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L’Irak défend son intégrité territoriale


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IRIB
Jeudi 4 Octobre 2007

Qu'adviendrait-il de cette terre de Mésopotamie qui fut, dans la nuit des temps, le berceau de l'humanité ? Emportée dans la tourmente d'une guerre asymétrique, serait-elle le tombeau de cette même civilisation ?

Des sénateurs d'outre-atlantique, à des milliers de kilomètres de la terre mésopotamienne, viennent de lui donner le coup de grâce, en adoptant un projet de sa partition, en trois Etats distincts, en fonction des communautés, kurde, chiite et sunnite. Ce projet, parrainé, par le Démocrate, Joseph Biden, a suscité une vive émotion, en Irak, où les différentes fractions parlementaires n'ont pas tardé à le condamner. Le pays s'est dressé, en bloc, contre un tel vote outre-atlantique. Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, a appelé le Parlement à se réunir, pour le rejeter; formellement, par un vote des députés. « Ce plan de division va à l'encontre des intérêts irakiens et de la paix. », a commenté, de son côté, un porte-parole du Grand Ayatollah Seyyed Ali Sistani, la plus haute autorité spirituelle des Chiites irakiens.

Le sénateur démocrate n'a pas su choisir le meilleur moment pour l'onction du Capitole à une idée qu'il défend depuis des mois, une idée, si controversée, qu'elle n'a même pas eu, en apparence, le soutien de l'adminisration Bush. « Une vraie faute », a déclaré Condoleezza Rice. Le projet de partage de l'Irak relance le débat sur les réelles intentions de l'administration Bush. Il s'agit, pour certains spécialistes, d'un projet, qui s'inscrit dans la stratégie post-guerre froide de Washington, qui, soucieux de maintenir son hégémonie planétaire, vise au démembrement des Etats et à l'affaiblissement des pays potentiellement indépendantistes.

Et, dans ce contexte, le régime sioniste est, à la fois, le garant et le bénéficiaire de cette stratégie. L'occupation de l'Irak répond à un souhait ancien d'Israël, qui rêve d'une Mésopotamie en lambeaux. C'est, justement, dans cet esprit, que les hommes d'Etat ne se lassent pas d'imputer l'insécurité galopante, en Irak, aux différends interethniques ou interconfessionnels. Le discours de Bush et compagnie, notamment, de Rice et de Cheney, est ponctué de « divergences sectaristes ». Les auteurs du plan de partition de l'Irak le proposent en tant qu'ultime remède aux maux et aux souffrances du peuple irakien et à la crise qui déchire le pays. Mais ils ont oublié, ou font plutôt semblant d'oublier un tout petit détail : l'occupation.

C'est l'occupation qui a entraîné le pays dans les abysses des violences aveugles, qui est à l'origine de l'enfer qui fait, désormais, partie du paysage irakien. Confrontée aux vives réactions des Irakiens, voire, du monde entier, devant le projet sénatorial, la Maison Blanche a préféré garder ses distances et se dire même contre. Mais de tels gestes, qui ne vont pas au-delà du verbe, ne parviennent pas escamoter les véritables visées états-uniennes, dans la région, et à changer, de quelque manière que ce soit, la politique divisionniste de l'administration Bush, en Irak. Que cela s'appelle partition, éclatement, et même fédéralisme, c'est de la disparition d'Irak qu'il s'agit; d'où l'extrême vigilance des Irakiens, de quelque ethnie ou confession qu'ils soient, pour épargner à leur pays le sérieux danger qui le menace.


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Jeudi 4 Octobre 2007

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