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L'INÉVITABLE RÉBELLION DES DÉPUTÉS UMP
L'étude des résultats des élections municipales montre que la plupart (au moins 3 sur 4 !) des députés UMP seraient battus dans leur circonscription ! Un vrai raz de marée anti-sarko. Peuvent-ils, avec sarko à l'Élysée, retourner la situation d'ici à 2012 ? Il suffit d'en discuter avec les gens pour découvrir que c'est "mission impossible" ! Car que disent les gens ? Que Sarkozy ne sera pas réélu... s'il se représente en 2012 ! Leur opinion est faite : Sarkozy n'est plus crédible. Les députés UMP, s'ils veulent conserver leur siège, doivent donc impérativement trouver un autre candidat. Et sans doute pensent-ils, en ce moment, à Fillon... Mais pour que celui-ci devienne candidat, il doit s'opposer à Sarkozy ! D'où un conflit au sommet entre les deux têtes de l'exécutif. Sarko, naturellement, ne va pas se laisser faire. Combien seront-ils, parmi les députés UMP, à le défendre ? Très peu ! La "carte" sarko est une carte "perdante"; il suffit d'examiner à la loupe les résultats dans les cantons et dans les villes. "Y a pas photo" comme dit l'autre. Même un type comme Estrosi (un sarko de choc) a compris qu'il vaut mieux rester à Nice, et ne plus se montrer avec sarko ! Il est probable qu'un homme comme Christian Blanc, ex-rocardien, qui fut un éphémère candidat à la dernière présidentielle, désormais à la tête du "Grand Paris", va jouer la carte "centriste" - car tout va se jouer au "centre", au PS avec Delanoë, Ségolène et les autres, à l'UMP avec le "Nouveau Centre", sans oublier Bayrou, esseulé à Pau, mais qui conserve ses chances s'il radicalise son discours anti-sarko. Somme toute, l'homme de Neuilly n'aura été que l'homme d'une transition. Derrière Neguib, Nasser. Derrière Sarko, qui ?
MAI 68 L'ANALYSE DE GABRIEL ENKIRI (1)
40 ans déjà ! C'était hier... J'ai vécu intensément, comme beaucoup d'autres, ce mouvement "étrange". Assurément étrange aujourd'hui. Et pourtant ! Sur le moment, dans l'action, il ne nous est pas paru "étrange". Pourquoi alors, le temps passant, nous semble-t-il "mystérieux", voire incompréhensible ? Probablement, parce que les "leaders" du mouvement, et les mots d'ordre ou les slogans absolument "extrêmes" ont complètement disparu, les premiers (je parle des leaders) sont devenus des PDG, des banquiers, des chefs du MEDEF ou des patrons de chaînes de télévision ! Les seconds, je parle des slogans, "sous les pavés la plage", "il est interdit d'interdire", "de Gaulle au musée" etc. nous paraissent, quarante ans plus tard, dérisoires, incongrus, surtout concernant de Gaulle, qui est devenu un monument, encensé et glorifié par ceux-là mêmes qui le combattaient avec rage. On disait autrefois qu'on était "révolutionnaire" à 20 ans, "réformiste" à trente, et conservateur à 40 ! Ici, on est passé directement, ou presque, de la dénonciation de la "société de consommation forcément aliénante" (on allait élever les moutons dans le Larzac ! ou en pèlerinage à Katmandou !) à la société d'hyper-consommation, d'images, de sons et de biens matériels, chaque jour plus aliénante que la veille ! Qu'est-il donc arrivé à ceux qui criaient "Vive la Révolution !", nous traitant, avec mépris, pour ne pas dire avec haine (car s'ils avaient pu, je crois qu'ils nous auraient fusillés, ou, à tout le moins, déportés dans des camps de rééducation - comme en Chine, les dirigeants soviétiques n'étant plus que d'affreux réformistes ou révisionnistes !) de "petits-bourgeois" réformistes, incapables de "comprendre" la Révolution, ricanant sans vergogne devant le "petit livre rouge" de Mao, le nouveau "livre saint" qu'il fallait brandir en criant "ce n'est qu'un début, continuons le combat !" ? Oui, vraiment, c'est stupéfiant. Et je comprends que l'on tente d'occulter ce qui devient chaque jour plus visible, et donc plus compréhensible, car tout s'explique, le temps agissant toujours comme un révélateur, dissipant les brouillards savamment entretenus. "Hé oui, figurez-vous, c'était le printemps, les étudiants et les lycéens étaient excités à l'approche des examens, et ils défilaient dans le Quartier Latin pour se soulager en criant, pensant déjà aux vacances d'été, "sous les pavés la plage !" (à suivre)
MAI 68 L'ANALYSE DE GABRIEL ENKIRI (2)
En vérité, comme je l'ai déjà écrit ici, le mouvement de Mai 68 ne peut se comprendre que si on le resitue dans son contexte international, un contexte dominé à l'époque par le face à face americano-soviétique des années 60. Et, comme le dirait La Palice, avant les années 60, il y a eu les années 50 ! Or, pour moi, et j'ai tout compris... cinquante plus tard (grâce au temps qui fait son oeuvre) c'est dans la décade 50-60 qu'intervient le grand tournant du siècle. J'en fus témoin, et j'en éprouve, rétrospectivement, presque du bonheur, d'avoir vu, de mes yeux vu, lorsque je suis entré en 1955, à la SNECMA, boulevard Kellermann, face au vieux stade Charléty (qu'on va retrouver en Mai 68 !) "la France entrer dans le 20e siècle", car c'est à ce moment très précis que notre pays a quitté le 19e siècle, le terre-plein était inondé de voitures, car les ouvriers venaient maintenant travailler en voiture, comme me le fit remarquer un camarade de l'atelier, et que, d'une manière non fortuite à mon avis, Pierre Mendès France était Président du Conseil.
Staline venait de mourir (mars 1953), les époux Rosenberg étaient électrocutés aux States en juin de la même année, et ce fut là, le grand tournant, le choc dans toute la communauté juive, quelque chose de terrifiant qui rappelait les années passées, terribles, de la 1ère partie du 20e siècle, elle-même inséparable du 19e siècle avec ses pogroms à l'Est de l'Europe, où les Juifs servaient de bouc émissaires. Ce fut le signal dans toute la communauté, et notamment celle de la plus puissante aux États-Unis, d'une mobilisation nécessaire pour assurer la survie de la communauté à la fois en Israël (menacé par le nationalisme arabe nassérien) et aux States où le mac carthysme, un instant endigué pouvait renaître à tout moment- d'où le médiatique procès Eichmann qui se tint à Jérusalem en 1961. C'est de là que date le processus qui va conduire à la disparition de l'URSS, et l'édification de ce que l'on va appeler, bien plus tard, la Shoah.... (à suivre)
MAI 68 L'ANALYSE DE GABRIEL ENKIRI (3)
La mobilisation des Juifs aux États-Unis va prendre appui sur la lutte contre la guerre du Viet-Nam, et bien entendu c'est sur les campus universitaires qu'elle va se déployer. On peut donc déjà dire que Mai 68 est parti de là, avec ses chanteurs (Bob Dylan, Joan Baez etc.), sa musique, le LSD, la libération sexuelle (Marcuse, W. Reich) que l'on retrouvera bientôt dans le Quartier Latin... En face, en URSS "déstalinisée", les Juifs (les refuzniks) appellent au secours, réclament des visas de sortie "pour passer à l'Ouest". A l'intérieur des deux "super-Grands" les Juifs occupent le devant de la scène. Survient la "guerre des Six-jours", remportée sur les Arabes en 1967, qui va donner un formidable coup de fouet, à l'Est comme à l'Ouest, aux deux communautés. Voilà, à mon avis, l'origine du "délire" juif qui va s'extérioriser, d'une manière exceptionnelle, en France où règnent deux puissants "ennemis" qu'il faut abattre : le parti communiste français, émanation du régime soviétique, et le général de Gaulle qui a osé, en juin 1967, quelques mois plus tôt, dénoncer lors d'une conférence de presse "le peuple juif, peuple d'élite, sûr de lui et dominateur", après avoir décrété l'embargo sur les ventes d'armes aux pays belligérants (dont Israël !). Trahison ! s'écrièrent les Juifs, y compris un Raymond Aron, jusque là fidèle du Général. Une communauté juive plus forte que jamais, renforcée qu'elle était par l'arrivée des Juifs sepharades en provenance d'Algérie, violemment anti-gaulliste depuis 1962 ! L'heure de la revanche avait sonné pour ces Juifs trahis, en Israël comme en Algérie ! Voilà, à mon avis, ce qui explique la "démence juive" dans Paris, avec ses pavés lancés contre les "CRS-SS" ! Et le cri de ralliement "Nous sommes tous des Juifs allemands !" qui retentissait tous les soirs entre la Sorbonne et le Théâtre de l'Odéon. Et la violence des attaques contre le parti communiste français, vieux parti resté soudé à l'URSS "antisémite" ! Le mouvement de Mai 68 est un mouvement anti-communiste et anti-gaulliste. D'où la difficulté d'en rendre compte aujourd'hui. (à suivre)
MAI 68 L'ANALYSE DE GABRIEL ENKIRI (4 der)
La violence anti-gaulliste de Mai 68 fait problème... aux Juifs ! Car enfin, s'en prendre comme ils l'ont fait au Général de Gaulle, l'Homme du 18 Juin, le Chef de la Résistance, l'allié, pendant la seconde guerre mondiale, des Anglais et des Américains, aboutissait, qu'on le veuille ou non, à réhabiliter... le Maréchal Pétain, l'Homme de Vichy, des lois anti-juives etc. Traiter le Général de "fasciste", les CRS de SS, n'était plus tenable, une fois le Général parti en retraite (définitive) à Colombey-les-Deux-Églises. Comment, dans ces conditions, célébrer la victoire du 8 Mai 1945... si le Général n'est plus qu'un "dictateur" à la Pinochet ? Comment opposer le Général au Maréchal ? Il fallait réhabiliter au plus vite le Général, tout en le séparant du parti communiste qui, lui, allait mourir de sa belle mort avec l'URSS. De ce côté-là aucun problème : le totalitarisme est unanimement dénoncé. Mais de Gaulle, la Résistance, l'allié de Churchill et de Roosevelt ? Vite, les "émeutiers" de Mai se convertissent en laudateurs du Général ! Et le mouvement de Mai 68 ne devient plus qu'un simple mouvement de "libération sexuelle", de "fête printanière", un changement de générations etc. etc. Comme par enchantement, le Général a disparu (il l'avait fait une première fois, de son plein gré, en partant pour Baden-Baden !). Mais, cette fois, il disparaît carrément ! Pour revenir, encensé, quasiment annexé par ceux-là mêmes qui l'avaient vomi en Mai 68 ! Et du coup, on peut récrire l'histoire, y compris celle de la Résistance, comme on l'a vu tout dernièrement sur France 2...
Ainsi, pour moi, Mai 68 s'inscrit dans la "longue marche" du passage des Juifs de l'Est vers l'Ouest, de l'abandon du communisme du vieux Marx à l'adhésion au capitalisme dominant (américain). Avec toutes les conséquences qui en découlent pour les autres car "le choix des Juifs", comme nous avons pu le vérifier en 1917, en 1948 et en Mai 68 amplifie l'événement dans une sorte d'exaltation messianique.
http://wwwkerlegan.blogspot.com/2008/03/linvitable-rbellion-des-dputs-ump.html
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