MONDE

L’Arabie Saoudite détrônée par la province canadienne de l’Alberta


Le Canada augmentera d’ici 2015 sa production de pétrole à des niveaux 5 fois supérieure à ceux d’aujourd’hui.


danyquirion@videotron.ca
Jeudi 25 Janvier 2007

À elle seule, la province canadienne de l’Alberta possède 1 700 milliards de barils de pétrole, soit 5 fois les réserves de l’Arabie Saoudite. Les réserves de l’Alberta comptent parmi les plus grandes au monde. Il s’agit de sables bitumineux. Le pétrole y est emprisonné dans du sable. Extraire ce pétrole est très coûteux économiquement et aussi pour l’environnement. Du point de vue économique, les prix élevé du baril de pétrole en font aujourd’hui une activité très rentable.

Le Canada vient de mettre de côté ses engagements en matière d’environnement pour le compte de son voisin, les États-Unis. On laisse plutôt parler l’argent. Pour les prochains 10 ans, des investissements de 100 milliards de dollars arriveront au Canada pour le développement de ces gisements couvrant l’équivalent de l’État de la Floride. (Approximativement l’équivalent de la moitié de l’Italie.)

Des milliards de dollar en provenance de partout sur la planète dont principalement la France, les Pays-Bas, le Japon, la Chine et surtout, les États-Unis.

L’actuel premier ministre du Canada originaire de cette richissime province de l’Alberta a rencontré, sitôt élu, des responsables des États-Unis au sujet des sables bitumineux canadiens. Des documents, dont un cosigné par le ministère canadien des Ressources naturelles, parlent d’une augmentation jusqu’à 5 millions de barils/jour d’ici 2015. C’est 5 fois la production actuelle soit l'équivalent à 25% des besoins des États-Unis. Contrairement à la croyance populaire, aujourd’hui, le principal fournisseur en pétrole pour les États-Unis est le Canada. (Note : Même à ce niveau, le Canada n’atteindra pas la production journalière actuelle de l’Arabie Saoudite qui se situe autour de 10 millions de barils/jour. Mais de grands efforts sont faits pour s’y rapprocher. Pic pétrolier mondial oblige?)

Une augmentation des capacités de raffinage et une augmentation des capacités de transport par oléoduc sont prévues. Les oléoducs se dirigeront vers la Californie et le Texas. Ce sont actuellement deux points d’entrée pour le pétrole brut et où les installations sont déjà en place.

Un simple aperçu concernant l’environnement. Les procédés de séparation exigent de 2 à 5 barils d’eau douce pour produire 1 seul baril de pétrole. Les conséquences environnementales échappent au débat public canadien. Les conséquences sont catastrophiques. Pollution de l’eau, de l’air, destruction de la forêt boréale, etc.

Cet article est écrit à partir d’un reportage présenté à l’émission ZONE LIBRE de la société d’état radiophonique et télévisuelle canadienne RADIO-CANADA. Journaliste : Guy Gendron. Réalisateur : Jean-Luc Paquette. Voyez ce reportage du 19 janvier 2007 intitulée DU SABLE DANS L’ENGRENAGE et d’une durée d’une vingtaine de minutes à cette adresse : http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/ZoneLibre/

Dany Quirion
Canada


Jeudi 25 Janvier 2007

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