a confiance. Là les redoublants ont même tous demandé une
dérogation pour pas y assister à nouveau, c’est dire ! Non mais
personne n’a aimé, c’est trop dérangeant, intrusif. Personne n’a
jamais envie d’y aller et personne ne trouve ça bien et ne veut y
retourner…
Je connais des personnes pour qui c’est de la torture d’aller à ces
cours et qui ne sont vraiment pas capables d’assister à ça, je ne
comprends pas que ce soit obligatoire. En 6 ème et 5 ème
, j'allais voir l‘infirmière si j’avais des questions, on en parlait c’était bien, je
choisissais quand, avec qui, et c’était en privé».
Ou encore une enseignante souligne sa gêne devant le fait que des
intervenants extérieurs n’aient pas respecté la nécessité absolue de
rester dans la sphère publique en évoquant des éléments de leur
sexualité personnelle.
Risque aussi que malgré les préconisations, le soi-disant
pédagogique sépare la sexualité du reste de la vie psychique et
notamment affective de l’enfant, alors qu’il s’agit d’un domaine qui
touche fortement les émotions. On peut d’ailleurs se demander en
quoi certains sexologues qui se félicitent de ce programme ont-ils des
connaissances et des compétences concernant le développement
affectif de l’enfant ? Quelle pratique clinique ont-ils avec les enfants ?
Pourtant, les adultes considèrent que la sexualité est le domaine de
l'intime par excellence. Demande-t-on à ses amis ou aux membres de
sa famille comment ils jouissent et quelles sont leurs pratiques
sexuelles ? Non. Alors de quel droit vouloir expliquer aux enfants
comment jouir avec moult détails ?
Risque important d’introduire du sexuel dans l’espace familial. C’est
un des rôles des parents de ne pas laisser se sexualiser les relations
intrafamiliales, entre enfants, entre parents et enfants ; et c’est pour
cela que devant leurs enfants, les parents évitent d’avoir entre eux
des gestes à connotation érotique. L’éducation consiste ici à
transformer les pulsions sexuelles de l’enfant en échange tendre. Au
contraire, on imagine aisément que l’enfant aura envie d’importer
« l’éducation à la sexualité » dans l’espace familial, de jouer au « jeu
du docteur » avec ses frères et sœurs sans comprendre pourquoi il
est autorisé à l’école et pas à la maison, de faire des travaux
pratiques en comparant de visu les termes anatomiques récemment
acquis, etc. Ceci réaliserait une immixtion dans un fonctionnement
familial qui cherche à désexualiser les relations, accompagnée d’un
discrédit des interdits parentaux. J’ajoute que je ne suis pas naïf, les
enfants se livrent souvent à des jeux de « touche pipi », mais ils le
font le plus souvent avec des pairs extérieurs à la famille, et en
cachette car l’enfant en perçoit l’aspect transgressif par rapport aux
interdits parentaux.
Exemple : un enfant de 9 ans qui vient d’avoir un cours d’« éducation
à la sexualité » raconte à sa mère qu’une dame qu’il nomme « une
maman » est venue expliquer à la classe qu’il y avait du plaisir dans la
sexualité. Il en parle ensuite à trois reprises à sa mère, comme si ce
mot « plaisir » l’interrogeait sans qu’il puisse encore en comprendre
le sens. Mais dans son esprit, l’image de ses parents ne change-t-elle
pas forcément, son père et sa mère n’étant plus seulement un couple
parental tendre, mais des personnes qui éprouvent un plaisir sexuel ?
Ceci sans qu’on sache s’il était prêt à ce changement de
représentation, et alors qu’il vivait tranquillement sans avoir l’esprit
envahi par des images pulsionnelles.
Risque encore d’introduire un trouble dans la construction de
l’identité sexuelle de l’enfant, sous prétexte de diminuer les
inégalités homme-femme. On reconnait ici le prosélytisme qui règne
autour de la « théorie du genre », largement présente dans les
programmes ministériels, selon laquelle notre identité sexuelle est
une construction sociale. J’ai eu une discussion publique avec
Françoise Héritier, la célèbre anthropologue enseignante au Collège
de France, qui affirmait que nos modèles de filiation et de
construction des rôles homme/femme étaient relatifs. Pour cela, elle
prenait l’exemple de l’ethnie Nuer où une femme stérile est
considérée comme un homme et épouse une autre femme qui, après
s’être fait féconder par un homme, sorte de donneur de sperme,
devient mère de l’enfant dont la femme stérile est le père… Selon
elle, ceci démontrait que notre identité n’était qu’une construction
sociale, et elle ajoutait qu’accepter d’autres modèles que les nôtres
représentait un progrès. Une psychologue présente et moi-même lui
avons alors demandé de quelle manière une anthropologue est-elle
à même d’évaluer la qualité du développement affectif des enfants
élevés avec des modèles d’identification masculine et féminine aussi
différents des nôtres, d’affirmer que le bien-être affectif de l’enfant
se situe plus dans un modèle que dans un autre? Non, les
ethnologues et anthropologues ne disposent pas de savoir particulier
en psychologie et en psychopathologie de l’enfant. Ajoutons que
cette « théorie du genre » est très loin de faire l’unanimité dans la
communauté scientifique internationale, raison pour laquelle on
devrait observer un principe de précaution envers l’enfant, ce qui
n’est pas le cas dans cette « éducation sexuelle ». Ainsi dans un
programme de Grande section, le but est de «permettre l’expression
des représentations des rôles sociaux sexués par les enfants » avec
comme objectif «d’intégrer la liberté de choix de modèles
d’identifications» afin de le libérer des « stéréotypes sexuels », actes
ou modèles auquel un individu croit devoir se conformer.
Le risque, exposé dans le document « L’histoire d’une dangereuse
imposture », est d’entraver la construction psychique de l’enfant en
relativisant, et donc en déconstruisant les identifications à ses
figures parentales et son inscription dans une filiation à la période
même où il réalise ce mouvement psychique. D’autant plus que la
théorie du genre est enseignée dès le primaire.
Revenons sur la question du désir de certains des adultes/lobbies
qui ont construit ces programmes. Qu’y avait-il à cacher pour que
ces programmes aient souvent fait l’objet d’un double discours ?
Ainsi la ministre de l’Education nationale déclare le 29-01-2014 sur
Europe 1 qu’il n’y aura aucune éducation à la sexualité ni aucune
éducation à la théorie du genre en primaire, alors qu’elle ne peut pas
ignorer que les deux sont déjà inscrites pour cette tranche d’âge au
Bulletin Officiel du 7 février 2013 ; et que le 02-02-2014, il est
programmé dans certaines académies en Grande section de
maternelle de « nommer les organes génitaux externes » et en CE1
de « nommer les organes génitaux internes », etc. Quand il y a un
mensonge de cette nature, c’est qu’il existe un enjeu idéologique, ici
lutter contre toute limite, contre toute différence en particulier
enfant/adulte, contre les différences sexuées, et déconstruire la
notion d’identité sexuelle.
Mais un autre enjeu est plus sournois dans cet éveil précoce à la
sexualité. Dans les textes définissant les droits sexuels et les
Standards, qui sont cités sur les sites conseillés par les ministères, il
est introduit de manière insidieuse l’idée que la sexualité des enfants
peut être volontaire, de leur fait, et qu’il n’y a rien à reprocher à une
activité sexuelle impliquant un enfant s’il est « consentant ». Un flou
volontaire est entretenu en permanence dans ces textes grâce aux
termes : « en tenant compte des capacités évolutives de l’enfant »,
apparemment issus d’un rapport de l’UNICEF qui n’évoque pourtant
le domaine de la sexualité qu’en termes de protection. Ce terme a
donc été détourné de son sens originel, et il est probable qu’en toute
bonne foi, les ministères concernés n’ont pas prêté attention à ce
détournement qui permet de situer comme acceptable un abus
sexuel commis par un adulte sans violence, en séduisant un enfant,
ce qui dans la réalité, est le cas de la majorité des abus.
Nous devons nous rappeler que cette dimension du fonctionnement
pulsionnel transgresseur des adultes à l’égard des enfants est
particulièrement puissante. Il suffit de lire les quotidiens pour être
face à cette réalité qui peut aussi prendre une forme de réseau
organisé comme on l’a constaté dans de nombreux pays. Et de
manière plus insidieuse, une exposition de tableaux à Marseille en
2015 a montré des enfants dans des scènes pédophiles et zoophiles,
sous prétexte d’art. Je délire ? Je laisse au lecteur la surprise de
découvrir l’origine historique de « l’éducation à la sexualité » dans le
document qui suit, ce qui est un véritable choc.
Comment une minorité d’individus a-t-elle réussi à faire admettre de
tels programmes ? Comme souvent, des lobbies sont passés en
catimini par l’Europe pour imposer des directives aux Etats
européens et mettre des citoyens devant le fait accompli.
J’imagine dès maintenant les critiques qui vont suivre :
- Les personnes qui s’opposent aux droits sexuels sont des
catholiques et/ou des réactionnaires ou des fascistes d’extrême
droite. Désolé, je suis athée, et entre 1971 et 1973 j’ai fait partie des
médecins - ils n’étaient pas si nombreux - qui ont pratiqué des
avortements bénévolement à « Choisir-Lyon » afin de créer un état
de fait avant le débat parlementaire sur la légalisation de l’IVG. Il
n’est pas question ici de religion mais de protection du
développement affectif de l’enfant.
- Ces personnes s’opposent à un texte qui vise l’égalité homme-femme.
Désolé, mais je suis un de ceux qui ont souligné depuis
longtemps la nécessité de protéger les femmes des violences
conjugales, en particulier parce qu’elles ont un fort impact sur leur
enfant et sur leurs capacités maternelles.
- On nous rétorquera : « il vaut mieux que des adultes formateurs
parlent de la sexualité au lieu que les enfants en soient informés sans
filtre sur internet ». Faux, car lorsque l’enfant voit un film
pornographique sur internet, il sait qu’il transgresse un interdit. De
plus, c’est lui qui décide de regarder ou pas, et s’il est choqué ou
dégoûté, il peut arrêter à tout moment ce visionnage.
- On dira : « Vous êtes homophobe ». Encore raté : j’ai écrit dans
plusieurs articles que je ne voyais pas d’objection au mariage
homosexuel, tout en précisant mes réticences, en tant que
pédopsychiatre, à l’adoption homoparentale dans l’attente de
recherches de meilleure qualité méthodologique que celles
existantes à l’époque du débat sur la loi Taubira.
En conclusion, tel qu’il est imposé actuellement, le programme
d’éducation à la sexualité ne peut que provoquer un clivage profond
dans notre société française qui souffre déjà d’une multiplicité de
clivages sources de tension et de violence. Il est inévitable qu’une
telle immixtion dans la vie privée, une telle intrusion dans
l’éducation familiale dont il faut rappeler qu’elle est un des attributs
de l’autorité parentale selon la Déclaration des Droits de l’Homme
(article 26, alinea 3) et le Code civil français (article 371-1), se termine
devant des tribunaux qui devront décider si ces attributs
fondamentaux peuvent être remis en question par des « Droits
sexuels » ou « Standards pour l’éducation sexuelle ». Les parents
auraient en tous cas légitimité à mener de telles actions en justice.
C’est pourquoi notre groupe fait cinq propositions (cf. texte de la
pétition « Stop à la dangereuse imposture des « droits sexuels » et de
«l’éducation à la sexualité» ). Rien ne sera jamais parfait, mais ces
cinq garde-fous permettraient des améliorations certaines,
éviteraient des traumatismes psychiques, et préviendraient
d’éventuelles procédures judiciaires.
On objectera que ceci a un coût. Pas plus, à mon avis, que certaines
formations du programme d’éducation à la sexualité dont le budget
est probablement conséquent.

Maurice BERGER, pédopsychiatre, ex-professeur associé de
psychopathologie de l’enfant à l’Université Lyon 2
Le 21-05-2017
CV sur mauriceberger.net


Petition ici http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2017N49527


Lundi 17 Juillet 2017


Commentaires

1.Posté par May le 17/07/2017 12:35 (depuis mobile) | Alerter
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Le plus grave Mr Berger c''est Casser le mur de l''intimité pour mieux fragiliser, afin de normaliser la sexualité entre enfants et adultes. A long terme. Libéralisér la pedophilie, plaisir dégoûtant des grands dirigeants de ce monde.

2.Posté par Zaheer le 17/07/2017 22:01 | Alerter
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L'enseignement public appartient à la ripoux-blique...

3.Posté par Saber le 17/07/2017 22:33 | Alerter
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La théorie du genre revue nouvelle version. Les satanistes sont au sommet de la société française.

4.Posté par Patrice le 17/07/2017 22:51 (depuis mobile) | Alerter
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La franc maçonnerie internationale est derrière tout ça, laissez la place au malin et il vous trahira

5.Posté par Karim le 18/07/2017 08:29 | Alerter
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Le duo que forme la juiverie et le patronat ne voudrait pas qu'il y ait des foyers de résistance populaire. Le seul moyen, c'est de dévoyer et de pervertir la société, pour la transformer en consommateurs serviles et corvéables. Un homosexuel ou une prostituée ne donneront jamais un Homme ou une Femme au vrai sens du tèrme.

6.Posté par Bina le 18/07/2017 21:41 | Alerter
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Pourquoi le faire aujourd'hui ouvertement ?

Parce qu'ils avaient déjà conditionné les parents dans les années 80-90 où à cette époque disney et Dorothée les formataient implicitement.....avant ces années ce fut la libération de la femme (sic!)...etc....qui est-ce qui éduque les enfants en grande partie (normalement) ? Et bien la mère....

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