Politique Nationale/Internationale

L'Iran n'échappera pas à l'appétit hégémonique de l'empire, article mis à jour le 28 octobre 2006


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Pour ceux qui estiment encore que l'Iran échappera à l'empire, voici quelques éléments qui laissent à penser le contraire.
Gardez toujours à l'esprit que les guerres américaines sont des guerres pour le compte d'Israël, comme nous l'a démontré la dernière aventure militaire en Irak, qui aura servi à diviser le pays pour l'offrir à l'appétit de l'expan-sionisme israélien.

Quelles que soient les conséquence économiques pour les Américains, l'administration bush se soumettra au dictat des lobbys israéliens. Ces lobbys ont réussi à convaincre la clique à Bush de sacrifier les intérêts énergétiques US au profit de l’intérêt géographique d'Israël.
Si un lobby comme celui du pétrole n'a pu faire face aux lobbys israéliens, comment penser un instant que les va t-en guerre US seraient affectés des conséquences quelles qu'elles soient. Tant que les intérêts israéliens sont saufs, peu importe les conséquences.

Le projet du ''grand Moyen-Orient'' n'est rien d'autre que la réalisation du projet du ''grand Israël''. Dire cela est politiquement incorrecte, le siècle dernier nous a pourtant démontré combien les intérêts israéliens prédominaient sur ceux de l'humanité, et particulièrement des voisins arabes et musulmans ?

L’Iran est le talon d'Achille de l'empire. Plus vulgairement, un bâton merdeux. Quel que soit le bout par le lequel il est pris...

Il en va de la survie de cet empire américano sioniste, attaquer revient à détruire l'ordre mondial actuel. Ne pas attaquer, revient à supporter le courroux sionistes dont les conséquences pour les américains seraient aussi désastreuses qu'un conflit avec l'Iran.

Quoi qu'il en soit le début de la fin (de l'ordre mondiale) est proche, le prochain sera t-il celui des opprimés... ?


Alter Info
Vendredi 27 Octobre 2006

La guerre psychologique du régime sioniste contre l’Iran

Alors que les Etats-Unis et le triangle européen (Allemagne, Grande Bretagne, France) tentent, à nouveau, d’exercer des pressions politiques, à l’encontre de la RII, les responsables du régime sioniste réitèrent leurs accusations et allégations infondées et ridicules, au sujet du programme nucléaire civil iranien, pour intensifier leur guerre psychologique contre Téhéran. Au cours d’une rencontre avec Javier Solana, le haut représentant de l’U.E pour la politique extérieure, en tournée, au Moyen-Orient, les autorités israéliennes ont accusé l’Iran de vouloir fabriquer l’arme atomique, cherchant, ainsi, à détourner l’attention de l’opinion publique de la menace que représente l’arsenal nucléaire israélien. Le Premier ministre du régime sioniste, Ehud Olmert, a déclaré, de son côté, que l’Iran avait redoublé d’efforts, pour mettre la main sur l’arme atomique. Sa Ministre des A.E, Tzippi Livni, a prétendu, lors de son entretien de vendredi avec Javier Solana, que le danger iranien menaçait toute la région du Moyen-orient, ainsi que l’Europe. Elle a demandé au patron de la diplomatie européenne de faire du dossier nucléaire iranien sa priorité, en lieu et place du processus de paix au Moyen-orient. Même son de cloche, chez le vice-Premier ministre du régime sioniste, Shimon Perez, qui avait accusé, il y a quelques temps, la Communauté internationale, de faiblesse, face à ce qu’il a appelé les menaces nucléaires iraniennes. Toutes ces provocations prouvent qu’Israël cherche à duper la Communauté internationale. Les responsables sionistes savent très bien qu’Israël, régime usurpateur, est basé sur l’occupation et le terrorisme, et qu’il n’a aucune place au sein de la Communauté internationale. L’indignation contre Israël et les exactions, commises, par les Sionistes, se sont exprimées, à plusieurs reprises, dans de nombreux sondages, notamment, en Europe, dont la population estime qu’Israël et les Etats-Unis sont les deux principales menaces à la paix et à la sécurité internationale, et ce, en dépit du soutien des gouvernements européens à Tel-Aviv. L’adoption d’une centaine de résolutions contre les exactions israéliennes, qui s’est, bien entendu, heurtée au veto américain ou qui n’a jamais été appliquée, montrent, pourtant, l’indignation profonde de la Communauté internationale, face au régime factice d’Israël. En matière nucléaire, le régime sioniste, qui refuse de signer le TNP et qui détient près de 400 ogives atomiques, demeure la seule et unique menace nucléaire de la région. Compte tenu d’un tel passé et d’une telle nature agressive et usurpatrice, les responsables du régime sioniste tentent de duper l’opinion publique internationale avec leurs allégations mensongères, au sujet du programme nucléaire civil iranien. Pourtant, la Communauté internationale a assez de discernement, pour n’accorder aucune valeur, ni aucun crédit, à ces allégations infondées.


Les pressions américaines sur l’AIEA

En tant qu’instance chargée de superviser le bon fonctionnement et les activités nucléaires de différents pays, dans le cadre du TNP, l'Agence internationale de l'énergie atomique a vécu, ces dernières années, au rythme des pressions américaines. Le quotidien Wall Street Journal, lié aux néo-conservateurs américains, a vivement attaqué dans son édition du jeudi 26 octobre l'attitude du Directeur général de l’AIEA Mohamed El-Baradeï. « Washington a reconduit la mission d’El-Baradeï, à condition qu’il fasse pression sur l’Iran. », écrit le Wall Street Journal; ce qui n'est pas surprenant de la part d'un journal, financé par le lobbie sioniste, Ipek, qui rédige, d’ailleurs, une grande partie des articles de ce quotidien. « De quel droit El-Baradeï proteste contre le rapport du Président de la Commission permanente de renseignements du Congrès américain sur l’Iran ? », s'écrie le journal, qui fait allusion au rapport, remis par le Congrès américain au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, lors de la réunion de septembre dernier de ce Conseil, mais qui s'est heurté à la vive protestation des inspecteurs de l’AIEA, vu ses mauvaises intentions et sa fausseté. Mais tout ne s’arrête pas là : Mohamed El-Baradeï, bien qu’il ait agi, lors de la réunion de l’année dernière du Conseil des gouverneurs, de manière à préparer le renvoi du dossier nulcéaire iranien au Conseil de sécurité des Nations unies pour répondre aux diktats de la Maison Blanche, il n’a pas pu, cependant, aider les Etats-Unis à parvenir, totalement, à leurs objectifs anti-iraniens. Car il était, en effet, obligé d’annoncer, dans certains cas, les réalités qui existaient. Entre autres, on peut évoquer l’interview d’il y a environ une semaine d’El-Baradeï avec le News Week, au cours de laquelle, il a critiqué les problèmes que les Etats-Unis ont crée pour l’AIEA et a fait part des entraves qui se trouvent sur le chemin de l'Agence pour accomplir ses responsablités, sans oublier de révéler quelques réalités dont la manque de l’indépendance d’action de cette instance dans la préparation des rapports documentaires. Il a dit, par exemple, que les images satellites qu’on met à la disposition de l’AIEA pour détecter et superviser les activités nucléaires, ne sont pas, nécessairement, un document sur lequel on puisse baser un rapport réaliste et impartial. En tout état de cause, les pressions excercées sur l’AIEA, dans les conditions où les Etats-Unis déploient tous leurs efforts pour frapper l'Iran de sanctions, sont entrées dans une nouvelle phase. Et il semble que l’article rédigé par Wall Street Journal s’avère une prélude à la répétation de ce scénario dans la nouvelle donne des évolutions du nucléaire iranien.




Le Ministre iranien des Affaires étrangères qualifie d’inutile toute tentative d’adopter des sanctions contre l’Iran


Le Ministre iranien des Affaires étrangères, Manoutchehr Mottaki, a déclaré, aujourd'hui, samedi, qu’il serait, désormais, impossible de priver les nations de leurs droits légaux, par des menaces ou des intimidations. Lors d’une rencontre, ce samedi, à Téhéran, avec le Ministre comorien de l’Agriculture, Manoutchehr Mottaki, a réitéré le caractère, purement, pacifique du programme nucléaire de l’Iran, avant de souligner que toute tentative d’adopter des sanctions, à l'encontre de Téhéran, serait inutile, en faisant allusion aux efforts diplomatiques des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et de l’Allemagne, pour faire adopter une résolution anti-iranienne, au Conseil de sécurité de l’ONU. Rappelons que Washington accuse l’Iran de vouloir avoir accès à l’arme atomique, alors que la Maison Blanche n'a présenté, jusqu’à présent, aucune preuve confirmant une quelconque dérive de Téhéran vers le nucléaire militaire. Alors que l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) et son Directeur général, Mohammad El-Baradeï, ont, constamment, confirmé le caractère pacifique des activités nucléaires de l’Iran, les Etats-Unis s'efforcent, à tout prix, d'instrumentaliser l’AIEA, ainsi que le Conseil de sécurité des Nations-unies, pour pouvoir faire adopter des sanctions, à l’encontre de la RII, ce qui pourrait, d’ailleurs, remettre en question la crédibilité de ces instances internationales, en les réduisant à des organes soumis à l'unilatéralisme américain, chose, qui a sucscité, aussi, l’opposition de certains alliés européens de la Maison Blanche. A titre d’exemple, le Ministre finlandais des Affaires étrangères, dont le pays assume la Présidence tournante de l’Union européenne, a déclaré, aujourd'hui, lors d’une conférence de presse, que l’Union européenne n’avait aucun document prouvant que le programme nucléaire l’Iran avait une finalité militaire. Interrogé, par le journaliste de l’Agence de presse iranienne, IRNA, sur la réaction de l’Union européenne, à l’égard de toute action contre l’Iran, le Chef de la diplomatie finlandaise a précisé que l’Union des 25 ne soutiendrait aucune action, à l’encontre du gouvernement iranien. Ceci dit, contrairement aux prétentions des dirigeants américains, l’Iran n’est pas du tout isolé, sur la scène internationale. Par contre, ce sont les Etats-Unis, eux-mêmes, qui se trouvent isolés, même, au sein du Conseil de sécurité des Nations-unies. En effet, les divergences de vue persistent, au Conseil de sécurité, en ce qui concerne les mesures, proposées, par Washington, à l’encontre de Téhéran. La Maison Blanche souhaite imposer de sévères sanctions à l’Iran, tandis que la Russie et certains autres membres du Conseil demandent des modifications, dans l’avant-texte de la résolution, pour l’adoucir. En tout état de cause, quelle que soit la décision finale des membres permanents du Conseil de sécurité + l’Allemagne, la mise en service d'une seconde cascade de contrifugeuses, en Iran, témoigne de la volonté de Téhéran d'utiliser l’énergie nucléaire, à fin pacifique, conformément à ses droits reconnus par les lois internationales.


Déclarations du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères face aux positions recentes de Tony Blair
TEHERAN.IRNA.27 OCTOBRE 2006.



Le porte-parole du du ministère iranien des Affaires étrangères en réaction au propos du premier ministre britannique, Tony Blair a déclaré dans un communiqué que malheureusement parmi les interlocuteurs de la République Islamique d'Iran, la Grande-Bretagne va toujours en accentuant l'atmosphère de méfiance , entre les pays qui font partie de la négociation avec l'Iran et les déclarations récentes de son premier ministre."
Seyyed Mohammad Ali Hosseini a ajouté dans son communiqué que Téhéran "comme il l'a réitéré dans de multitudes occasions, cherche seulement à faire valoir ses droits légaux et évidents à la technologie nucléaire pacifique dans le cadre du TNP ; les rapports de l'Organisation Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) sont explicites quant à l'absence de déviation de ces activités."

Après avoir évoqué les accusations répétées lancées par Blair sur "la persistance de l'Iran pour fabriquer la bombe atomique", Hosseini a répondu : "le gouvernement britannique refuse le programme atomique pacifique iranien tandis qu'il travaille pour la capacité de ses centrales nucléaires et a assigné des millions de livres sterling pour préparer les missiles et les arsenaux nucléaires établis dans son territoire propre ainsi que ses bases disposées en Europe et dans la zone."

Le porte-parole a rappelé la position du premier ministre britannique quant aux événements de la région et son appui en armement donné à Israël dans l'attaque de celui-ci contre le peuple innocent du Liban, c'est pourquoi il a demandé aux hommes d'Etat anglais de ne pas répéter les positions que maintient Tel-Aviv ajoutant. "Il serait plus positif que le gouvernement anglais prête attention à la préoccupation des musulmans de la zone face aux
armes nucléaires d'Israël et exprime de manière transparente sa position sur les bombes atomiques du régime illégitime sioniste."

source Irna


Rencontre Bush- Scheffer

IRIB - Le Président américain, George W Bush a rencontré le Secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, à la Maison Blanche.

Les deux parties se sont entretenues de diverses questions, notamment l'opération actuelle des militaires de l'OTAN en Afghanistan.

Lors de cet entretien, Bush a prétendu que la volonté de l'Iran à accéder à la technologie nucléaire à vocation militaire était inacceptable, demandant à la communauté internationale d'oeuvrer pour arrêter les activités nucléaires iraniennes


L'Iran n'échappera pas à l'appétit hégémonique de l'empire, article mis à jour le 28 octobre 2006

L'AJC accuse le Hezbollah des attentats de Buenos-Aires, malgré l'arrêt de la Cour suprême argentine

Voici un autre article le 13 aout 2006 qui confirme l'intox médiatique initiée par les sionistes.


Le 13 juillet 2006, c'est-à-dire le jour où Israël lança son offensive contre le Liban, nous avons informé nos lecteurs de ce que l'American Jewish Committee (AJC) exerçait des pressions sur des magistrats argentins pour réécrire l'histoire des attentats de Buenos-Aires (« Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires » par Thierry Meyssan, Voltaire, 13 juillet 2006.). Il s'agissait de revenir sur l'arrêt de la Cour suprême écartant la piste du Hezbollah dans la destruction de l'ambassade d'Israël et du Centre communautaire juif en 1992 et 1994.



Bien, qu'à la suite de la plainte déposée par le groupe du Docteur Oscar Abdura Bini contre l'AJC pour pression sur la justice, l'affaire ait été bloquée, l'AJC agit comme si sa version était établie.

L'American Jewish Committee lancera le 14 août 2006 une campagne de spots de deux semaines sur CNN et Fox News accusant le Hezbollah de ne pas être le parti de la résistance libanaise, mais une organisation terroriste internationale, et donc de représenter un danger pour les États-Unis. L'AJC appuie son raisonnement sur l'imputation mensongère des attentats de Buenos-Aires au Hezbollah.

Réseau Voltaire




L'iran rejette les accusations de quelques magistrats argentins
IRNA.27 OCTOBRE 2006
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères de la République Islamique d'Iran a réagi devant les prétentions de quelques magistrats argentins qui affirment que Téhéran a été impliquée dans la tentative contre le bâtiment du siège juif de Buenos Aires, soulignant que ce type d'accusations sont sans fondement et qu'elles sont lancées pour que le régime sioniste puisse atteindre ses objectifs politiques.

Mohammad Ali Hosseini a rejeté ces accusations dans un communiqué rendu public aujourd'hui jeudi devant les déclarations faites hier par Alberto
Nisman, qui instruit ce dossier.


Hosseini dans son communiqué a fait référence aux différents cas de corruption du juge Juan Jose Galeano et aux verdicts émis par le juge britannique qui a absout le diplomate iranien tout comme INTERPOL, que ne confirment pas ces accusations.


"Il est nécessaire que les autorités compétentes argentine évitent les erreurs du passé et fondent chacune de leurs déclarations sur des arguments solides
"a souligné le responsable iranien.


Le porte-parole a indiqué que "la République Islamique d'Iran souhaiterait qu'on instruise le cas de l'attentat perpétré contre le chargé d'affaires iranien
en Argentine et que l'enquête aboutisse afin qu'on punisse les responsables de ces actions inhumaines."


Le 18 juillet 1994, une bombe a explosé rue Pasteur, à Buenos Aires, où ans 85 personnesont trouvé la nmort et plus de 150 autres ont été blessés.

source irna



Manif en Argentine pour soutenir la RII

IRIB - Plusieurs centaines d’Argentins se sont rassemblés, vendredi devant l’Ambassade de la RII à Buenos Aires, en soutien à l’Iran et Hezbollah libanais et pour dénoncer le rapport de la justice argentine sur le dossier dit Amia. Les manifestants, composés de musulmans, d’activistes anti-impérialiste et anti-sioniste ainsi que les militants de nombreux partis politiques ont apporté leur plein soutien à la RII et au Hezbollah libanais, dénonçant le réquisitoire du procureur argentin Alberto Nisman contre Téhéran dans le dossier d’Amia. Le procureur a accusé certains responsables iraniens et ceux du Hezbollah libanais d’être impliqués dans l’explosion survenus en 1992 d’un centre juif en Argentine. Les manifestants ont qualifié ces accusations d’infondées formulées par les lobbies sionistes. Les manifestants ont demandé à la justice et au gouvernement de leur pays de ne pas tomber dans le piège des éléments pro-américains et pro-sionistes.


L'Iran n'échappera pas à l'appétit hégémonique de l'empire, article mis à jour le 28 octobre 2006
Une attaque nucléaire sur l'Iran est toujours sur l'agenda. Que fera le Congrès ?

par Jorge Hirsh

Le 25 octobre 2006
antiwar.com, Planète Non Violence (traduction de l'anglais)

L'administration Bush a radicalement redéfinie l'utilisation du nucléaire : les armes nucléaires américaines ne sont plus considérées comme qualitativement différentes des armes conventionnelles. Un grand nombre d'action de l'administration ces dernières années suggèrent vivement qu'une utilisation imminente du nucléaire US est en cours de planification, et cela a été confirmé par le refus explicit de Bush d'écarter une attaque nucléaire contre l'Iran. Nous avons tous été prévenu. Le fait que la Corée du Nord est maintenant une puissance nucléaire n'y change rien - Bien au contraire.

Il y a eu des craintes que les US utilisent des armes nucléaires lors de leur attaque contre l'Irak, mais ses craintes ne se sont pas matérialisées. Par conséquent certains argumenteront que les craintes actuelles d'une attaque nucléaire contre l'Iran ne se matérialiseront pas non plus. D'autres argumenteront qu'il y a eu d'autres occasions ces 60 dernières années lorsque les US ont été à deux doigt d'utiliser les armes nucléaires et ne l'ont pas fait, que le seuil d'utilisation des armes nucléaires est resté extraordinairement élevé, et que « tout le foin » fait sur le nucléaire c'est juste une astuce pour effrayer les opposants (« théorie de l'homme fou »). Ces arguments sont faux. Les US n'a jamais été aussi proche depuis Nagasaki d'utiliser à nouveau des armes nucléaires. Cette année, pour la première fois de son histoire, la société Américaine de Physique qui représente 40 000 membres de la profession qui ont crée les armes nucléaires a publié un communiqué exprimant sa profonde inquiétude sur le sujet :

« la Société Américaine de Physique est profondément inquiète de l'utilisation possible d'armes nucléaires contre des états ne possédant pas d'armes nucléaires et pour des buts de contre prolifération préventive. »


Dans le cas de l'Irak, notre adversaire était si faible qu'il n'y avait aucune justification possible aux yeux du monde à l'utilisation d'armes nucléaires. L'Iran c'est différent : il possède des missiles qui pourraient frapper les forces américaines en Irak et dans le Golfe Persique, de même que des villes israéliennes. L'Iran a aussi une grande armée conventionnelle. Les 150 000 soldats américains en Irak courront des risques importants s'il y a une guerre avec l'Iran, et les américains soutiendraient une attaque nucléaire sur l'Iran une fois que l'administration aura crée une situation ou elle peut avancer qu'une telle action sauvera un grand nombre de vies américaines.

Dans les guerres américaines passées, les armes nucléaires n'ont pas été utilisées à cause d'un risque élevé inacceptable de déclencher un conflit nucléaire avec l'Union Soviétique ou la Chine. Parce qu'il semble que la Corée du Nord a une force de dissuasion nucléaire, et à cause du risque que la Chine soit impliquée, il n'y a pas de danger que les US attaquent la Corée du Nord. En fait, Bush utilisera le fait que la Corée du Nord ait rejoint le club nucléaire et dira qu'il n'a pas été assez dur en ce qui concerne la Corée du Nord, comme justification pour attaquer l'Iran avant qu'il ne rejoigne lui aussi le club. Peu importe le fait que, contrairement à la Corée du Nord, l'Iran a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de suivre cette voie, et il n'y a aucune preuve qu'il le fasse. La nucléarisation de la Corée du Nord sera utilisée par l'administration Bush comme argument pour attaquer l'Iran avec des armes nucléaires, c'est peut être pour cela que l'administration a fait tout ce qu'elle pouvait pour l'encourager.

Probablement qu'aucune puissance nucléaire n'interviendra quand les US utiliseront des armes nucléaires contre l'Iran, ainsi il n'y a pas de dissuasion militaire. Actuellement les US ont atteint une vaste supériorité nucléaire et sont sur le point de démontrer au monde que leur arsenal qui vaut 5 trillions de $ n'est pas « inutilisable ». Ils ignorent le fait que dépasser la ligne rouge par une guerre nucléaire contre l'Iran déclenchera une réaction en chaîne qui dans les années à venir pourra conduire à une guerre nucléaire planétaire et la destruction largement répandue de la vie sur la planète.

La position nucléaire des US


L'administration Bush a fait d'importants changements en matière de politique nucléaire ces 5 dernières années sans consulter le Congres ou le peuple américain. Sous le nom de « Nouvelle Triade » le concept clé c'est « l'intégration « des forces conventionnelles et nucléaires. Ne vous laissez pas avoir par la couverture rhétorique que certaines missions auparavant confiées aux forces nucléaires seront prises en charge par les forces conventionnelles. Ce que cela veut dire vraiment, c'est « un réseau continu de capacités » : il n'y a plus de ligne précise, de distinction précise entre les armes nucléaires et non nucléaires.

Pourquoi devrait-il y avoir une telle ligne précise ? Parce qu'un nouveau site internet du Département de la Défense explique gentiment que « qu'à poids égal l'énergie produite par une explosion nucléaire est des millions de fois plus puissante qu'une explosion conventionnelle ». Par conséquent, cela ne devrait pas être difficile de comprendre, même pour un étudiant à Yale avec un C, qu'un conflit nucléaire dont on perd le contrôle fera beaucoup plus de victimes humaines qu'un conflit conventionnel. Le dernier conflit conventionnel mondial en a fait 50 millions.

Quel est le bénéfice de faire de telles déclarations politiques ? Les US n'ont jamais écarté l'utilisation des armes nucléaires, et cela a un coût de rappeler ce fait aux autres pays, puisque cela fournit un motif pour les autres de développer une capacité nucléaire. Il n'y a pas de raison d'annoncer de tels changements menaçants de politique sauf s'il y a intention de les mettre en pratique, comment Bush l'avait annoncé en 2002 « les Etats-Unis agiront si nécessaire de façon préventive » en préparation pour l'attaque « préventive » contre l'Irak.

Le site internet mentionné ci-dessus du Département de la Défense sur « les problèmes nucléaires » déclare qu' «il y a un certain nombre d'accords sur le contrôle des armes restreignant le déploiement et l'utilisation d'armes nucléaires, mais il n'y a pas de loi internationale conventionnelle ou coutumière qui interdit aux nations d'utiliser des armes nucléaires dans des conflits armés ». Cette déclaration définit les « règles » du jeu du gouvernement américain. Peu importe qu'elle ignore (et la liste du site internet sur les « accords sur le contrôle des armes « ne le mentionne pas non plus) « la garantie sécuritaire négative » promulguée par les US en 1978 et réaffirmée en 1995 * promettant de ne pas utiliser d'armes nucléaires contre des états n'en possédant pas. De même qu'elle ignore la décision de la Cour Internationale de Justice de 1996 (qui déclare explicitement que « la menace ou l'utilisation d'armes nucléaires seraient généralement contraire aux règles du droit international applicable dans le cadre d'un conflit armé, et en particulier aux principes et aux règles du droit humanitaire »).

Les changements de politique ont été ouvertement déclarés pour tester l'opinion publique, et pour préparer le public à l'application de cette politique. Parce que les réactions à ces déclarations radicales ont malheureusement été plutôt muettes, l'administration pourra affirmer que le peuple américain dans sa grande majorité adhère à la nouvelle doctrine nucléaire « d'intégration » des « capacités nucléaires et non nucléaires » et approuve l'utilisation des armes nucléaires quand elles permettent « l'utilisation la plus efficace de la force».

La transformation de Rumsfeld

Les changements dans la doctrine nucléaire ne se sont pas produits dans le vide. Ils ont été accompagnés d'une poussée puissante de la Maison Blanche pour utiliser des armes nucléaires nouvelles et plus utilisables « et ils sont intimement liés à la « transformation « de l'armée par Rumsfeld. Le but ultime de cette « transformation « c'est la « réduction » ; ce que Rumsfeld a fait comme directeur d'administration de Searle, il a prévu de le faire à l'armée américaine.

Comme le Magazine Time l'avait rapporté dans son édition du 20 août 1945, juste après le bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki, « 133 avions, chacun portant une seule bombe atomique transporterait autant de pouvoir destructeur que toutes les bombes (2 453 595 tonnes) larguées par les alliés sur l'Europe pendant la guerre ». Et cela c'était avant les bombes à hydrogène. Lorsque l'armée américaine sera capable de remplacer ses armes conventionnelles par des armes nucléaires pour mener ses missions, elle aura atteint l'ultime « réduction ». C'est la clé de la « transformation de l'armée » de Rumsfeld ; tout le reste c'est du camouflage.

Le principal véhicule pour accomplir cette transformation c'est la redéfinition radicale de la mission de la STRATCOM (United States Stratégic Command – Commandement Stratégique US), l'un des 9 commandements unifiés de combattants. Avant Rumsfeld, la seule mission de la STRATCOM c'était la dissuasion nucléaire, et si nécessaire, l'utilisation d'armes nucléaires. Depuis 2001, l'USSTRACTCOM a étendu son champ d'action au nucléaire avec la dernière Revue de la Position Nucléaire (Nuclear Posture Review NPR). Maintenant, c'est « un intégrateur global chargé des missions d'attaque globale toutes gammes » et qui fournit « une palette d'options, à la fois nucléaires et non nucléaires, pertinentes eut égard à la menace et aux opérations militaires. » Et il est en particulier à la tête du commandement combattant visant l'intégration et la synchronisation des vastes efforts menés par le Département de la Défense dans sa lutte contre les ADM. Un rôle de soutien sera joué par l'USSOCOM élargi (US Special Command Opérations – US Commandement des Opérations Spéciales) qui fournira à Rumsfeld des « renseignements » de circonstance et les moyens de mener des opérations clandestines.

La nouvelle doctrine nucléaire est le logiciel, la nouvelle STRATCOM le matériel et Rumsfeld est le pilote pour le programme de « réduction » qui est sur le point d'être lancé.

Préparez vous.

Beaucoup de voix venant de tout l'échiquier politique ont appelé à la démission de Rumsfeld à cause du gâchis de la guerre d'Irak, mais il a « conservé l'entière confiance » de Bush. Pourquoi ? Parce que Rumsfeld ne peut pas être démis de ses fonctions tant qu'il n'a pas démoli le « taboo nucléaire » en détonant une petite arme nucléaire tactique contre un ennemi. L'armée américaine rechigne rien que d'envisager l'utilisation d'armes nucléaires contre l'Iran, parce que cela provoquera « un tollé sur ce qui serait la première utilisation d'une arme nucléaire dans un conflit depuis Nagasaki. » La barrière tombera seulement après une petite attaque avec des armes nucléaires tactiques sur Natanz ou une autre installation iranienne, et la « transformation » de Rumsfeld sera « un fait accompli ».

Pourquoi la « réduction » de l'armée est-elle si importante pour les gens de la PNAC (Project for The New American Century – Projet pour le Nouveau Siècle Américain) ? Parce que le public américain n'encaisserait pas une nouvelle conscription ou de vastes pertes de personnel militaire américain. S'il devient possible de mener une guerre « à bon marché », sans perte de vie américaine, et si par ce processus nous pouvons faire baisser le prix du pétrole et étendre la « liberté » partout dans le monde, l'opposition sera muette. L'opinion publique sur la guerre en Irak n'a pas été changée à cause du chiffre énorme de vies humaines irakiennes perdues ( dont on ne fait même pas l'effort de les compter) ; elle est seulement touchée par le nombre de vies américaines perdues.

Comment cela arrivera

« La décision de l'utilisation d'armes atomiques dans le cas d'une guerre doit être prise par le chef de l'exécutif quand il considère qu'une telle décision est nécessaire » selon le NSC 30 de 1948. Selon l'Acte Goldwater- Nichols, la chaîne de commandement passe du président au secrétaire à la défense, aux commandants des combattants sur le terrain géographique. Si le général John Abizaid ( commandant du CENTCOM) ou le général James Cartwright (commandant du STRATCOM) demande l'autorisation du président Bush pour utiliser des armes nucléaires, suivant les directives contenues dans la « Doctrine pour les Opérations Nucléaires Conjointes «, quelle sera la réponse de Bush ? Comme il le répète souvent : « je vais écouter les gens qui savent de quoi ils parlent, et ce sont les commandants sur le terrain en Irak. Ils feront les décisions ». Les commandants sur le terrain seront poussés par ce qu'ils perçoivent comme une nécessité militaire immédiate sans considération de problèmes beaucoup plus larges comme la survie du TNP.

On ne demandera pas au Congres son autorisation à l'avance. Le Congres a déjà déclaré, en passant la HR 6198 que l'Iran devrait rendre compte de « son comportement menaçant » (qui consiste simplement dans le refus de l'Iran de renoncer à ses droits que lui confère le TNP dont il est signataire). La guerre d'Iran commencera probablement avec des bombardements choisis de quelques installations iraniennes. Rappelez vous que le 3 octobre 2003, plus de 5 mois avant l'invasion US de l'Irak, nous avons appris que selon des sources officielles « les forces de la coalition ont attaqué ce matin un centre de défense aérienne irakien parce qu'un avion de la coalition dans la région lançant des tracts a été pris pour cible ». Le 16 décembre 1998, Clinton a informé le peuple américain que « plus tôt dans la journée j'ai donné l'ordre aux forces armées américaines d'attaquer des cibles militaires et de la sécurité irakienne en Irak. Elles ont été rejointes par les forces armées britanniques. Leur mission est d'attaquer les programmes irakiens d'armes nucléaires, chimiques et biologiques et ses capacités militaires qui menacent ses voisins. « Ces opérations, comme bien d'autres ont été menées sans l'autorisation du Congres.

Bush menacera l'Iran d'une attaque massive s'il répond à un tel bombardement. L'Iran répondra certainement, et Bush déclarera que cela constitue une « agression » iranienne contre les US, et que l'Iran a choisi la guerre. Cela sera moins tiré par les cheveux que dans le cas de l'Irak ou Bush a déclaré peu de temps avant l'invasion US que "nous sommes en guerre parce que Saddam Hussein a fait ce choix" (discours du 6 mars 2003), et, alors que l'US était sur le point d'attaquer le 17 mars 2003, « si Saddam Hussein choisit la confrontation, le peuple américain peut savoir que toutes les mesures ont été prises pour éviter la guerre ». Une fois que la guerre avec l'Iran aura commencé, Bush, Cheney, Rumsfeld et quelques uns de leurs conseillers nucléaires triés sur le volet, trouveront opportunément plein de « développements militaires surprenants » à utiliser pour « justifier » l'utilisation d'armes nucléaires.

Conséquences

Les armes nucléaires que l'administration projette d'utiliser contre l'Iran sont des armes de faible pénétration souterraine prévues pour causer «des dommages collatéraux réduits». Leur réel but ce n'est pas de détruire les installations qui sont trop profondément enterrées pour être détruites par des armes conventionnelles, mais premièrement de détruire le taboo nucléaire et deuxièmement de choquer et effrayer l'Iran pour qu'il se rende.

Les conséquences potentiellement désastreuses de cette action ne peuvent pas être surestimées. Une fois que les US auront utilisé les armes nucléaires contre un état non nucléaire signataire du TNP, le TNP se désintégrera. De nombreux pays se lanceront dans une course pour développer et tester des armes nucléaires, ouvertement ou clandestinement, comme vient juste de le faire la Corée du Nord. Le taboo du nucléaire disparu, beaucoup de pays se sentiront autorisés à utiliser leurs armes nucléaires contre des adversaires avec ou sans armes nucléaires. Les conflits militaires conduisent inévitablement à l'escalade, et ils se terminent habituellement seulement quand l'un des deux protagonistes domine. Ce n'est PAS comme cela qu'un conflit nucléaire mondial se terminera.

Si les US attaque l'Iran, et n'utilise pas d'armes nucléaires, ils subiront des pertes militaires qui dépasseront largement les bénéfices d'une telle guerre. S'il n'y a pas de guerre contre l'Iran, on se souviendra de la présidence de Bush principalement pour la guerre désastreuse en Irak. Passer la ligne rouge du nucléaire rejettera dans l'ombre tous les autres événements ayant eu lieu sous la présidence de Bush. Dans le cas (peu probable) que cela bénéficie à l'Amérique, on peut concevoir que ce qu'aura accompli Bush pourra être salué par les futures générations. Le choix « rationnel » pour l'administration est clair.

Comme des joueurs désespérés dans une mauvaise passe, Bush, Cheney, et Rumsfeld n'ont rien à gagner et tout à perdre de ne PAS attaquer l'Iran avec des armes nucléaires.

Congrès

Le président peut légalement ordonner l'utilisation d'armes nucléaires en toute circonstance sans en demander l'autorisation au Congres. Cependant, le Congres pourrait bloquer l'autorité du président pour donner l'ordre d'utiliser des armes nucléaires contre des pays non nucléaires en passant une loi sous l'article 1 section 8 Clause 14 de la Constitution portant sur : « faire des règles pour le gouvernance et la disposition » des forces armées. Si le Congres passait une telle loi, cela entraverait aussi une attaque conventionnelle sur l'Iran. Le Congres pourrait aussi trouver d'autres moyens de faire dérailler la volonté présidentielle d'utiliser des armes nucléaires, par exemple, en demandant que l'administration dévoile publiquement les plans ou les mouvements en préparation tels le déploiement d'armes nucléaires dans le Golfe Persique.

Seuls les membres démocrates du Congrès ont, bien que faiblement, questionné la sagesse des nouvelles politiques nucléaires américaines. Aucun républicain du Congres ne l'a fait, ils n'ont pas non plus questionné le fait que l'option nucléaire contre l'Iran soit « sur la table ». Cela ne veut pas dire que les membres républicains du Congres approuveraient obligatoirement l'utilisation d'armes nucléaires contre l'Iran ; en fait, beaucoup si ce n'est la plupart s'y opposeraient probablement. Et certains membres démocrates du Congres pourraient être plus faucons que des républicains en ce qui concerne l'Iran. Cependant, le principe de la « discipline du parti » s'applique à la fois aux républicains et aux démocrates, et l'administration qui projette d'utiliser les armes nucléaires contre l'Iran est républicaine.

Dans l'actuel Congres, comme il a été rapporté par le site internet Hill Monitor, un site non partisan, les sénateurs républicains votent à 92,57 % pour la position de la Maison blanche. Les sénateurs démocrates votent à 54,56%. A la Chambre des Représentants, les chiffres respectifs sont 88,50% et 40,99 %. Lors du vote d'octobre 2002 demandé par la Maison Blanche pour autoriser l'attaque contre l'Irak, un seul républicain s'y est opposé contre 21 démocrates, et à la Chambre des Représentants seuls 6 républicains s'y sont opposés contre 126 démocrates.

Une attaque US sur l'Iran conduira à l'utilisation d'armes nucléaires et sera désastreuse pour les Etats-Unis. C'est la voie que Bush, Cheney, Rumsfeld, sur les conseils de Kissinger, sont décidés à suivre. L'armée refuserait –t-elle d'exécuter des ordres immoraux, cela est au mieux incertain. Le Congres à un rôle à jouer, peut être le plus important de son histoire.

16 octobre 2006

Source et liens intratexte http://www.antiwar.com/orig/hirsch.php?articleid=9868

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète non-violence

* Le texte de 1995 (S/1995.263) stipule :

« Les Etats-Unis réaffirment qu'ils n'utiliseront pas d'armes nucléaires contre des états non nucléaires membres du traité de non prolifération des armes nucléaires, sauf en cas d'invasion ou d'une quelconque attaque sur les Etats-Unis, ses territoires, ses forces armées, et autres troupes, ses alliés, ou sur un état avec qui il a un engagement sécuritaire, appliqué ou soutenu par un tel état non nucléaire en association ou alliance avec un état nucléaire. »

L'Iran n'échappera pas à l'appétit hégémonique de l'empire, article mis à jour le 28 octobre 2006
La nouvelle carte américaine du Proche-Orient


par Charles Saint-Prot

Le 26 octobre 2006
Observatoire d'études géopolitiques



Dès 1957, le Premier ministre israélien évoquait l’idée de dépecer le Liban sur des bases confessionnelles. Dans article publié, en février 1982, par la revue de l’Organisation sioniste mondiale Kivunim (Directions), sous le titre « Une stratégie pour Israël dans la décennie 1980 », Oded Yinon, un journaliste israélien qui avait travaillé pour le ministère israélien des Affaires étrangères, exposait que la stratégie d’Israël devait consister à favoriser l’éclatement des pays arabes sur des bases confessionnelles ou ethniques. Il soutenait que le plan de décomposition du Liban en petits cantons confessionnels, à laquelle les israéliens travaillaient depuis la fin des années 60 avec la complicité de certains extrémistes maronites, devait être appliquée à tout le monde arabe, notamment à l’Irak (trois Etats sunnite, kurde et chiite), à la Syrie (trois Etats alaouite, druze, sunnite), à la Jordanie (une partie pour les bédouins et l’autre pour les Palestiniens) et à l’Arabie saoudite qui devait être amputée de ses provinces pétrolières et ramenée à une mosaïque tribale. Dans un entretien avec Paul Balta, dans Le Monde du 17 août 1982, un dirigeant irakiens, Tarek Aziz, prédisait « Pour que ce plan d’atomisation réussisse pleinement, il faut s’attaquer à la pièce maîtresse du dispositif, l’Irak, seul pays de la région qui possède en même temps l’eau et le pétrole et qui poursuit son développement avec détermination. Il faut donc commencer à ébranler l’Irak et c’est ce à quoi l’on s’emploie depuis plus de vingt ans …».



La théorie bien connue avancée, depuis longtemps, par les stratèges israéliens a été tout simplement reprise et actualisée par les cercles néoconservateurs qui inspirent la diplomatie de l’administration Bush. Le projet de remodeler le Proche-Orient par une politique de « chaos constructeur » fut conçu dans les années 1990 puis exposé par George Bush II lors d’un discours prononcé le 26 février 2003, quelques jours avant l’agression des Etats-Unis contre l’Irak. Connue sous le nom de l’ « Initiative de Grand Moyen-Orient » (Greater Middle East Initiative), cette doctrine vise au remodelage d’un prétendu Grand Moyen-Orient regroupant un vaste ensemble d’Etats du Maroc à la frontière chinoise, avec les pays arabes, Israël, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan.



Si cette théorie – qui tend tout simplement à asseoir, avec la participation d’Israël, l’hégémonie américaine dans cette partie du monde qui détient 65% des réserves de pétrole et près d’un tiers des réserves de gaz– a fait l’objet de nombreux commentaires, on a moins fait écho aux projets de redécoupages géographiques qui l’accompagnent. Pourtant, depuis le début des années 1990, les experts connaissaient l’existence de nouvelles cartes pour le « Grand Moyen-orient ». Dans sa livraison de juin 2006, la revue militaire états-unienne Armed Forces Journal, publie un article, signé par le lieutenant-colonel de réserve Ralph Peters, dont le titre est évocateur : How a better Middle East would look (« Comment améliorer le Moyen-Orient »). Selon Ralph Peters, un ancien spécialiste du renseignement et membre du think tank néoconservateur Project for the New American Century, les nouvelles frontières « doivent se remodeler en fonction du critère ethnique et confessionnel » et il propose à l’appui de sa thèse une nouveau redécoupage des frontières dont les grandes lignes sont les suivantes : constitution d’un « grand Liban) englobant la côte méditerranéenne de la Syrie jusqu’à la frontière turque ; création d’un Etat kurde comprenant le nord de l’Irak, le nord-ouest de l’Iran et le sud-est anatolien ; éclatement de l’Irak qui, outre la perte de sa région septentrionale, serait divisé entre un petit Etat sunnite arabe et un grand Etat chiite qui annexerait la région saoudienne du Hasa (entre l’émirat de Koweït et la péninsule de Qatar), où les chiites ne sont d’ailleurs pas majoritaires, l’Arabistan (actuel Khouzistan iranien, peuplé d’Arabes… sunnites !) et la zone de Bouchir ; formation d’une grande Jordanie au détriment de l’Arabie saoudite, laquelle perdrait également la région des Villes Saintes de La Mecque et Médine (Etat autonome) et l’Asir (au profit d’un Yémen agrandi). Outre, sa région kurde, l’Iran perdrait le Baloutchistan qui deviendrait indépendant mais récupérerait la région Afghane de Herat. Le Pakistan serait considérablement réduit avec la séparation du Baloutchistan et une extension de l’Afghanistan dans les régions pachtounes. L’auteur reste prudent sur les nouvelles frontières d’Israël mais on comprend que toute perspective d’un Etat palestinien est exclue. Les deux grands perdants seraient l’Irak et l’Arabie saoudite, c'est-à-dire deux des plus importants pays arabes. Le monde arabe serait donc morcelé selon des découpages surréalistes qui conduiraient à des querelles et des divisions sans fins.




De fait, ce nouveau « Grand Moyen-Orient » conçu sur des découpages confessionnels, nationaux et ethniques très arbitraires ne serait pas plus sûr que l’actuel. Au contraire, il deviendrait une véritable poudrière. Mais cela ne semble pas perturber Ralph Peters qui déclarait dans une conférence prononcée en 1997 : i[« Le rôle imparti de facto aux forces des États-Unis consistera [dans le futur] à tenir le monde pour la sauvegarde de notre économie et ouvert à notre assaut culturel. À ces fins, nous devrons commettre un bon paquet de massacres »]i. Peters est également l’auteur d’une autre formule lapidaire qui résume bien l’idéologie des néoconservateurs : « Gagner signifie tuer » (Armed Forces Journal, septembre 2006).



Selon le chercheur Pierre Hillard ( voir Balkans Infos, septembre 2006), « les propositions de Ralph Peters et les appels lancés à un changement radical des frontières du Moyen-Orient ne sont évidemment pas le résultat des réflexions d’un seul homme soucieux d’occuper son temps. De nombreuses études ont été lancées au sein des instances militaires américaines comme dans de nombreux think tanks appelant à revoir les limites frontalières de ces Etats ». A cet égard, il est notable que Ralph Peters est membres du Project for the New American Century, un think tank (groupe de réflexion) néoconservateur et pro-israélien présidé par William Kristol, dont l'objectif est la promotion de la domination mondiale américaine et qui rassemble les principaux dirigeants de l’administration Bush : Dick Cheney, vice-Président des Etats-Unis, Donald Rumsfeld, secrétaire à la défense, Elliot Abrams, émissaire de la Maison Blanche pour le Proche-Orient, Lewis Libby, un proche de Benyamin Netanyahou, et Paul Wolfowitz, actuel directeur de la Banque mondiale qui a été la cheville ouvrière de l’agression et l’occupation de l'Irak.

www.etudes-geopolitiques.com



L'Iran n'échappera pas à l'appétit hégémonique de l'empire, article mis à jour le 28 octobre 2006
Jeux de guerre de la marine américaine près des côtes iraniennes : une provocation qui pourrait conduire à la guerre

Il y a une concentration massive de forces de la marine de guerre US dans le Golfe Persique et la mer d'Arabie. 2 groupes d'attaque de la marine de guerre US sont déployées près des cotes iraniennes : l'USS Enterprise, et le groupe du corps expéditionnaire d'attaque l'USS Iwo Jima.


Jeux de guerre de la marine américaine près des côtes iraniennes : une provocation qui pourrait conduire à la guerre

par Michel Chossudovsky

La tâche de ces groupes d'attaque de la marine c'est de combattre « la guerre mondiale contre le terrorisme ».

Jeux de guerre

Parallèlement à la concentration des forces navales de guerre de l'US, ceux-ci sont aussi impliqués dans des exercices militaires dans le Golfe Persique, qui consiste à "interdire la navigation dansle golfe à des bateaux transportant des ADM et des missiles.

Cet exercice a lieu alors que les Etats-Unis et d'autres grandes puissances étudient la possibilité de sanctions incluant la possibilité d'approvisionnement par bateau de la Corée du Nord suite à un test nucléaire, et de l'Iran qui a défié un mandat du Conseil de Sécurité d'arrêter l'enrichissement d'uranium.

L'exercice est prévu le 31 octobre, et est le 25ème a étre organisé par les 66 membres de l'Initiative de Sécurité contre la Prolifération (ISP) menée par les USA et le premier à avoir lieu dans le Golfe près de Bahreïn, selon les hauts responsables. un haut responsable US a insisté sur le fait que l'exercice ne vise pas spécialement l'Iran, bien qu'il renforce une stratégie américaine de ressérer ses liens avec des états du golfe, où Téhéran et Washington sont en compétition pour assurer leur influence." ( Defense News, http://www.defensenews.com/story.php?F=2171176&C=mideast)

Téhéran considère les jeux de guerre US qui vont être menés dans le Golfe Persique, prés des côtes iraniennes comme une provocation, dont le but est d'enclencher une crise éventuelle et une situation de confrontation directe entre les forces de la marine de guerre US et celles de l'Iran dans le Golfe Persique.

« Des rapports font état d'exercices dirigés par la marine de guerre US basée à Bahrain au cours desquels on pratiquera l'arraisonnement et la fouille de bateaux transportant des ADM et des missiles.

L'agence officielle iranienne d'information IRNA a cité un fonctionnaire d'un ministère des affaires étrangères anonyme comme décrivant les manœuvres militaires comme étant dangereuses et suspectes. Des rapports font état d'exercices conduits par la marine de guerre US basée à Bahrain au cours desquels on pratiquera l'arraisonnement et la fouille de bateaux transportant des ADM et des missiles. Le responsable du ministère des affaires étrangères iranien a dit que les exercices dirigés par les US n'allaient pas dans le sens de la sécurité et de la stabilité dans la région. Au lieu de cela, ils ont pour objectif de fomenter des crises, a –t-il dit (citation BBC 23 octobre 2006)

Le porte avion du corps expéditionnaire d'attaque USS Boxer (ESG 5) va arriver en mer d'arabie.

L'USS Boxer ( LHD-4) – vaisseau amiral du corps expéditionnaire d'attaque Boxer (ESG – 5) – qui a quitté Singapore le 16 octobre, doit rejoindre les 3 autres groupes d'attaque.
L'ESG 5 comprend :

l'USS Boxer
le Bunker Hill
l'USS Dubuque (LPD 8)
l'USS Comstock (LSD 45)
l'USS Benfold (DDG 65)
l'USS Howard ( DDG 83).

Ainsi que :

le PHIBRON 5
le 15ème MEU
le Coast Guard Cutter Midgett (Garde Côte) (WHEC 726).

i[« Nous sommes sur le point d'entrer dans une partie du monde qui peut être très dangereuse »
a dit le chef des munitions de l'aviation (AW/SW) Jacques Beaver, responsable munitions de la piste d'envol du Boxer. « Nous devons être souples et prêts à nous défendre de toute menace. »

Le Boxer s'est préparé pour le chargement d'armes depuis deux mois, complétant la maintenance requise et les contrôles préliminaires électroniques. Les contrôles vérifient que les missiles et systèmes de lancement du bateau sont aux normes et sécurisés pour des lancements de munitions réelles.

« Cela a nécessité un dur travail pour nos gens de faire cela « a dit le responsable de la mise à feu (SW) William Lewis, officier responsable des systèmes de combat en charge de la division du contrôle de la mise à feu. « Vous ne pouvez pas vous rendre compte de l'importance de ces moyens de défense qui protègent la vie des marins et des Marines dans ce groupe d'attaque. »

BOXESG comprend l'USS Boxer (LHD 4) l'USS Bunker Hill (CG 52) l'USS Dubuque (LPD 8) l'USS Cornjstock (LSD 45) l'USS Benfold (DDG 65) et l'USS Howard (DDG 83). Le groupe d'attaque comprend aussi l'escadron amphibie 5 et la 15ème unité expéditionnaire de Marines, le garde côte Coast Guard Cutter Midgett ( WHEC 726) et la frégate canadienne HMCS Ottawa (FFH 341).

BOEXESG mène actuellement des opérations en soutien à la guerre mondiale contre le terrorisme tout en transitant dans le Golfe Arabe. « (http://www.c7f.navy.mil/news/2006/october/3.htm)

Le Canada fait partie du groupe d'attaque du corps expéditionnaire (EGS 5)


Le Canada participe officiellement à ce déploiement militaire sous le prétexte de la « guerre contre le terrorisme ». La marine canadienne a envoyé la Frégate HMCS Ottawa, qui fait maintenant partie intégrale d'ESG 5, sous commandement américain. Il est important de noter qu'on a mis l'accent sur des évacuations médicales et l'aide médicale au combat, ce qui suggère qu'un scénario de combat pourrait être envisagé.

Boxer et Ottawa, tous deux opérant au sein de la zone de responsabilité de la 7ème flotte US, savent qu'ils peuvent jouer un rôle vital dans le cadre d'opérations d'aide à l'assistance humanitaire, les évacuations médicales, ou le soutien à l'aide médicale au combat, qui devraient compter massivement sur les capacités médicales du groupe d'attaque de Boxer. Des entraînements conjoints de marins de navire à navire aide à assurer le succès du groupe d'attaque si BOXESG devait répondre à un scénario médical, selon Richardson.

« S'entraîner est une partie nécessaire de toute évolution » a dit Richardson. « Chaque fois que vous travaillez avec une autre nation c'est important de comprendre leurs capacités comme c'est important qu'ils comprennent les notres, de sorte que s'il arrive quelque chose nous connaissions nos atouts. »

Les entraînements conjoints nourrissent aussi la coopération entre deux alliés ce qui fournit aux hommes du Verville et du Boxer un forum pour apprendre chacun sur la marine de l'autre et sur leurs cultures respectives. » (Military.com October 2006)

Croisée des chemins dangereux : Tonkin II ?

« Un incident » dans le Golfe Persique pourrait être utilisé par les US comme prétexte d'une guerre contre l'Iran.

Un incident prétexte à une guerre, identique à celui de « l'incident du Golfe du Tonkin », qui a provoqué la guerre du Vietnam, pourrait être utilisé par les forces armées américaines, dans le but de justifier des actions de représailles militaires contre l'Iran. En août 1964, le président Lyndon B. Johnson a affirmé que les forces du nord Vietnam avaient attaqué des destroyers US dans le Golfe du Tonquin.

L'incident du Tonquin, qui avait été manipulé, a contribué à lancer une guerre totale contre le Vietnam :

Une attaque de 2 Phantoms contre deux destroyers US naviguant dans le Golfe du Tonkin a été orchestrée par le Pentagon et la CIA. La fausse attaque s'est produite début août 1964. Ce soir là, le président Lyndon Johnson est apparu à la télévision donnant des détails effrayant sur la fausse attaque. Plus tard cependant, il a été révélé que le commandant de la marine James Stockdale cette nuit là à survoler clandestinement le Golfe du Tonkin. Stockdale a révélé que les navires US tiraient sur des cibles Phantom – des cibles qui n'existaient pas. L'incident du Golfe du Tonquin qui a entraîné les Etats Unis dans le bourbier du Vietnam n'existait pas tout simplement. Johnson, comme le font souvent les présidents, a menti au peuple américain. Le résultat cela a été le passage rapide de la résolution du Golfe du Tonkin, seule base légale pour la guerre au Vietnam. Le résultat du mensonge de Johnson c'est que 3 millions de vietnamiens et 58 mille soldats américains sont morts. (Charles Sullivan, Global Research, January 2006)


Michel Chossudovsky

Cet article a été révisé et mis à jour le 25 octobre 2006 : depuis qu'il a été publié, nous avons été prévenu que plusieurs articles de presse concernant l'USS Eisenhower sont incorrects. Des sources de l'armée américaine ont confirmé que l'USS Eisenhower était à Naples le 23 octobre 2006 (et non dans le Golfe Persique comme 3ème groupe d'attaque comme mentionné à l'origine ndlt)

Son article en anglais, avec liens et annexe

www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=20061024&articleId=3593

Copyright Global Research

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial MD pour Planète non violence




La France y participera aussi (par Planète non violence)


Confronter à une dispute nucléaire avec l'Iran et la Corée du Nord, les Etats-Unis, Bahrain et d'autres nations conduiront leur premier exercice naval dans le Golfe ce mois ci pour pratiquer l'interdiction des bateaux transportant des ADM et des missiles selon ce qu'ont dit des responsables américains le 11 octobre.

Ces exercices, prévus pour le 31 octobre, sont les 25èmes organisés par les 66 membres de l'Initiative de Sécurité contre la Prolifération (ISP) menée par les USA et les premiers à avoir lieu dans le Golfe près de Bahreïn, selon les hauts responsables.

L'Initiative de Sécurité contre la Prolifération, créée en 2003 sous le président George W. Bush, est une association volontaire de pays qui acceptent de partager des informations de renseignement et d'œuvrer contre la prolifération d'armes de destruction massive, notamment au moyen d'exercices militaires qui mettent en pratique des techniques d'interdiction et de coordination.

Le Bahreïn et le Koweït devraient figurer parmi les pays participants aux côtés des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.

La Corée du Sud, que les Etats-Unis tentent de persuader de devenir membre à part entière de l'ISP, doit être présente à ces exercices dans le Golfe en tant qu'observateur.

Source de ces informations Reuters 11 octobre 2006.


Samedi 28 Octobre 2006


Commentaires

1.Posté par Benito Juarez le 28/10/2006 02:52 | Alerter
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Quelle belle gang de ... (message supprimé)


Note de la rédaction:

Pour la énième fois, veuillez respectez un minimum de retenu. Il ne sert à rien d'insulter les juifs ou qui ce soit d'ailleurs. S'il vous est impossible de faire la part des choses, nous vous conseillons de lire des articles à la digestion plus facile.
Êtes-vous un ami ou un ennemi de ce site ? si vous vouliez nous attirer des ennuis, vous ne vous y prendriez pas autrement !

Cordialement

2.Posté par hdidouane le 28/10/2006 11:23 | Alerter
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Tout cà est vrai , mais si simplement les arabes et les musulmans refusaient les bases
militaires US sur leur sol ?, si beaucoup d'etats refusaient aussi l'echange commercial
par le dollar ?. Bien sur cela n'est pas possible parceque les revendications des peuples
musulmans ne peuvent pas remettre en cause ni le sionisme d'israel ni l'hegemonie
americaine, tant que leurs gouvernant ne denoncent pas le systeme liberal qui est a la
base de toutes les crises dans le monde et la cause essentielle de nos malheurs. Au
contraire ils agissent de façon a donner plus d'argument a la politique belliqueuse des
USA et par rapport a Israel c'est presque le desinteressement totale de la cause du
peuple Palestinien.Tant que le monde entier, gouvernants comme gouvernés continuent
de croire a cette histoire de "guerre au terrorisme" lancée par les strateges criminels US,
le monde ne connatra que la " PAX AMERICANA", mais jamais de paix veritable.

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