Economie

L’Algérie veut s’insérer dans la finance internationale


Comment pénétrer les temples du dollar

Avec des réserves de change qui avoisineront les 200 milliards de dollars à la fin de 2012, l’Algérie peut se prévaloir de ses ressources. Le FMI tente de séduire les autorités algériennes en les sollicitant pour une éventuelle participation dans le capital de cette institution. Pour renflouer ses caisses «vides», les responsables du FMI s’appuient sur les pays comme l’Algérie pour leur prêter de l’argent.


Faycal Abddelghani
Lundi 14 Mai 2012

L’Algérie veut s’insérer dans la finance internationale


Si certains y voient une opération qui renforcerait l’Algérie dans sa dynamique d’insertion dans le marché financier mondial, d’autres n’y voient, par contre, aucun intérêt, estimant qu’on ne peut aider d’autres à surmonter leur crise avec l’argent des autres. En tout cas, l’Algérie dispose jusqu’à octobre pour donner sa réponse finale.

En pleine crise financière internationale, l’Algérie a joué pour longtemps la carte de la neutralité et de l’indifférence affichée à l’endroit des jeux troubles de la bourse et des soubresauts de la monétarisation de l’économie. Or, voilà que le FMI ressurgit en formulant une demande de prêt, pour le moins inattendue de cette institution, pour renflouer les capacités financières de ses caisses. Sous l’œil vigilant de Christine Lagarde, le FMI fait son périple là où ses membres disposent de matelas financiers conséquents. Si le G20 a promis une aide de 430 milliards de dollars pour les ressources supplémentaires du FMI, l’Algérie a préféré étudier la question en examinant les détails de ce prêt et ses atouts.

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a souligné dernièrement que l’Algérie allait « étudier et évaluer les conditions dans lesquelles cette demande sera exposée dans les détails ». « Nous avons besoin de savoir si le FMI envisage de réaliser cette opération de renforcement de ses capacités financières à partir de demandes de prêt ou de dépôts rémunérés, ainsi que le rendement qu’il compte proposer », a ajouté le ministre.

Le gouvernement a tout le temps, jusqu’à octobre, pour livrer sa réponse dans le cadre de l’AG annuelle du FMI qui, cette fois, va se dérouler à Tokyo. La question soulève des réactions mitigées de part et d’autre dans la mesure où le timing choisi par le FMI et la non-divulgation du montant du prêt aiguisent la curiosité des uns et des autres. L

e montant des réserves de change suscite également l’intérêt pour ce prêt. Si actuellement les placements de l’Algérie sont à 182 milliards de dollars, le FMI les prévoit à 205,2 milliards à la fin de 2012. Fort privilégiée d’être la deuxième détentrice des réserves de change de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient, l’Algérie veut prudemment s’insérer dans la finance internationale. Même si le pays dispose de ces dotations en devises, les analystes souhaitent davantage «de vigilance et de garanties qui doivent être mises pour spéculer sur l’argent de l’Etat». L’argentier du pays a toutefois précisé que la question est de savoir «si cette opération serait réalisée à partir de demandes de prêts ou de dépôts rémunérés ainsi que des rendements». En parallèle, des sources affirment au journal El Khabar que «l’Algérie, qui a accepté la demande du Fonds monétaire international de renforcer ses contributions, négocie actuellement avec ce dernier la possibilité de bénéficier de sièges au conseil d’administration du fonds».

Cela reste à confirmer puisque le ministre des Finances n’a pas soufflé mot sur le sujet. Mourad Preure, expert international, estime quant à lui que «cette sollicitation est plutôt flatteuse car il y a un renversement des rôles, l’Algérie passant de prolétaire à prêteur. Ce qui est en soi positif».

Même constat chez l’économiste Abderahmane Mebtoul qui relève que «les réserves de change placeraient l’Algérie à devenir un prêteur international sur le marché financier».

Mais d’autres voix s’insurgent contre cette «image dorée» des réserves de change. L’ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, Abderahmane Hadj Nacer, estime que « le seul souci du gouvernement sur les réserves de change est de couvrir les 3 ans d’importations ». Néanmoins, il nuance sur la levée de fonds opérés par le FMI qui, selon lui, «modifie la répartition de l’équilibre du capital en son sein et des droits de vote». Il considère que le refus de prêter au FMI pourrait affaiblir les Algériens vis-à-vis de leurs partenaires.

Etre prêteur sur le marché international

Si d’autres sources avancent la thèse que l’Algérie finaliserait ses négociations avec le FMI dans les prochaines semaines pour l’obtention de sièges au conseil d’administration du fonds, rien n’est encore venu démentir cette assertion. Avec cette possibilité, l’Algérie serait en position de force pour obtenir des fonds à intérêts préférentiels, dans le cas où elle aurait besoin de ressources financières supplémentaires. Pour renforcer sa présence, chaque pays tente de s’insérer dans la dynamique financière internationale.

«Chacun tente, par le biais de prises de participations ou d’achats d’actions boursières, de mettre le paquet dans un contexte de crise mondiale», estime un analyste financier. Pour l’Algérie, on estime «qu’elle reste encore déconnectée de la sphère financière internationale» étant donné son absence de tout le circuit des banques d’affaires et des fonds d’investissements. Face à la demande du FMI, c’est le patronat algérien qui salue « l’importance de la décision du gouvernement algérien d’accepter la demande du FMI, pour renforcer sa position de négociation à l’avenir et garantir la stabilité de son équilibre financier, en cas de chute des prix du pétrole», indiquent des sources ayant requis l’anonymat au journal El Khabar. Certains ont même conseillé de « fructifier une partie de l’argent de l’Etat placé comme réserves de change au niveau du trésor américain ».

Face aux enjeux de la reconfiguration de la finance internationale, la thèse libérale voudrait que «l’Algérie crée son fonds souverain pour des prises de participations dans des groupes d’entreprises ou miser sur le rachat d’entreprises qui sont en difficulté ou en faillite». Mais, faut-il le rappeler, le gouvernement algérien avait refusé toute forme de fonds souverain pioché dans les réserves de change. «La gestion prudente des réserves de change du pays se fonde sur trois critères : la préservation de la valeur du capital, la couverture contre les risques de change par le maintien, notamment, d’un portefeuille diversifié, et leurs liquidités, c’est-à-dire qu’elles peuvent être retirées à tout moment», a fait savoir Karim Djoudi.

Pour la précision, «ces réserves sont placées au niveau de banques centrales et des institutions financières internationales, à l’instar de la Banque de règlements internationaux (BRI), ainsi qu’au niveau de banques commerciales les mieux notées en matière de crédit», a indiqué le gouverneur de la Banque d’Algérie il y a tout juste une année.

D’autre part, 47,96 % du montant global de ces réserves sont en dollars américains, contre 41,38 % en euros, selon les détails fournis par la Banque d’Algérie. De ce côté, les responsables financiers soulignent le caractère impérieux de «préserver le capital des réserves de change contre toute perte de valeur». Pour d’autres, le montant des réserves de change n’est pas la carte joker sur laquelle il faut miser sur la scène financière internationale, du fait que l’Algérie n’est pas totalement à l’abri de l’impact des turbulences de la finance et des relents de la crise.

Le FMI tente toujours de séduire

L’Algérie consolide une solvabilité financière externe qu’elle conservera jusqu’en 2015, selon des analystes du FMI. On se rappelle que la délégation du FMI, qui a séjourné en Algérie en octobre 2011 (lire notre dossier à ce sujet), a souhaité que les autorités algériennes mettent en relief une expansion monétaire à l’extérieur. Autrement dit, l’achat d’obligations du FMI était dans la ligne de mire dès juillet 2011 où l’Algérie était sollicitée, à l’instar d’autres pays, de procéder aux transactions d’achat sans contrainte. Or, le ministre des Finances ne pouvait que soumettre cette proposition «à l’étude», lors de sa déclaration à l’APS en marge des réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI à Istanbul. «Nous sommes très pragmatiques sur cette question.

Ce qui conduit notre gestion des réserves de change, ce sont la sécurité et la liquidité. Si nos actifs sont sécurisés et si nous pouvons les retirer à tout moment, nous pouvons travailler avec ces institutions», avait-il expliqué. Cela «signifie simplement que l’Algérie est reconnue comme un pays prêteur net du reste du monde, et dont on reconnaît une certaine performance dans la conduite de ses affaires économiques», faisait-il savoir. On assiste donc à un retournement de situation. L’Algérie, soumise pendant les années 1990 à un rigoureux plan d’ajustement structurel, renverse la vapeur pour se retrouver dans une situation où les ressources ne cessent de s’améliorer.

Mais que représentent vraiment ces ressources en comparaison avec les géants émergents et pourquoi n’y a-t-il pas encore des fonds d’investissements privés qui peuvent être des prêteurs sur le marché financier ? Pour un expert en trading comme Kamel Benmoussa, «200 milliards de réserves de change ne servent pas à grand chose». Il considère ainsi qu’il n’y a aucun intérêt pour l’Algérie à avoir des réserves en bons du trésor, sachant que le bon du trésor «ramène un rendement de 2% et l’inflation aux Etats-Unis est d’environ 2,7%. Vous avez donc des rendements négatifs».

Ce trader estime que si «l’Algérie prête de l’argent au FMI pour pouvoir aider d’autres pays qui, demain, produiront – s’ils sortent de la crise – des produits qui seront exportés vers l’Algérie, c’est une aberration totale». La crise a également son côté opportun. «A partir du moment où la crise perdure, il y a des opportunités d’acquisition d’actifs».

C’est le cas de le dire pour l’économiste Bachir Msittfa qui considère que «l’Etat doit faire fructifier son argent dans des projets porteurs dans des pays arabes en crise comme l’Egypte et la Tunisie, afin de barrer la route au FMI et à la Banque mondiale».

Avec des perspectives qui s’annoncent sombres pour l’économie mondiale, le FMI n’est pas dans la position de prêteur à tous vents. «Le FMI demande à certains pays qui disposent de ressources de prêter à son instance afin de faire endiguer la baisse continuelle de la croissance», estime un économiste alors que cette institution financière fait le contraire de jadis où elle étranglait financièrement des pays qu’elle veut aider maintenant.

http://www.jeune-independant.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1478:lalgerie-veut-sinserer-dans-la-finance-internationale&catid=9:dossier&Itemid=9 http://www.jeune-independant.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1478:lalgerie-veut-sinserer-dans-la-finance-internationale&catid=9:dossier&Itemid=9



Lundi 14 Mai 2012


Commentaires

1.Posté par Abou Simbel le 14/05/2012 19:51 | Alerter
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Non !!!

2.Posté par Saber le 14/05/2012 20:22 | Alerter
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Vous les gouvernants de l'Algérie, craignez Allah , ne déposez pas l'argent du peuple dans les coffres de Satan.

3.Posté par gjingis le 14/05/2012 20:31 | Alerter
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bien sur que non !
ca n'engage que la grande responsabilité des chefs supremes qui ne manque pas au decor avec le temps de chien qui fait dehors á l heure actuelle

4.Posté par gjingis le 14/05/2012 20:41 | Alerter
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c est une blague du siecle
une action pareille pourrait declencher un tremblement de terre chez nous . et c est ce que cherchent les autres

5.Posté par Saber le 14/05/2012 21:17 | Alerter
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4.Posté par gjingis le 14/05/2012 20:41

Salem frère,
C'est à prendre au sérieux au sujet des conséquences qui peuvent en découler d'une action irréfléchie.
Cette histoire de FMI est un piège mortel tendu à tous les citoyens algériens pour qu'un brasier s'allume et que le pays explose en miettes. Ya rab ya sattar!

6.Posté par gjingis le 14/05/2012 22:09 | Alerter
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5.Posté par Saber le 14/05/2012 21:17
salam frere , ce n est pas un jeu !!!!!!!!!
le piege se trouve dans l offre meme ...................Le gouvernement a tout le temps, jusqu’à octobre !!!!!!!!!!!
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lá ca devient inquiétant et dangereux . je vois bien ce qui se trame dans les lignes . je connais cette race. je suis au milieux depuis la nuit des temps
les consequences lourdes de cette offre de ces escrocs commencent a m inquieter vraiment mon frere .
il faut arreter ce carnage maintenant !!!!

7.Posté par Saber le 14/05/2012 22:50 | Alerter
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6.Posté par gjingis le 14/05/2012 22:09

Salem,

La bande annonce ...

8.Posté par momolito2311 le 14/05/2012 22:58 | Alerter
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occupe toi de ton peuple avant de preté aux autres !!! et c est l' argent du peuple alors attention ! ya un piege derriere tout ça !!

9.Posté par Goeland le 14/05/2012 23:55 | Alerter
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Cessez de puiser nos ressources , de quel droit dilapident -ils notre argent et ceux des générations futures?

10.Posté par D. Kada le 15/05/2012 00:04 | Alerter
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Salaaam

Notre "printemps arabe », comme aime à le caricaturer les occidentaux, a commencé en 1988 et a connu son corolaire de sang et de centaines de milliers de morts durant tous les années 90.
Nous étions les premiers à vivres ces feus de désordre attisés par l'Occident... Nous étions le 1er laboratoire arabe où les occidentaux ont semé les vents de protestation et de déstabilisation d’un Etat. Il faut dire qu’à l’époque il n’y avait pas de youtube, facebook, bref Internet ni les chaines numériques Jazeera, canal+, Cnn et autres instruments de propagande et de manipulation de masse.

Paradoxalement, l’Algérie maintenant n’a aucune dette extérieure, elle ne doit de l’argent à personne et a des réserves de devises de plusieurs centaines de milliards de dollars…

C’est pour cela que les rapaces de l’Europe et des états unis vont tout faire pour s’accaparer de notre richesse insolente à leurs yeux.
Mais nous sommes ni la Lybie, ni l’Egypte, ni la Tunisie, ni la Syrie encore moins le Maroc et l’Irak. S’il nous attaque cela va être le début de l’embrasement mondial.

Historiquement nous sommes habitués à la guerre et en tant que musulmans nous n’avons pas peur de la mort qui n’est pas la fin.
Je crois qu’ils vont nous attaquer dans quelques semaines ou quelques mois, en tout cas en 2012, avec des prétextes hilarants et des media mensonges… Comme d’habitude.

Le Pire DK

11.Posté par gjingis le 15/05/2012 00:50 | Alerter
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l’Algérie a préféré étudier la question en examinant les détails de ce prêt et ses atouts.

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a souligné dernièrement que l’Algérie allait « étudier et évaluer les conditions dans lesquelles cette demande sera exposée dans les détails ». « Nous avons besoin de savoir si le FMI envisage de réaliser cette opération de renforcement de ses capacités financières à partir de demandes de prêt ou de dépôts rémunérés, ainsi que le rendement qu’il compte proposer », a ajouté le ministre.

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voilá donc un sinistre á la solde oligarchique á qui on a soumis la procedure d engagement et qui l accorder a son tour ..
cette information qui refait encore surface au fait n'est que pour déguster la réaction du peuple algerien .
pour ensuite mettre a la disposition du FMI la totalité de ce que l algerie a pu récolter pour la premiere fois de son histoire et qui risque sa déstruction malheuresement .

il est toujours temps de démissionner de son poste et c'est plus chanceux á mon avis. que de prendre en peril sa nation entiere.
si vous le sentez autrement ,faites le !!!!!!!!!! en contre partie de votre mort signée

12.Posté par FAK le 15/05/2012 01:02 | Alerter
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le FMI n'a aucune garantie materielle,c'est lui le 1er responsable des 200 000 morts algeriens, avec son concept de reechelonnement de la dette, qu'il cherche ailleurs

13.Posté par gjingis le 15/05/2012 01:19 | Alerter
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a propos de zabana et badji rahimahoum allah

http://www.youtube.com/watch?v=1OMq4l7yC80&feature=related

14.Posté par FAK le 15/05/2012 01:28 | Alerter
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je ne sais pas si je vais etre compris ; qu'ils me disent : salaud et mon argent est en ma possession que salaud et mon argent est entre leurs mains, je prefere de loin les premieres paroles

15.Posté par Goeland le 15/05/2012 02:11 | Alerter
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gjingis & saber
salam
à quoi sert le pétrole ?
Pétrole: bénédiction ou malédiction pour l’Algérie ?
Tout comme l’argent, le pétrole est un bon serviteur, mais un mauvais maître.

Dans les pays où il est dompté, l’or noir construit des autoroutes à plusieurs voies, bâtit des universités qui forment des têtes bien faites, envoie des hommes dans l’espace, booste l’économie en la diversifiant, honore le scientifique et célèbre l’artiste, pollue, mais pousse à penser vert, fait l’apologie de la « méritologie » et veille à ce que la justice soit juste.

Dans les pays où le pétrole n’est pas un moyen, mais une fin en soi, les projets sont officialisés sur le papier, mais absents sur le terrain, on n’envoie pas des hommes sur la lune, mais sous terre, on construit des universités pour former des chômeurs, on fait appel au marabout à la place du météorologue, pour expliquer la pluie et le beau temps, on ne se projette pas dans le futur, on se complaît à glorifier le passé qui n’a plus d’avenir, on étouffe le génie pour bien promouvoir la bêtise, on se paye une démocratie en achetant l’opposition, on étudie l’économie dans le marc du café et on construit le plus haut minaret du monde pour plaire aux bigots et réserver sa place au paradis.

En réalité, le pétrole n’est pas la cause, mais il peut être le moyen pour défendre une cause. Il n’est qu’une matière organique neutre. Son utilité dépend du nombre de neurones qu’on y investit et des objectifs qu’on se fixe.

Il permet aux uns de dominer le monde, et aux autres de soumettre leurs peuples. Les premiers pensent grand, les seconds pensent comptes en banque. Ceux-ci oublient l’histoire, qui va les oublier, ceux-là tentent de laisser des traces pour la postérité.

Les rentiers aiment jouir sans partage de cette manne éphémère, quand les hommes d’esprit cherchent à développer la matière grise inépuisable.

Tête ou estomac ? Sempiternel dilemme algérien…

16.Posté par La fourmie le 15/05/2012 13:18 | Alerter
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Allah l'Exalté dit: « Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu des croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux. Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Et c'est à Allah le retour. » (Sourate 3 - Verset 28)

Allah a dit: « O les croyants! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les nazaréens. Ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés devient un des leurs. Allah ne guide pas les injustes. » (Sourate 5 - Verset 51)



Ibnou Taymiyah dit: « Dans ce verset, Allah dit que celui qui s'allie avec les mécréants est comme eux. Et dans un autre verset Allah dit: « S'ils croyaient en Allah, au prophète et à ce qui leur a été descendu, ils ne prendraient pas ces mécréants pour alliés. Mais la plupart d'entre eux sont pervers. » (Sourate 5 - Verset 8) Donc Allah nous dit que normalement la croyance en Lui, au Prophète (SAS) et à l'Islam nous empêche de prendre les mécréants pour alliés et jamais l'amour des mécréants et d'Allah pourront s'assembler dans un seul cœur. »


17.Posté par Saber le 15/05/2012 13:27 | Alerter
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15.Posté par Goeland le 15/05/2012 02:11
Tête ou estomac ? Sempiternel dilemme algérien… ?

Salem frère,

Ce dilemme ne concerne pas que l'Algérie, il faut y ajouter tous pays musulmans et non musulmans, producteurs et consommateurs.
Pour ce qui concerne la "tête" qu'elle soit celle de scientifiques ou de savants musulmans, les uns comme les autres ils sont aveugles et ne s'occupent que de ce qu'ils croient savoir ou maîtriser sans se préoccuper de la parole divine et les mises en garde quant à l'utilisation de cette matière biocide.
Pour ce concerne "l’estomac" sans aucun doute et selon le coran sacré, il ne peut y avoir un profit que pour les satanistes "chayatines" qu'ils soient parmi les populations musulmanes ou non musulmanes et je peux même dire , ils sont rares les hommes musulmans ou non musulmans à avoir réussi à concilier la tête et l'estomac en redistribuant les finances qui en résultent de l'exploitation de cette matière qui est au fond une véritable épreuve ( بلاء في الدنيا و الأخرة ) dans ce monde et dans l'au delà cad c'est l'histoire de l'humanité durant la vie ou la mort.

18.Posté par Goeland le 15/05/2012 23:37 | Alerter
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@saber
salem frere
Désolé
Notre cas est spécial et particulierement ces 5 dernieres années passées
C'est des centaines de milliards partis en fumée , l'Iran et beaucoups de pays ont su profiter de leur pétrole et l'utilisent à bon éssient pour des projets scientifiques , quand à nous c'est l'import à outrance

19.Posté par Saber le 16/05/2012 00:34 | Alerter
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18.Posté par Goeland le 15/05/2012 23:37

Salem frère,

Au vu de la flambée des prix qui oppressent le citoyen algérien de base, la logique économique veut que le chômage n'a pas lieu d'exister dans le pays ce qui veut dire que tout le monde travaille et participe à la dynamique de construction du pays et bien entendu à une consommation régulée et méritée.

Je suis désolé de le dire mais tous les fondamentaux de l'économie algérienne sont faussés par cette rente pétrolière et gazière qui se base sur la consommation ou plutôt sur la surconsommation comme si c'était le vrai levier à manœuvrer pour que tout marche alors que tous les paramètres importés comme grille de lecture sont erronés de par l'inexistence d'une vraie machine de production à valeur ajoutée.

Je me suis un peu intéressé aux bases d'une économie saine et ses différents leviers à actionner et lorsque je me penche un petit instant sans jouer les experts, je suis effaré par la stupidité de nos gouvernants et aussi je rejette la faute sur ceux qui sont censés les éclairer d'une lumière malheureusement importée aussi qui n'est pas conforme à la réalité quotidienne du pays .

Il y a peu de temps de cela, j'ai regardé et écouté une émission TV dédiée à des algériens experts en économie s'exprimant en français sur le cas algérien et au vu des mots savants qu'ils débitaient , au bout d'un moment, j'ai décroché sachant pertinemment qu'ils sont mis là au devant comme pour légitimer la bêtise humaine et le pire c'est qu'ils n'apportaient aucun diagnostic valide ou de solutions pour changer quelque chose , c'est à croire qu'ils se complaisaient dans la médiocrité.

20.Posté par Goeland le 16/05/2012 00:51 | Alerter
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@saber
Au vu de la flambée des prix qui oppressent le citoyen algérien de base, la logique économique veut que le chômage n'a pas lieu d'exister dans le pays
Normal dirais je frère cette flambée des prix : personne ne veut retroussers es manches et suer , ils la veullent "regueda oua tmangi" le mal est apparu depuis l'apparition du crédit banquaire , il n'y a voir qu'à voir ces va nu pied devant l'anseg pour aquérir un véhicule et bomber leur torse
Je puis t'assurer que la majorité écrasante se complaise dans cette médiocrité ce qui est tres grave


21.Posté par Saber le 16/05/2012 01:17 | Alerter
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20.Posté par Goeland le 16/05/2012 00:51

Wallahi, des fois je me dis que j'aimerais bien que nos gouvernants prennent le temps de lire ce que nous écrivons chacun selon ses points de vue et que les critiques constructives pour une bonne part ça les remuent un peu dans leur amour propre et qu'ils se décident enfin à donner un bon coup de pieds dans la fourmilière et qu'ils envoient tout ce petit monde au boulot et comme dirait un adage de chez nous (adrab sappa bech takoul elbabba).

22.Posté par La fourmie le 16/05/2012 11:15 | Alerter
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Salem alikoum

Elle demande de l'argent a l’Algérie pour assuré son salaire et celui de ces collaborateurs mafieux.

La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international a pris ses fonctions hier et touchera un salaire de 551 700 dollars annuels. Son contrat de travail prévoit un salaire de base de 467 940 dollars par an et une allocation pour frais de représentation de 83 760 dollars par an, soit un total de 551 700 dollars (ce qui représente 31 700 euros par mois).

23.Posté par zahai wahrania le 22/05/2012 07:36 | Alerter
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alors la il leur prête de l'argent à ces bandits on est morts, ceux qu'ils veulent c'est nous dépouiller c'est tout, ils n'ont qu'a allé voir les pays nordique ils sont riches, l'europe, l'amérique les saoudiens ect; mais non ils veulent notre peau

24.Posté par canobs le 05/06/2012 02:35 | Alerter
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L,Algerie productrice de petrole, a une Banque centrale PUBLIQUE, (prets sans interets pour les infrastructures de la nation) si elle cede aux pressions et seduction du FMI et devient membre du BRI, sa banque centrale sera alors PRIVATISEE et dirigee par les banques privees etrangeres, donc sujette aux prets d,infrastructures a interets composes ou multiples.____Par contre si elle refuse de ceder, etant alors dans la meme situation que la Libye, elle sera alors bombardee tot ou tard ____Sauf si demeurant dans une association non-alignee, soit des pays comme Chine, Russie, Venezuela, Bresil et utilisant devises autre que le dollar Americain et bientot l,Euro pour ses transactions de petrole.

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