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L’Occident refuse de comprendre les Musulmans!


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Dialoguer, c’est discuter au pluriel dans la différence. Le dialogue n’exige pas d’aimer la ou les personnes avec qui on discute. A discussion peut se faire avec quelqu’un qu’on n’aime pas, et pendant longtemps, sans pour autant aboutir à une entente parfaite. En dialoguant, on peut rapprocher les point de vues ou les renforcer jusqu’à créer des espaces d’accord. C’est vrai qu’il est des dialogues qui exigent des concessions pour avancer. Mais il y en a d’autres qui ne le sont pas. En Islam, les concessions ne sont permises que dans le domaine strictement humain ou religieux d’ordre humain. Un Musulman, à titre d’exemple, dans son dialogue, ne peut, en aucun cas remettre en cause l’unicité de Dieu. Pour nous, Jésus n’est qu’un prophète et un messager de Dieu. Ceci pour dire que les Musulmans, dans tout dialogue, sont limités. L’Islam leur réserve des domaines largement suffisants pour s’y éclater. Et c’est ce que les Occidentaux peinent à comprendre avec leurs esprits libertins et sauvagement agressifs.


ajaghvou@hotmail.fr
Mercredi 6 Décembre 2006

Les Musulmans prétendent comprendre le monde occidental, même s’ils ne l’écoutent plus. Mais les Occidentaux peinent à comprendre les Musulmans pour diverses raisons propres à leurs façons de penser. La raison la plus commune est véhiculée par leurs médias et leurs cultures qui refusent d’admettre que l’Islam est différent des autres religions. Cette différence ne renie pas sa proximité des religions juive, chrétienne, toutes les trois issues de la foi abrahamique. A la différence que le Judaïsme et le Christianisme acceptent, sans le vouloir, d’être dissociés du quotidien de leurs adeptes. La religion chez les néo-Judéo-chrétiens est définie comme relation entre l’homme et son créateur.

En Occident, la religion se décrit comme "Un ensemble de croyances et de dogmes qui définissent le rapport de l’humain avec le sacré." ou "Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ses croyances." ou encore "Chemin spirituel" qui met en relation avec Dieu, à travers une doctrine et une pratique." A noter qu’il y a différence de sens entre le terme religion et ceux de foi et de superstition. La religion suppose un groupe, contrairement à la foi purement individuelle. C’est là où l’Islam marque une différence et se démarque des autres religions. Il se définit comme "Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’humain avec Dieu, d’un côté, et de l’autre, le rapport de l’humain avec son frère croyant ou non." A partir de là, la définition occidentale permet de séparer la religion de l’état, et c’est faisable. Quant à celle de l’Islam, cette séparation est quasiment impossible. Car, toujours selon lui, c’est à lui que revient la gestion des affaires du peuple dans sa moindre gesticulation. Et comme les Musulmans ont toujours appris, et ils l’ont dans le sang, que la religion doit être présente dans leurs vies, il serait vain de chercher à trouver des trucs pour les convaincre du contraire. Ils ne pourront pas, même s’ils le veulent, et même si on les canalise par des soi-disant Imams orientés. Les textes sont là et la différence en sera témoin ! N’oublions pas qu’il n’y a point de clergés en Islam et que nous sommes à l’ère où tout le monde peut se permettre sa propre lecture. Cette différence est susceptible de provoquer des conflits entre les communautés en occident. Car la laïcité n’est pas pour permettre à celui-ci de faire régner sa loi sur ses adeptes de plus en plus conscients de cette différence. Pour que ce conflit ne mène pas à la dérive, il est impératif de refaire les comptes et rectifier les différentes approches faites à ce sujet.

L’Islam est une fusion entre la foi et le droit, et entre l’humain et le divin. Les séparer, c’est mettre à mort la religion au sens islamique du terme. Ce qui donnerait quelque chose qui ressemble au christianisme ou au Judaïsme. Dans ce cas, nous serions tentés d’embrasser l’église, ou carrément, la religion juive, et tous les problèmes seront résolus. La différence entre nous et le reste de l’humanité ou presque, réside justement, dans l’acceptation de séparer la religion de l’état, ce que celle-ci réfute et que la majorité des Musulmans refuse. Par voie de conséquence, le dialogue interreligieux va perde sa fluidité en aboutissant à ce point.

Quand on a dans la tête que le Coran est la parole de Dieu, que Mohamed est le sceau des prophètes et que tous sont les mêmes, mais que les messages d’avant Mohamed ont subi des changements, tout dialogue se trouve limité devant des gens qui croient que l’Islam est la seule vérité divine contemporaine! La situation entre un Musulman qui dialogue avec un Chrétien, par exemple, n’est pas du tout la même. Le premier mène la discussion avec, en tête, que la religion musulmane n’a rien de divin et qu’elle est l’œuvre des Arabes. S’il ouvre bien les oreilles et que sa raison est disposée à recevoir, il risque, heureusement, d’abandonner sa propre religion. Le second discute, avec en tête, que l’autre appartient aux gens du livre mais qu’il est dérouté et que sa religion a été falsifiée. Pour le Musulman, l’Islam est l’héritier légitime de toutes les religions divines. Par conséquent, tous les humains sont tenus de s’y soumettre, d’où le mot Islam qui veut dire : Soumission.

Il n’y a pas de doute, l’Islam n’est pas une religion comme les autres dans leurs états actuels. Bien qu’il soit la synthèse divine des révélations précédentes, il n’a jamais admis qu’il est une religion « limitée essentiellement à la vie privée, et soumise au respect des lois et des principes démocratiques, comme l’on peut le comprendre à travers les différents écrits ». A caractère globaliste, puisqu’il s’adresse à l’humanité entière, son adaptation reste chimérique. Malgré son élasticité dans l’acceptation de ses opposants, l’Islam ne peut se soumettre ou accepter la suprématie de l’autre. Il a en lui quelque chose qui affirme avec force qu’il ne doit exister qu’une seule religion : L’Islam. Son principal mot d’ordre dans l’exercice de la vie, c’est de rester toujours plus haut.

On trouve explicitement, cet esprit de suprématie dans les principaux textes qui gèrent la vie pratique des Musulmans, mais aussi dans leurs comportements. Il est donc impossible de dompter un Musulman qui connaît bien sa religion, et lui faire admettre qu’il peut faire des concessions. Et même s’il les accepte dans des circonstances spéciales, il ne tardera pas à s’en laver les mains le moment opportun. Cette problématique fait de la peine aux occidentaux qui refusent de nous comprendre, induisant ainsi des millions de gens dans l’erreur. Et même ceux qui nous comprennent préfèrent nous montrer sous un angle néfaste, au lieu de clarifier les choses et faire admettre que la vie dans la diversité n’est pas une mauvaise chose. Ceux qui ont la force d’influence mettent le paquet pour faire avaler à leurs peuples que les Musulmans ne sont que des arriérés qui nuisent à la paix et le bien être de l’humanité. Se sentant agressés, une grande partie de ceux qui vivent en occident, se jette dans le prosélytisme pour s’affirmer, mais aussi dans le but de provoquer et, pourquoi pas, faire mal ! Cette situation maléfique qui n’est pas sans commanditaires, est le résultat du négationnisme et du mépris de l’indigène soufflé par la culture occidentale ingrate.

Pour rendre à César ce qui lui appartient, il n’est pas déconseillé de reconnaître à la civilisation islamique le fondement de la prospérité scientifique occidentale. Ensuite, et c’est si important, laisser l’Islam s’exprimer comme il l’entend, c’est-à-dire : Dans la différence et en l’acceptant tel qu’il se présente. Enfin, si on veut un vrai dialogue, on doit faire des efforts pour nous comprendre.

Laïd DOUANE


Mercredi 6 Décembre 2006

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