En marge de la Conférence sur la coopération des Etats arabes du littoral du golfe Persique avec l'Otan à Manama capitale bahreïnie, un accord sécuritaire a été signé entre l'Otan et Bahreïn. Cet accord signé entre Khaled Ben Ahmad Al-Khalifah chef de la diplomatie du Bahreïn et Jaap de Hoop Scheffer secrétaire général de l'Otan sur l'échange des informations entre les deux parties. Une autorité bahreïnie a souligné à ce propos que l'échange des informations dans les domaines sécuritaire ainsi que des catastrophes naturelles s'avérait nécessaire. La conférence de Manama s'est tenue dans le cadre du plan de « l'Initiative d'Istanbul », approuvé lors du sommet de l'Otan à Istanbul en 2004. Outre Bahreïn qui est l'hôte, les Emirats Arabes Unis, le Koweït et le Qatar ont assisté à cette conférence. L'objectif de ce plan est de renforcer les relations de l'Otan avec les pays arabes qui cherche à réaliser ses objectifs sécuritaires et militaires dans les pays arabes et notamment ceux du littoral du golfe Persique. La lutte contre le terrorisme, la sécurité des frontières, et la lutte contre les armes de destruction massive comptent parmi les objectifs annoncés par l'Otan qui a mis dans son ordre de jour la tenue des manœuvres communes. Avant Bahreïn, le Koweït un autre membre du Conseil de Coopération du golfe Persique, CCGP, a travaillé pour renforcer ses relations avec l'Alliance. Pourtant deux autres membres du CCGP à savoir l'Arabie saoudite et Oman ne se sont pas encore prononcés sur une participation à « l'Initiative d'Istanbul » ou la signature d'un accord sécuritaire avec l'Otan, ces mêmes pays auxquels Jaap de Hoop Scheffer a demandé, à la conférence de Manama d'adhérer à ce plan. Pourtant vu les développements sécuritaires et militaires au Moyen-Orient et la crise découlant de l'occupation de l'Irak, les observateurs politiques estiment que le plan de l'Otan est pour l'extension de sa marge de manœuvre sécuritaire et militaire. La signature des accords sécuritaires des pays du littoral du golfe Persique avec l'Otan, lui donne cette occasion de poursuivre ses objectifs militaires dans les territoires arabes; des objectifs qui ne sont nullement compatibles avec les intérêts nationaux des pays de la région.