Economie

L'OPEP campe officiellement sur ses positions, malgré les demandes du président américain



Vendredi 18 Janvier 2008

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) Abdallah el-Badri juge toujours le marché du brut bien approvisionné même si le cartel se tient "prêt" à pomper plus si les fondamentaux le justifient.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est "prête" à tout moment à "augmenter sa production si les fondamentaux le justifient", mais "il n'y a pas de manque" de pétrole actuellement, a déclaré son secrétaire général Abdallah el-Badri à l'AFP mercredi dans un courriel.


L'OPEP tient une réunion extraordinaire le 1er février à Vienne et pourrait alors réviser ses plafonds de production.


"Les prix actuels du pétrole", qui ont dépassé pour la première fois début janvier les 100 dollars par baril, "ne reflètent pas les fondamentaux", à savoir l'offre et la demande, poursuit M. el-Badri, qui précise qu'"aucun pays membre (de l'OPEP) n'aime voir des prix trop élevés ou trop bas".


La récente envolée des cours du brut "est la conséquence de tensions géopolitiques persistantes, de l'affaiblissement du dollar, des limitations et contraintes dans le système de raffinage américain" et surtout "du rôle croissant des spéculateurs", en particulier depuis le mois de septembre, a-t-il détaillé.


"Je voudrais aussi insister sur le fait que le ralentissement de l'économie américaine auquel nous assistons n'est pas le résultat des prix du pétrole", a-t-il insisté.


Il y a dix jours, le ministre émirati de l'Energie, Mohammed Al-Hameli et son homologue algérien, Chakib Khelil, avaient tenu des propos similaires.


Le marché pétrolier est "suffisamment approvisionné, il n'y a pas lieu d'augmenter l'offre", avait déclaré à l'AFP M. Khelil, actuel président de l'OPEP.


"L'OPEP continuera de jouer son rôle d'une manière dynamique pour garantir un bon approvisionnement de l'économie mondiale et la stabilité des marchés, pour le bien du monde entier", a-t-il déclaré devant la Chambre de Commerce et d'Industrie de Nicosie.


Le président George W. Bush a achevé mercredi une tournée au Moyen-Orient, d'où il est reparti avec "l'espoir" que l'Opep augmenterait sa production, alors que l'économie américaine est menacée de récession.


Les cours du pétrole ont atteint le record historique de 100,09 dollars le baril le 3 janvier à New York, mais ils ont depuis perdu près de 10 dollars, à cause des inquiétudes sur l'économie américaine.


Jeudi 17 Janvier 2008

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