Conflits et guerres actuelles

L'Ethiopie menace la Somalie



IRIB
Mardi 3 Octobre 2006



Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a mis en garde, le samedi 30 septembre, contre un coup d'Etat visant à renverser le gouvernement transitoire somalien.

Prenant la parole, lors d'une conférence de presse, à Addis Abeba, il a de nouveau nié d'avoir envoyé des troupes en Somalie. En même temps, il a implicitement menacé les Islamistes d'intervenir manu militari, si les tribunaux islamiques renversaient le gouvernement somalien.

De son côté, le Premier ministre somalien, Mohamed Ghedi, a aussi menacé le vendredi 29 septembre les islamistes.

Il a averti que si les milices des tribunaux islamiques continuent d'avancer sur le sol somalien, il ferait appel à l'Ethiopie et au Kenya pour les arrêter. Pour l'heure, les forces de sécurité kenyane et les soldats éthiopiens se trouvent en état d'alerte. L'avancée rapide des milices des tribunaux islamiques dans les régions méridionales de ce pays, dans la tourmente, depuis une quinzaine d'années, a suscité l'inquiétude des dirigeants somaliens et éthiopiens. Il semble que les tribunaux islamiques ont l'intention de prendre la ville Baïdoa, siège des institutions somaliennes.

Cheikh Hassan Dahir Aweys, président du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), dans un entretien avec le quotidien londonien Al-Sharq el-Awsat, a rejeté l'occupation de Baïdoa par les islamistes.

Il a souligné que l'objectif de la prise de la ville portuaire de Kismayo, au sud du pays, était d'empêcher le déploiement des forces étrangères de maintien de la paix dans la troisième ville du pays, située à 150 km des frontières somaliennes avec le Kenya. Au début de septembre, l'Union africaine a donné son aval à l'envoi de ses forces d'interposition en Somalie pour y rétablir la sécurité et la stabilité. Les forces d'interposition africaines regroupent sept pays de la communauté de l'Afrique de l'Est, l'Ethiopie et l'Erythrée, entre autres.

Cheïkh Hassan Dahir Aweys a réitéré à maintes reprises que les forces liées au tribunaux islamiques ne tolèreraient jamais la présences des forces étrangères sur la terre somalienne.

Entre temps, le Président somalien a démenti les informations divulguées par les habitants de Baïdoa qui ont affirmé lundi avoir vu entrer dans leur ville des centaines de soldats éthiopiens pour protéger le gouvernement contre une éventuelle attaque des islamistes. En cas d'ingérence de l'Ethiopie en faveur du gouvernement de transition somalien, l'Erythrée passera, pour sa part, à l'action en faveur des tribunaux islamiques.

A noter que les interventions étrangères dans les régions à crise du continent noir n'ont eu aucun résultat; d'autant que l'échec des marines US en Somalie pourrait se répéter et on ne peut pas exclure cette idée que la Somalie se transforme en champ de bataille d'Asmara et d'Addis Abeba.


Mardi 3 Octobre 2006

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