« Nous nous sommes assurés de notre volonté commune de renforcer nos liens d’amitié et de compréhension mutuelle et de dynamiser nos relations bilatérales et l’Algérie ne ménagera aucun effort pour la concrétisation de ses objectifs », a souligné Abdelaziz Bouteflika à la fin de sa visite en Iran.
La défense et la sécurité ont figuré également en bonne place dans l’agenda de Bouteflika en Iran.
Outre les entretiens avec les hauts responsables iraniens, la visite présidentielle en Iran a aussi mené à la signature de deux accords bilatéraux portant sur la fiscalité et la coopération douanière, ainsi que la conclusion d’un protocole d’accord sur la coopération bancaire.
Le président algérien s’est entretenu, entre autres responsables, avec le ministre iranien de la Défense, Mostafa Mohammad Najjar, ainsi qu’avec le Saïd Jalili, secrétaire du Haut conseil national de sécurité.
Les deux entretiens ont porté, selon les communiqués communs, sur des sujets d’intérêt commun, ainsi que sur les relations bilatérales en matière de défense.
L’Iran et l’Algérie se sont dits attachés également aux droits des nations arabes et musulmanes notamment face aux ambitions impérialistes des Etats-Unis.
Le président algérien s’est recueilli sur la tombe du fondateur de la République islamique d’Iran affirmant que « tous les actes et paroles de Khomeiny restent une lumière qui guide les hommes épris de justice et qui œuvrent à la répandre entre l’humanité au moment où notre nation musulmane a tant besoin de s’inspirer de ses idéaux qui ont servi et continuent de servir l’Islam »en ces temps où l’amalgame entre Islam et
fanatisme a atteint des mesures dangereuses.
Le chef de l’Etat qui dit trouver « un immense privilège » à se recueillir à la mémoire « du grand disparu de l’Islam et de la révolution islamique iranienne » a tenu à ajouter dans son hommage que « le peuple algérien, qui a mené sa glorieuse révolution pour l’indépendance et la libération de cette terre d’Islam de l’occupant étranger, est parfaitement conscient du message du défunt.
M. Bouteflika, qui est arrivé dimanche à la tête d'une délégation importante, a rencontré lundi son homologue Mahmoud Ahmadinejad, qui a déclaré à cette occasion que l'Iran entendait poursuivre son programme nucléaire, malgré les risques d'une accentuation des sanctions internationales contre Téhéran.
"Ils ont très bien compris que le programme nucléaire pacifique de l'Iran ne cessera jamais," a déclaré M. Ahmadinejad, faisant référence à la participation du représentant américain aux négociations de Genève, et d'ajouter : "Ils ne peuvent que négocier et coopérer avec l'Iran".
Par ailleurs, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, se rendra en Turquie jeudi et vendredi pour des entretiens avec les responsables de ce pays devant porter sur la question du nucléaire iranien et les relations bilatérales.
Le chef de la diplomatie turque, Ali Babacan, a affirmé fin juillet que son pays assumait, à la demande des parties, un rôle informel "de consolidation et de facilitation" des pourparlers entre l'Iran et les 6 puissances engagées dans des négociations sur le dossier du programme nucléaire iranien.