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L’Arabie saoudite face au double défi


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L’Arabie saoudite face au double défi ; du sunnite Oussama Ben Laden (Al Qaida) et du chiite Hassan Nasrallah (Hezbollah) Part1/2


René Naba
Lundi 20 Septembre 2010

L’Arabie saoudite face au double défi

La dynastie wahhabite: Unique entreprise familiale au monde à siéger aux Nations Unies, une illustration caricaturale de la réalité paralytique arabe

Paris, 18 septembre 2010 – Unique famille à avoir donné son nom à son pays, ce que même Christophe Colomb, le découvreur de l’Amérique, n’a songé à faire, Unique pays à porter le nom de sa famille conquérante, ce que même Jules César n’a osé faire, l’Arabie saoudite est aussi l’unique entreprise familiale au monde à siéger aux Nations Unies, un privilège qu’aucune dynastie si prestigieuse fut elle, qu’aucune multinationale si puissante soit elle, n’a jamais pu exercer, un passe droit qui donne la mesure du laxisme dont bénéficient les dirigeants ce pays sur le plan international du fait pétrolier.

Le Gardien des Lieux Saints de l’Islam a certes financé la promotion de l’Islam à travers le monde, mais son prosélytisme religieux tous azimut s’est souvent confondu avec une instrumentalisation politique de la religion comme arme de combat contre les ennemis de l’Amérique, notamment l’athéisme communiste, au détriment des intérêts stratégiques du Monde arabe.

Le chef de file de l’Islam sunnite a porté le fer aux quatre coins de la planète pour le compte de son protecteur américain, mais le bailleur de fonds des équipées militaires américaines dans le tiers monde -de l’Afghanistan au Nicaragua- n’est jamais parvenu à libérer l’unique Haut Lieu Saint de l’islam sous occupation étrangère, la Mosquée d’al Aqsa de Jérusalem, au point que son leadership est désormais concurrencé par le nouveau venu sur la scène diplomatique régionale la Turquie et sa posture néo ottomane.

Le protégé de l’Amérique, auteur de deux plans de paix pour le proche orient, n’a jamais réussi à faire entériner par son protecteur américain et son partenaire israélien les propositions visant à régler le conflit israélo palestinien, ni à prévenir l’annexion rampante de Jérusalem, ni la judaïsation de la 3eme ville sainte de l’Islam, pas plus qu’il n’a pu éviter le basculement des grandes capitales arabes hors de la sphère sunnite, dans le giron  adverse: Jérusalem sous occupation israélienne, Damas sous contrôle alaouite et Bagdad  enfin sous partage  kurdo Chiite.

Le plus riche pays arabe, membre de plein droit du G20, le directoire financier de la planète, a dilapidé une part de sa fortune à d’extravagantes réalisations de prestige et à la satisfaction d’invraisemblables caprices de prince, sans jamais songé à affecter sa puissance financière au redressement économique arabe ou au renforcement de son potentiel militaire, bridant au passage toute contestation, entraînant dans son sillage le monde arabe vers sa vassalisation à l’ordre américain.

La dynastie wahhabite, détournant les Arabes et les Musulmans de leur principal champ de bataille, la Palestine, dans de furieux combats en Afghanistan, n’a jamais tiré un coup de feu contre Israël, au point que le meilleur allié arabe des Etats Unis apparaît, rétrospectivement, comme le principal bénéficiaire des coups de butoir israélien contre le noyau dur du monde arabe, et Israël, comme le meilleur allié objectif de la monarchie saoudienne.

En 78 ans d’existence, ce pays de passe droit a été gouverné par six monarques (Abdel Aziz, Saoud, Faysal, Khaled, Fahd, Abdallah), mais, à une période charnière de l’histoire du monde arabe, à l’ère de l’optronique, de la balistique, du combat disséminé et de la furtivité de basse tension, aucun des six monarques n’était détenteur d’un diplôme universitaire, tous formatés dans le même moule de la formation bédouine et de l’école coranique, à l’instar des autres pétromonarchies gérontocratiques du Golfe, soit le tiers des membres de la Ligue arabe et les deux tiers de la richesse nationale arabe, alors que la théocratie voisine iranienne a, d’ores et déjà, accédé au statut de puissance du seuil nucléaire.

En 78 ans d’existence, malgré les turbulences, la famille Al Saoud a réussi à sauvegarder son trône, mais plongé la zone dans une sinistrose quand Israël sinistrait la zone.

A – Une illustration caricaturale de la réalité paralytique arabe.

Le roi est nu, la monarchie saoudienne sur la défensive: La dynastie wahhabite, maître d’oeuvre sous l’égide américaine de l’islamisme politique, apparaît rétrospectivement, au regard de l’histoire, au même titre que le colonel Mouammar al Kadhafi de Libye comme l’un des principaux fossoyeurs du nationalisme arabe et de la soumission du monde arabe à l’ordre américain.

Soixante dix huit ans après la constitution du royaume, le bilan est sans ambiguïté et ne souffre aucune circonstance atténuante à en juger par la décomposition du monde arabe, sa mise sous tutelle américaine avec le déploiement d’une dizaine de bases militaires dans l’espace arabe (Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Irak, Jordanie, Koweït, Maroc, Oman, Qatar), la subversion meurtrière qui secoue périodiquement le Royaume, les dérives de ses anciens sujets dont le plus illustre disciple n’est autre que l’animateur de la plus importante organisation clandestine trans-nationale de l’intégrisme musulman, Oussama Ben Laden, auparavant serviteur dévoué de la politique saoudo américaine dans la sphère musulmane.

Plus grave, allié inconditionnel et résolu des Etats-Unis, le bailleur de fonds de toutes ses équipées dans la zone, même au delà en Amérique latine et en Afrique, hors de la sphère de la sécurité nationale arabe, l’Arabie Saoudite aura été de surcroît la caution morale et politique du principal partenaire stratégique du principal ennemi des Arabes, Israël, le propagateur zélé d’une politique qui a abouti, paradoxalement, à la judaïsation rampante de la quasi totalité de l’ancien territoire de la Palestine du mandat britannique en contradiction avec les voeux d’un des plus éminents monarques saoudiens, le Roi Fayçal, assassiné en 1975, avant de réaliser son souhait de prier à la Mosquée libérée d’Al-Aqsa de Jérusalem.

Pis. Plus que tout autre, l’Arabie Saoudite aura illustré jusqu’à la caricature la réalité paralytique arabe dont elle assume une lourde part de responsabilité avec un monarque (le Roi Fahd) hémiplégique pendant une décennie de 1995 jusqu’à sa mort en 2005, à la mobilité réduite, à la lucidité aléatoire, sous assistance sanitaire permanente animée par une cohorte de médecins, régnant sur un pays clé de l’échiquier régional à un moment charnière du basculement géostratégique planétaire avec la collusion frontale de l’hyper puissance américaine avec les deux plus importants foyers de percussion de la stratégie régionale saoudienne, l’Afghanistan et l’Irak, les deux anciens alliés de l’axe saoudo américain. Un scénario identique s’est reproduit quinze ans plus tard, en 2009, avec le prince héritier le prince Sultan Ben Abdel Aziz, désertant son poste de ministre de la défense et le royaume pour une convalescence prolongée au Maroc de plus d’un an exerçant ses lourdes responsabilités de prince héritier, vice premier ministre, ministre de la défense et inspecteur général des forces armées royales, de manière fantomatique dans une zone particulièrement tourmentée en plein bras de fer américano iranien sur le dossier nucléaire iranien.

L’Arabie avait tout pourtant pour être heureuse et son bilan se promettait radieux: Deux incomparables atouts naturels, La Mecque et Médine, les deux Hauts Lieux saints de l’Islam, référence spirituelle absolue d’une communauté de croyants de 1,5 milliards de fidèles de la deuxième religion du monde par son importance, le pétrole, moteur de l’économie internationale dont elle détient le principal gisement énergétique du monde, une immense superficie qui fait de ce pays de 2,5 millions de km2, un quasi-continent de taille comparable à l’Europe occidentale (France Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), une faible densité démographique (20 millions d’habitants), enfin, dernier et non le moindre atout: le bouclier américain mis en place par le Pacte de Quincy, dissuasif contre toute remise en cause interne, toute intervention étrangère, toute critique internationale.

A l’ombre des Awacs américains, les avions radars électronique à long rayon d’action dont l’Arabie était le seul pays au monde à en abriter hors du territoire des Etats-Unis, le Royaume wahabite pouvait prospérer sans limite, dans une quiétude que n’altéraient ni la réclusion féminine, jugée outrageusement scandaleuse partout ailleurs dans le monde, ni la ségrégation raciale ou religieuse, ni les abus de domesticité, qui alimentaient les chroniques mondaines de la presse occidentale avide de scandales, ni les vexations répétitives d’une institution unique au monde, la redoutable police religieuse (Al-Moutawa’a), aussi puissante que sectaire. En toute impunité, le souverain pouvait à loisir se livrer à d’invraisemblables passe-droits criminels tel l’enlèvement du plus célèbre opposant saoudien, Nasser Al-Saîd, mystérieusement disparu en 1979 à Beyrouth. L’opposition anti-monarchique soutiendra que l’homme réfugié à Beyrouth a été enlevé par les services saoudiens avec l’aide de groupements palestiniens à la faveur de l’anarchie ambiante régnant dans la capitale libanaise en pleine guerre inter factionnelle, embarqué de force à bord d’un avion militaire saoudien et jeté par dessus bord au dessus du désert saoudien. Si l’opposition saoudienne n’a jamais pu fonder de manière formelle cette accusation, force est toutefois de convenir que nul, depuis 26 ans, n’a pu retrouver sa trace.

Pays rigoriste, l’Arabie a fait du Coran, son arme absolue et du prosélytisme religieux son vecteur d’influence diplomatique, véritable rente de situation stérilisant tout débat interne, au point que le pays aura sombré pendant un demi siècle dans le «degré zéro de la culture» (1). Le Royaume a ainsi consacré durant la décennie 1980-1990 près d’un milliard de dollars à l’entretien de trente mille (30.000) lieux de culte et aux quatre vingt dix (90) universités théologiques et facultés théologiques, record mondial absolu par rapport à sa densité démographique, faisant du pays un fief intégriste. Un des temps forts du rituel diplomatique de la dynastie wahhabite, le pèlerinage de la Mecque, vaste rassemblement humain annuel de près de deux millions de personnes, constituait le moment idéal pour les dignitaires saoudiens de déployer des trésors de générosité au service de la Foi, pour d’incommensurables retombées politiques au bénéfice du Roi. Sur le plan profane, le pèlerinage de Riyad constituait pour les dirigeants occidentaux un rituel comparable par son importance au pèlerinage de la Mecque pour les Musulmans. En plus lucratif.

L’Arabie Saoudite qui aura effectivement fertilisé son désert,  se dotera, à la faveur du boom pétrolier générateur de «pétrodollars», dotée d’infrastructures sans rapport avec les besoins réels du pays, à la grande satisfaction des quémandeurs de toute sorte, dans une politique dilapidatrice relevant tout à la fois de l’ostentation, du clientélisme politique et de la corruption. A croire que les lourds investissements, notamment dans le domaine militaire, n’étaient stimulés parfois, non pas tant par les impératifs de sécurité, mais par la perspective alléchante des commissions et rétro commissions. A l’indice mondial de la corruption, l’Arabie Saoudite se situait hors classement.  A croire que les surfacturations tenaient lieu de «police d’assurance tous risques» contre d’éventuelles tentatives de déstabilisation,  de rétribution déguisée pour un zélé protecteur, une sorte de mercenariat officieux avant terme.

Dans la foulée de la première guerre contre l’Irak, l’Arabie a ainsi consacré en 1992 et 1993, vingt neuf milliards de dollars pour sa défense contre 26,5 milliards à l’éducation nationale, une somme équivalent, compte tenu de sa faible densité démographique (12,3 millions de nationaux) et de la faiblesse numérique de ses forces armées (200.000 entre armée régulière et garde nationale), à une dépense moyenne de 75 millions dollars par an pour chaque militaire, et, à l’échelle du pays, un million de dollars par an par habitant, proportion inégalée partout ailleurs dans le monde. Gigantisme et morgue vont de pair dans le royaume, dans ce qui apparaît comme une sorte de démarche de compensation face à une abdication de souveraineté envers les Américains.

Au delà des apparences, le Royaume, jamais colonisé, constitue, en fait, une grande prison dorée pour une dynastie à la marge de manoeuvre réduite envers ses tuteurs américains et pour une population en état de crainte révérencieuse envers ses vigiles wahhabites, grands dispensateurs des bienfaits au Royaume. Unique entreprise familiale au monde à siéger aux Nations Unies, la dynastie wahhabite aura versé dans toutes les licences cautionnant au passage de stupéfiants trafics, allant même, du moins certains des membres de l’entourage royal comme ce fut le cas dans le narcotrafic saoudien en France, jusqu’à réquisitionner des appareils de la flotte aérienne royale pour le transport de la drogue colombienne. Un trafic rocambolesque qui paraît quelque peu en décalage avec les enseignements rigoristes que le pouvoir saoudien dispense et qui explique une part de son discrédit (2).

Anomalie exorbitante, à l’origine du divorce entre la dynastie wahhabite et son ancien serviteur, Oussama Ben Laden, la présence des troupes américaines sur le sol du royaume, ainsi que les dérives mercantiles que la contribution militaire occidentale a donné lieu lors de la première guerre du Golfe, consécutive à l’invasion du Koweït par l’Irak (Août 1990-Janvier 1991). Au faite de sa gloire, Oussama Ben Laden avait proposé au Roi Fahd d’Arabie de bouter les Irakiens hors du Koweït avec le seul concours des Moudjahiddine, mais la proposition du vainqueur de l’Armée Rouge en Afghanistan a été accueillie sans enthousiasme par les dirigeants saoudiens effrayés qu’ils étaient qu’un de leurs sujets disposa de la capacité de lever des troupes d’une telle importance pour combattre l’Irak, à l’époque au sommet de sa puissance. Le Roi Fahd a décliné l’offre de Ben Laden, lui préférant une proposition américaine plus coûteuse et contraignante à terme, mais qui avait l’appréciable avantage de sauver la face des Saoudiens dans la mesure où la présence des troupes occidentales avaient aussi pour fonction de masquer l’impéritie et la corruption de l’armée saoudienne en présentant la guerre contre l’Irak comme une opération de police internationale menée par une coalition avec la caution des Nations Unies. Mais, par un effet de pendule, la présence massive de près de cinq cent mille (500.000) soldats occidentaux sur le sol saoudien, dont soixante mille soldats américains de confession juive, à proximité des Lieux Saints de l’Islam, fait sans précédent  dans l’histoire, a été perçue par une large fraction de la population arabe et musulmane comme une profanation d’un sanctuaire dont la dynastie wahhabite a en principe le devoir de garde et de protection.

Elle a été ressentie aussi comme la marque de la collusion du “Gardien des Lieux Saints” avec les oppresseurs des Musulmans et servi  de justificatif à la rupture de bon nombre de formations islamistes avec le Royaume saoudien, leur bailleur de fonds. Pour prix du concours américain, l’Arabie saoudite a déboursé la coquette somme de cinquante milliards de dollars à titre de contribution à l’effort de guerre, dont dix sept milliards de dollars au titre de prime de débarquement sur le sol saoudien en prélude aux frappes anti-irakiennes (4).. Autrement dit, la monarchie saoudienne aura débloqué cinquante milliards de dollars à l’Amérique pour l’autoriser à accentuer son emprise sur le Royaume et à camoufler la corruption régnante.

Le Général Khaled Ben Sultan, (57 ans), propre fils du ministre de la défense, abusivement auto proclamé commandant en chef de la coalition internationale anti-irakienne, alors qu’il n’était en réalité que l’interface saoudien du véritable commandant américain, le général Norman Schwarzkopf, a réussi, dans ces circonstances dramatiques pour son pays, le tour de force, de prélever près de trois milliards de dollars au titre de commissions sur les transactions sur l’équipement et le ravitaillement des troupes de la coalition estimée à l’époque à 500.000 soldats de 26 nationalités. Une telle ponction, exorbitante, et à certains égards indécente au regard des enjeux de l’époque et de la contribution réclamée par des tiers pour la défense du territoire national, aurait été passible partout ailleurs d’une comparution immédiate devant la cour martiale. Elle n’a donné lieu à aucun rappel à l’ordre familial, tout juste une discrète mise à l’écart provisoire de l’indélicat, qui s’est traduite pour l’exilé milliardaire de Londres par le rachat du journal «Al-Hayat». Une prime à la prévarication en quelque sorte.

Ce Royaume des trois silences «ne pas parler, ne pas voir, ne pas entendre», avait affecté à sa magnificence les plumes les plus réputées du monde arabe, édifiant, en un temps record, et avec l’aide des capitales occidentales, un complexe multimédia, se hissant en l’espace d’une décennie au rang d’un géant de la communication, à l’égal des conglomérats occidentaux, dans une stratégie offensive dont le but non avoué était d’aseptiser les ondes de toute pollution anti-saoudienne, en vue de faire pièce à la contamination révolutionnaire dans la sphère musulmane préjudiciable à son leadership. Le plus grand marché de consommation du monde arabe avec des investissements publicitaires de l’ordre d’un milliard de dollars par an, (Chiffre de 1995), l’Arabie saoudite a favorisé la libéralisation du consommateur, au détriment du citoyen, et l’uniformisation de ses désirs et de ses repères institutionnels par la consommation. Avec des conséquences dramatiques sur sa démographie qui affiche le chiffre record de dix pour cent (10%) d’obèses et de diabétiques et un taux élevé de harcèlement sexuel de l’ordre de 68 pour cent parmi les couches cultivées de la population, dont 17,32  pour cent de nature incestueuse, et 20 pour cent sur les enfants (5).  Au delà de cette surcharge pondérale, l’empire médiatique saoudien, pour performant qu’il ait été, cachait toutefois de sérieuses lézardes. Le plus grand diffuseur de son et d’images de l’hémisphère sud s’est trouvé, de par son monopole de fait, son plus grand censeur. Signe patent de l’échec de la stratégie médiatique saoudienne se révèle dans le succès de ses jeunes concurrents, notamment la chaîne transfrontière du Qatar «Al-Jazira» et le quotidien pan arabe de Londres «Al-Qods al-Arabi», dont le prestige, notamment au sein de l’élite intellectuelle arabe, surpasse de loin tous les médias pro saoudiens, tous vecteurs et toute périodicité confondus.

Fausse bonne idée donc que ce pacte de Quincy. En confortant la dynastie wahhabite dans son impunité et son faux sentiment de quiétude et de supériorité, il l’a hypothéqué politiquement. Conclu en février 1945 sur le croiseur américain Quincy entre le président démocrate Franklin Roosevelt et le fondateur de la dynastie saoudienne, le Roi Abdel Aziz Al-Saoud, «The Quincy Agreement» est une parfaite illustration de l’alliance contre nature entre une puissance qui se veut la plus grande démocratie libérale du monde et une dynastie qui se revendique comme la plus rigoriste monarchie théocratique du monde. En contrepartie de la protection inconditionnelle de l’Arabie saoudite, considérée comme relevant des «intérêts vitaux» de l’Amérique, les Wahhabites ont garanti le ravitaillement énergétique américain à prix compétitif. Ce pacte a assuré la stabilité du ravitaillement énergétique mondiale et la prospérité économique occidentale, parfois au détriment des intérêts des autres producteurs, sans pour autant donner satisfaction aux revendications légitimes arabes notamment à propos de la question palestinienne, encore moins aux aspirations démocratiques des peuples arabes. En application de ce pacte, qui a donné lieu aux plus invraisemblables dérives, l’Amérique a assumé un rôle étymologiquement rétrograde, en négation avec les valeurs qu’elle professe, mais en conformité avec les souhaits de son protégé saoudien. Parangon de la démocratie et du libéralisme dans le monde, elle s’est posée en «parrain» du royaume le plus hermétique de la planète, s’opposant aux expériences de modernisation et de démocratisation du tiers-monde, comme ce fut le cas en Iran, en 1953, lors de la nationalisation des installations pétrolières par le dirigeant nationaliste Mohamad Mossadegh, en Egypte, en 1967, contre le chef de file du nationalisme arabe Gamal Abdel Nasser, ou encore dans le pré carré des puissances occidentales: l’Afrique et l’Amérique latine.

Au paroxysme du conflit israélo-arabe alors qu’Israël entreprenait le détournement des eaux du Jourdain pour anticiper ses besoins hydrauliques futurs, l’Arabie se livrait à une opération de diversion en tentant de déstabiliser la jeune équipe baasiste de Syrie fraîchement parvenue au pouvoir en 1966. Les révélations d’un des conjurés, le Colonel Salim Hatoum, sur une contribution royale saoudienne de l’ordre d‘un million de dollar à cette opération de déstabilisation de la Syrie, en pleine ébullition nationaliste consécutive au détournement des eaux du Jourdain, entraînera l’éviction de Saoud au profit de son frère cadet Fayçal au trône d’Arabie, sans que cette sanction ne mette un terme à ses pratiques. Enivrée par sa promotion au rang de puissance régionale à la suite de la chute de la monarchie iranienne, le Royaume, récidiviste, fondera en 1979 avec la France, l’Egypte et le Maroc, le «Safari club», se donnant ainsi l’illusion de «jouer dans la cour des grands», non sur le champ de la confrontation israélo-arabe, mais à des milliers de kilomètres de là, non pour la récupération des Lieux Saints de l’Islam, mais pour le maintien au pouvoir d’un des dictateurs les plus corrompus de la planète le Zaïrois Mobutu, agent attitré des Américains dans la zone centrale de l’Afrique, en butte à la subversion interne. Si le Royaume a brandi «l’arme du pétrole» en 1973 contre les pays occidentaux soutenant Israël en guerre contre l’Egypte et la Syrie, il n’a pour autant jamais privé les Etats-Unis, pourtant principal soutien de l’Etat Hébreu, du ravitaillement pétrolier nécessaire au corps expéditionnaire américain dans ses opérations de guerre contre le Vietnam du Nord communiste.

Mieux, dans les années 1980, au plus fort de la rivalité soviéto-américaine consécutive à la perte du Vietnam (1975) et de l’invasion soviétique en Afghanistan, l’Arabie saoudite apportera son soutien matériel et financier à la plus grande opération de déstabilisation d’un régime socialiste, situé au delà des océans, dans la lointaine Amérique latine, le Nicaragua du régime sandiniste de Daniel Ortega, dans l’unique souci de complaire à son complice américain. L’affaire des «contras», qui mettra en oeuvre la plus grande opération de toxicomanie de masse de la communauté noire de Los Angeles à la faveur du trafic du Crack (drogue à charge démentielle), débouchera sur le plus grand scandale politico financier de l’ère Reagan (1980-1988), «l’Irangate» et le châtiment de deux fusibles subalternes, un officier supérieur américain le lieutenant colonel Oliver North et un richissime intermédiaire saoudien de renom Adnane Kashoogi, jeter en pâture pour calmer la vindicte populaire.

Suivra…

2eme volet le 20 septembre 2010 :

Arabie saoudite 2/2 : Le principal bénéficiaire du travail de sape d’Israël contre le noyau dur du monde arabe


Références

1- «Degré zéro de la culture», expression du diplomate français Jean Michel Foulquier, dans son ouvrage «Arabie saoudite, la dictature protégée» Editions Albin Michel février 1995.

2- «La Coke saoudienne au cœur d’une affaire d’état» par Fabrice Monti –Editions Flammarion Mars 2004. L’auteur, un ancien officier  de police à la retraite, y relate un rocambolesque trafic de drogue à grande échelle de l’entourage royal à bord de la flotte privée de la monarchie à destination de la France, réalisé dans les années 1990.

3- L’affaire relatée par la revue allemande Stern a été reprise dans le quotidien français Libération en date du 2 Août 1995 sous le titre «un souverain effacé et piégé par les périls» JP Perrin.

4- La famille Al Saoud», documentaire de Jihane Taheri diffusé sur canal + le 21 septembre 2004 avec notamment les indications du prince Turki ben Abdel Aziz, ancien chef des services de renseignements saoudiens sur l’offre de Ben Laden pour combattre l’Irak et celles de Hermann Eilits, ancien ambassadeur des Etats Unis en Arabie saoudite, sur le montant de la contribution financière saoudienne aux Etats unis lors de la première guerre du Golfe (1990-1991).

5– Communications de Mme Amal Al Dokli, spécialiste du domaine social à l’office de la défense sociale de la région orientale du royaume (Dammam) et de Mme Noura Ibrahim al Souyane, Directrice des prestations sociales du programme santé de la Garde Nationale Saoudienne, in le quotidien saoudien «Al Watan» du 8 juin 2010 reproduit par le journal transarabe «Al Qods al Arabi» du 10 juin 2010.

http://www.renenaba.com/?p=2813 http://www.renenaba.com/?p=2813



Lundi 20 Septembre 2010


Commentaires

1.Posté par damien le 20/09/2010 16:33 | Alerter
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Tres bon article, qu'on ne voit JAMAIS dans notre presse (marianne est détenu par les saouds, et les autres par lagardere et companie qui vendent des armes aux saouds).
Dans nos médias de merde, on entend que de la propagande des BHL, CRIF... contre l'iran.

2.Posté par hamad le 20/09/2010 21:01 | Alerter
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les gouverneurs ne sont plus ce qu'ils étaient durant les 1er siècles de l'islam et surtout durant la période des 4 califes bien guidés.
de nos jour je ne connais pas un pays plus pratiquant que l' arabie saoudite au niveau de la loi islamique. certes ses gouverneurs ne sont pas parfait mais au moins laba l'islam est authentique est ont combat le polythéisme.
qu'Allah redresse nos gouverneurs et qu'il protège les lieux saint. amin

3.Posté par damien le 21/09/2010 00:31 | Alerter
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Le polythéisme n'existe plus dans notre planète.
L'islam des saouds, est un islam sioniste, qui est utilisé pour servir l'impérialisme.
Les saouds ont financé les bombes en irak, au liban, à gaza...
Le saoud est musulman est arabe. Il ne met bien en avant. Et il n'a que ca à mettre en avant.

Chavez n'est même pas arabe, et il n'est même pas musulman. Mais à mes yeux, il vaut nettement mieux que ces traitres de saouds.

4.Posté par Zyrk le 21/09/2010 02:11 | Alerter
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Exactement hamad, on peut dire n'importe quoi des saouds, ils ont au moins participé à la construction et à la redéfinition de l'infrastructure des deux villes saintes de l'Islam et ont très bien œuvré pour permettre aux musulmans de faire leur pèlerinage dans d'excellentes conditions.

Tout ce qu'on peut leur faire pour l'instant, c'est de prier Allah sincèrement pour que nos dirigeants se redressent et suivent de nouveau la voie d'Allah pour rétablir les lois de l'Islam dans ses terres ainsi que de privilégier les intérêts de la nation musulmane.

5.Posté par tarik le 21/09/2010 02:17 | Alerter
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@administrateur
plus la peine deverifier on ne postera plus sur votre site qui a tellement changé .....pour preuve :il y a moins de commentaires pour ne pas dire plus du tout de commentaires , sur tous les articles que vous publiez ..bien dommage !

6.Posté par ANTI S le 21/09/2010 15:14 | Alerter
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@ damien
"Le polythéisme n'existe plus dans notre planète."

La haine t'aveugle faut pas exagerer quand même que tu n'aimes pas les Saoud est une chose, c'est ton choix et je le respecte, mais ton affirmation "Le polythéisme n'existe plus dans notre planète." est un mensonge éhonté.

7.Posté par damien le 21/09/2010 16:27 | Alerter
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c'est une honte que les lieux saints de l'islam soient gérés par les saouds.
Les saouds se fichent de l'islam. Ils utilisent l'islam pour asseoir leur pouvoir.
A coté des lieux saints de l'islam, n'oubliez pas que trouvent des bases US qui massacrent des musulmans depuis 90.
N'oubliez pas la mosqué Al Aqsa pour laquelle les saouds s'asseoient dessus.
LEs saouds causent beaucoup de tords aux musulmans et à l'islam

8.Posté par hamad le 21/09/2010 17:53 | Alerter
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damien tu devrais t'occuper de ton propre sort. tu fait des cauchemars sur les saouds chaque nuit sinon c'est pas possible d'être obsedé comme ça.
a t'entendre les saouds sont des sioniste satanique ect. je pense pas que les suppôt de satan nous laisserai faire le pèlerinage, je ne pense pas que la séparation des hommes et femmes serait si importante, je ne pense pas qu'on appliquerai la charia ect.
les saouds sont les gardiens des lieux saint et c'est grâce a leur effort si il y a de plus en plus de pèlerin qui peuvent venir accomplir leur pelerinage.
OK ils ne sont pas parfait mais ce sont les gouverneurs et les saoudiens doivent leurs obéir et s'ils sont injuste alors qu'ils sachent qu'il y a un juge au dessus de tout le monde .EL hakim.
donc damien ce n'est pas en déversant ton venin sur les gouverneurs que tu aura le paradis. wa salam.

9.Posté par damien le 21/09/2010 18:28 | Alerter
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je parle de politique et de religions.
Oui, politiquement, la politique des saouds est une CATASTROPHE irréparable.
QUe font les soldats US en terre Sainte. La terre sainte ne devrait pas être gerée par cette bande di'rresponsables.

Religieusement, les saouds ne valent pas mieux que d'autres muftis. Les saouds utilisent les lieux saints pour se rachetter de leurs crimes.
Le pélerinage, c'est un pilier de l'islam, mais il y en a 4 autres. C'est pas grace aux saouds que les gens peuvent faire leurs pelerinage, mais grace à l'avion. En à la mecque, lors du pelerinage, ou tous les hommes sont censés être égaux, les riches et les pauvres le vivent differement.
Arretes de te focaliser sur le pelerinage. Si tous les musulmans du monde se mettent à prier tous les jours et à faire le pelerinage, ca changera quoi????
Est ce que le sort des palestiniens se joue sur le nombre de pelerins? Est ce que les troupes US quitteront la mecque? Est ce que c'est en faisant simplement des prières que les musulmans arreteront d'être occupés?
Les saouds ne sont pas le seul problème. Il y'a tous les régimes qui accueillent des bases US.
Si il y'a 1 million de pelerins en plus, soit, quel en sera la conséquence pour les peuples occupés?
La qualité d'un homme ne se mesure pas à son degré de pratique de la religion.
On peut être musulman ultra pratiquant et être quelqu’un de mauvais. On peut être aussi d'une autre religion et être quelqu'un de bien. Il ne faut pas juger les gens sur le critère "RELIGION" mais sur ce qu'ils font. De plus les religions n'apportent ni bien, ni mal. Ce qui compte, c'est ce que les hommes en font et comment ils l'utilisent.

10.Posté par damien le 21/09/2010 18:34 | Alerter
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@anti S
Le polythéisme tel qu'il est mentionné dans l'islam fait référence aux cultes paiens qu'il y'avait autour de la mecque. Ces cultes ont totalement disparus de la terre (d'ailleurs on n'en sais pas grand chose dessus aujourd'hui). Après, il existe ailleurs des cultes animistes ou polythéistes, dans le fin fond de l'afrique, ou chez les papous... Après ces peuples la ne sont pas les ennemis de l'islam (allez voir une carte et allez regarder qui jette des bombes sur les musulmans??? Estce l'eglise méthodiste? L'eglise pentecotiste???)

11.Posté par hezbollah le 21/09/2010 20:16 | Alerter
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le roi fayçal était le seul de cette monar(chie) à défendre le monde arabe, c' est pour ça qui l' on assassiné!

12.Posté par ANTI S le 21/09/2010 20:26 | Alerter
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@ damien
Je ne sais pas ce que tu defends ni quel est ta religion mais si tu parles au nom de l'Islam dans ton affirmation :
"Le polythéisme tel qu'il est mentionné dans l'islam fait référence aux cultes paiens qu'il y'avait autour de la mecque."
Tu fais erreur et je te mets en garde de ne pas être de ceux qui forgent des mensonges contre Allah et sa religion.
Allah glorifié soit-il a clairement défini le polythéisme comme étant tout acte d'adoration adressée à autre qu'Allah.
Puis il a clairement nommer et cité ceux qui sont les plus acharnés à combattre les Musulmans.
Les gens que tu designes en disant :
"(allez voir une carte et allez regarder qui jette des bombes sur les musulmans???"
Ces gens la donc et tu sur qu'ils ne sont pas polythéiste, les gens du N.O.M satanistes et talmudistes ect...
Même si les Saoud ne sont pas irréprochable tu n'a pas le droit de déformer la réalité et les bases de la croyance juste pour justifier ton argumentation.
L'Islam n'est pas un jeu ou un outil politique dont on use à sa guise tu dis :
"Arretes de te focaliser sur le pelerinage. Si tous les musulmans du monde se mettent à prier tous les jours et à faire le pelerinage, ca changera quoi????"

Et pourtant Allah le très haut n'a créé les Hommes et les Djins que pour qu'ils L'adore lui le seul digne d'adoration.
Moi je crois que si les musulman se décident à obéir à leur créateur leur situation changera.
Et enfin je te rappel que les piliers de la foi en Islam sont :
Croire :
en Allah
En ses Anges
En ses livres qu'Il a révélé
En ses prophètes
Au jour du jugement
Et au destin (qu'il soit bon ou mauvais)
Cela sous entend aussi la foi en l'invisible et en la capaciter de notre seigneur d'agir sur sa création comme bon lui semble et cela sans aucune limitation.

Donc obéissez a votre seigneur et il vous donnera ce que vous désirez.

Paix sur toi Damien.

13.Posté par dr slump le 21/09/2010 22:06 | Alerter
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le nouveau modèle européen d’une laïcité d’État et d’une société sans Dieu, l’Europe a alors lancé une croisade pour transformer le monde entier et pour le remodeler. Le reste du monde a été colonisé ou a perdu l’essentielle de sa liberté. Et finalement, le monde non-européen a également été sécularisé et rapidement réduit en une société sans Dieu. Cela comprenait le monde de l’Islam. En fait, le monde de l’Islam a été la cible privilégiée de l’Europe sans Dieu. Le processus de réduire le monde de l’Islam en une société niant Dieu a commencé avec la sécularisation de la vie publique. L’Empire ottoman était la cible. Il devait être détruit. Mais il ne pouvait pas être détruit tant que le Califat restait une institution puissante de l’unité musulmanes. Mais le califat devait être détruit. La destruction de l’Empire ottoman, qui a été effectué durant la Première Guerre mondiale, a abouti à l’émergence de l’Etat laïque de la Turquie. Le gouvernement a été constitué nationalistes sécularisés et occidentalisés turcs, qui ont travaillé main dans la main avec un mouvement « sous-terrain » juif. Ils ont d’abord réduit le Califat à un bureau qui ressemblait à celui du pape, puis supprimé. Mais le processus de sécularisation dans le monde de l’Islam a été scellé lorsque le Hejaz, en vertu de la règle d’Abdul Aziz ibn Saoud, a également rejoint Mustafa Kamal (Ataturk) dans le rejet de la suprématie de l’Islam sur l’État. Et saoudite, bastion de l’Islam, a également adopté le modèle d’un État laïque. La naissance de l’État de l’Arabie Saoudite a coïncidé avec la destruction de la Dar al-Islam qui avait été établie par le Prophète (Paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Quand le Hejaz était Dar al-Islam, tous les musulmans avaient le droit d’entrer sur ce territoire, il n’y avait pas besoin d’un visa. Il n’y avait pas une telle chose que cette souveraineté saoudienne. Il n’y avait pas une telle chose comme cette citoyenneté saoudienne. Le droit d’entrer dans toute zone du Dar al-Islam était l’un des droits que les musulmans avaient, comme le droit de résider dans le Dar al-Islam, ils n’avaient pas besoin de carte de séjour, ils avaient le droit de chercher des moyens de subsistance dans Dar al-Islam, ils n’avaient pas besoin d’un permis de travail, etc… La naissance de l’État de l’Arabie saoudite a abouti à la négation et l’élimination éventuelle de tous les droits des musulmans. La destruction du Califat et l’émergence de l’État de l’Arabie Saoudite ont été les événements qui ont changé la face même du monde de l’Islam, de telle manière que cela s’est traduit par un retour à la période pré-Hijri de la civilisation islamique. Aujourd’hui, Dar al-Islam existe nulle part dans le monde. Il serait, croyons-nous, correct d’affirmer que la différence fondamentale qui existe entre pré-et post-Hijri a été la création par le Prophète – saws - de Dar al-Islam (l’Islam de l’ordre public) à Médine. Mais le monde de l’Islam, comme le reste du monde non-européen, a aujourd’hui été intégré dans un système constitué de laïcité et de matérialisme dans l’organisation politique. En conséquence, Dar al-Islam n’existe plus aujourd’hui, pas même à La Mecque et Médine. Nous sommes donc en droit de conclure que le monde de l’Islam a en effet été renvoyé, dans son existence collective en tant que Ummah, en pré-Hijri. la civilisation islamique semble désormais entrer dans l’ère post-califat de son histoire. Et, comme elle était à la Mecque il y a quatorze siècles, la communauté musulmane dans le monde entier, est aujourd’hui soumise à un ensemble global Jahiliyah dominant le monde. Ce Jahiliyah est, bien sûr, moderne, post-chrétienne occidentale et d’une civilisation laïque et matérialiste.
lire l'article au complet sur ce lien :http://alwissal.wordpress.com/2010/09/15/le-califat-le-hejaz-et-letat-nation-wahhabite-saoudien-sheikh-imran-hosein/

14.Posté par damien le 22/09/2010 15:24 | Alerter
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Les décisions politiques des souds, quoi qu'ils fassent religieusement, sont très mauvaises pour l'islam.
Ensuite l'interprétation du coran et des hadith est très differente suivant les personnes. L'entretien des lieux saints, est important, et c'est le devoir de la communauté musulmane.
Pour ce qui est des devoirs religieux, il est dit (dans le coran ou les hadith), qu'il est du devoir des musulmans de renverser leurs gouvernants dès lors que ceux ci nuisent à l'islam.
POur ce qui est des saouds, voila leur palmarès :
financement de la guerre Iran IRak
Financement OFFICIEL de la guerre du golf 1 et fourniture de bases sur le sol SAINT aux enemis de l'islam
Financement de tsahal contre le hezbollah
Financement des massacres de gaza et tentative de renversement du hamas
Achat de 60 millards de$ d'armes US (financement indirect des armes sionistes)
Et probablement financement de l'intervention contre l'iran...

En comptant les morts que tout cela a engendré, ma conclusion est limpide. Les saouds sont enemis de l'islam. La destruction TOTALE de l'irak a un cout nettement plus elevé que l'agrandissement des lieux saints.

15.Posté par Acheraf67 le 23/09/2010 17:13 | Alerter
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si demain l'Arabie Saoudite decidait de changer politique et de combattre ses ex-allies, sur qui va-t-elle compter ? Le Yemen ? la Tunisie ? Soyons serieux ! Faut noter aussi que les pays du moyen-orient sont des pays tout a fait jeunes ( 90 ans en moyenne). Il leur a fallu 4 siecles aux Francais pour devenir la puissance d'aujourd'hui, plus de 150 ans pour les Americains.

Je crois qu'on est encore trop dans le sentimentalisme et l'affect.

PS ; raccourcis tes textes ou alors ecris un bouquin.

16.Posté par fabe37 le 27/09/2010 20:08 | Alerter
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ne pas oublier qu'ils font parti de l onu de l omc etc donc les lois des hommes passent avant celle de dieu selon eux

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