Conflits et guerres actuelles

L'Irak sous la menace d'un coup d'Etat



IRIB
Jeudi 12 Octobre 2006

L'Irak sous la menace d'un coup d'Etat


"Le temps des coups de force est, définitivement, révolu."
Cette phrase du Premier ministre Maliki, si elle sonne comme une évidence aux oreilles de centaines de milliers d'Irakiens, qui l'ont, démocratiquement, élu, est loin d'avoir la même consonnance pour les Américains. En visite officielle, la semaine dernière, à Bagdad, la Secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, avait accusé le gouvernement de Maliki de "cultiver la violence".

Une accusation, certes, à mots couverts, mais qui n'en reste pas moins significative, dans un contexte de recrudescence, sans précedent, des actions terroristes. Lors de cette visite, Khalilzad, Ambassadeur américain, à Bagdad, a même suggéré de fixer un délai de "fin des violences" au gouvernement irakien, au delà duquel, dixit, "toutes les options seraient ouvertes". Une délégation du Congrès, dirigé, par John Warner, vient d'arriver, en Irak, porteuse, elle aussi, d'un message similaire, qui réclame "un changement du processus politique en cours", si les efforts de sécurisation du Premier ministre ne sont pas couronnés de succès. Les Etats Unis planifient-ils un coup d'Etat en Irak? c'est fort probable. Depuis l'accession à la primature de Maliki, les Américains ne cessent de multiplier les coups fourrés à son encontre. Son plan sécuritaire pour Bagdad peine à s'imposer, non qu'il manque de vigueur, mais tout bonnement, parce que les Américains n'y apportent pas leur contribution. Depuis l'annonce de son projet, le Pentagone a saisi toutes les occasions pour lui faire une concurrence déloyale avec, à la clé, sa neutralisation, de facto. A Bagdad, où le plan prévoyait une irakisation progressive des forces de sécurité, les troupes étrangères ne cessent de s'accroître.
Face à cette attitude, colère et indignation commencent à gagner les rangs des autorités nationales, qui se voient doublés, par l'ennemi, sur presque tous les tableaux. Le vice-Président, Adel Abdel Mehdi, s'en plaignait, encore, il y a deux jours, rendant les Etats-Unis responsables de l'impasse actuelle. Toujours est-il qu'en l'absence d'une opposition politique ou militaire structurée, un coup d'Etat ne pourrait se produire, sans la bénédiction de Washington. Reste à savoir si un tel scénario aura le feu vert de la population. Pas si sûr, dans la mesure où l'Irak, même occupé, tient trop à sa souveraineté, pour la laisser, aussi ouvertement, bafouée, par les Américains.


Jeudi 12 Octobre 2006


Commentaires

1.Posté par Steve le 13/10/2006 03:44 | Alerter
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Grave de chez grave!

2.Posté par Benito Juarez le 13/10/2006 16:25 | Alerter
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Dehors d'Irak les gringos et mercenaires!

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