Politique Nationale/Internationale

L’affaire Kofi Yamgnane



Jeudi 10 Décembre 2009

L’affaire Kofi Yamgnane
L’affaire Kofi Yamgnane

L’affaire Kofi Yamgnane

 

Bientôt un nouveau valet français à la tête du Togo. Rappelez-vous de Kofi Yamgnane le maire breton. Demain, Président de la république du Togo.

L’Afrique est le seul continent où il n’y a personne. L’Afrique est bien là mais l’africain n’existe pas.

De grâce, assez d’hypocrisie ! Recolonisez ce continent une bonne fois pour toutes. Sa soi-disant indépendance n’est qu’une farce. Aucun peuple n’accepterait le 10ème de ce qu’accepte le peuple africain.

Ce monsieur, togolais jusqu’à l’âge de 19 ans, français et togolais de 19 à 64 ans, veut redevenir togolais de 64 ans à sa mort pour être Président de la République et sauver le peuple.

Ce dernier se permet de dire que les politiciens togolais n’ont rien fait depuis 40 ans, mais Monsieur, où étais-tu ? Qu’as-tu fait pour le Togo ?

Mon grand, tu feras autant sinon pire. Comme eux, tu serviras tes maîtres. Tu as laissé tomber les togolais hier comme tu laisses aujourd’hui tomber les bretons. Le chemin que tu as parcouru se passe de commentaires.

Tu as de fortes chances d’être élu  face à un peuple affamé qui ne rêve que de l’occident. Qui, après la colonisation subit le néo-colonialisme dicté par les mêmes maîtres et exécuté par les leurs, comme toi !

Ils verront en toi un sauveur, oui Monsieur, ils verront en toi un homme venant de France qui leur apportera son expérience, ses relations, et surtout le soutien de cette République pour sortir de leur misère. Quelle naïveté !

 

Dangereux, comme les hommes politiques du monde actuel, sans exception, vous avez divisé les hommes. Votre part de responsabilité est énorme dans la situation mondiale actuelle.

Versons ce dossier sur le débat honteux ouvert par M. Besson sur l’identité nationale : C’est quoi une identité ? Et si on proposait une identité unique pour toutes les femmes et les hommes de cette terre ?

L’histoire de la double nationalité et même les nationalités tout court ne profitent qu’à ceux qui les contrôlent.

Ton cas montre bien que l’identité nationale dont on parle en France n’est qu’une farce et des opportunistes comme toi ouvrent la voie au front national. L’Afrique est depuis toujours gérée par l’extérieur et personne n’est dupe. Ce n’est pas parce que l’on est né en Afrique que l’on est africain. Cite-moi un chef d’Etat d’Afrique dite francophone qui n’a pas la nationalité française dans sa poche. Penses-tu que ces derniers oseront poser un débat sur l’identité nationale « chez eux »?

Arrêtez de jouer avec les peuples, de les diviser pour mieux les contrôler.

Oser déposer ta candidature pour les élections présidentielle togolaise, c’est une insulte au peuple togolais. Ce peuple mérite autre chose que de revenir en arrière.

Si le Togo décide d’expulser M. Eric Bosc, diplomate français, en l’accusant de vouloir mettre en place son candidat, cela ressemble bien à du déjà vu. L’Afrique a connu des méthodes beaucoup plus expéditives avec les gars du SAC, Robert Pandreau en tête. Rappelles-toi mon grand de Silvanus Olympio tué devant l’ambassade de France. Il fût le premier Président de la République togolaise.

Rappelles-toi d’Amani Diori du Niger, de Patrice Lumumba, Amilcar Cabral, Thomas Sankara, tous éliminés avec la complicité d’une main étrangère. Les africains ont l’habitude de dire que le couteau qui te tue c’est ton frère qui l’aiguise.

Aujourd’hui la main mise de la république française sur l’Afrique francophone est moins visible parce qu’elle est représentée par des faux-fils du continent.

 

Monsieur Yamgnane, il te reste beaucoup de travail à faire en Bretagne, termines le d’abord.

Tu sais, on a des fâcheux problèmes avec les algues vertes, sinon, il y a aussi le comité des chômeurs et précaires qui s’organise. Nous préparons une marche de Brest à Rennes en passant par Landerneau, Landivisiau, Morlaix, Quimper et St Brieux. Nous avons mis en place des comités entre le Finistère et l’Ile et Vilaine. Aurais-tu quelques contacts pour le Morbihan ? Nous avons appris que vous sollicitez les maires de France pour trouver des urnes transparentes pour les élections présidentielles au Togo. Laisses tomber les urnes et trouves nous trois minibus pour alléger nos tâches.

Tu sais, en France, on a de gros problèmes avec les jeunes issus de l’immigration, les chômeurs, les précaires, les sans-logis, tout le monde devient précaire. De grâce, ne quitte pas le navire. Aujourd’hui le grand parti auquel tu appartiens, le Parti Socialiste Français, est très malade, il ne cesse de maigrir. Nous craignons sa disparition totale après le mois de mars. Trouves nous un bon marabout au Togo et reviens vite, de lourdes tâches t’attendent.

Tu sais, nous les bretons sommes têtus, nous n’allons pas te lâcher comme ça. Nous comptons sur toi dans ces jours à venir.

Laissez les africains régler leurs propres problèmes.

Reviens-nous vite ! A bientôt mon grand.

 

C’est ton frère sénégalais breton du Mont d’Arès qui t’écrit parce qu’il est perdu dans ce débat. Cela fait 40 ans que je vis en France et je n’ai pas eu besoin de prendre une double nationalité. Je n’en vois pas la nécessité. Enlèves 40 ans sur l’âge des merdeux d’aujourd’hui qui prétendent être plus français que tous. Ces arrivistes ont profité de l’accueil et de l’intégration pour se hisser en oubliant qu’ils sont eux aussi issus de l’immigration. La nature l’a toujours prouvé, les pièces rapportées font plus de bruit.

Je vivrais en Chine, aux Etats-Unis ce serait pareil, je vivrai toujours bien là où je me trouve avec les humains que je rencontrerai. Je n’ai pas besoin d’une, deux ou trois nationalités, je suis de partout et de nulle part. A l’heure où j’écris ce texte, je t’assure qu’il m’est impossible de sortir de France parce que je n’ai même pas de passeport. Je n’ai pas quitté cette terre de France depuis 1987. Comme expérience, je connais ce pays du nord au sud, d’est en ouest, et je n’ai pas besoin d’un débat national pour prouver si j’aime ou je n’aime pas le pays qui m’a accueilli depuis 40 ans. Ceux qui posent ce débat là aujourd’hui, qui prétendent défendre ou aimer la France ne sont qu’une bande de faquins.

Mon cher Kofi, je serais gêné demain d’aller au Sénégal et d’essayer après 40 ans d’absence de dicter ou de donner des leçons pour son avenir. Je me mettrais derrière et participerais à la reconstruction mais par pudeur, je ne briguerais aucun mandat.

Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. C’est aux opprimés de dire Non ! Ca suffit !

 

Bamba Gueye Lindor

Le 9 décembre 2009

 

 

 

Je vous joints deux articles du 29 mars2009  et du 8 décembre 2009

 

 

Togo. Kofi Yamgnane sur orbite présidentielle

29 mars 2009
Après une première tentative avortée en 2005, Kofi Yamgnane récidive en annonçant son intention d'être candidat à l'élection présidentielle de 2010 au Togo, son pays natal.
Délesté de ses derniers mandats finistériens (député et conseiller général de Châteaulin), le premier maire noir de l'histoire française (Saint-Coulitz en 1989), Kofi Yamgnane, 63 ans, est aujourd'hui libre comme l'air. Son regard se tourne vers le Togo, son pays d'origine, qu'il a quitté en 1964 pour la carrière politique que l'on connaît. Au printemps 2005, l'ancien secrétaire d'État avait déjà fait sensation en se déclarant prêt à briguer la magistrature suprême au Togo. Après avoir tenté de faire reculer la date des élections, il avait finalement dû renoncer, la Constitution du Togo interdisant de candidature toute personne n'ayant pas séjourné six mois de l'année au Togo. Mais cette fois, le scénario ne devrait pas se reproduire, car Kofi Yamgnane a pris les devants, en établissant son domicile sur place.

Prêt à abandonner la nationalité française

Et pour être totalement irréprochable au regard des lois électorales du Togo, le franco-togolais s'apprête même à abandonner la nationalité française, avant d'officialiser sa candidature en septembre prochain. «J'y suis prêt si cela me permet de faire quelque chose pour le Togo», assure-t-il dans les colonnes du Parisien d'hier (*), en égratignant au passage le pouvoir en place. «Celui-ci n'a rien fait pendant quarante ans. Le pays est anormalement sous-développé, alors qu'il a des atouts. Je veux enrayer cela». Après neuf années d'absence, l'exilé s'est enfin décidé à fouler le sol de Lomé en octobre2008. À l'époque, celui qui appartient à l'ethnie bassar confiait alors son désir «de regarder le Togo et les Togolais dans les yeux», sans toutefois confirmer sa candidature. Mais depuis cette date, Kofi a multiplié les allers-retours et les rencontres, et il faut croire que les témoignages de sympathie, sur place, l'ont poussé au passage à l'acte.

Un an pour rassembler les forces d'opposition

«À chacun de mes séjours, je peux mesurer l'attente de la population pour une alternance», assure-t-il, toujours dans les colonnes du Parisien. Reste à incarner cette alternance, quand on sait que le Togo regorge de partis d'opposition: 90 au total. Pour y parvenir, Yamgnane peut compter sur une association, Sursaut Togo, instrument politique de cette conquête de la présidence. Un peu mince, jugeront certains, même si l'exilé, de retour au bercail, a encore un an devant lui pour occuper le terrain, et peut-être agréger les forces d'opposition autour de sa candidature. En tout cas, le fait d'avoir réalisé toute sa carrière en France, n'est plus, selon lui, un handicap. «En 2005, c'était compliqué, mais cette fois, je ne suis plus du tout regardé comme un ovni».

* Hier, malgré nos appels répétés, nous n'avons pas réussi à joindre Kofi Yamgnane.

  • Jean-Luc Padellec

Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/togo-kofi-yamgnane-sur-orbite-presidentielle-29-03-2009-311853.php

 

 

 

 

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08/12/2009 19:15:49 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Pierre Boisselet

Kofi Yamgnane confirme ses liens d’amitié avec le diplomate français expulsé

Le candidat à l’élection présidentielle togolaise, Kofi Yamgnane, confirme ses liens d’amitié avec Eric Bosc, le diplomate français expulsé du Togo. Il assure que ces relations étaient sans rapport avec le scrutin prévu pour le 28 février et y voit un signe de « panique » du pouvoir.
Pour Kofi Yamgnane, cela ne fait aucun doute : la relation qu’il entretenait avec le diplomate français est à l’origine de l'expulsion de ce dernier du Togo. Les autorités togolaises ont donné quinze jour à Eric Bosc, premier secrétaire de l'ambassade de France, pour quitter le territoire, et lui reprochent de s’être livré à des « activités incompatibles avec son statut ».
Joint par Jeune Afrique, Kofi Yamgnane, a confirmé ses liens d’amitié avec Eric Bosc, mais il nie tout rapport entre cette relation et la politique intérieure togolaise.
« Je le connaissais avant sa nomination au Togo »
« Ce n’est pas parce que l’un est diplomate et l’autre est un homme politique que nous n’avons pas le droit d’être amis », s’est-il indigné.
Franco-togolais, Koffi Yamgnane est installé à Lomé depuis un an. Il affirme avoir rencontré Bosc bien avant son arrivée à Lomé. « Je le connaissais déjà lorsqu’il était en poste à Haïti, a-t-il indiqué. Nous sommes devenus plus proches depuis que nous sommes au Togo. »

L'appartenance des deux hommes à la Bretagne (Eric Bosc en est originaire et Kofi Yamgnane y a été maire) les a « rapprochés », a-t-il ajouté.
Bosc, arrivé à Lomé il y a trois ans, était chargé « du suivi de la politique intérieure » togolaise. Le ministère français des Affaires étrangères soutient son travail, affirmant dans un communiqué que son fonctionnaire n’avait « jamais outrepassé sa mission, faisant preuve d’un grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux » . En réaction à cette expulsion, Paris a d'ailleurs demandé le départ d’un diplomate togolais.
« Le pouvoir panique »
Selon Kofi Yamgnane, les deux hommes se rencontraient régulièrement autour d’un verre. « Mais on ne parlait pas de politique », insiste-t-il. A ses yeux, la décision des autorités togolaises est irrationnelle et témoigne d’une « panique » à l’égard de sa candidature à l'élection présidentielle prévue le 28 février 2010.

Source : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20091208191547/-France-politique-Togo-election-presidentielle-Kofi-Yamgnane-confirme-ses-liens-d-amitie-avec-le-diplomate-francais-expulse.html

 

 

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Jeudi 10 Décembre 2009


Commentaires

1.Posté par duperrier le 10/12/2009 12:04 | Alerter
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Je dis bravo à Bamba Gueye Lindon OH OUI ce Monsieur KOFI ne peut rien apporter aux pauvres Africains Nous le constatons avec OBAMA et son peuple Américain J'aimerai mieux comme Tiken Jah Fakoly ce chanteur vit au Mali parce qu'il a été chassé de son Pays la Côte d'Ivoire ,il essai de faire évoluer la mentalité,de rester au Pays pour leur richesses ,ras le bol, de d'entendre dire que les Africains n'arriveraient pas si ils n'étaient pas aidés ,trop longtemps ils ont été sous tutelle des vampires ,si ce n'est plus ceux de la France ,c'est les Américains et maintenant très souvent les Chinois,il faut que chaque Pays s'octroie l'indépendance de son territoire la seule façon d'obtenir la Paix entre Ethnie le Générale De Gaulle voulait leur donner cette importunité ,la CIA la fait chasser quant-es que les peuples vont comprendre

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