La presse saoudienne accorde ces jours ci de longues analyses à l'avenir des relations Téhéran-Ryad. L'une d'entre elle signée Hachem Abda Hachem vient de paraître dans les colonnes du journal saoudien Al Watan. Pour l'auteur, l'Iran et l'Arabie saoudite sont potentiellement capables de se transformer en « superpuissance islamique ». « Forts de multiples potentialités qu'ils pourraient mettre ensemble à profit, les deux états ont cette extraordinaire capacité d'occuper le devant de la scène et de se hisser au rang des grands, estime cet analyste. Hachem rappelle le poids spirituel des deux pays sans omettre d'évoquer de vastes ressources énergétiques dont ils jouissent.
« Cette richesse naturelle constitue à elle seule la clés de la prospérité, de la sécurité et de la stabilité de la région et du monde, affirme-t-il. A l'appui des chiffres, l'auteur plaide en faveur d'un partenariat tous azimuts entre les deux capitale. « Détenteurs respectivement de 25% et de 9% des ressources avérées du pétrole, l'Iran et l'Arabie saoudite, accompagnés d'autres producteurs comme l'Algérie, l'Indonésie, le Nigeria, le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l'Oman, le Qatar et l'Irak, pourront être à l'origine d'un vaste circuit d'échange susceptible de fournir la moitié des besoins mondiaux en énergie » souligne l'auteur. « Ce méga cartel, s'il voit le jour, fera de l'Iran et de l'Arabie saoudite une super puissance énergétique dont les efforts n'iront pas sans influer positivement l'avenir de la sécurité et de la stabilité, de la paix et de la cœxistence pacifique à travers le monde ».
Le journaliste d'Al Watan se penche ensuite sur la place et le rôle incontournable de l'Iran au Moyen Orient. « C'est un pays à la culture et civilisation fort ancienne qui détient une situation géostratégique trop importante pour que l'on le sous-estime dans des projets de partenariat économique et politique. En qualité de partenaire fiable et puissant, l'Iran est au confluent des principales voies de transit de l'énergie ». « Avec de pareils facilités, l'Iran est à même de devenir le moteur du progrès économique non seulement à l'échelle du Moyen Orient mais encore au niveau internationale ». Al Watan le confirme : « Le Roi Abdellah voue un respect sans borne à la nation iranienne ».
Ces bonnes volontés et constructives considérations devront, selon Al Watan, servir de noyau à la formation d'une grand puissance arabo-musulmane qui compterait en son sein tous les états de la région aimant la paix et la stabilité. « Une telle puissance sera la gage de la conformité des futures évolutions de la régions avec les intérêts des états qui la constitue ; c'est elle qui remplira le fossé entre l'Iran et l'Occident et qui permettra à tous les pays de Moyen Orient de se concentrer sans souci d'ingérence étranger sur leurs objectifs de développement durable ».
« Une occasion inouïe se présente aujourd'hui à l'Iran et à l'Arabie saoudite, une occasion qui si elle est saisie à temps, tournera définitivement la page des divisions pour ouvrir un chapitre nouveau de l'histoire de la région tournée vers le progrès et la prosperité ». « Car après tout les affinités qui unissent les états de la région sont beaucoup plus nombreuses que les points de divergence ».
Pour conclure, Hachem tient à souligner une nouvelle fois la nécessité d'un rapprochement Riyad-Téhéran sur fond d'une religion identique, d'une histoire et d'une géographie commune. « C'est dans le sens d'une absolue convergences que les deux pays sont appelés à s'orienter vue des intérêts vitaux qui les lient désormais, conclut l'article.
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