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L’OTAN aurait dû défendre la Turquie face à Israël


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Vendredi 18 Juin 2010

L’OTAN aurait dû défendre la Turquie face à Israël
Dans le monde versatile des alliances, il y a des attitudes qui laissent perplexe et celle de l’OTAN en est une : le raid meurtrier de la marine sioniste contre la flottille d’aides humanitaires pour Gaza aurait dû susciter une action concertée, de la part de l’Alliance, dans la mesure où la Turquie en est un membre actif et qu’à ce titre, elle a le droit de bénéficier de la protection de ses alliés.
Dans un récent article paru sur le site web « Information Clearing House », l’Américain William Blum, écrivain et historien de formation, relève ce paradoxe : pour lui, le désastre qui s’est produit, dans les eaux de la Méditerranée, est la conséquence logique de la double tragédie qu’a connu le Judaïsme, au siècle dernier, la tragédie de l’holocauste et celle de la création d’Israël. Au vu des événements qui rythment les relations internationales, Blum ne peut qu’avoir une vision très noire de l’avenir du monde. « Le monde où nous vivons semble aller droit à la confrontation. », estime-t-il. « Imaginez que la Turquie, en qualité de membre de l’Alliance Atlantique Nord appelle celle-ci à la rescousse, pour faire face à une agression armée de Tel-Aviv ; cet appel à l’aide ne peut, par principe, être ignoré, en vertu de l’article 5 de la Charte fondatrice de l’Organisation, le même article qui a servi de référence aux pays membres, pour qu’ils prêtent main forte aux Américains, une fois ceux-ci engagés, dans la guerre en Afghanistan, suite aux attentats du 11 septembre 2001. » Et Blum d’ajouter : « Car peut-on appeler autrement qu’un « casus belli », clair et net, à l’adresse d’Ankara, le fait qu’un navire immatriculé, en Turquie, et transportant des aides humanitaires, pour une population encerclée, soit pris d’assaut, dans les eaux internationales, et qu’il y perde, de surcroît, 9 de ses passagers, au cours d’un combat inégal ?… »
« Mais la réalité est que l’OTAN ne renoncera jamais à soutenir Israël. », reconnaît l’auteur. « Dire que les Américains, les Britanniques, les Français ou les autres Etats membres appuieraient, militairement, la Turquie, si, d’aventure, celle-ci en formulait la demande, relève de la puérile crédulité. Ce refus occidental sera, d’ailleurs, justifié, de la manière la plus ridicule qui soit. Seront avancés des arguments les uns plus illogiques, plus abracadabrants que les autres, et les alliés finiront par dire qu’aucune action n’est possible ». Mais quelle sera la réaction turque ?
« Dans une seconde phase, pronostique Blum, la Turquie pourrait être tentée d’appeler ses partenaires, au sein de l’OTAN, à abandonner leur soutien tous azimuts à Israël, mais a-t-elle quelque chance d’être entendue ? Bien sûr que non. Là aussi, comme ailleurs, la fin de non recevoir sera catégorique, car il n’est pas question de délaisser Israël, seul, face à ses déboires, dans un monde, où toute prise de position anti-sioniste est taxée d’antisémitisme. »
Selon Blum, la réaction la plus logique que les Turcs devraient manifester, face à ce rejet, consisterait à ce qu’ils claquent, tout bonnement, la porte, à l’OTAN, une alliance qui n’a d’alliance que le nom. Si Ankara opte pour cette option « radicale », son exemple risque d’être suivi par l’Azerbaïdjan et cinq autres petites républiques d’Asie centrale, « furieuses, elles aussi, de voir leurs intérêts faire toujours l’objet de compromissions entre les grandes puissances ». Pour l’auteur, « ce désistement général ne peut que déboucher sur une profonde crise de confiance, au sein de l’OTAN, avec, à la clé, l’émergence des questions sensibles que les petits membres évitaient, jusque là, de se poser. Ces derniers pourraient se demander, par exemple, pourquoi ils devraient s’impliquer là où les Américains le veulent, en Afghanistan, au Kosovo, en Irak, sous prétexte que la sécurité nationale du Big Brother est visée ? Cette grande interrogation fait, d’ailleurs, écho à celles posées, il y a quelques jours, par Charlie Rose, au vice-Président américain, Joe Biden, à un vice-président monté sur ses grands chevaux et qui prétendait : « Il faut exercer un maximum de pression sur Israël, de façon à ce qu’il autorise le transit de matériau de construction vers Gaza. », Rose a rétorqué : « Et bien M. le vice-président, que veut dire, exactement, exercer des pressions ? Avez-vous menacé Israël de lui couper les centaines de milliards d’aides militaires et économiques qui lui sont destinés, chaque année ? Avez-vous inséré le nom des autorités israéliennes sur la liste noire des gens qui sont interdits d’accès au territoire américain ou qui risquent de voir bloqués leurs comptes bancaires ? Tout le monde connaît le bilan catastrophique d’Israël, en matière des Droits de l’Homme ; c’est un gouvernement qui a à son actif le crime de guerre et le crime contre l’humanité. Ce sont des fautes graves, passibles de poursuite judiciaire, dans tout pays démocratique. Avez-vous réclamé que de telles poursuites soient engagées, à l’encontre des officiels israéliens, quand ils se rendent sur le territoire américain ou dans d’autres Etats démocratiques ? et puis, comment se fait-il que les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas, eux-mêmes, pris l’initiative d’exporter des matériaux de construction vers Gaza ? »
Selon Blum, le double langage de l’administration américaine et son laxisme, face à Israël, finiront par scandaliser les Américains, car, comment la conscience collective de la société peut-elle se conformer à des contractions aussi flagrantes que celles-ci : « Alors qu’Israël qualifie de terroristes les pacifistes, à bord de la « flottille de la liberté », ceux là même qui ont tenté les mains nues de se défendre, face à l’assaut de ses commandos, les Américains, eux, se souviennent des passagers de l’avion détourné, le 11 septembre 2001, comme autant de héros, pour avoir cherché à désarmer les preneurs d’otages. »
Blum en vient, d’ailleurs, à dépoussiérer deux autres affaires identiques à celle de la « flottille de la liberté ». « En 2009, écrit-il, la marine sioniste s’est attaquée à un bateau transportant des médicaments qui voguait dans les eaux internationales vers Gaza ; une ancienne congressiste, Cynthia McKinney, se trouvait à bord. Quelque 28 ans plus tôt, c'est-à-dire, en 1967, une attaque similaire de la marine sioniste visait un autre navire américain, « USS Liberty ». Le raid a couté la vie à 34 Américains et en a blessé 173 autres ». Et Blum poursuit : « Quelle fut la réaction du Président Nixon, à l’époque, presque la même que celle du Président Obama, à savoir, un petit coup de colère suivi de vains regrets ».
« On aurait aimé que, dans le cas de la « flottille de la liberté », la ministre des A.E, Hillary Clinton, s’en prenne à Israël, un peu comme elle l’a fait, face à la Corée du nord. A Pyongyang, qui venait de frapper un navire de son voisin du sud, elle a lancé une mise en garde catégorique, « comme quoi les Nord-Coréens feraient mieux de renoncer à ce genre de provocations et de menaces et de s’engager, sagement, sur la voie du démantèlement de leurs armes nucléaires. Clinton a, clairement, laissé entendre que le raid ne resterait pas sans impacts sur le pays qui l’a planifié…. ». « Pour quelle raison, se demande Blum, la diplomatie américaine ne tient pas un langage similaire envers Israël, alors que ce pays n’a pas hésité à revendiquer, haut et fort, l’opération armée contre le convoi maritime pour Gaza et qu’il reconnaît lui-même avoir en sa possession des bombes atomiques. »
A la fin de son article, Blum relève l’hypocrisie du président, quand Obama annonce que « personne n’est au-dessus des lois », mais qu’il refuse, dans le même temps, de donner son aval à une action en justice contre Bush et Cheney ; ou encore, lorsqu’il affirme que « l’avenir n’appartient pas aux pays qui stockent les missiles », alors que l’arsenal américain ne cesse de s’agrandir, de jour en jour. « Le temps est, peut-être, venu, pour que les Américains cessent de jouer les incrédules. Il est grand temps, pour eux, de se dresser contre ceux qui les prennent pour des imbéciles.»

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Vendredi 18 Juin 2010


Commentaires

1.Posté par Nassim le 18/06/2010 18:20 | Alerter
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Dans ce monde actuel ou on a calculé les probabilités et les statistiques d'évènements dans le cosmos. Dans ce monde ou on a filmé et médiatisé les séquences les plus secrètes. y a-t-il quelqu'un qui nous donne les résultats sur:
Combien un américain et chaque occidental paye pour la criminelle existence d'Israël?
Combien d'heure, un Américain et chaque occidental, travail pour faire survivre l'éphémère existence criminelle d'Israël.
Le problème est que Israël, sait quel mène une existence très facile en s'auto-détruisant avec l'argent, biens et travail des autres! le pouvoir Israélien ne se soucie même pas de l'avenir de ses générations future! qui seront alors obligé de vivre dans des guerres infinies, même si le monde sera anéanti, même que si il n y aura dans ce que deux Israéliens ils se tueront pour un sujet ridicule sans intérêt!
la terre appartient à toute l'humanité; chaque humain doit entretenir la parcelle dont il est responsable et la protéger de tous les diables; tout en ayant d'être fière d'inviter et de la partager avec l'ange qui lui plait.

2.Posté par Nassim le 18/06/2010 18:38 | Alerter
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Dans ce monde actuel ou on a calculé les probabilités et les statistiques d'évènements dans le cosmos. Dans ce monde ou on a filmé et médiatisé les séquences les plus secrètes. Y a-t-il quelqu'un qui nous donne les résultats sur:
Combien un américain et chaque occidental paye pour la criminelle existence d'Israël?
Combien d'heure, un Américain et chaque occidental, travail pour faire survivre l'éphémère existence criminelle d'Israël?
Le problème est que Israël, sait quel mène une existence très facile en s'auto-détruisant avec l'argent, biens et travail des autres! le pouvoir Israélien ne se soucie même pas de l'avenir de ses générations future! qui seront alors obligé de vivre dans des guerres infinies, même si le monde sera anéanti, même que si il n' y aura dans ce monde que deux Israéliens ils se tueront pour un sujet ridicule sans intérêt!
la terre appartient à toute l'humanité; chaque humain doit entretenir la parcelle dont il est responsable et la protéger de tous les diables; tout en ayant le droit d'être fière d'inviter et de la partager avec l'ange qui lui plait.
D'ailleurs les Israéliens ne croient pas à la moral, ils ne croient pas à la personne morald'un état quelconque même si c'est Israël; seule la fin justifie les moyens.

3.Posté par kenan le 19/06/2010 01:02 | Alerter
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toutes les organisations internationales ont été crée par les us et occidentaux dans le seul but de controler le monde autour d'une table, au lieu de faire la guerre. ca coute moins cher.
Otan, onu, fmi, oecd, etc.. tous sont sous controle US.et amis occidentaux.
ces votes sont bidons puisque US ont un droit de veto.




4.Posté par Nassim le 19/06/2010 19:35 | Alerter
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Réponse à Kenan.

On peu tuer l'homme. Mais l'homme vivra et mourra toujours seule et indépendant. C'est pourquoi il faut s'obliger à vivre dans la bravoure et l'honnêteté.
Seules les étourdis et les idiots qui ne comprenne pas ça.

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