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L’Iran a achevé toutes les étapes de l’enrichissement de l'uranium


Le chef adjoint de l'Iran de l'énergie atomique Mohammad Saeedi, a déclaré que son pays a achevé en pratique toutes les étapes de l'enrichissement de l'uranium.


Mardi 14 Avril 2009

L’Iran a achevé toutes les étapes de l’enrichissement de l'uranium
GHada Houbalah


En effet, selon Saeedi l’Iran a franchi une nouvelle étape dans l’industrie nucléaire en produisant des pastilles d'oxyde d'uranium qui pourraient être utilisés pour alimenter un réacteur à eau lourde.
Autrement dit, l’Iran est maintenant en mesure de fournir le carburant pour ses installations nucléaires à l'avenir, peu de pays dans le monde ont cette technologie et l'Iran fait désormais partie du groupe d'élite des pays capables de construire des centrales nucléaires.
"Plus tôt en 1997, les fonctionnaires de l’ AIEA ont affirmé cela prendrait de cinq à six ans pour maîtriser processus de production de combustible nucléaire. Aujourd'hui, l'agence estime que l'Iran serait en mesure de construire des réacteurs nucléaires dans les dix prochaines années », a déclaré l'officiel du nucléaire iranien.
Saeedi a ajouté: "Nous disons aux puissances occidentales, préoccupées par les réalisations scientifiques de l'Iran que l'Iran n'est pas à la poursuite de l'enrichissement de l'uranium à des fins militaires, et la production de ces pastilles a prouvé qu'il veut vraiment profiter de combustible nucléaire à des fins pacifiques et pour des utilisations civiles par rapport à l'énergie nucléaire."
Saeedi a salué le "génie" des scientifiques iraniens qui a permis au pays de perfectionner le cycle du combustible nucléaire en dépit de la montée de la pression internationale.
Par ailleurs, selon les responsables du nucléaire iranien, le pays a maintenant "autour de 7000" centrifugeuses installées en son usine de Natanz.

Le nouveau réacteur est censé produire des pastilles d'oxyde d'uranium qui pourraient être utilisées pour alimenter un réacteur à eau lourde dans le centre ville de Arak et qui devrait être achevé entre 2011 et 2013.

L’Iran a achevé toutes les étapes de l’enrichissement de l'uranium

Les Etats Unis enclins à accepter le programme nucléaire iranien

La conclusion revient au quotidien américain Los Angeles Times selon lequel Washington est désormais incapable de contraindre Téhéran à abandonner son programme en question, en raison des difficultés qu'elle affronte en Afghanistan comme en Irak. Le journal estime que les Américains ont payé très cher l'occupation de l'Iran et de l'Afghanistan, et souffrent toujours de leurs retombées, ce qui les rend incapables d'imposer leur volonté aux Iraniens, alors que les sanctions se sont avérées vaines.
" Le seul moyen de régler cette affaire entre les Etats unis et l'Iran est d'acquiescer les demandes de cette dernière" estime ce journal.
Rapportant un rapport publié par le Financial Times qui révèle que les experts proches du gouvernement américain étudient la possibilité que la Maison blanche accepte la position de Téhéran de poursuivre l'enrichissement de l'uranium.

Téhéran accueille

L'Iran a accueilli favorablement ce lundi l'offre de discussions présentée par les cinq pays du Conseil de sécurité plus l'Allemagne qui l'ont invité à un dialogue direct sur son programme nucléaire.


Selon l'agence iranienne Isna, la position iranienne a été communiquée Saïd Jalili, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, chargé notamment de la question nucléaire, au diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana lors d'une conversation téléphonique.
"La République islamique d'Iran publiera un communiqué officiel en réponse
au communiqué" publié par les membres du groupe 5+1, a-t-il ajouté.
Lors de l'entretien téléphonique, M. Solana a donné des "précisions sur le communiqué du groupe des Six", toujours selon Isna.


Pour le moment, aucune date n'a été fixée pour la reprise des discussions entre l'Iran et les Six, mais les responsables iraniens insistent sur le fait que ces discussions doivent être élargies et non limitées à la seule question nucléaire.


La dernière rencontre entre les deux parties avait eu lieu à Genève l'été dernier.

" Les Occidentaux ont finalement compris que l'enrichissement de l'uranium par l'Iran n'est pas destiné à produire des armes atomiques mais à un objectif purement pacifiques" a conclu le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, Allaedine Boroujerdi, qui expliquait le changement dans le ton des Occidentaux.

Dimanche, plusieurs responsables iraniens dont le président du parlement
Ali Larijani avaient dit que les capitales occidentales devraient accepter la
République islamique comme puissance nucléaire civile.
"Désormais, le groupe 5+1 n'a aucune raison de refuser et nier la technologie nucléaire de l'Iran et par conséquent les futures négociations devront être basées sur les droits contenus dans le Traité de non prolifération
(TNP)", a dit M. Larijani.

Le 9 avril, un conseiller du président Mahmoud Ahmadinejad avait dit que l'Iran allait examiner la proposition "constructive" des six grandes puissances.
Le même jour, M. Ahmadinejad a inauguré à Ispahan (centre) la première usine de fabrication de combustible nucléaire et annoncé avoir testé deux nouveaux types de centrifugeuses plus puissantes destinées à enrichir de l'uranium.
Washington s'est montré sceptique quant à ces annonces.
Malgré six années d'enquête approfondie, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'a rien trouvé qui puisse affirmer que le programme nucléaire iranien a des fins militaires.

Lavrov : pas question de faire pression sur l’Iran pour Washington

L’Iran a achevé toutes les étapes de l’enrichissement de l'uranium

Ghada Houbalah

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré samedi que Moscou n'avait pas l'intention d'être plus sévère avec Téhéran pour faire plaire à Washington.
«C'est notre voisin, c'est un pays qui peut jouer un rôle très important dans la résolution d'un certain nombre de graves questions internationales, telles que la situation en Afghanistan, en Iraq et les différents aspects du règlement de paix Proche-Orient", a précisé Lavrov.
Et d’ajouter :"Nous ne fermons pas les yeux sur les autres questions concernant le programme nucléaire iranien. Mais il serait irréaliste d'attendre de nous d’augmenter la pression sur l'Iran au-delà de ce qui a été convenu".
Sur un plan plus général, Lavrov a prévenu que Moscou ne se livrent à toute sorte de quid pro quo. "Toute les compromis serait sans scrupules et irréalistes», dit-il. "Ils sapent la confiance dans notre diplomatie, et que la confiance que nous aimons pas moins que les autres."
Par ailleurs, Il a noté que Moscou faisait preuve d'un "optimisme prudent" concernant les relations avec les Etats-Unis sous l'administration de Barack Obama.
Sergueï Lavrov a affirmé qu'il faudra du temps pour que la Russie et les Etats-Unis retrouvent complètement une confiance mutuelle qui a souffert pendant l'administration de George W. Bush.
Barack Obama et le président russe Dimitri Medvedev se sont rencontrés la semaine dernière à Londres et ont ordonné à des négociateurs d'engager des discussions sur un traité visant à réduire le nombre d'armes nucléaires.

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Mardi 14 Avril 2009


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