Politique Nationale/Internationale

L’Algérie partie prenante dans la campagne électorale de France !


Nombre de choses m’ont emmené à me mêler, une nouvelle fois, des affaires de la France; les déclarations de Jack Lang en Algérie et les réactions, ô combien opportunistes de ses rivaux politiques, en l’occurrence M Douste-Blazy, l’attitudes de ces « sous hommes » par rapport à leur pays d’origine, et la politique des deux poids deux mesures de politiques français, à chaque fois qu’il s’agit d’Algérie.
Tout d’abord, j’avoue que j’ai pris du plaisir en apprenant que lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir, Georges Frêche apostrophe des harkis en déclarant: que les gaullistes « ont massacré les vôtres en Algérie et encore vous allez leur lécher les bottes! Mais vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur! » Je me suis demandé comment un traître pourrait-il penser à la question d’honneur ? Suite à cela, l'Association pour la justice, l'information et la réparation des harkis et rapatriés de l'Hérault (Ajir 34) dépose une plainte pour "injures, diffamation et appel à la haine raciale". N’est ce pas rigolo ? Depuis quand le harkisme est une race ? Le comble est que le même George Frêche a été obligé de demander pardon à la confrérie harkie puis suspendu des instances nationales du PS après avoir été condamné ! Un camarade m’a dit, commentant cette information : « Tant qu’il reste un seul Harki sur terre, il n’y aura rien de bien entre l’Algérie et la France » ! C’est bien à cause d’eux que le traité d’amitié entre nos deux pays peine à être réalisé.


ajaghvou@hotmail.fr
Mardi 6 Février 2007

Il y a aussi, et essentiellement, l’obstination de la France à reconnaître ses crimes commis en algérie. Et pourtant, le Président Chirac, s’agissant de l’Arménie, n’a pas hésité à dire que « Tout pays se grandit en reconnaissant ses drames et ses erreurs », s’adressant à la Turquie qui, logiquement, n’a pas à assumer les erreurs de l’empire qu’elle a elle-même sabordé. Mais quand il s’agit du génocide algérien, le vieux président devient muet. Il a peut-être préféré laisser son ministre des affaires étrangères s’exprimer à ce sujet. M. Douste-Blazy a qualifié les déclarations du Président algérien Abdelaziz Bouteflika, au sujet du génocide algérien, de « galvaudage » ! En réaction aux déclarations de M. Jack Lang, il a estimé que la France doit cesser de se "battre la coulpe", comme ce qu’elle a fait est pardonnable. Au lieu de profiter de l’occasion pour « grandir en reconnaissant ses erreurs », il se rabaisse au niveau de ses ancêtres qui ont sucé la sang algérien pendant 132 années. Au lieu des se dissocier de ces criminels qui ont Sali, et la France et ses ancêtres gaulois, il reste figé. "Méfions-nous de la mauvaise conscience et de la repentance permanente. Tout cela est lié au raidissement de la mémoire, au souvenir nécessairement douloureux de la colonisation", a-t-il déclaré sur Europe 1.
Ainsi, quand il s’agit d’Algérie, rien ne sépare entre les « parleurs » de la droite. Jean-Marie Le Pen, le plus à droite de la France n’a pas raté l’occasion pour allumer les feux de la haine originale. « Si M. Lang entend par là les regrets que nous devrions avoir vis-à-vis de l’Algérie, c’est une opinion crapuleuse, c’est scandaleux de dire cela », a-il déclaré. Et d’ajouter : « Si la France a à demander des comptes, elle doit le demander à ceux qui ont permis le départ dans la ruine de un million de Français métropolitains », amadouant ces traîtres qualifiés justement de sous hommes !
Le patron de l’extrême droite a réagit aux déclarations de M. Jack Lang ancien ministre de l’Education de France qui a plaidé pour une “reconnaissance (par la France) des crime qui a déclaré : « Il faut réformer les manuels scolaires français qui présentent une histoire idyllique du colonialisme » et « décoloniser les mentalités », a-t-il dit, soulignant qu’il appartenait à la « génération anticolonialiste, qui s’était opposée à Guy Mollet et à la guerre d’Algérie. « Il y a un devoir de réparation historique », a-t-il ajouté. En faisant ces déclarations qui vont certainement dévoiler les véritables intentions des gouverneurs français, l’Algérie se retrouve en pleine campagne électorale française avec un poids décisif !
Laïd DOUANE


Mardi 6 Février 2007

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