Palestine occupée

L'accord de Doha


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Jeudi 22 Mai 2008

L'accord de Doha
Le Liban respire ! L'accord qui vient de naître à ‎Doha clôt l'un des plus douloureux chapitres de l'histoire ‎moderne du pays du Cèdre, celui qui risquait de finir ‎dans le sang, si ce n'était cette ferme volonté des uns et ‎des autres de se donner une nouvelle chance pour ‎réapprendre à vivre ensemble. De la réunion de Doha, le ‎‎"Liban politique" est sorti la tête haute : son Président de ‎la République, il s'apprête à l'élire, dans 3 jours, et, cette ‎fois, sans attentisme, en la personne de Général Michel ‎Sleimane. Son futur gouvernement d'Union nationale, il ‎le prépare, déjà, avec ses 30 portefeuilles ministériels ‎dont 16 iront à la majorité, 11 à l'opposition et 3 au ‎Président. Quant à l'épineuse question du découpage ‎électoral de Beyrouth, elle est réglée à l'amiable : trois ‎grosses circonscriptions, l'une chrétienne, les deux ‎autres, chiite et sunnite, enverront chacune et dans l'ordre ‎‎5, 7 et 7 députés au parlement, soit une formule équitable ‎qui respecte le poids de chaque communauté, dans ‎l'équation nationale. Mais de ces acquis qui peut se ‎réjouir? Le Hezbollah, bien sûr, qui vient de marquer là ‎un point décisif, dans sa quête de reconnaissance ‎politique : le Hezbollah peut se féliciter, en effet, et, à ‎juste titre, d'avoir su et pu contourner à temps bien des ‎obstacles qui le visaient dans sa chair. Le tiers de ‎blocage, dont il dispose, désormais, au sein du futur ‎gouvernement, lui fournira les garanties nécessaires à ‎une présence active, sur la scène politique, une présence ‎qu'il mettra, comme par le passé, au service de la nation. ‎Mais la majorité a, aussi, plus d'un motif de réjouissance, ‎car, en dépit de ses réticences, elle a osé aller au-delà de ‎sa conception clanique de la chose publique et faire ‎preuve d'un réalisme salvateur, si ardemment souhaité ‎par les Libanais. Bref, la conférence de Doha est une ‎incontestable victoire, car ses acquis consacrent une ‎harmonie retrouvée à travers la belle formule "ni ‎vainqueur, ni vaincu", celle là même qui a, jusqu'ici, ‎assuré au Liban sa diversité, sa richesse et son ‎exclusivité

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Jeudi 22 Mai 2008

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