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L’ambassadeur d’Iran en France : l’Iran est victime de la politique du deux poids deux mesures du conseil de sécurité


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Ali Ahani, l’ambassadeur de la République Islamique d’Iran en France, dans un article publié dans le quotidien français Le Monde aujourd’hui a estimé que dans le cas du dossier nucléaire iranien, l’Iran est victime de la politique du deux poids deux mesures du Conseil de sécurité des Nations unis.


Zeynel CEKICI
Samedi 6 Janvier 2007

 L’ambassadeur d’Iran en France : l’Iran est victime de la politique du deux poids deux mesures du conseil de sécurité
L’ambassadeur d’Iran à Paris tout en critiquant cette politique face aux activités nucléaires pacifiques de la Républiques Islamique d’Iran a affirmé que l’Iran ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire et a toujours respecté ses engagements en tant que signataire du Traité de Non Prolifération.


Nous vous proposons l’intégralité de l’article de l’ambassadeur de la République Islamique d’Iran en France publié le 6 janvier :

" Iran, des sanctions illogiques"

Travailler à préserver la paix et la sécurité internationale et empêcher qu'elles ne soient menacées représente la responsabilité la plus importante incombant au Conseil de sécurité de l'ONU. Cependant, les prises de position et les décisions du conseil sont soumises au jugement et au regard critique des chercheurs, des analystes et de l'opinion publique mondiale, et, à cet égard, deux dossiers importants sont révélateurs : la situation au Liban et la question de la non-prolifération nucléaire.



L'offensive effroyable lancée par le régime sioniste contre le Liban, sous prétexte que deux de ses soldats ont été faits prisonniers, a fait des dégâts matériels et humains extrêmement lourds.

Pourtant, il n'y avait strictement aucune proportionnalité entre ces deux actions, et de plus, depuis de nombreuses années, plusieurs milliers de citoyens innocents, libanais et palestiniens, se trouvent dans les geôles du régime sioniste et sont soumis à la torture et aux mauvais traitements. Aussi, avec le début de cette offensive, l'on aurait pu s'attendre à ce que, conformément à sa responsabilité, le Conseil de sécurité de l'ONU prenne rapidement position. Pourtant, ce fut avec un retard totalement injustifiable, et seulement une fois que le gouvernement américain eut enfin donné son accord, que le Conseil de sécurité est entré en scène pour voter une résolution. Une résolution qui d'ailleurs a été accueillie avec une totale indifférence par le régime sioniste, dont les avions de chasse continuent encore de violer l'espace aérien libanais.

Intéressons-nous maintenant à la question de la non-prolifération nucléaire : à l'occasion du déplacement du premier ministre du régime sioniste à Berlin, Ehoud Olmert a déclaré qu'Israël disposait de l'arme nucléaire au même titre que la France ou la Grande Bretagne, mettant ainsi un terme à la politique d'ambiguïté nucléaire entretenue par ce régime. Contrairement aux attentes et en dépit de la responsabilité du Conseil de sécurité et de ses membres détenteurs de l'arme nucléaire, il n'y a eu aucune réaction de la part de ce conseil et de ses membres permanents. Pourquoi ?
Les déclarations du premier ministre israélien ne sont-elles pas une menace explicite contre les pays de la région et la paix et la sécurité internationale ? Est-ce que l'arme nucléaire du régime sioniste, qui n'a jamais accepté de signer le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et qui refuse obstinément d'accepter toute forme de contrôle, serait au service de la paix et de la sécurité internationale, et ce serait pour cette raison que le Conseil de sécurité et les puissances nucléaires gardent le silence ? Est-ce que cette situation n'entraînera pas l'affaiblissement et surtout la perte de crédibilité du régime de la non-prolifération nucléaire, provoquant ainsi une course effrénée aux armements dans une région aussi sensible et fragile que le Moyen-Orient ?
Lorsque, en 1995, le TNP a été reconduit pour une durée indéterminée, les puissances nucléaires se sont engagées à oeuvrer activement pour aboutir à une région du Moyen-Orient exempte de toute arme nucléaire et éviter la nucléarisation. Mais alors, pour quelles raisons ces pays gardent-ils le silence après les déclarations d'Ehoud Olmert ?
D'autre part, nous sommes témoins de l'attitude dualiste et discriminatoire du Conseil de sécurité de l'ONU face aux activités nucléaires pacifiques de la République islamique d'Iran. Notre pays n'a jamais cherché et ne recherchera jamais à se doter de l'arme nucléaire. L'Iran n'a jamais attaqué ou menacé un autre pays. L'Iran a toujours respecté soigneusement ses engagements en tant que signataire du TNP. L'Iran a accepté plus de "2 400 personnes/jour" (nombre d'inspecteurs multiplié par jours de présence) d'inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Les équipes d'inspecteurs visitent régulièrement ses installations nucléaires et transmettent leurs rapports. Les caméras de l'AIEA continuent de surveiller l'activité des installations nucléaires iraniennes. Alors, pourquoi l'Iran devrait-il subir l'épreuve de la résolution du Conseil de sécurité et être frappé de sanctions ?
Est-il logique et admissible que, sous la pression du gouvernement américain, qui cherche à se servir du Conseil de sécurité et de son droit de veto comme instrument politique à l'encontre d'un pays qui refuse de se soumettre aux diktats américains, le Conseil de sécurité de l'ONU oublie son rôle et sa responsabilité et, plutôt que de favoriser le chemin du dialogue comme étant la seule voie de sortie pour le dossier sensible du nucléaire iranien, décide de sanctionner le peuple iranien et compliquer ainsi davantage une situation déjà complexe ?
La véritable mission du Conseil de sécurité de l'ONU est de préserver et d'assurer la paix et la sécurité internationale en créant les conditions favorables pour résoudre les questions par le biais d'un dialogue visant des objectifs précis, et non pas par la menace et la sanction. Une question cruciale reste cependant à débattre : le Conseil de sécurité peut-il assumer sa responsabilité cruciale en faisant totalement abstraction des pressions politiques du gouvernement américain ?

Source IRNA


Samedi 6 Janvier 2007


Commentaires

1.Posté par ALI14 le 06/01/2007 23:23 | Alerter
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LE CONSEIL DE SECURITE DOIT ETRE FORMER AVEC DES HOMMES JUSTES ET EQUITABLES COMME LE PREDIDENT HUGO CHAVEZ OU SAYED HASSAN NASRALLAH OU LE PRESIDENT MAHMOUD AHMADINEJAD OU ENCORE L ABBE PIERRE IL Y EN A BEAUCOUP DES HOMMES JUSTES ET HUMAINS. ALORS POURQUOI LE CONSEIL DE SECURITE LAISSE FAIRE TANT D INJUSTICE? (PALESTINE LIBAN IRAK AFGANISTAN ET EN AFRIQUE . TOUT LES HOMMES JUSTES DOIVENT EMPECHER UNE AUTRE GUERRE . LE VERITABLE DANGER POUR LA PAIX ET L HUMANITE C EST BUCH BLAIR ET LES NEOCONS ET LES SIONISTES.

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