Politique Nationale/Internationale

L'empire russe rend la pareille


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Anton Kulikov
Jeudi 3 Août 2017


    [Chose ahurissante,] La décision russe de réduire le personnel diplomatique US a été qualifiée d’« acte regrettable et injustifié » par le Département d'État. Ses représentants ont fait savoir qu'ils évalueraient la dernière mesure russe et penseraient à l’éventuelle riposte, tandis que Michael McFaul, l'ancien ambassadeur US, lance déjà des imprécations de problèmes inévitables, pas pour les autorités, mais pour le simple quidam russe.


    « Nous soupesons l'impact de pareille limitation et la manière dont nous répliquerons, » a-t-il été fait savoir à Washington dimanche. Vendredi, Rex Tillerson, secrétaire d'État, et John Tefft, ambassadeur US en Russie, ont exprimé leur « déception » à l'égard de la dernière décision russe. M. Tillerson a fait une déclaration qui a très étonné à Moscou. Selon lui, l’adoption à l'unanimité du projet de loi de sanctions au Congrès, a manifesté le souhait de voir la Russie prendre des mesures visant à améliorer ses relations avec les États-Unis d’Amérique.


    « Washington n'a jamais compris que ses méthodes de pression ne marchent pas avec la Russie, et que les sanctions ne peuvent guère aider à améliorer les relations, » ont répondu les responsables de l'ambassade de Russie aux USA.


    Fait intéressant, le nombre exact de diplomates US devant quitter la Russie n'était pas clair au début dans l’actualité. Au début, elle disait que plusieurs centaines d'entre eux devaient partir, puis leur nombre a été prévu entre 200 et 300. Plus tard, c’est le Président Poutine qui a donné le nombre exact. Lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision Rossiya 1, il a dit que 755 Américains devront rentrer dans leur patrie : « Plus de 1000 employés – diplomates et techniciens – ont travaillé et travaillent toujours aujourd'hui en Russie ; 755 devront arrêter ce travail. »


    Dans l’ensemble de l'histoire des relations russo-US (y compris à l’ère soviétique), il n’y a jamais eu de coupe aussi drastique dans le nombre d'employés des bureaux de l'ambassade et du consulat des USA. Expulser des diplomates est certes pratique courante, mais à échelle bien plus réduite. Cette expulsion montre la fragilité des relations entre les deux pays. Pourraient-elles être pires ?


    Traditionnellement et de façon prévisible, Washington ne veut pas reconnaître sa responsabilité dans la crise des relations russo-US. Michael McFaul pense que les Russes n'avaient pas le droit de réagir pareillement. L'ancien ambassadeur a promis que les Russes du commun devront patienter bien plus longtemps avant de recevoir leurs visas US.


    M. McFaul met carrément sur le dos de la Russie la responsabilité de l’actuelle crise des relations entre la Russie et les États-Unis d'Amérique. De plus, il n'y a pas besoin de chercher de compromis : la Russie doit admettre ce qui se dit aux USA à propos d’événements et de leurs conséquences assurées, sinon la Russie sera déclarée ennemie.


    « Nous avons attendu longtemps que quelque chose change, nous espérions que la situation évoluerait. Mais visiblement, si ça doit changer, ce n’est pas pour bientôt, » a dit Poutine lors d'une récente interview.


    « Nous devrons, ce me semble logique, montrer que nous ne laisserons rien passer sans réagir », a ajouté le président.


    En même temps, le président russe a insisté sur le fait qu'au stade où en sont les choses, il n’était toujours pas favorable à restreindre les activités communes, car cela pourrait être « mal ressenti » aux USA. « Nous avons bien sûr notre mot à dire, et nous pouvons limiter les domaines de nos activités communes, ce qui sera mal ressentie dans le camp US, mais je ne pense pas que nous devrions le faire, car cela ne nuirait pas seulement aux relations russo-US en tant que telles, cela nous occasionnerait aussi des torts assurés, » a dit Poutine.


    Venant de Washington, les dernières informations indiquent que les USA ont basculé dans une politique hystérique de sanctions. Ils en imposent sans raison particulière. Ainsi, à cause de son peu d’empressement dans le règlement de la crise autour de la Corée du Nord, les Chinois seraient les prochains à faire les frais de l’hystérie US.


Pravda.Ru, Anton Kulikov, 31 juillet 2017

Original : www.pravdareport.com/russia/politics/31-07-2017/138294-usa_russia_sanctions_response-0/
Traduction Petrus Lombard




Mercredi 2 Août 2017


Commentaires

1.Posté par Bina le 03/08/2017 02:15 | Alerter
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Une pièce de théâtre retranscrite jouée par une association de malfaiteurs en bande organisée.

La Chine en fait déjà les frais entre autres par des provocations sur son territoire maritime et sur son sol.

Indian magazine takes flak for excluding Taiwan and Tibet from map of China

An Indian magazine has been boycotted by the Chinese public after it excluded Taiwan and Tibet from a map of Chinese territory in its latest issue, a move that comes amid a recent border stand-off between the two nations.

India Today, one of India’s most circulated English-language magazines, unveiled the cover of its latest issue on July 21, in which it depicted a red chicken representing China, whose tail and a leg are carved away. A green chick in the shape of Pakistan is also illustrated and dubbed “China’s new chick.” The latest issue also published an article criticizing China for building the China-Pakistan Economic Corridor, adding that the move is meant for a “takeover of Pakistan by China.”

In response to the provoking illustration, Lu Kang, the spokesperson of China’s Ministry of Foreign Affairs, refused to comment on the issue, adding that “this kind of tricks” is not worth time or attention.

Unlike Chinese authorities’ chill attitude, the public and media are up in arms about all this. As of press time, some 10,000 netizens participated in a heated online discussion over the issue, with many ridiculing India for being “childish” and “irresponsible.”

“There is a proverb that prevails both in China and the Western world: ‘Whom the gods wish to destroy they first make mad.’ India has been living in the illusion that it can dominate Asia. Maybe we should just let the country enjoy its self-entertaining ecstasy,” wrote a netizen.

Mainstream media outlets have also blown a gasket over the controversy. Global Times criticized the magazine for “leading India to a daydream of separating China” in a commentary on July 27, adding that the “despicable cover” is consoling India with false hopes that India is actually powerful enough to separate Taiwan and Tibet from China.

“India Today has shown us the despicable nationalism behind the country’s policymakers. Like a bunch of mobs, the India troops have crossed the Sino-Indian border without any legal or moral support, but the order will be restored without any doubt,” read the commentary.

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