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Géopolitique et stratégie

L'Amérique, perplexe par son militarisme, recourt à la Russie et à l'Europe


Les Etats-Unis, prétextant la lutte contre Al-Qaïda pour attaquer l'Afghanistan et l'Irak, y sont maintenant aux prises avec beaucoup de problèmes. C'est donc qu'il a recouru aux Européens et à son rival historique, la Russie.



L'Amérique, perplexe par son militarisme, recourt à la Russie et à l'Europe
A chaque fois qu'on parle de la nébuleuse Al-Qaïda, on se souvient des films de fiction où les ennemis cachés sont en train de combattre les forces réelles, ennemis qui contactent les uns et les autres par internet, ceux qui ont passé diverses sortes de formations militaires et technologiques et leur chef, Ossama Ben Laden, possède une richesse pétrolière et une influence extraordinaire parmi les extrémistes afghans, appelés les Taliban. Dans ce nouveau jeu que suite aux événements du 11 septembre 2001, les théoriciens américains ont lancé, les Etats-Unis jouent le rôle des forces du bien qui ont l'intention de sauver le monde des forces du mal. La guerre fictive de George Walker Bush et son alter-ego, Dick Cheney, deux possesseurs des firmes pétrolières américaines, est, comme l'affirment les observateurs américains et étrangers, la guerre du pétrole et de la puissance et l'ennemi fictif d'Al-Qaïda n'était qu'un prétexte. Lors de ses agressions militaires contre la région, l'Amérique a recouru à de nombreux prétextes, dont les événements du 11 septembre, l'existence d'armes de destruction massive, de la démocratie et de la liberté pour justifier le massacre des millions d'Irakiens et d'Afghans. Washington savait qu'au XXème siècle, l'opinion publique du XXème siècle ne pouvait pas accepter toute campagne militaire contre un autre pays, a décidé de justifier ses agressions contre les pays ciblés par la soi-disant lutte contre le terrorisme et le réseau d'Al-Qaïda. Mais, la réalité que connaissent pour l'heure les Américains, c'est que le récit que l'Amérique elle-même a raconté, a été concrétisé. En raison de l'instabilité politique, de la crise du chômage et des problèmes économiques, l'Irak et l'Afghanistan que les Etats-Unis considéraient un jour comme un tremplin à sauter, s'est aujourd'hui transformé en lieu du massacre des marin'es US où des millions de dollars ont été gaspillés. Maintenant, la théorie du nouvel ennemi, à savoir Al-Qaïda a été concrétisée et les dirigeants américains, déçus des aides de l'UE, sont restés rivés sur son rival historique, la Russie. La Russie, consciente de la faiblesse des Etats-Unis, renforce son influence et comporte plus audacieux avec les Américains. Au lieu de voler au secours à l'Europe et aux Etats-Unis, en Afghanistan, fait tout pour empêcher l'extension de l'OTAN vers l'Europe de l'Est et l'installation du bouclier anti-missile de l'Amérique en Europe centrale. Le sommet de l'OTAN a pris fin alors que les Etats-Unis tentent de fuir de ses responsabilités au sein de l'OTAN envers l'Afghanistan. Les pays européens n'ont pas également tenu leurs engagements envers les Afghans et chacun d'entre eux accusent les autres pays de déclencheurs de la guerre. Alors que la Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis s'affrontent avec les Taliban à l'est de l'Afghanistan, l'Italie et l'Allemagne soutiennent les projets de prospérité dans les régions plus calmes. Depuis 2007, 30 soldats étrangers ont perdu la vie en Afghanistan, tandis que la crise en Afghanistan est en train de s'aggraver et que beaucoup de pays ont mis en garde contre l'évacuation éventuelle de leurs forces de ce pays sinistré. Mais, le Pakistan qui est le foyer des groupes terroristes et pourrait jouer le rôle de premier plan dans le règlement des conflits en Afghanistan, s'est abstenu de participer au sommet de l'OTAN, et cela pour aider le gouvernement de Hamed Karazaï d'élargir son pouvoir. Entre temps, le ministre afghan de la défense, Abdel Rahim Vardak a fait savoir que la crise afghane était plus profonde de celle des premiers jours de la guerre de l'Afghanistan. Certains responsables de l'OTAN demandent l'envoi de 200 mille effectifs de l'OTAN dans ce pays. Et ce, alors que le secrétaire de la défense américain, Robert Gates était présent au sommet de l'OTAN pour s'assurer de l'augmentation des aides des membres de l'UE à la guerre de l'Afghanistan. En ce qui concerne l'Irak, l'armée US a déjà perdu plus de 4000 effectifs et y a dépensé 600 milliards de dollars.

Samedi 05 Avril 2008

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