Palestine occupée

L’armée israélienne aux portes de la ville de Gaza



Dimanche 4 Janvier 2009

L’armée israélienne aux portes de la ville de Gaza
L'armée israélienne aux portes de la ville de Gaza
 
Des combats se déroulaient dimanche matin dans les faubourgs de la ville de Gaza entre les combattants du Hamas et les chars et les fantassins israéliens qui sont entrés samedi soir sur le territoire palestinien.
Après une semaine de bombardements aériens, et trois ans et demi après avoir évacué la bande de Gaza, l'armée israélienne a déclenché samedi soir une offensive terrestre pour faire cesser les tirs de roquettes sur le sud de l'Etat juif.
En fin de matinée, alors que des combats étaient signalés aux abords de la ville de Gaza, des obus ont explosé dans le quartier commerçant de la principale ville du territoire, où vivent un tiers des 1,5 million de Gazaouis. Des médecins font état d'au moins cinq morts et quarante blessés.
Dans le nord du territoire, une douzaine de Palestiniens, des civils pour l'essentiel, ont été tués dans des tirs de char israélien, rapportent des témoins et des médecins palestiniens.
Le Hamas a annoncé de son côté avoir capturé deux soldats israéliens, un développement susceptible d'avoir un large impact sur l'opinion publique israélienne. Tsahal a toutefois affirmé n'avoir aucune connaissance de la disparition d'un de ses hommes.
Dans un bilan communiqué en fin de nuit, l'état-major des forces israéliennes annonce avoir touché plusieurs dizaines de combattants armés du Hamas. Trente soldats israéliens ont été blessés, dont deux grièvement.
Equipés de lunettes de vision nocturne et le visage couvert de peintures de camouflage, les soldats israéliens sont entrés samedi soir dans l'enclave côtière densément peuplée. Des colonnes de blindés appuyaient leur avancée par quatre voies d'entrée dans le territoire, tandis que des hélicoptères de combat survolaient la région.
Dimanche matin, une quinzaine d'heures après le déclenchement de l'offensive, les blindés et les fantassins israéliens avaient pratiquement coupé eu deux la bande de Gaza et encerclé la ville de Gaza. D'autres militaires israéliens se sont emparés d'un site proche de Rafah, dans le sud du territoire, ont indiqué d'autres témoins.
D'intenses combats étaient signalés à l'est de la ville de Zeïtoun. "Les Israéliens sont exactement là où nous voulions qu'ils soient et ils vont bientôt recevoir nos cadeaux", a déclaré un officier du Hamas près de la ligne de front.
Israël, qui a ordonné le rappel sous les drapeaux de "dizaines de milliers de réservistes" dans le cadre de son offensive terrestre, s'attend à ce que l'opération dure "de longs, longs jours", selon les termes d'un porte-parole de l'armée.
"Ce ne sera pas facile. Ce ne sera pas court. Je ne veux induire personne en erreur", a confirmé le ministre israélien de la Défense, le travailliste Ehud Barak, dans une intervention télévisée. Barak a ajouté que l'incursion visait à protéger les Israéliens des attaques de roquettes palestiniennes et s'est gardé de toute menace de renversement du gouvernement du Hamas.
Entamée le 27 décembre, la campagne de bombardements aériens du territoire palestinien a fait plus de 450 morts sans empêcher la poursuite de tirs de roquettes palestiniennes sur les villes israéliennes limitrophes de Gaza.
Cet échec rendait de plus en plus prévisible le passage à une offensive terrestre. Mais de lourdes pertes ne manqueront pas d'accentuer la pression internationale appelant Israël à faire cesser la plus vaste opération lancée en quarante ans sur la bande de Gaza.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé à la fin immédiate des opérations terrestres, de même que la France, l'Egypte ou encore la présidence de l'Autorité palestinienne, évincée de Gaza par le Hamas en juin 2007.
Les Etats-Unis en revanche ont mis en échec une initiative libyenne au Conseil de sécurité pour faire adopter un texte réclamant un cessez-le-feu immédiat.
Le sort des 1,5 million d'habitants du territoire devient de plus en plus désespéré. Les agences humanitaires ont prévenu que les stocks d'eau, de nourriture et de médicaments s'épuisaient.
 
Nicolas Sarkozy va au Proche-orient "sans plan préconçu", selon Eric Woerth
 
Nicolas Sarkozy se rend lundi et mardi au Proche-orient "sans plan préconçu", alors que le déclenchement de l'offensive terrestre israélienne dans la Bande de Gaza rend ce voyage "plus difficile" mais aussi "plus nécessaire", a affirmé dimanche Eric Woerth.
"C'est plus difficile qu'il y a deux jours mais c'est encore plus nécessaire", a déclaré le ministre du Budget lors du "Grand rendez-vous" Europe-1/Le Parisien. "C'est sûr que l'offensive terrestre des Israéliens complique le travail que doit mener la communauté internationale", mais "on doit au contraire redoubler d'initiatives et de discussions".
"Le président français y va vraiment dans un esprit très ouvert, sans plan préconçu", a-t-il ajouté. En l'absence de leadership américain, Nicolas Sarkozy "est le seul à être capable de prendre ce genre d'initiatives", a estimé M. Woerth. Il faut, selon le ministre, "obtenir une trêve permanente" et "mettre fin aux combats".
"La France a condamné (...) d'une part évidemment les tirs de roquettes vers le territoire israélien faits par le Hamas (...) et puis aussi a condamné l'offensive terrestre israélienne qui s'est déclenchée hier", a-t-il rappelé.
"Il ne peut pas y avoir de discussions aujourd'hui avec le Hamas", considéré comme une "organisation terroriste", a souligné M. Woerth. Mais "il y a une discussion avec le président de l'Autorité palestinienne" Mahmoud Abbas.
M. Woerth a condamné les violences qui ont éclaté à l'issue d'une manifestation de soutien aux Palestiniens samedi à Paris. Ces violences sont "terriblement condamnables. Quelles leçons peut-on donner au Proche-orient quand on se bat dans les rues de Paris?".
"Je regrette vivement la manifestation d'hier, en tout cas ses conséquences: une manifestation contre la violence et qui se termine par une très grande violence". "Il faut que chacun garde son sang-froid", a-t-il souhaité.
Eric Woerth a regretté ce qu'il a jugé être un manque d'implication directe de la présidence tchèque de l'Union européenne dans cette crise: "la présidence tchèque ne s'implique pas immédiatement", a-t-il estimé. "Le ministre des Affaires étrangères tchèque qui va dans le cadre de ce voyage à trois (avec ses homologues français et suédois) préparer le voyage du président français ne se met pas directement en avant", a dit M. Woerth. "Je pense que visiblement l'idée qu'a la République tchèque aujourd'hui, par ses dirigeants, de l'Europe n'est pas tout à fait la même que l'idée qu'a la France".
 
Gordon Brown réclame un cessez-le-feu immédiat à Gaza
 
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, réclame un cessez-le-feu immédiat entre l'armée israélienne et les activistes palestiniens de Gaza.
"C'est un moment très dangereux. Je pense que tout le monde à travers la planète exprime une grave inquiétude", a-t-il dit sur l'antenne de la BBC. "Ce que nous devons faire, c'est oeuvrer davantage que nous ne l'avons fait en faveur d'un cessez-le-feu immédiat."
Des milliers de manifestants ont défilé samedi dans les grandes villes européennes pour réclamer la fin de l'offensive israélienne. Brown et d'autres dirigeants occidentaux ont été accusés de ne pas agir suffisamment pour stopper les violences.
"Je peux voir les questions que pose Gaza pour les Palestiniens - leur besoin d'une aide humanitaire -, mais les Israéliens doivent avoir l'assurance qu'il n'y aura plus de tirs de roquette sur Israël", a-t-il ajouté.
Pour Brown, il faut dans un premier temps "un cessez-le-feu immédiat et qui inclue l'arrêt des tirs de roquette sur Israël" avant de régler les problèmes liés au trafic d'armes à destination de Gaza et, enfin, ouvrir les frontières et les points de passage avec un mécanisme de contrôle international.
"A mon sens, la clef réside dans la capacité des puissances internationales à fournir des garanties d'abord et avant tout sur la fin des tunnels (ndlr, par lesquels transite la contrebande entre Gaza et l'Egypte), et cela requerra une action de l'Egypte", a poursuivi le chef du gouvernement britannique.
 
Les chars israéliens prennent position à Gaza
 
Des chars israéliens se sont déployés dimanche sur plusieurs axes dans la bande de Gaza où des combats les opposaient à des militants du Hamas, le mouvement islamiste palestinien se disant déterminé à mettre en échec l'offensive terrestre israélienne.
Les troupes israéliennes, appuyées par des bombardements de l'artillerie, de l'aviation et de la marine de guerre, ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire palestinien où elles avaient pénétré samedi soir, selon des témoins.
Des blindés et des unités d'infanterie ont été signalés dans le secteur de l'ancienne colonie juive de Netzarim, à trois kilomètres seulement au sud de Gaza-ville, la principale agglomération du territoire. Des témoins ont fait état d'une cinquantaine de chars et blindés, transports de troupes et bulldozer, qui se sont déployés dans ce secteur, autour d'un carrefour stratégique coupant en deux l'axe Salaheddine, la route principale nord-sud de la bande de Gaza.
Des dizaines de familles fuyaient le secteur vers le sud en voitures, dans des camions, à l'approche des blindés israéliens, toujours selon les témoins. Les blindés israéliens ont également coupé un important axe routier à la hauteur de Jabaliya et Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza, ainsi que près de Boureij, dans le centre, selon la même source.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé que l'offensive israélienne serait élargie "autant que nécessaire".
C'est dans ce secteur de Jabaliya et Beit Lahya que se sont déroulés les plus violents combats entre les soldats israéliens et les combattants palestiniens, essentiellement du Hamas. Des colonnes de fumée se dégageaient de plusieurs sites frappés par l'armée israélienne.
Selon les services d'urgence, 19 Palestiniens, dont des civils, ont été tués par des obus de char ou des raids aériens israéliens depuis l'aube dimanche, notamment à Jabaliya et Beit Lahya, ce qui porte à au moins 485 le nombre de Palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes le 27 décembre.
Un premier bilan officiel israélien fait état de 30 soldats israéliens blessés dans l'offensive terrestre, dont deux grièvement. Des télévisions arabes ont fait état d'un soldat tué, ce que l'armée n'a pas confirmé.
"Nos forces ont atteint les objectifs qui avaient été fixés pour empêcher les tirs de roquettes. L'opération progresse plus vite que prévu", a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Avi Benyahou. Les forces israéliennes se heurtent à ce stade à une résistance plus faible que prévue, selon des sources militaires israéliennes. "Il n'y a pas de combats rapprochés", a affirmé à la presse un haut responsable militaire israélien sous couvert d'anonymat. "L'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier", a-t-il ajouté.
"Il est possible que nous devions garder un certain temps le contrôle de certains secteurs d'où sont tirées des roquettes mais l'objectif n'est pas de réoccuper la bande de Gaza", a-t-il encore dit.
Un haut responsable du Hamas, Moushir Al-Masri, a pour sa part affirmé que "l'ennemi" n'avait "pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris". "Le moment venu, l'ennemi annoncera son échec et la résistance proclamera la victoire", a-t-il ajouté.
La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine Al-Qassam, a affirmé que ses combattants faisaient "face aux forces israéliennes, leur infligeant de lourdes pertes". "Le temps montrera à quel point (Ehud) Barak a été stupide en décidant d'une opération terrestre à Gaza", a affirmé le groupe dans un communiqué.
Le Hamas a en outre qualifié de "farce" l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à s'entendre, après quatre heures de discussions, sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, essentiellement en raison de l'intransigeance des Etats-Unis.
Le Hamas a en outre "condamné" la position de la présidence de l'Union européenne, assurée par la République tchèque, affirmant qu'elle était "partiale et cautionnait la poursuite des crimes commis par l'occupant à Gaza". La présidence tchèque de l'UE a affirmé samedi qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui "affectent largement les civils". Mais, dans un premier temps, le Premier ministre Mirek Topolanek avait estimé que l'opération était "plus défensive qu'offensive".
A Londres, le Premier ministre britannique Gordon Brown a évoqué un "moment très dangereux" dans le conflit israélo-palestinien.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que son pays ne se battait "pas contre le peuple palestinien" et préviendrait une crise humanitaire à Gaza en aidant à l'acheminement de l'aide. Toutefois, aucun convoi d'aide ne devait passer dimanche en raison des violences.
La Commission européenne a appelé Israël à assurer un "espace humanitaire" pour distribuer l'assistance, annonçant dimanche une aide supplémentaire de trois millions d'euros pour Gaza.
 
Martine Aubry condamne l'offensive terrestre d'Israël dans la Bande de Gaza
 
La Première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a condamné dimanche "l'intrusion terrestre à Gaza de l'armée israélienne", s'inquiétant "des conséquences dramatiques sur les populations".
Dans un communiqué, le PS "demande à nouveau un cessez-le-feu immédiat". Il "regrette l'opposition de l'administration Bush à la prise de position de l'ONU", à la suite du blocage par les Etats-Unis samedi d'une déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas.
Le Parti socialiste "demande la plus grande fermeté à tous ceux, dont la France, qui s'engagent à juste titre pour obtenir un cessez-le-feu", selon le communiqué.
 
L'Union européenne annonce l'octroi de trois millions d'euros d'aide pour les Palestiniens dans la Bande de Gaza
 
L'Union européenne a annoncé dimanche l'octroi de trois millions d'euros d'aide humanitaire d'urgence en faveur des Palestiniens vivant dans la Bande de Gaza.
Elle a précisé que l'aide, comprenant des vivres et une assistance médicale, serait fournie par le biais des Nations unies.
Le commissaire européen en charge du Développement Louis Michel a souligné que la population de la Bande de Gaza comptait sur les fournitures provenant de l'extérieur pour survivre.
Dans un communiqué, il a observé que la situation des Palestiniens vivant dans l'étroit territoire côtier devenait chaque jour plus désespérée et a appelé Israël à autoriser l'acheminement de l'aide.
L'an dernier, l'Union européenne a octroyé plus de 73 millions d'euros d'aide humanitaire en faveur des victimes de la crise dans les territoires palestiniens.
 
Olmert: l'offensive terrestre dans la Bande de Gaza était "inévitable"
 
Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a déclaré dimanche que l'offensive terrestre de Tsahal dans la Bande de Gaza était "inévitable".
Il a souligné qu'Israël ne pouvait pas autoriser que les habitants du sud de son territoire continuent d'être la cible de tirs de roquettes. L'entrée des troupes israéliennes samedi soir dans la Bande de Gaza fait suite à des années de tirs de roquettes lancées par des militants palestiniens sur le sud de l'Etat hébreu.
Ehoud Olmert a affirmé que son gouvernement avait fait "tout" son possible avant l'opération et n'avait pas d'autre choix que de lancer cette offensive terrestre.
Il s'est exprimé au début du Conseil des ministres hebdomadaire. Il s'agissait de son premier commentaire public depuis le lancement de l'offensive terrestre de Tsahal la veille au soir.
 
Gaza: le président Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie condamnent l'offensive terrestre d'Israël
 
Les dirigeants de l'Egypte et de la Jordanie, les deux seuls pays arabes à avoir conclu des traités de paix avec Israël, ont condamné dimanche l'offensive terrestre d'Israël dans la Bande de Gaza.
Le bureau du président égyptien Hosni Moubarak a mis en garde l'Etat hébreu contre les conséquences de son opération, et a estimé qu'Israël portait la responsabilité de la mort de tout civil.
Le roi Abdallah II de Jordanie a quant à lui de nouveau appelé Israël à cesser ses attaques sur la Bande de Gaza.
Selon l'agence de presse officielle Petra, le souverain hachémite a déclaré au cours d'un entretien téléphonique avec l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qu'Israël n'atteindrait pas la sécurité par le biais de cette "agression".
L'offensive israélienne lancée le 27 décembre sur la Bande de Gaza est entrée samedi dans une nouvelle phase avec l'arrivée des forces israéliennes dans le territoire palestinien.
 
Un tir de char israélien fait douze morts dans Gaza
 
Douze Palestiniens, des civils pour la plupart, ont été tués dimanche par des tirs d'un char israélien dans le nord de la bande de Gaza, rapportent des témoins et des médecins palestiniens.
Après une semaine de bombardements qui ont fait au moins 470 morts, l'armée israélienne a déclenché samedi soir une offensive terrestre dans la bande de Gaza.
 
Les appels au cessez-le-feu se multiplient, Bruxelles appelle à une aide humanitaire
 
Les appels au cessez-le-feu dans la bande de Gaza se sont multipliés dimanche après le lancement d'une offensive terrestre par Israël, condamnée par la France et l'Espagne.
Les troupes israéliennes, appuyées par des chars et des hélicoptères, sont entrées dans la bande de Gaza samedi soir et y affrontaient dimanche les islamistes du Hamas.
La Commission européenne a appelé Israël à assurer un "espace humanitaire" pour distribuer l'aide dans la bande de Gaza en annonçant dimanche une aide supplémentaire de 3 millions d'euros pour ce territoire palestinien.
"Empêcher l'accès à des gens qui souffrent et meurent est une violation du droit humanitaire. J'appelle les autorités israéliennes à respecter leurs obligations internationales et à assurer un +espace humanitaire+ pour la délivrance de secours vitaux", a déclaré Louis Michel, commissaire européen en charge du Développement et de l'Aide humanitaire.
"Un million et demi de personnes sont entassées dans un territoire qui fait un peu plus de 1% de la superficie de la Belgique. Ils dépendent d'approvisionnements extérieurs pour survivre et leur situation devient chaque jour plus désespérée", a-t-il ajouté dans un communiqué. Le respect des principes du droit humanitaire international est une obligation "universelle" et "des attaques des deux côtés aboutissant à blesser ou tuer des civils sans discernement est inacceptable", a-t-il dit.
La France a "condamné l'offensive terrestre israélienne contre Gaza", tandis que l'UE a estimé qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui "affectent largement les civils".
Les Etats-Unis, qui ont empêché l'adoption d'un texte au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant l'offensive, se sont prononcés pour "un cessez-le-feu durable" qui ne revienne pas au statu quo. Les Etats-Unis souhaitent un cessez-le-feu "le plus vite possible" dans la bande de Gaza, mais il ne doit pas permettre un retour au "statu quo", a indiqué samedi un porte-parole du département d'Etat.
Des "responsables américains" sont "en contact régulier avec les Israéliens ainsi qu'avec des responsables de la région et en Europe", a assuré la Maison Blanche.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait demandé la fin immédiate de l'offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza, avant la réunion d'urgence samedi soir du conseil de sécurité. M. Ban s'est entretenu au téléphone samedi avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert et lui a fait part "de son extrême préoccupation et de sa déception" après le déclenchement de l'offensive terrestre.
Les critiques les plus explicites du monde occidental sont venues de la France, qui a "condamné l'offensive terrestre israélienne contre Gaza comme elle condamne la poursuite des tirs de roquettes".
"Cette escalade militaire dangereuse complique les efforts engagés par la communauté internationale, en particulier l'Union européenne et la France, les membres du Quartette et les Etats de la région pour faire cesser les combats, apporter immédiatement une aide aux civils et aboutir à un cessez-le-feu permanent", poursuit le communiqué du ministère français des Affaires étrangères. Le président français Nicolas Sarkozy se rend lundi et mardi en tournée au Proche-Orient.
L'Espagne pour sa part "exhorte le Hamas à cesser de lancer des roquettes et Israël à mettre fin à son offensive terrestre", selon un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères cité par l'agence Europa Press. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, ancien envoyé spécial de l'UE au Moyen-Orient, a exprimé samedi sa "solidarité et son soutien" au président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conversation téléphonique après le lancement de l'offensive terrestre d'Israël.
La présidence tchèque de l'Union européenne a estimé que "même le droit indéniable d'un Etat à se défendre lui-même n'autorise pas des actions qui affectent massivement les civils". "Nous appelons à la facilitation de (l'accès) de l'aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza et ... à l'instauration d'un cessez-le-feu", a ajouté le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, qui part dimanche en tournée au Proche-Orient à la tête d'une mission européenne.
La présidence tchèque de l'UE a ainsi rectifié le tir dans la nuit, en revenant sur les premières déclarations du Premier ministre Mirek Topolanek, qui avait estimé que l'opération était "plus défensive qu'offensive".
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a estimé que l'offensive israélienne démontrait "le besoin urgent d'un cessez-le-feu immédiat". "Cette escalade du conflit cause désarroi et consternation", a-t-il déclaré.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a discuté pendant quatre heures samedi soir de la situation à Gaza sans pouvoir s'entendre sur un texte appelant à un arrêt des hostilités. D'emblée, les Etats-Unis, qui disposent d'un droit de véto au conseil, avaient fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas voir cette réunion déboucher sur un "produit" (résolution ou déclaration formelle), ont indiqué des diplomates.
"Ce qui s'est passé au Conseil de sécurité est une farce qui montre l'ampleur de la domination sur ses décisions exercée par l'Amérique et l'occupant sioniste", a réagi, dans un communiqué, le mouvement islamiste Hamas, cible d'Israël.
Le président du parlement iranien Ali Larijani a prédit dimanche que la bande de Gaza deviendrait un "cimetière" pour les Israéliens.
Des pays musulmans dont le Pakistan ont demandé dimanche la fin immédiate de l'offensive terrestre israélienne, la Jordanie appelant la communauté internationale à "assumer ses responsabilités".
 
( Dimanche, 04 janvier 2009 - 12h45- Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5273 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5273



Dimanche 4 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par calimero le 04/01/2009 18:29 | Alerter
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qu'il creve putain de sioniste allez oh en enfer. nos morts sont au paradis les leurs en enfer.

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