Conflits et guerres actuelles

L’armée US entraîne ses boy’s en Allemagne.



Lundi 20 Mars 2006







Les soldats US s’entraînent en Bavière pour l’intervention en Iraq –


HOHENFELS – Tikrit est aussi située en Bavière : L’armée des Etats Unis fait une gigantesque manoeuvre au sud de l’Allemagne. Des villages irakiens ont été construits et environ 1000 Bavarois interprètent des inhabitants ou des insurgés.

Les forces armées des Etats Unis ont construit à la base militaire de Hohenfels, des villages dénommés Samarra, Beidschi et Tikrit. Une mosquée et des maisons à toits plats ont aussi été bâtis. Dans cette mise en scène les jeunes soldats américains se préparent pour leur intervention en Irak.

Pendant la manoeuvre approximativement 1000 habitants de la région ont joué les Irakiens et communiquent avec les soldats par l’intermédiaire d’interprètes. Mais ils parlent en allemand au lieu de parler en arabe. Ils jouent le rôle de policiers, de maires, de cheikhs, de villageois et aussi d’insurgés. Les insurgés peuvent « tuer « les soldats avec des lasers qui sont captés par des détecteurs reliés aux vêtements des soldats.

Les soldats parlent d’une expérience très enrichissante : « On est tout aussi proche que possible de la réalité sans aller en Irak », à dit Bobby Brown (23 ans) de St. Louis Missouri.



Traduction de l’allemand : orim

Source : [ 20minutes journal région de Bâle ( Suisse alémanique) daté du mardi 14 mars 2006.]











L’armée française n’est pas en reste, les Hussards manoeuvrent en milieu urbain en présence de civils.



Mulhouse libérée

La ville a été, hier, le théâtre de combats d'une extrême violence à grands renforts de blindés et de missiles. Tout ceci n'était bien sûr qu'un exercice…
Les hélicoptères ont tourné toute la nuit au-dessus de Mulhouse occupée par l'ennemi. Celui-ci, posté dans les quartiers du sud de la ville, tient fermement ses positions et le combat risque d'être long et acharné. Au petit matin, l'alliance bleue des Nations Unies, venue de Belfort et d'Altkirch, se met en place autour de la ville. L'assaut est donné. Les troupes avancent quartier par quartier.
Balles à blancs et grenades à plâtre
8 h 30. La rue du Meunier est calme. Peu de monde dehors. Le fond de l'air est frais et les oiseaux gazouillent. Au coin de la rue des Bleuets, l'occupant attend fébrilement l'offensive. Les soldats fument peut-être ici leur dernière cigarette. Soudain, la sentinelle lance un appel : « Fantassin en visu ! ». En haut de la rue, un soldat se faufile entre les files de voitures. Il repère les lieux. En situation d'alerte, les quatre soldats rouges sont positionnés autour du VAB (véhicule de l'avant blindé) mais voient arriver sur eux un AMX10RC, véritable tank monté sur roues. Sur ses flancs, douze fantassins de l'alliance de l'ONU progressent rapidement et tournent à un coin de rue. 9 h. L'occupant est pris à revers par les fantassins. Les deux camps ouvrent le feu. Tout le quartier est assourdi par les déflagrations des Famas en action. Car même avec des balles à blancs, le bruit est terrifiant. « Attention grenade ! ». L 'engin explosif à plâtre, inoffensif, fait tout de même un mort virtuel parmi les militaires. L'opération n'a pris que quelques minutes mais l'occupant est vaincu.
Badauds stupéfaits
Des combats similaires à celui de la rue des Meuniers, d'une intensité extrême et très spectaculaire, se sont déroulés à Dornach et aux Coteaux durant toute la matinée. 400 hommes du troisième régiment de Hussards testaient leur capacité à combattre en ville avec des moyens numériques de communication. « Nous essayons d'éviter l'imprévu durant toute l'opération » a déclaré un hussard sur le terrain. L'imprévu est venu des riverains et a été tout sauf désagréable. À l'instar de Gérard Graff, les voisins des lieux de combats ont servi le café et les petits gâteaux aux militaires sans faire de différence entre l'occupant et l'assaillant. « En 1945, il y avait un char des Alliés placé au même endroit que votre camion » dit-il à un milicien posté devant chez lui. Cette simulation a été l'occasion pour les anciens qui ont connu la guerre de venir discuter avec les militaires. Après le nettoyage des rues jonchées de douilles, l es Hussards et leurs blindés se sont rendus dans trois lycées de la région (Claudel, Schweitzer et Armand) pour faire découvrir leur métier au plus jeunes. Enfin, après trois jours d'opérations sans dormir ou très peu, les Hussards auront bien mérité un peu de repos.
Raphaël Hinninger


Photos Darek Szuster
Scène de combat devant une école primaire du Haut-Poirier à l'heure de la récréation. « Faites l'amour pas la guerre ! » criaient les enfants aux soldats.
Journal L’Alsace édition du vendredi 17 mars 2006




Lundi 20 Mars 2006

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