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L’appel de la patrie : contre l’ingérence Barrons la route à l’aventure!


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« Mon Dieu protégez-moi de mes amis ! mes ennemis je m’en charge !» Proverbe universel


Pr Chems Eddine Chitour
Mardi 3 Décembre 2019

Avec de l’argent qui vient du Qatar, et les idées de Washington -validées à Tel Aviv- ouvrir un nouveau chantier de «révolution» est possible. Les deux prochains objectifs ? Provoquer un «printemps algérien». Ça y est, la menace a été mise à exécution ! Le Parlement européen dicte sa norme à l’Algérie. Pour une fois et c’est rassurant, les Algériennes et les Algériens quels que soient leurs bords ont dénoncé à des degrés divers cette ingérence qui est, en fait, un appel au désordre. Aujourd’hui, le peuple algérien n’a demandé à aucun moment le soutien de ces criminels internationalistes. Sachant qui est à la manœuvre, il faut que les Algériens se méfient. L’Algérie est uni et indivisible, le peuple se soulève comme un seul homme, réclame à l’unisson sa soif de liberté et de savoir, il veut écrire sa propre histoire récente et aussi passée ainsi que construire l’avenir sur une base solide, le peuple algérien veut s’approprier tout ce qui lui appartient de la politique, de la religion, de l’identité, de la culture, de la richesse, de ces symboles…etc. !

Planant comme des vautours autour de pays proies, ils n’ont qu’une envie, c’est qu’une nouvelle guerre civile interminable éclate en Algérie pour semer le chaos duquel sortirait leur ordre. Ils sont aidés en cela par des doctrines, d’abord le mystérieux club Bilderberg qui a pour ambition de formater le monde à l’aune du néolibéralisme américain qui fait fi des identités et des nations. Dans le même ordre, le Rapport Lugano explique que les pays vulnérables doivent passer leurs temps à se demander ce qu’ils sont au lieu d’aller vers le développement et la science capable de les protéger. Tous les pays européens sont ciblés La France a eu son mai 68 qui a commencé à détricoter toutes les avancées sociales, la précipitant dans les bras de la haute finance qui dicte la norme. Gilets jaunes ou pas, combien ils resteraient mille ans à battre le pavé. Mais cela n’intéresse pas Raphaël Gluskmann, il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Pour les pays du Sud, il faut d’abord provoquer les révoltes multicolores ou saisonnières (printemps). L’ouvrage de Gene Sharp qui explique comment contrôler les foules, reprenant d’ailleurs les idées du docteur Lebon qui expliquait comment les haut-parleurs idéologiques mis en avant avec un langage primaire arrivent à galvaniser les foules qui ont la mentalité d’un enfant de six ans, à qui il ne faut surtout pas porter la contradiction. Il tient à ses mots d’ordre… Dans la même veine il faut de la finance pour alimenter ces révoltes, Soros, Rothschild et cie rentrent en jeu, ils savent qu’ils seront récompensés s’ils réussissent.

Les Algériens sont à même de prendre leur destin en main, nous n’attendons rien de l’UE, ni l’avons sollicitée qu’elle s’occupe de ses problèmes Depuis le lancement de la révolution je savais que les démocraties ne soutiendront pas celle-ci pour la simple raison que si elle aboutissait cela impacterait leurs sociétés (les problèmes que nous vivons ne sont pas une spécificité algérienne, mais concernent le monde entier. Leur seule crainte serait de voir l’Algérie sombrer dans le chaos par peur d’avoir des immigrants par millions en additionnant). Il est étonnant que cela intervienne au moment où le peuple algérien s’approche de la réalisation de ses aspirations et où le camp des maffieux s’effrite littéralement.

Philosophe tout-terrain comme son mentor BHL, Il est bien le fils de son père, Raphaël Glucksmann, celui-là même, André Glucksmann, qui sous le masque du «révolutionnaire maoïste» fut le fer de lance de la lutte contre le Parti communiste et contre le syndicat CGT car l’un comme l’autre devaient être éradiqués du « paysage » français dont mai-68 aura parachevé le long travail de sape contre le parti qui était accusé — Mais le père avait bien d’autres «victoires à son palmarès», il avait, avec son comparse BHL-Botul, ardemment milité pour la dislocation de la Yougoslavie, soutenu l’intervention de l’Otan en Serbie, Irak, Libye, etc. Raphaël le fils soutiendrait-il les partisans de la partition de l’Algérie comme l’avait fait son père André ? Tout comme son père, il se revendique atlantiste, pense-t-il réaliser le rêve de son père et mettre à bas l’Algérie ? Que Raphaël Glucksmann ne pousse-t-il pas des cris et dénonce «le silence du Parlement européen sur un mouvement aussi massif» que celui des Gilets jaunes. Pourquoi ne dénonce-t-il pas les lobbyings qui empêchent «son internalisation»?

Qui est Raphaël Glucksmann ?
« Derrière le rideau, écrit Zouhir Mebarki de L’Expression. Celui qui a lancé l’info du Parlement européen sur une prochaine « résolution d’urgence sur l’Algérie », c’est Raphaël Glucksmann. Bien qu’il soit français, on le retrouve conseiller du président géorgien en 2014, il s’investit pour la Tchétchénie, l’Ukraine, pour le Rwanda et pour finir, en mai 2019, il parvient à se faire élire sur une liste écolo au Parlement européen. (…). Raphaël Glucksmann connaît l’Algérie. BHL l’a déjà envoyé en «repérage» chez nous en 2004 (...). Il a trouvé en Raphaël Glucksmann, son clone parfait pour s’immiscer dans nos affaires.» (1)
BHL le prend sous sa coupe en 2008 en l’infiltrant dans les institutions géorgiennes jusqu’à la présidence où il deviendra conseiller de Saakachvili.

Le Nouveau BHL est arrivé
Souvenons-nous de BHL et de son tweet « l’Algérie connaîtra elle aussi un printemps arabe ». Cette contribution de Jacques-Marie Bourget qui date de février 2015, n’a pas pris une ride. L’auteur nous explique que bien après le début des révoltes arabes de 2011, BHL n’avait pas perdu espoir de semer le chaos en Algérie il écrit : « La Tunisie s’est remise sur pied par la vertu d’un peuple qui a su se montrer exemplaire, la Libye reste brisée et en état de chaos, l’Egypte est à nouveau sous les verrous d’une dictature militaire. Pourtant les néoconservateurs-américains et européens- eux qui ont installé sur ces terres arabes les tréteaux de la tragédie, ne sont pas encore à bout de souffle. Ils n’ont pas renoncé et en veulent encore plus. Avec pour fanal Bernard-Henri Lévy, le ludion qui leur sert de tête de gondole, le syndicat des « néocons » n’observe pas de relâche, et prépare ses nouvelles guerres. Avec de l’argent qui vient du Qatar, et les idées de Washington -validées à Tel Aviv- ouvrir un nouveau chantier de « révolution » est possible. Les deux prochains objectifs ? Provoquer un « printemps algérien ». Et que cette besogne ne vienne pas freiner un autre atelier en cours, recoller une Libye en morceaux et confier le pouvoir à des islamistes « acceptables ». (2).

De quoi je me mêle ?
Sur le pays des « martyrs », l’Algérie , BHL ne cache plus ses idées. Lors d’un colloque tenu en avril 2012 à Marseille, notre nouveau Fanon, notre théoricien de la liberté a détaillé les rêves de son clan. Pour un pays, l’Algérie, qui donc, selon le mari d’Ariel : « n’est pas un pays arabe ni islamique mais un pays juif et français, sur un plan culturel. » Ajoutant que pour sauver son destin, celui tracé par BHL et son orchestre, l’Algérie devra passer par la case « printemps »
Hélas en Algérie, le « printemps » rêvé par le BHL team, ne pourra pas bénéficier de l’effet de surprise. La mécanique qui a prévalu pour la Tunisie, l’Egypte et la Libye est éventée. Qu’elle est-elle ? Par le biais des réseaux sociaux on utilise et canalise la juste et saine colère d’un peuple désespéré. On la fait monter en puissance, on l’assiste. Quand les révolutionnaires, les vrais, le premiers et authentiques, mettent à bas le régime, les agents d’influence, les voleurs de révolte, débarquent pour «mettre en place de vrais amis à eux ». (2).
Bref, à l’image de son mentor ce personnage autoproclamé philosophe n’est qu’un barbouzeur intellectuel présent sur tous les coups tordus du «remodelage du monde» par la CIA. De quoi je me mêle ? serais je tenté de dire ? Pourquoi n’a-t-il pas d’empathie pour les Gilets Jaunes sous sa fenêtre, par contre, il trouve le temps pour ramener tous les aigris à des degrés divers qui n’ont rien à faire de leur temps. Est-ce que des philosophes algériens s’occupent des Gilets jaunes qui manifestent depuis un an pour la liberté de vivre avec un salaire de dignité ? Sans faire dans la concurrence victimaire, Comparons Gilets jaunes, 3000 interpellations, des centaines de condamnation des morts, des centaines de blessés, des millions d’euros de dégâts. En face 0 mort, 0 blessé 0 dégât.
Raphaël Gluksmann, ce nouveau BHL dont on se souvient qu’il avait voté pour l’invasion de l’Irak se découvre une proximité avec les Algériens à deux semaines d’une échéance cruciale pour le pays.
Pourquoi ces âmes charitables observent un silence religieux quand il s’agit des crimes israéliens au quotidien à Ghaza ? Pourquoi observent-ils un silence de cathédrale pour les 300 morts en Irak ? les 65 morts en Ethiopie avec en prime pas une protestation contre le premier ministre à qui on a délivré le joujou du prix Nobel de la paix ? C’est se moquer du monde et prendre les Algériens pour des naïfs que l’on peut tromper !

Les fondements de cette engeance
A l’autre bout du curseur ces comportements qui nous font détester les pêcheurs en eaux troubles pour le compte des officines du néolibéralisme et de tous ceux qui prônent le choc des civilisations, il me plaît de rapporter les propos de Jacques Attali, polytechnicien éclectique qui a un discours autrement plus honnête. Il écrit : « Rien ne serait pourtant plus terrible, dans la société française, que de laisser dénoncer impunément la présence musulmane, et de transformer une (légale) critique de l’islam en un (illégal) racisme anti-africain (et en particulier anti-arabe). Ces discours hostiles aux musulmans de France sont mortifères. En particulier quand ils viennent de juifs, qui devraient ne pas oublier que l’antisémitisme vise à la fois les uns et les autres. Il faut donc à tout prix dénoncer les discours délirants, d’Éric Zemmour, de William Goldnagel, ou même, dans de trop nombreuses de ses déclarations, d’Alain Finkielkraut ; et de tant d’autres ». (3)
« En particulier, il est triste de voir des descendants de juifs d’Algérie oublier le rôle magnifique que les musulmans algériens ont joué pour soutenir et protéger leurs parents, aux temps horribles de l’antisémitisme triomphant en métropole et plus encore en Algérie, sous Vichy, sous Giraud, et même sous de Gaulle. La France ne se résume pas à un passé, souvent insupportable, ni à une histoire, souvent critiquable. La France n’est pas à prendre en bloc, à vénérer en tant que telle ». (3)

La réalité qui nous attend
Un bras de fer se joue autour de la présidentielle… et ce n’est pas la déclaration de ce nouveau BHL qui est importante : «Cette piste, lit-on dans la contribution suivante est celle de l’Accord de libre-échange entre l’UE et l’Algérie. cet accord signé en 2005 prévoyait le démantèlement total des barrières douanières 12 ans «maximum» après sa signature, c’est-à-dire en 2017… le pouvoir a été forcé par les forces patriotiques de reculer en 2014 et de négocier un nouvel échéancier de 6 ans… Cet échéancier se termine… en 2020 !... Pour désamorcer cette bombe et en finir avec l’héritage empoisonné du système de prédation, il ne suffit pas de neutraliser les prédateurs, il faut abroger les actes de liquidation de la souveraineté du pays (…)» (4)
«Le Hirak originel et les forces patriotiques du pouvoir ont fort heureusement fait avorter cette option et les forces patriotiques ont alors compris que la seule solution réside dans une élection présidentielle de laquelle sortira un président «constitutionnellement» élu qui abrogera dès sa prestation de serment cet accord, sans quoi le pays allait se retrouver mis en coupe réglée et cette fois-ci non pas par la France à elle seule mais par toute l’Europe… La France et ses relais prirent alors en main le Hirak et s’acharnèrent sur l’option d’une «période de transition» juste pour éviter l’élection d’un président afin qu’avant la date d’entrée en vigueur de cet accord désastreux, aucune autorité «légitime» ne puisse l’abroger… Vous avez compris maintenant pourquoi nous vivons ce terrible bras de fer entre partisans d’une élection présidentielle même tirée par les cheveux avant 2020 et partisans d’une période de transition qui doit laisser le pays sans tête officielle au moins jusqu’à 2020… Maintenant que vous savez que l’enjeu n’est ni votre liberté de culte ni votre liberté d’expression ni la démocratie ni la liberté de la presse ni la dawla 3askariya ni la dawla madania ni la dawla islamiya ni l’arabisation ni les questions identitaire ni le sort du commandant Bouregaâ mais seulement l’application d’un accord qui vous mettra sous la botte d’une Europe qui n’a pas d’autre alternative que de faire de votre pays sa profondeur stratégique et économique pour survivre à l’éclatement.» (4)

Que devons-nous faire ?
Nous devons d’abord traiter la résolution du Parlement par le mépris et la meilleure réponse à donner est que le peuple et son armée trouvent rapidement la voie d’apaisement qui permette à l’Algérie de sortir par le haut en conjurant les vieux démons de la division, qui ne demandent qu’à reprendre du service. En fait, Il est important et incontournable de divorcer définitivement avec tout ce qui peut rappeler le système honni qui a mis le pays en coupe réglée ces vingt dernières années, qui, outre la corruption, le vol à grande échelle, a laissé un pays exsangue et un système éducatif en miettes, avec une addiction aux hydrocarbures avec une loi inappropriée votée à la hussarde. L’un des grands procès à faire à ce système au-delà de la rapine et de la restitution obligatoire de ce qui a été volé, c’est celui d’avoir fait du système éducatif, une machine de l’échec de l’école, malgré les rodomontades.
L’armée, seule colonne vertébrale et qu’il faut à tout prix conforter, une fois sa mission de mise sur les rails d’un gouvernement, aura fort à faire pour défendre le pays et lui assurer sa sécurité avec les armes du XXIe siècle de fait. L’armée est constituée de plus en plus d’Algériennes et d’Algériens instruits, universitaires au fait des mutations du monde et qui ne peuvent pas ignorer que partout dans le monde, elle devrait, et c’est le mouvement de l’histoire, se retirer définitivement de la scène politique et parfaire ses missions de plus en plus techniques pour être toujours performante. C’est de ce fait une occasion unique à l’Algérie de sortir par le haut. D’aucuns au sein de la Révolution tranquille pensent et c’est leur droit que cette résolution est une bénédiction pour le système qui tente de le déposséder de sa «Révolution tranquille». De mon point de vue, chacun doit être libre de ses opinions, sans empêcher l’autre de penser autrement. La Révolution tranquille devrait continuer à être celle de la paix même dans le futur. J’avais dit dans une contribution que sa mission ne s’arrêterait que quand l’issue d’une nouvelle Constitution, les fondamentaux du vivre ensemble, de l’alternance soient gravés dans le même arbre. Ne perdons pas de temps !



1.Zouhir Mebarki.
http://lexpressiondz.com/editorials/la-griffe-de-bhl-contre-l-algerie-315854
2.Jacques-Marie Bourget https://www.legrandsoir.info/bhl-a-trouve-une-blonde-pour-faire-le-printemps-en-algerie.html
3.http://www.attali.com/societe/derriere-le-souverainisme-se-cache-trop-souvent-la-haine-des-musulmans/
4.https://www.facebook.com/mohamed.adjou/posts/2854285464589649









Lundi 2 Décembre 2019


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