Diplomatie et relation internationale

L'Iran réclame la libération de son diplomate enlevé en Irak


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C'est, hélas, une donnée répétitive de la guerre américaine contre l'Irak: les Etats unis s'y comportent comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ils y ont débarqué, avec fracas, sûrs d'eux et dominateurs.


IRIB
Mercredi 7 Février 2007

Mais depuis qu'ils y sont, pour faire le "bonheur" des autoctones "contre leur gré", pas un jour ne passe sans qu'ils n'enfreignent les règles les plus élémentaires de l'éthique, de la diplomatie, et bref, de tout ce qui permet la coexistence pacifique des hommes sur notre planète, terre. Dimanche, à Bagdad, un haut diplomate iranien a été enlevé, en plein jour, sous les yeux ahuris des passants, par des hommes liés au Ministère irakien de la défense, un ministère qui, rappelons-le, agit, depuis l'invasion américaine, sur l'ordre direct de l'Occupant. Pour la RII, qui s'est exprimée, hier, à ce sujet, par la voix du Porte-parole de sa diplomatie, c'est sur l'Amérique qui convient de porter tous les soupçons. Les troupes américaines n'ont-elles pas violé la sacralité diplomatique, à Erbil, en enfonçant les portes du Consulat iranien et en arrêtant les cinq diplomates qu'elles détiennent toujours? Depuis l'annonce, le 10 janvier dernier, de sa nouvelle stratégie irakienne, sur laquelle, les analystes avaient fondé de faux espoirs, Bush est entré dans une guerre ouverte contre l'Iran, dans la perspective de ce que certains officiels de presse qualifient, très justement, de "tentative de minage".

Pour les Etats Unis d'Amérique, tout rapprochement Téhéran Bagdad est à craindre, et, à ce titre, digne d'être miné, car une alliance, à l'échelle de tous les Etats de la région, signifie, à terme, la fin des ambitions hégémonistes de Washinton. Mais si l'Amérique croit pouvoir réussir, par ce genre de politique désunioniste, là où les autres puissances colonialistes ont échoué, c'est qu'elle est allée trop vite en besogne. La RII ne cherche, ni guerre, ni complication, dans une région, où la paix et la stabilité sont plus que vitales, mais elle n'entend pas, non plus, rester, définitivement, les bras croisés, alors que les Américains continuent leurs provocations. Après tout, ce n'est pas à l'Iran, pays géographiquement, culturellement, et historiquement, moyen-oriental, de se conformer aux politiques de la Maison Blanche. C'est plutôt l'inverse qui est, à tout point de vue, logique, juste et équitable.



Mercredi 7 Février 2007

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