Politique Nationale/Internationale

L'énergie fissile, un autre paradoxe de la politique américaine



Vendredi 14 Août 2009

L'énergie fissile, un autre paradoxe de la politique américaine
Paradoxe et ambivalence ! Deux notions qui vont de pair avec la rhétorique nucléaire de l'administration américaine. Et c'est fidèle à cette même politique que la représentante spéciale du président Obama pour la non-prolifération nucléaire, Susan Burk s'est déclarée préoccupée de la volonté croissante mondiale quant à l'usage de la technologie nucléaire civile. « La demande croissante en énergie fissile, a-t-elle averti, en raison du réchauffement climatique, a rendu plus difficile la réalisation des objectifs des négociations portant sur la non-prolifération des armes nucléaires et un monde dénucléarisé. »

Prétextant que l'énergie nucléaire conduirait à la construction des ADM, Susan Burk a souhaité des restrictions mondiales à l'accès à la technologie nucléaire. Ces déclarations interviennent alors que l'énergie nucléaire revêt une importance toute particulière par rapport aux énergies fossiles, au troisième millénaire, comme l'ont affirmé les instances actives dans le domaine de l'énergie. Si les pays industriels continuent de monopoliser cette énergie, le monde serait, pour une longue durée indéterminée, dépendant de ces pays.

C'est dans le cadre de cette même stratégie que l'ex-Président américain, George W. Bush a avancé la théorie du partage du monde en pays nantis et pauvres. Dans un tel ordre, les pays, incapables de produire du combustible nucléaire doivent assurer, pour toujours, leurs besoins en la matière, des pays dotés de la technologie concernée.

Et ce alors que tous les membres du TNP ont le droit, conformément à ce même traité, de bénéficier de la technologie nucléaire civile. En fait, c'est d'après le même traité, que les pays industriels se sont engagés à aider les pays en voie de développement à bénéficier de l'énergie nucléaire civile.  Mais qu'ont-ils fait ces pays ? Les Etats-Unis, la Russie, la France et la Grande-Bretagne se sont lancés dans une course serrée aux armements nucléaires, stockant dans leurs arsenaux des milliers de têtes nucléaires.

Cela ne suffisant pas, durant ces cinquante dernières années, des pays comme Israël, le Pakistan, la Corée du Nord et l'Inde se sont équipés d'armes nucléaires. Dans de telles circonstances, la représentante spéciale du président Obama pour la non-prolifération nucléaire parle de l'inquiétude de son pays quant à la demande croissante internationale pour l'usage de l'énergie nucléaire. De telle attitude ne traduit-elle pas une politique nucléaire aussi paradoxale qu'ambivalente?

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Vendredi 14 Août 2009


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