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L’élection du président libanais reportée à vendredi


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Mercredi 21 Novembre 2007

L’élection du président libanais reportée à vendredi
La séance du Parlement destinée à élire le successeur du président libanais Emile Lahoud, initialement prévue mercredi, a été reportée à vendredi pour permettre aux factions rivales de s’entendre sur un candidat de compromis, a annoncé mardi soir le président du Parlement Nabih Berri.

Tard dans la soirée, des renforts de police et d’armée se dirigeaient vers Beyrouth par crainte qu’une éventuelle vacance du pouvoir ne débouche sur une situation volatile dans la capitale.

M. Berri a précisé que la séance débuterait vendredi à 13h (11h GMT) et a demandé aux Libanais de "ne pas être pessimistes", selon son cabinet. Ce report a été annoncé pour permettre la tenue de négociations de dernière minute entre partis rivaux alors que plusieurs médiations internationales sont en cours.

Tard dans la soirée, une nouvelle rencontre a d’ailleurs eu lieu entre Nabih Berri et Saad Hariri.

Par ailleurs, alors que le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner poursuit sa médiation à Beyrouth, le président français Nicolas Sarkozy s’est entretenu au téléphone avec le président syrien Bachar el-Assad, a indiqué l’Elysée. En outre, le secrétaire général de la présidence française Claude Guéant s’est rendu dans la journée de mardi à Damas où il a rencontré le président el-Assad, selon le communiqué publié à Paris.

Avec ce nouveau report de l’élection présidentielle libanaise, la séance interviendra à seulement onze heures de l’expiration officielle du mandat d’Emile Lahoud, vendredi à minuit.

Et le temps presse car les divergences entre la majorité anti-syrienne et l’opposition proche de Damas ne paraissaient pas résolues mardi.

Venus en mission de médiation à Beyrouth, Bernard Kouchner et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa n’ont pas relâché leurs efforts et ont à nouveau rencontré, chacun de leur côté, les principaux leaders politiques libanais, sans parvenir au consensus qui aurait permis d’organiser l’élection comme prévu mercredi.

"Il n’y a pas lieu de désespérer", a assuré M. Moussa après avoir rencontré Emile Lahoud. "Il y a toujours de l’espoir, même s’il y a encore des difficultés."

A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, qui a rencontré Saad Hariri, a affiché son espoir que le blocage soit surmonté. Hariri a également rencontré le président Vladimir Poutine.

Toutefois, rien n’indiquait que les deux parties progressaient vers la désignation d’un candidat de compromis avant la fin du mandat d’Emile Lahoud. Depuis septembre, toutes les tentatives de désigner le futur président ont échoué.

Si cette situation devait se prolonger au-delà de vendredi, on craint une grave crise, avec la possibilité de la formation de deux gouvernements concurrents et la reprise d’affrontements armés.

L’inquiétude a gagné les quelque quatre millions de Libanais, qui ont commencé à stocker de la nourriture et attendent avec anxiété la fin des négociations.

Dès lundi, la police et l’armée ont installé des points de contrôle sur les grands axes de Beyrouth et la sécurité de nombre de bâtiments officiels a été renforcée. Les forces de l’ordre ont été placées en alerte et les permissions suspendues.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4274


Mercredi 21 Novembre 2007

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