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L’HISTOIRE SECRÈTE DE LA CATASTROPHE NUCLÉAIRE DE THREE MILE ISLAND ET DES PRATIQUES DE LA MAFIA NUCLÉAIRE



Jeudi 16 Avril 2009

L’HISTOIRE SECRÈTE DE LA CATASTROPHE NUCLÉAIRE DE THREE MILE ISLAND ET DES PRATIQUES DE LA MAFIA NUCLÉAIRE

Les Thompson ne sont pas les seuls à avoir étés menacés par la mafia nucléaire qui ne voulait pas que des données génantes soient communiquées au public? En 1974 déjà, la chimiste Karen Silkwood - qui travaillait à la fabrication de combustible radioactif à la centrale de Kerr-McGee près de Crescent, Oklahoma, (U.S.A.). avait été assassinée parce qu’elle voulait cracher le morceau sur la pollution radioactive causée par les centrales nucléaires aux U.S.A..

[Gregor Seither - IES News Service - 28/04/2009]
Il y a trente ans, le 28 mars 1979, un incident mineur au sein du réacteur No. 2 de la centrale nucléaire de Three Mile Island (TMI) près de Harrisburg/Middletown en Pennsylvanie provoqua une série de pannes et d’erreurs humaines qui aboutit à la fusion de quasiment la moitié de l’uranium dans le réacteur et la libération de quantités importantes de radioactivité dans l’air ambiant ainsi que dans l’eau de la rivière Susquehanna River.

Ce fut la pire catastrophe jamais survenue dans l’industrie nucléaire U.S. et quelques jours après l’accident, Metropolitan Edison, l’entreprise gérante de la centrale, fit appel aux services de Randall Thompson, expert-médecin spécialisé dans les pathologies liées aux radiations. Pendant 28 jours après l’accident, Thompson a travaillé sur le site, mesurant la radioactivité.

Randall Thompson peut difficilement être dénigré comme étant un “militant anti-nucléaire”. Vétéran du programme de recherche et de développement sur la propulsion nucléaire des sous-marins de la U.S. Navy, il se définit lui-même comme étant un “passionné par tout ce qui touche au nucléaire”. Après son travail à l’armée, il a mis son savoir au service des entreprises de l’industrie nucléaire.

Le matin où les Thompsons ont appris l’accident à TMI, ils ont voulu aller sur place pour étudier l’incident. Ce n’était pas très difficile, étant donné que l’équipe médicale interne de Metropolitan Edison avait fui la centrale. ME fit donc appel à une entreprise sous-traitante, Rad Services, pour évaluer le degré de pollution radioactive. Rad Services, de son côté, embaucha le couple Thompson pour analyser et évaluer les conséquence sanitaires des émissions radioactives et mener une enquête sanitaire auprès des populations sur le site et avoisinantes.

Je me souviens, raconte Randall Thompson, que tous mes collègues scientifiques à travers le pays étaient jaloux et m’appelaient pour me supplier de les embaucher également. Ils disaient ‘Ne laisse pas se truc entrer en fusion sans moi, on veut être là !’ C’était un moment unique dans la vie d’un chercheur, on se disait : ‘Bon, c’est dangereux, je risque de choper un cancer mais on va découvrir plein de choses passionnantes’.”

Ce n’est qu’aujourd’hui, trente ans plus tard, que le témoignage détaillé de Randall Thompson est rendu public - et sa version de ce qu’il a vu à Three Mile Island vient renforcer un nombre croissants de rapports qui contredisent entièrement la thèse défendue jusqu’ici par le gouvernement U.S., affirmant que l’accident n’avait pas fait courir de risques à la population.

Pour les Thompson: “Ce qui s’est produit à Three Mile Island est bien plus grave que tout ce qui a été prétendu jusqu’à ce jour. Mille fois plus grave que tout ce qu’on vous a raconté.

Thompson et sa femme affirment que, lors de la l’accident et la période qui a suivi, ils ont été les témoins d’une catastrophe sanitaire majeure que le gouvernement s’est efforcé de nier - au prix de la mise en danger de la santé de dizaines de milliers de personnes.

Si les U.S. ont cessé toute construction de nouveaux réacteurs nucléaires depuis l’accident de 1979, les autorités politiques locales ainsi que les cadres de l’industrie énergétique mènent une forte campagne de lobbying en vue d’une réactivation du nucléaire - notamment dans le Sud des Etats-unis, où 12 des 17 nouveaux réacteurs sont prévus. (…)

Les Thompson affirment que les données collectées lors de leur enquête sur le site de la centrale nucléaire indiquent que la pollution radioactive qui a été émise lors de l’accident a été des milliers de fois plus forte que ce qu’affirment les chiffres officiels publiés par le gouvernement et l’industrie nucléaire. Une pollution radioactive suffisamment grave et étendue pour affecter la santé de dizaines de milliers de personnes vivant dans la région autour de la centrale. L’industrie nucléaire et le gouvernement U.S. ont toujours nié cette réalité, affichant des chiffres rassurants basés sur des mesures dont les Thompson affirment qu’elles ont été trafiquées.

Pour le Thompson, ces chiffres trafiqués ont un effet pernicieux à long terme. Non seulement il a minimisé les effets de l’accident et donc exclu beaucoup de personnes des programmes de compensation sanitaire, mais pire encore, ces informations lénifiantes diffusées par le lobby nucléaire risquent de provoquer un accident futur encore plus grave par manque de préparation : “Le gouvernement, obnubilé par la mythologie nucléaire et industrielle, a apporté la preuve qu’il était totalement incapable de prendre la mesure exacte de l’étendue de la catastrophe. Non seulement cela a eu une conséquence sur les mesures sanitaires prises vis à vis de la population… mais surtout, cela a abouti au fait que les politiques de haut rang et autorités locales sous-estiment totalement les risques posés par une nouvelle génération de centrales nucléaires.”

Les points de contrôle et les mesures de sécurité qui ont été mis en place, s’appuient sur les constatations faites lors de l’accident de TMI. Mais comme les conséquence de l’accident ont été sous-estimées, les mesures de sécurité en vigueur aujourd’hui sont faussées et risquent d’agraver encore une future catastrophe.”

Les Thompson ont tenté de rendre publics leurs données et donner des conseils sanitaires aux populations vivant autour de la centrale… “et tout d’un coup nous nous sommes retrouvés dans un roman digne des thriller de John Grisham !”

Randall Thompson raconte comment, en 1979, alors qu’il faisait ses courses dans un supermarché, un étranger s’est approche de lui et lui a dit que s il ne fichait pas le camp de la région, lui et sa femme seraient assassinés.

Ils ont donc décidé de fuir au Nouveau Mexique, où ils ont entrepris d’écrire une livre sur les questions de sécurité nucléaire, avec l’aide du frère de Joy, Charles Busey - qui avait également travaillé sur les chaudières nucléaire pour la U.S. Navy avant de s’occuper de la sécurité de la centrale nucléaire de Hatch, en Géorgie.

Un soir, alors qu’ils rentraient chez eux, une voiture les a suivis avant de les percuter à plusieurs reprises, jusqu’à ce que leur voiture percute un arbre - tuant Charles Busey et blessant grièvement Thompson. La voiture coupable n’a jamais été retrouvée.

Leur maison a été régulièrement cambriolée, les voleurs dédaignant à chaque fois les objets de valeur et ne s’intéressant qu’au manuscrit de leur livre.
Tout ceci a fait l’objet de plusieurs articles de journaux en 1981. Jamais aucune enquête n’a abouti.

Il y a de nombreuses preuves substantielles que les populations, les animaux et les plantes autour de la centrale nucléaire de Three Mile Island ont été exposés à de hautes doses de radioactivité lors de la catastrophe de 1979. Alors que les études gouvernementales et des enquêtes commanditées par l’autorité nucléaire affirment que l’accident n’a pas fait de victimes, d’autres études et enquêtes ont apporté la preuve de nombreuses conséquence sanitaires et environnementales qui sont reliés à une forte pollution radioactive.

En 1984, par exemple, la psychologue Marjorie Aamodt et son mari Norman, ingénieur chimiste, - qui avaient établi une ferme d’agriculture biologique à l’Est de Three Mile Island - ont porté plainte contre la centrale nucléaire afin de les empêcher de remettre en route le réacteur de l’Unité 1, où s’était produit l’accident. Ils ont mené une enquête approfondie auprès des habitants de trois communes situées sous le vent de la centrale. Des douzaines de voisins ont affirmé souffrir de symptômes associés à une exposition à de la radioactivité : gout métallique dans la bouche, nausées, vomissements, perte de cheveux, cancers de la peau et autres, foetus malformés, défaillances d’organes… Parmi les 450 personnes interrogées, ils ont relevé 19 morts du cancer entre 1980 et 1984 - soit sept fois plus de morts que la norme statistique dans la région. (…)

L’industrie nucléaire et les autorités locales n’ont bien évidemment pas envie d’entendre ceci. Le gouvernement fédéral à débloqué plus de 18 milliards de subventions pour la relance de l’industrie nucléaire et 17 entreprises d’ingénierie privées se battent pour obtenir les contrats de construction et de gestion des 26 nouveaux réacteurs prévus. C’est la première fois, depuis la catastrophe de 1979, que des nouveaux réacteurs doivent être construits aux Etats-unis (…)

Harold Denton, ancien cadre de NRC qui travaillait à Three Mile Island lors de la crise, a récemment expliqué à l’agence de presse écologiste ‘Greenwire’ que les modifications techniques qui ont été mises en place après la catastrophe de 1979 avaient permis de “réduire de manière significative les risques d’un accident grave à l’avenir“.

Mais le couple Thompson (…) fait remarquer que “les normes de sécurité développées par NRC pour les nouvelles générations de centrales nucléaires se basent sur les conclusions établies à Three Mile Island”. Ils affirment que les estimations très basses de NRC en termes d’exposition aux radiations ont abouti à des normes de sécurité inefficaces - notamment en termes de contention de la pollution radioactive ou encore la détermination du périmètre d’évacuation autour de la centrale.

“Ils ont bâti leur stratégie de sécurité autour de la certitude qu’il ne s’était finalement pas passé grand chose à TMI. Mais cette hypothèse de départ est fausse et les données sur lesquelles se basent ces normes de sécurité sont volontairement erronées”.

En s’appuyant sur leurs propres recherches, les Thompsons craignent que les décideurs et les populations se laissent bercer par les voix rassurantes des propagandistes de l’industrie nucléare. “Chaque fois que nous formulons nos inquiétudes, les communicants du nucléaire se précipitent et nous clouent le bec en disant que le nucléaire est sans risques. Malheureusement, les faits véritables et l’histoire réelle montrent le contraire”.

“Quand vous prenez conscience de l’importance de la manipulation des faits autour de TMI, quand vous constatez par vous même à quel point la réalité autour de l’accident de TMI a été occultée et déformée de manière volontaire par les communicants, on en reste bouche bée” explique Randall Thompson.

“L’industrie nucléaire à mis en place une formidable machine à propager la bonne parole, mais celle-ci est tellement efficace qu’elle a fini par enfumer même les experts qui doivent pourtant connaître la réalité pour prendre les décisions. En matière de sécurité nucléaire, tout le monde vit prisonnier d’une bulle d’illusions qu’ils ont eux-mêmes fabriqués.”

http://libertesinternets.wordpress.com/



Jeudi 16 Avril 2009


Commentaires

1.Posté par kabbala le 17/04/2009 06:22 | Alerter
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Grosse surprise, l'état ment et utilise des méthodes de voyous hors la lois pour faire taire ses opposants ou dans ce cas juste des gens honnêtes qui essayent de protéger des vies et se vend comme une catin au lobbies riche, révélation du siècle !

2.Posté par DéDé "contre les opresseurs" le 17/04/2009 12:39 | Alerter
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merci pour l'info ...Alter Info ^^

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