Palestine occupée

L’autorité d’occupation dit vouloir se décharger de Gaza sur l’Egypte



Vendredi 25 Janvier 2008

L’autorité d’occupation dit vouloir se décharger de Gaza sur l’Egypte
L’autorité d’occupation laisse entendre qu’elle va se décharger de la situation humanitaire à Gaza maintenant que sa frontière avec l’Egypte est ouverte.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont afflué mercredi et jeudi en Egypte par des brèches ouvertes à l’explosif dans le mur de métal de six mètres de haut séparant les deux territoires au niveau de la localité de Rafah.

L’armée d’occupation n’est plus physiquement présente à cette frontière, mais celle-ci n’était pas censée ouvrir sans son feu vert. Le président Hosni Moubarak a ordonné aux forces égyptiennes de laisser passer les Palestiniens pour des raisons humanitaires.

"Il faut comprendre que lorsque Gaza est ouvert de l’autre côté, nous en perdons la responsabilité. Nous voulons par conséquent nous en séparer", a déclaré jeudi le vice-ministre de l’autorité d’occupation de la Défense Matan Vilnaï à la radio militaire.

Vilnaï a précisé qu’Israël entendait couper ses liens avec l’étroite bande côtière peuplée d’un million et demi d’habitants dont il avait évacué à l’été 2005 ses colons et son armée tout en gardant le contrôle de ses frontières.

Selon Vilnaï, l’effort de désengagement israélien prendra la forme d’un arrêt des fournitures en électricité, en eau et en médicaments "afin qu’elles proviennent d’une autre endroit" "Nous ne sommes responsables qu’à partir du moment où il n’y pas de solution de rechange", a-t-il souligné, laissant entendre qu’il reviendrait désormais à l’Egypte de gérer la crise humanitaire à Gaza.

Un responsable militaire israélien a confirmé que l’Etat juif souhaitait que l’Egypte fournisse désormais les services et marchandises de base à Gaza et accueille les organisations humanitaires qui s’occupent du territoire.

"De facto, les Palestiniens de Gaza dépendent de plus en plus de l’Egypte pour leurs besoins et c’est ce que nous voulons", a-t-il confié à Reuters.

L’autorité d’occupation entend toutefois maintenir un cordon sécuritaire strict à ses frontières avec Gaza et se réserve le droit d’y mener des incursions militaires ponctuelles. Ehud Olmert a assuré mercredi que ses habitants ne pourraient mener une vie normale tant que des roquettes s’abattraient sur le sol israélien.

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a déclaré qu’Israël ne saurait s’exempter de sa responsabilité "car la bande de Gaza reste un territoire occupé".

Un collaborateur de Mahmoud Abbas a pour sa part exprimé son "mécontentement" devant l’ouverture de la frontière égyptienne.

Selon un autre collaborateur d’Abbas, le désengagement israélien à Gaza s’inscrit dans "un vieux plan visant à séparer Gaza du reste du corps palestinien" - la Cisjordanie. Salam Fayyad, premier ministre d’Abbas, a suggéré que l’Autorité palestinienne prenne le contrôle des principaux postes frontaliers de Gaza mais Israël a rejeté cette idée.

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Vendredi 25 Janvier 2008

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