EUROPE

L'Europe, un choix ou une contrainte ?


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''ne pas choisir, c'est encore choisir''

Deux choix nous sont imposés : le OUI ou NON ? Et si ce n'était ni l'un, ni l'autre ?
Tout de même étonnant de voir que les arguments des deux bords se croisent et s'entrecroisent.
Pourquoi faut-il choisir entre le Oui et le Non, sachant pertinemment que ni l'un, ni l'autre ne changera quoi que se soit pour empêcher l'Europe de continuer sur la voie toute tracée par le suzerain ?
Dans les deux cas, inévitablement l'Europe confortera sa position de vassalité, et ce avec la complicité de la majorité des membres européens.


alter-info
Samedi 16 Avril 2005



La France est pour ainsi dire, la seule à avoir la ''volonté'' de dire Non aux US et d'opposer ''l'universalisme'' français à l'impérialisme culturel américain.
Pour ceux qui n'ont pas saisi les enjeux :
surtout depuis la seconde guerre, les US après avoir programmé la destruction de l'Europe, se sont proposés à sa reconstruire. Avec leur projet, les Américains avaient leur idée en tête...
Après avoir fait accepter à toute l'Europe la ''culture'' américaine ou l'abrutissement des masses plus exactement, les Français ont été les plus réfractaires face à ce dictât culturel américain. Regardez tous les membres et citoyens européens, ils rêvent pour leur grande majorité de la vie à l'américaine : une ''blondasse''(pardon), une maison, des enfants, et une grosse voiture... N'est-ce pas là, l'idéal d'une vie ''réussie'' ?
La France doit tenir tête à cette hégémonie culturelle et qui se transforme en une soumission sans condition aux volontés américaines.
Et, paradoxalement les relations historiques de la France et des États-Unis sont beaucoup plus étroites que nous ne pouvons l'imaginer.

Mais pour essayer de comprendre mieux la portée et ce qui se cache derrière chaque parole des dirigeants, ou mieux saisir le langage diplomatique, il faut comprendre que toutes les nations puissantes ou petites, où le Pouvoir semble être monolithique, mais d'apparence uniquement, les décisions prises au plus haut niveau du pouvoir, sont le résultat d'une compromission, voir une soumission à un pouvoir invisible. Le pouvoir officiel n'est pas unique, il y a deux pouvoirs, l'un visible et l'autre invisible. Le pourvoir visible a très peu de chance de décider quoi que ce soit sans l'aval du pourvoir invisible. A de rares exceptions, cela c'est produit dans le passé.
Je n'affirme pas que Chirac, aujourd'hui a pu se détacher de l'influence du pourvoir invisible.
Les convictions spirituelles, le Bien et le Mal, sont des notions qui sont perçues d'une manières différentes de celles des profanes...
Dans ce que nous percevons comme limpide et claire, du moins pour certains d'entre nous, nous occultons par ignorance ou par manque de recul un aspect important des conflits auxquels nous sommes témoins. Dans notre analyse des événements, nous oublions de tenir compte des enjeux réels qui nous échappent souvent par la volonté de ceux qui nous laisse voir que ce dont ils ont envie. Vous faites allusion à des alliances... vous êtes loin d'imaginer les alliances qui se mettent en place entre personnes qui ont des convictions diamétralement opposées. Pourtant, ces alliances souvent occultées sont l'émanation de la volonté du pouvoir invisible...
Entre les US et la France, et depuis 1789, il y a une perception et une approche très différente de Dieu, de la religion, et de comment ''traiter'' le peuple...
Les uns oeuvrent pour un Dieu vengeur (Version protestante et ultralibérale), et les Français continuent à ignorer leur Dieu de miséricorde (version Catholique et plus humaniste), avec l'aide des Lumières et les valeurs républicaines qui en découleront, ce Dieu de miséricorde a été remplacé par une perception déiste ou/et par l'agnosticisme. Et, ceux qui pensent que les hommes du pouvoir visible ou invisible n'ont pas de religion, ou sont athées, se mettent le dans l'oeil. Malheureusement pas le bon oeil, pas celui qui du haut de la pyramide de la hiérarchie sociale surveille le citoyen...

Il peut arriver qu'un homme évolue dans ses convictions spirituelles. Il arrive aussi qu'un homme du pouvoir tienne tête et affiche son opposition à ceux du pouvoir invisible.
Chirac n'a pas la partie facile, d'un côté l'influence de la religion des citoyens à majorité catholique, de l'autre la religion de la République (celle des initiés). Rajouter à cela la revendication légitime de la deuxième religion de France qu'est devenu l'Islam, et de l'autre une minorité qui a mis des siècles pour acquérir des droits qui par la suite grâce à une ''unité disparate'' de cette communauté se sont transformés en privilèges. Et, ''Les nouveaux privilégiés'' de la société, ne veulent point partager les richesses de la nation avec tous les citoyens.
Les alliances ne relèvent pas toujours des logiques communes et compréhensibles par les citoyens lambdas.

Pour ceux qui ont misé leur espoir en un hypothétique ébranlement du système, ou des institutions européennes en votant Non, font preuve de naïveté, et se bercent d'illusions...
Quand vous analysez un événement, essayez de bien saisir toutes les potentialités d'une approche et de tenir compte de toutes les composantes impliquées et concernées. Une approche et une analyse globale de la situation...
Le fond du débat ne doit pas être le Oui ou le Non. Mais pourquoi en sommes nous arrivés là ?
Et, comment pourrons-nous influencer, à défaut de changer le destin de l'Europe.



Samedi 16 Avril 2005


Commentaires

1.Posté par hartemisse le 16/04/2005 17:12 | Alerter
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Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Chirac a été piégé par TF1...
Cette chaîne de droite ne soutien pas Chirac. Le poulain de TF1 et celui des US est bien Sarko.
J'ai la vague impression que Chirac même s'il s'en ai bien sorti... le débat avait plus une vocation à détruire Chirac que de promouvoir le OUI.
La majorité les questions posées, n'avaient aucun rapport avec la future constitution.
Avez-vous remarqué les attaques en règles de la part de quelques jeunes qui ont voulu l'attirer sur les problèmes de la politique intérieure et les polémiques communautaires ?
Même un, qui sous prétexte de dénoncer la loi scélérate sur le foulard, faisait en fait une attaque en règle contre le Président et ce avec une arrogance propre à cette comunauté. Aucun respect, provocation dans les gestuels et les propos qui n'avaient rien à voir avec le réferendum.
Même si on n'est pas pour Chirac, ce qui est mon cas, la décence veut que l'on respecte les fonctions de la Présidence quand on s'adresse au Chef de l'État.
Nous avons assisté à une tentative de déstabilisation de la personne de Chirac...
Certains, bien connus de la frange sioniste ont bien tenté d'attirer le président sur un terrain glissant, avec des procédés aussi connus que leur politique de manipulation de l'opinion.

Il y a une chose qui est sûre, c'est que Chirac n'est pas apprécié par la frange sioniste ayant monopolisé une partie du pouvoir en France.

De plus, si vous avez bien pris le temps de déchiffrer les déclarations de Chirac, il dit bien que la France n'a guère le choix que de voter Oui. En effet, la France est en porte-à-faux, elle est acculée à faire un choix, qui dans tous les cas ne sert guère les intérêts de ce pays.

Chirac a aussi souvent fait allusion aux Américains, aux Anglo-saxons en les opposant à sa perception de l'Europe. Je pense qu'avec un langage officiel on ne peut être plus claire.

Au risque de choquer plus d'un, je crois que le oui sera le choix le moins douloureux. Quand vous êtes face à un choix qui est imposé, vous ne pouvez faire autrement que de choisir le moins contraignant, et dans notre cas, le Non, risque bel et bien de mettre la France aux rangs des pays insignifiants, et c'est bien ce que projettent les US.
Comme Chirac l'a précisé, même si la France vote le Non, rien ne changera pour les projets européens, avec ou sans la France, l'union continuera sa route toute tracée par les US.

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