Géopolitique et stratégie

L'OCS et les Etats-Unis, rivaux géopolitiques (Voenno-promychlenny kourier)


L'Organisation de coopération de Shanghai marque cette année son cinquième anniversaire. Elle regroupe six pays membres (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizie, Tadjikistan et Ouzbékistan) et quatre pays observateurs (Mongolie, Inde, Iran et Pakistan).


RIA Novosti
Mercredi 11 Octobre 2006




A l'échelle globale, c'est une association puissante. Les membres de l'organisation occupent les trois cinquièmes du territoire de l'Eurasie, comptent un quart de la population de la planète et ont un PIB total de 2500 milliards de dollars. Compte tenu de l'adhésion possible de nouveaux membres, l'OCS disposera de ressources humaines immenses (3 milliards de personnes), de la moitié des réserves mondiales de pétrole et de gaz et de moitié environ du potentiel défensif accumulé sur le globe terrestre.

Outre l'intégration économique (l'organisation projette la libre circulation des marchandises, des capitaux, des technologies et des services d'ici vingt ans), non moins importante s'avère l'intégration militaire. Lors de son sommet de juin dernier à Shanghai l'OCS a approuvé un programme de coopération dans la lutte contre le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme pour la période 2007-2009. Réuni fin septembre à Pékin, le Conseil de la Structure antiterroriste régionale de l'OCS a confirmé que les six pays avaient institué leur organisation non seulement en vue du développement et de la coopération économiques mais aussi pour assurer leur sécurité et accomplir des tâches géopolitiques.

L'intégration militaire et la géopolitique énergique des six Etats de l'OCS a déjà "effrayé" les Etats-Unis au point que le sous-secrétaire d'Etat américain pour l'Asie centrale et l'Asie du Sud, Richard Boucher, a exhorté l'OCS, au nom de l'administration Bush, à renoncer aux déclarations géopolitiques pour se concentrer sur l'économie.

La politique de Washington à l'égard de l'OCS est souvent appliquée sous forme de prétendue assistance amicale aux anciennes républiques soviétiques.

Par exemple, le Kazakhstan accepte volontiers l'aide américaine à la modernisation de ses forces armées. En 2005, Washington a accordé à Astana 30 millions de dollars, soit 7% du budget militaire du Kazakhstan à l'époque. Au début de l'année en cours, a été signé un plan d'actions bilatéral dans le cadre du partenariat individuel entre le Kazakhstan et l'OTAN.

La Kirghizie reste elle aussi assise sur deux chaises à la fois. C'est l'unique pays de la CEI à abriter sur son territoire une base aérienne américaine (Gansi). Le montant du loyer annuel n'a pas encore été rendu public mais d'après certaines informations, il serait d'environ 200 millions de dollars par an, soit 10% de son PIB. On comprend que cette amitié avec les Américains n'est pas du goût de la Chine et de la Russie.

L'OCS et les Etats-Unis et aussi, dans un certain sens, l'OTAN sont, déjà de fait, des rivaux géopolitiques en Asie centrale.


Mercredi 11 Octobre 2006


Commentaires

1.Posté par nicolas le 19/04/2007 02:26 | Alerter
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yo quiero muchas a estados unidos

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