Conflits et guerres actuelles

L’Inde aux prises avec le Londonistan



Jeudi 4 Décembre 2008

L’Inde aux prises avec le Londonistan
Le groupe terroriste Lashkar e-Taiba et ses réseaux, soupçonnés d’être à l’origine des attentats de Bombay ayant fait 171 morts et 294 blessés le 28 novembre dernier, faisaient déjà l’objet d’une requête indienne (qui fut ignorée) auprès du gouvernement britannique suite aux attentats de juillet 2006 dans la capitale économique de l’Inde.

A cette époque là, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avait vivement interpellé son homologue britannique, Tony Blair, lors du sommet du G8 à Moscou. Ce jour-là à Bombay, 207 personnes venaient d’être tuées et 600 autres blessées dans des attentats à la bombe, et Manmohan Singh reprochait à la Grande-Bretagne de servir de base arrière à ces organisations terroristes.

Dans un article du 4 août 2006 intitulé « Derrière les attentats de Bombay : dépister le rôle des britanniques », le correspondant indien de l’EIR, Ramtanu Maitra, expliquait :

« D’après le Times de Londres, Manmohan Singh a rappelé à Tony Blair, lors du sommet du G8, que les autorités indiennes avaient remis, 3 ans auparavant, un dossier portant sur 14 terroristes vivant sur le territoire britannique et désormais soupçonnés d’avoir participé aux attentats de Bombay. On dit que Blair aurait assuré son homologue indien qu’une enquête serait lancée.
« Quant au Birmingham Mail, il rapportait que, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Bombay, la police interrogeait un chauffeur de taxi britannique, d’origine pakistanaise, déjà incarcéré pour avoir collecté des fonds et acheté des armes pour le groupe Lashkar e-Taiba.
« Il est de notoriété publique que la base principale du terrorisme islamique international se trouve à Londres. La capitale anglaise est d’ailleurs surnommée « Londonistan ». Camille Tawil, spécialiste du terrorisme au quotidien Al-Hayat, expliquait au magazine anglais News Statesman que « les islamistes utilisent la Grande-Bretagne comme base de propagande, mais ne feraient rien contre le pays qui les abrite et leur donne la liberté de parole ». Ce que Mme Tawil omet de dire, c’est que ces terroristes, dans le but probable de conserver ces avantages et de prospérer, mènent des attaques meurtrières contre les autres nations, lorsqu’ils en reçoivent l’ordre.
« Par exemple, dans les années 1980, plus de 600 islamistes sont partis de Grande-Bretagne pour rejoindre les bases des moudjahiddines afghans et combattre l’occupation soviétique. La plupart d’entre eux sont ensuite restés et ont rejoint les Talibans et Al-Qaida. »

Dans ce même article, Ramtanu Maitra soulignait également le rôle joué par Dawood Ibrahim [*] : « l’Inde a également pressé le Pakistan d’extrader le boss de la mafia de Bombay, Dawood Ibrahim, qui vit entre Dubaï et Karachi. Dawood est depuis longtemps un pion des services secrets pakistanais, l’ISI. Bien avant d’émigrer à Dubaï dans les années 90, il a tissé, en trafiquant notamment de l’opium et de l’héroïne, un solide réseau mafieux à Bombay, au Népal, dans la région de Bihar, ainsi qu’au sein de la communauté musulmane du Bengale occidental. Par la suite, ces réseaux ont perpétrés de nombreux actes terroristes en Inde. »



Jeudi 4 Décembre 2008


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