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L’Algérie face aux flux migratoires


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IMMIGRATION AFRIQUE


Abderrahmane Mebtoul
Lundi 17 Juillet 2017

 L’Algérie face aux flux migratoires

TEL QUEL

L’Algérie face aux flux migratoires : Professeur des Universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL Actuellement un sujet très sensible divise les Algériens. L’objectif est de nous rassembler et non de nous diviser face à la baisse du cours des hydrocarbures de longue durée comme je le signalais depuis 2010 aux autorités algériennes et donc d’inévitables tensions budgétaires 2017/2020. Concernant l’aspect migratoire, il s’agit de ne pas se tromper de cibles pour paraphraser le langage militaire mais d’avoir une vision stratégique tenant compte du nouveau monde et cela s’applique également à toute la politique socio-économique. Donc il s'agira de poser les véritables problèmes pour avoir de véritables solutions loin de la démagogie et de la surenchère. Si l’aspect sécuritaire doit être posé, garant de la sécurité nationale le danger du terrorisme étant à nos frontières, le sujet de l’avis de la majorité des experts que j’ai consulté est bien plus complexe. 1.-Nous sommes à l’ère de la mondialisation où les flux migratoires sont une réalité concrète. Les migrations se sont globalisées, les mêmes causes, urbanisation et métropolisation du monde, pression démographique, chômage, information, et transnationalisation des réseaux migratoires. Les catégories de migrants et de pays sont devenues plus complexes, la mondialisation des migrations s’accompagnant d’une régionalisation des flux migratoires. A l’échelle mondiale, les migrations s’organisent géographiquement où des complémentarités se construisent entre zones de départ et d’accueil. Celles-ci correspondent à des proximités géographiques, à des liens historiques, linguistiques et culturels, à des réseaux transnationaux construits par les migrants, et des passeurs (forme d’esclavage) qui forment un espace formel ou informel de circulation, accompagné ou non de facilités institutionnelles de passage. Les migrations ont plus que triplé depuis le milieu des années 1970: 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 300 millions en 2017. En 2016, l’immigration de du continent Afrique de 1,2 milliard d’habitants qui abritera 2,5 milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, en 2050, a dépassé les arrivées syriennes, afghanes et irakiennes en Europe. Selon une communication de Frontex,cié par le quotidien le monde.fr l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes, du 6 janvier 2017, 93 % de ceux qui ont débarqué en Italie, venaient de ce continent. L’agence chargée des frontières extérieures de l’Europe estime même que «cette évolution reflète la pression migratoire croissante du continent africain, et plus particulièrement de l’Afrique occidentale, responsable de la majeure partie de la croissance des arrivées par cette route en 2016». L’immigration africaine est mixte, composée de réfugiés éligibles au droit d’asile (Erythréens, Soudanais, Ethiopiens), mais aussi de migrants économiques, notamment originaires de l’Afrique de l’Ouest. Principale communauté arrivé en Italie, les Nigérians ont constitué 21 % des entrants, suivis par les Erythréens (11,7 %), les Guinéens (7,2 %) et les Ivoiriens (6,7 %). Cela traduit les facteurs de la mobilité pour différentes rasions: écarts entre les niveaux de développement humain, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés, baisse du coût des transports, généralisation de la délivrance des passeports, rôle des média, prise de conscience que l’on peut changer le cours de sa vie par la migration internationale. Le réchauffement climatique dont la responsabilité en incombe aux pays riches et certains pays émergents qui frappera de plein fouet l’Afrique 2025/2030/82040 accentuera cet exode. 2. Mais existe une raison l’absence d’espoir dans les pays pauvres qui sont mal gouvernés. Il appartient aux dirigeants du Sud au lieu d’avoir une autre vision que sentimentaliste de prendre leurs responsabilités, eux qui ont profité et profitent toujours de richesses de ce continent, ont encouragé la corruption de certains dirigeants du sud et notamment en Afrique leur permettant des achats de résidences de luxe sans compter les avoirs déposés dans les paradis fiscaux. S’il y a des corrompus il y a forcément des corrupteurs. Un rapport récent de l’ONU montre les transferts illégaux de capitaux de l’Afrique vers le reste du monde entre 1980-2010 ont dépassé le produit intérieur brut actuel de l’Afrique et des aides cumulés. Le sommet de La Valette, qui a réuni à Malte les dirigeants européens et africains, en novembre 2015, a bien été consacré à ce sujet, mais les mesures annoncées ne sont pas jugées suffisantes – en dépit du chèque de 1,8 milliard d’euros signé par l’Union européenne pour ces pays. Faute d’une bonne gouvernance d’une lutte conte la corruption, (moralité des dirigeants africains) d’éviter ces guerres fratricides pour la prise du pouvoir, la majorité des dirigeants africains n’ont pu asseoir un véritable développement pour leur population, sans compter le mépris pour l’élite poussant contrairement leurs discours sous un faux couvert dit « nationaliste qui ne porte plus, à l’exode de cerveaux. Ces différents facteurs accentuent la bipolarisation entre trois mondes, les pays riches, les pays émergents, et les pays pauvres poussant ces derniers à l’exode et comme on le constate journellement au suicide collectif (des milliers de morts en mer). Aussi, dirigeants du Nord et du Sud en sont en grande partie responsable. 3.- Face à cette situation, les dirigeants algériens doivent avoir une autre vision de la politique de l’immigration. L’accord entre l’UE et la Turquie, signé en mars 2016 et par lequel Ankara s’engage, moyennant finances à contrôler l’émigration vers l’Europe, est une explication à ce que bon nombre d’africains décident de s’installer définitivement aux pays limitrophes dont l’Algérie. Aujourd’hui, les Africains du sud du Sahara représentent à peine 10 % des migrants de la planète, et la plupart de ces «déplacés» sont juste passés dans un pays voisin du leur. Selon l’OIM, en 2015, je cite le rapport: «sur les 32 millions qui ont pris la route, la moitié d’entre eux ont posé leur sac sur leur continent». Situation nouvelle, ces migrants africains qui ne pas venus de leur plein degré mais ont fui la misère, et la guerre, ne sont plus de passage mais s’installent définitivement au niveau des régions du Maghreb dont l’Algérie régis par des accords internationaux. Cette situation nouvelle appelle donc des solutions nouvelles, loin d’une vision xénophobe, raciste, comportement étranger à la nature de la population algérienne. Il s‘agit d’adapter la législation algérienne. Mais surtout pour l’Algérie de coordonner les actions avec l’Europe, avec les pays riverains, les dirigeants africains concernés, pour le rapatriement, sans dévaloriser la personne humaine et d’établir pour certains des cartes de séjour transitoire pour une émigration choisie dont a besoin l’Algérie dans l’agriculture, le tourisme, le BTPH ect… pour éviter l’assistance dévalorisante. La position de l’Algérie depuis l’indépendance politique a été une position constante vis à vis de l’Afrique, son espace économique naturel. C’est un procès d’intention de vouloir, comme on le constate actuellement à travers la majorité des médias internationaux de la dénaturer car les efforts contre les flux migratoires doivent être mutualisées, l’Algérie ne pouvant supporter à elle seule le poids financier. A ce titre, je pense que les propos du directeur de cabinet de la présidence de la république qui s’est exprimé en tant que partisan comme secrétaire général du RND, ont été mal formulés et donc ont été mal interprétés. Il appartient aux dirigeants algériens de parler d’une même voix pour éviter de mauvaises interprétations. En bref, une bonne communication s’impose pour éviter le dénigrement de l’Algérie. L’immigration pose la problématique de la sécurité mondiale impliquant une refonte des relations internationales fondées sur un partenariat gagnant/gagnant mais également et surtout une gouvernance renouvelée de l’Afrique continent à paradoxe: riche à fortes potentialités mais côtoyant une misère croissante. Pour l’Algérie son Excellence Mr le Président de la République a toujours accordé une attention particulaire à l’Afrique: rappelons son initiative pour le NEPAD. ademmebtoul@gmail.com


Lundi 17 Juillet 2017


Commentaires

1.Posté par spitit le 17/07/2017 11:31 | Alerter
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Cette situation nouvelle appelle donc des solutions nouvelles.

Mais qu'y a-t-il de nouveaux dans cette situation ? Tout ces faits, cette "situation" (sic) fut justement toute la raison d'être du Mouvement des Non-Alignés et dont l'Algérie fut l'un des fers de lance, LE distinguo.

Qu'en reste-il ? .. l'Algérie applique les règles internationales.

Même les règles les plus injustes pour les peuples qui subissent cette situation. Le nombre de morts et victimes, du collatéral qu'il n'est plus mentionné, même si le nombre macabre de victimes dépasse les millions.

Le MNA prenait la défense des peuples colonisés et aujourd'hui ? Un résistant équivaut à un terroriste que personne n'oserait s'y aventurer à contredire ou seulement à apporter la nuance intellectuelle.

Puisque Bouteflika est mentionné dans l'article, voici ce que fut la voix de l'Algérie, fut-il un temps par Bouteflika :

"Le non-alignement n’est pas une philosophie circonstancielle dont la durée de vie serait liée à la période de la guerre froide et dont la pertinence serait tributaire d’une équidistance géométrique par rapport à deux blocs antagonistes.
Le non-alignement se veut, depuis ses origines, l’emblème identitaire distinctif de la remontée des peuples colonisés sur la scène de l’histoire en vue de l’édification d’un ordre international multipolaire dont le multilatéralisme serait la force motrice.

Ce message n’a rien perdu de sa validité, ni de sa vitalité. Il reste d’une saisissante actualité. C’est pourquoi il représente pour l’ensemble de nos peuples, pour l’humanité tout entière, un horizon d’espérance et un encouragement à la poursuite de notre combat pour les objectifs qui sont les nôtres »


Le NEPAD,certes un autre et énième plan et partenariat économique n'apportera aucune solution. Les pays africains ne sont pas maitres du jeu et ne joue pas le jeu de la Gouvernance Souveraine devant leurs peuples en tant que Non-Alignés.

Est-ce une situation nouvelle ? à mon humble avis, non, ou peut-être un effet d'anachronisme de ma part.

2.Posté par Saber le 17/07/2017 22:31 | Alerter
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Le martyre Kadhafi avait donné une chance historique pour les africains afin de se libérer de l'injustice du franc CFA et en fin de compte tout le monde l'avait lâché pour reprendre leur profonde nature d'esclaves pour les uns et de laquais pour d'autres.

3.Posté par Anti agent de passeurs le 18/07/2017 07:39 (depuis mobile) | Alerter
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Que le gouvernement et les forces de l''''ordre Algérien se mobilise pour reconduire les sans papier car leur pays ont aussi beaucoup de richesse et c''''est à eux de faire leurs révolution.
Des passeurs de certains pays nous les ont envoyer stratégiquem

4.Posté par Bina le 18/07/2017 21:42 | Alerter
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L'Algérie sait ce qu'elle a faire.....

5.Posté par Saber le 18/07/2017 22:30 | Alerter
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La seule chose que les sionistes ont trouvé pour essayer de déstabiliser l'Algérie c'est d'encourager cet afflux migratoire qui risque d'être ingérable.

6.Posté par 180 degrés le 19/07/2017 01:36 | Alerter
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il y a une complicité de l'intérieur aussi , ce qu'on doit pas oublier !!!
par ceux qui ont devalisé le pays depuis deja 50 ans,

En plus avec des africains dont la moitie sont de made in boko haram ,alors la ..... !
merci bouteflika ,tu es genial patriote , et algerien surtout !

7.Posté par Bina le 19/07/2017 10:54 | Alerter
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@180 degrés,

L'Algérie c'est pas la France....

8.Posté par oh-daz le 19/07/2017 21:01 | Alerter
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3.Posté par Anti agent de passeurs

car leur pays ont aussi beaucoup de richesse et c''''est à eux de faire leurs révolution...."
Dur dur de révolutionner, car les forces occupantes, Berkane, veillent... lutte anti terroristes oblige..

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