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L’Algérie a t-elle violé l’Accord d’Association et l'Europe portera t-elle plainte devant les tribunaux internationaux?


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Dimanche 12 Juillet 2009

L’Algérie  a t-elle violé   l’Accord  d’Association et  l'Europe portera t-elle plainte  devant les tribunaux internationaux?
Il semble bien qu’existent des tensions  entre  l’Algérie et l’Union Européenne  concernant l’Accord d’Association signé entre les deux parties le 01 septembre 2005 surtout depuis  les nouvelles dispositions du gouvernement algérien de limiter l’investissement étranger. Pourtant, le devenir de l’Algérie et de l’Europe étant solidaire au sein du bassin méditerranéen, seul un dialogue serein  pour un développement équilibré  permettra de surmonter ces obstacles qui je le pense sont  passagers.  D’ailleurs ces tensions   dépassent le cadre restreint Algérie/Europe et pose fondamentalement l’urgence d’un renouveau des relations économiques internationales comme le montre la très grave crise  actuelle qui est une crise systémique.


I- DES AVIS DIVERGENTS


 Lors que deux Etats signent un Accord  paraphé librement  entre les deux parties, le non respect des engagements  peut conduire une  partie   à porter plainte au sein   des tribunaux internationaux. C’est ce qu se passe récemment  ou les Etats Unis et l’Europe ou le 23 juin 2009   de la plainte contre la Chine  l’accusant de violer les  règles de l’OMC  en donnant la priorité aux entreprises chinoises  sous le couvert de la  "préférence nationale"En effet, les  Etats-Unis ont engagé, en même temps que l'Union européenne, la première étape d'une plainte contre la Chine à l'OMC, ayant intégré cette organisation en 2001  pour protester contre des restrictions de Pékin à l'exportation de matières premières stratégiques du fait  que selon les règles  de l'OMC, une telle distorsion de l'égalité du commerce international n'est  pas autorisée. Européens et Américains reprochent à la Chine de pratiquer des restrictions à l'exportation --sous la forme de quotas, de droits à l'exportation ou de prix minimum à l'exportation-- sur certaines matières premières utilisées par l'industrie, notamment pour la fabrication de semi-conducteurs ou dans l'aéronautique. Selon le porte parole de la maison blanche  je cite «   Maintenant et à l'avenir nous combattrons ce genre de préférence nationale et quelque soit le pays ».
C’est à ce titre qu’il convient   d’analyser l’Accord  qui lie l’Europe pour une zone de libre échange  avec l’Europe signé le 01 septembre 2005  avant l’élargissement de l’Europe aux 27 en rappelant que  les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe  principaux partenaires  commerciaux de l’Algérie font obstacles à son adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce sous prétexte fondamentalement qu’elle reste encore une économie administrée. C’est également dans cet esprit  suite aux décisions du gouvernement algérien courant 2009 de postuler   51 pour cent aux algériens dans tout projet d’investissement   et 30 pour cent  des parts algériennes dans les sociétés d’import  étrangères avec un effet rétroactif , ce qui serait contraire au droit international , qui explique  la réaction européenne de Catherine  ASHTON, commissaire européenne au commerce extérieur  qui a demandé l’annulation de ces directives  récemment  dans une correspondance officielle adressée au gouvernement algérien , invoquant que l’Algérie aurait violé  les articles   32 , et 37 , 39 et 54 de cet Accord. Pour la partie algérienne  par la voie du Ministre du commerce,  c’est l’Europe qui n’a pas respecté les engagements contenus dans l’Accord qui lie l’Algérie à l’Europe  et pose indirectement la question s’il est  utile  que l’Algérie reste attachée à cet Accord  par la faiblesse de l’investissement utile .Dialogue de sourd :  l’Algérie reproche à l’Europe  le manque d’enthousiasme dans l’investissement et l’Europe  reproche à l’Algérie   le  manque de cohérence et de visibilité dans les  réformes micro-économiques et  institutionnelles.


II- QUE STIPULENT CES ARTICLES ?

 Article 32
Présence commerciale
1.a) L'Algérie  réserve a l'établissement de sociétés communautaires sur son territoire  un traitement non moins favorable que celui accordé aux sociétés de pays tiers.
b) L’Algérie réserve aux  filiales et  succursales de sociétés communautaires établies sur son territoire, conformément  à  sa législation, un traitement non moins favorable, en  ce qui concerne leur exploitation que celui accordé a ses propres sociétés ou succursales ou à des filiales ou succursales algériennes de sociétés de pays tiers, si celui-ci est meilleur.

Le traitement visé aux paragraphes I. a) et I. b) est accordé aux sociétés, filiales et succursales établies en Algérie à la date d'entrée en vigueur du présent accord ainsi qu'aux sociétés. liliales et succursales qui s'y établiront après cette date.

Article 37
Dispositions générales
Les parties évitent de prendre  des mesures ou d'engager des actions rendant les conditions d'établissement et d'exploitation de leurs sociétés plus restrictives qu'elles ne l'étaient le jour précédant la date de signature du présent accord. -Les parties s'engagent à envisager le développement du présent titre dans le sens de la conclusion d'un accord d'intégration  économique  au sens de l’article V de l’AGCS. Pour formuler  ses recommandations,  le  Conseil  d'association  tient  compte   de l'expérience acquise dans la mise en oeuvre du traitement de la nation la plus favorisée et des obligations de chaque partie dans le cadre de l'AGCS, et notamment de son article  V. Lors de cet examen, le Conseil d'association tient également Compte des progrès accomplis dans le rapprochement entre les parties des législations applicables aux activités concernées. Cet objectif fait l’objet  d’un premier examen  au plus tard cinq années  après l’entrée en vigueur du présent accord.

Article 39

La Communauté et l'Algérie assurent, à partir de l'entrée en vigueur du présent accord,  la  libre circulation des capitaux concernant les investissements directs en Algérie, effectués  dans des sociétés constituées selon la législation en vigueur  à la législation  ainsi que  la  liquidation  et  le  rapatriement  du    produit  de  ces investissements et de tout bénéfice  en découlant. Les parties se consultent et coopèrent pour la mise en  place des conditions nécessaires en  vue de faciliter la circulation des capitaux entre la Communauté et l'Algérie et d'aboutir à sa libéralisation complète.

Article 54
Promotion et protection des investissements

La coopération vise  la création d’un climat favorable  aux flux d’investissements et se réalise  notamment  à travers :
a)-l’établissement  de procédures harmonisées  et simplifiées  des mécanismes de co-investissement (en particulier  entre les petites et moyennes entreprises) ainsi que des dispositifs d’identification  et d’information sur les opportunités d’investissements, favorables aux flux d'investissements
b)-l’établissement d’un  cadre juridique  favorisant l’investissement     le cas échéant, par la conclusion  entre I 'Algérie et les Etats membres, des accords de protection des investissements et d'accords destinés a éviter la double imposition;
c)-l'assistance technique aux actions de promotion et de garantie des investissements nationaux et étrangers.

III- BIEN  POSER  LES PROBLEMES  POUR REGLER LES  DIFFERENTS

Au préalable, il  y a urgence d’un changement de la mentalité bureaucratique, en ce XXIème siècle  ce ne sont pas les Etats qui investissent, jouant le rôle de régulateur,   mais les  opérateurs  qui sont mus par la logique du profit. Par ailleurs  aucun  pays  n’a obligé l’Algérie à signer cet Accord, comme personne ne l’oblige à adhérer à l’OMC, Accord signé en toute souveraineté par le gouvernement  et ayant des implications fondamentales (1). Deux exemples avec des impacts stratégiques : premièrement, les produits industriels subiront progressivement un dégrèvement tarifaire allant vers zéro (O) horizon 2014, ce qui a un impact sur toute la future politique socio-économique 2009/2014. Deuxième,  exemple dont j’avais mis en garde le gouvernement algérien depuis plus de trois années : avant de se lancer dans des unités pétrochimiques ou unités fonctionnant  au gaz destinées à l’exportation, nécessitant  des dizaines de milliards de dollars d’investissement sur fonds publics , si l’on veut éviter des problèmes avec les structures  européennes  et américaines à la concurrence  qui peuvent interdire l’entrée de ces produits au sein de leur espace,  résoudre  le problème de la dualité du prix du gaz et d’une manière générale  les subventions et la qualité , l’argument du Ministère de l‘Energie postulant la couverture des frais du gaz plus un profit moyen n’ayant pas encore convaincu l’organisation mondiale du commerce,seul organe habilité pour ces discussions et non  seulement  l’Union Européenne,  contrairement à ce qui a été avancé récemment par l’agence officielle de presse algérienne ( APS). Aussi,  il faut  corriger la valeur des exportations algériennes vers l’Europe en incluant les exportations de gaz, notamment  à travers les réseaux Medgaz( via Espagne)  et Galsi (via Italie)  ,  l’Europe dépendant de 10% environ du gaz  algérien en 2009  mais l’Algérie a également besoin de devises. Personne ne pouvant se targuer d’être plus nationaliste qu’un autre,  la  facilité et la fuite en avant est de vouloir imputer  les causes du blocage seulement à l’extérieur (ce discours anti-impérialiste chauviniste pour faire oublier les problèmes intérieurs, ce chat noir dans un tunnel  sombre que l’on ne voit jamais) alors que le mal essentiel est en nous. L’extérieur est-il responsable de la montée en puissance de la  bureaucratie destructrice  et de la corruption dominante ; l’extérieur est-il responsable  de notre mauvaise gestion et du gaspillage de nos ressources. Enfin  l’extérieur peut-il engager  à notre place les réformes  structurelles dont l’Etat de droit et l’économie de marché concurrentielle conciliant efficacité économique et une profonde justice sociale avec cette concentration excessive du revenu national au profit de rentes spéculatives, et ce  afin d’asseoir une production hors hydrocarbures, assistant à un pas en avant et deux en arrière dans les réformes. Et si l’Europe ouvre son marché à l’Algérie qu’exportera l’Algérie  en dehors des hydrocarbures à l’état brut ou semi brut  du fait du dépérissement de son tissu industriel ?   Certes, les  inquiétudes étant légitimes car les baisses tarifaires  sont un manque à gagner variant entre 1,1 et 1,5 milliard de dollar annuellement pour l’Algérie. Mais invoquer  la situation  mono exportatrice de l’Algérie, ne tient pas la route,  la majorité des pays de l’OPEP étant membres de l’OMC  dont le dernier en date étant l’Arabie Saoudite. Aussi, il n’y aura de spécificité pour l’Algérie et selon nos informations auprès de la CEE pas de renégociations des clauses fondamentales avec l’Europe, ni de spécificité également pour l’adhésion à l’OMC,  peut être, une prolongation de délais selon le même Accord contrairement à ce qui a été avancé par certains officiels algériens.

IV-  ACCELERER LA REFORME GLOBALE POUR BENEFICER  DES EFFETS  DE L’ACCORD D’  ASSOCIATION

Pourquoi  ce blocage à l’investissement utile en Algérie ?  Après analyse je pense fermement que pour bénéficier  des effets positifs  de l’Accord avec  l’Europe  que d’une éventuelle adhésion à l’OMC,( sinon les effets pervers l’emporteront)  qu’il faille faire d’abord le ménage au sein de l’économie algérienne  et que  ce sont les freins à la réforme globale du fait de déplacements des segments de pouvoir  (les gagnants de demain n’étant pas ceux d’aujourd’hui) qui explique le dépérissement du tissu productif . Toute analyse opérationnelle devra relier l’avancée ou le frein aux réformes en analysant les stratégies des différentes forces sociales en présence, la politique gouvernementale se trouvant  ballottée entre deux forces sociales antagoniques, la logique rentière épaulé par les tenants de l’import (13.000 mais en réalité seulement 100 contrôlant plus de 80% du total) et de la sphère informelle malheureusement dominante et la logique entrepreneuriale minoritaire. Cela explique que l’Algérie est dans cette interminable transition depuis 1986, ni économie de marché, ni économie administrée, expliquant les difficultés de la régulation, l’avancée des réformes étant inversement proportionnelle au cours du pétrole et du cours du dollar, les réformes depuis 1986 étant bloquées ou timidement faites avec incohérence lorsque que le cours s’élève (1). Cela explique également que malgré des dévaluations successives, il a été impossible de dynamiser les exportations hors hydrocarbures (2% du total), certes 50% dans le produit intérieur brut 2007/2008 mais sur ces 50% plus de 80% étant eux même tirés par la dépense publique via les hydrocarbures ce qui donne aux entreprises créatrices de richesses publiques ou privées (souvent endettées vis à des banques publiques) une part négligeable, le blocage étant d’ordre systémique. La baisse  de la salarisation depuis plus de deux décennies  au profit des emplois rentes traduit  la prédominance de l’économie rentière et la faiblesse de la dynamique de l’entreprise créatrice de valeur ajoutée. Les infrastructures n’étant qu’un moyen, l’expérience récente malheureuse de l’Espagne du fait de la crise actuelle, avec l’effritement de son économie (taux de chômage prévue en 2010 plus de 20%) qui a misé sur ce segment  doit être méditée attentivement par les autorités algériennes.- La mise en place de mécanismes transparents dans la gestion des affaires, l’implication de l’ensemble des segments pour une société plus participative et citoyenne , la valorisation du savoir, une bonne gouvernance,  sont les conditions fondamentales pour d’éviter que la puissance publique soit utilisé à des fins d’enrichissement privés. Je  pense qu’il faille cerner les causes fondamentales  de  la faiblesse pour ne pas dire la nullité  de l’investissement  hors hydrocarbures et ce comme j’ai eu l’occasion de le relater il y a de cela quelques mois  au quotidien  économique parisien les Echos  et il y a 10 jours  au RAI ( Radio Algérie Internationale)   et à RFI ( Radio France Internationale). Aussi, pour  pouvoir attirer les investissements porteurs, le gouvernement algérien devrait donc mette en place des mécanismes de régulation afin d‘attirer des investisseurs porteurs, évitant  des changements périodiques de cadres juridiques, des actions administratives bureaucratiques non transparentes  source  de démobilisation  et qui risquent de faire fuir les investisseurs  sérieux qu’ils soient locaux ou étrangers. Les réformes économiques indispensables pour s’adapter tant à la mondialisation de l’économie dont l’espace euro- méditerranéen est son espace naturel qu’aux mutations internes impliquent l’ instauration de l’économie de marché (démocratie économique)   qui  est inséparable de l’Etat de droit  et  de la démocratie sociale et politique. Car,  le cadre macro-économique relativement stabilisé est éphémère sans de profondes réformes structurelles qui ont commencé timidement comme en témoigne la faiblesse  des exportations hors hydrocarbures (moins de deux  milliards de dollar US  de 1970/2008 moins de 2/3% des exportations totales en 2007/2008). Les réformes de structures  dont la privatisation qui ne sont  certes pas une panacée mais  devant encourager l’acte d’investissement créateur de valeur ajoutée  impliquent la refonte du  système financier – douanier, fiscal – administration et une nouvelle régulation sociale au profit des plus démunis. Comme il y a lieu de ne pas confondre restructuration industrielle qui n’est qu’un élément – de la restructuration globale de l’économie objectif stratégique des réformes. Or  le   bilan de ces dernières  années est mitigé : il faut tirer les leçons. Le consensus tant au niveau international que national est l’urgence d’objectifs politiques plus précis et une nouvelle organisation institutionnelle afin de donner plus de cohérence et une accélération de ce processus complexe mais combien déterminant pour l’avenir du pays. L’expérience de bon nombre de pays en transition vers l’économie de marché  peut fournir des enseignements pour  Algérie.  Je pense fermement  que l’essence  du blocage de l’investissement  réside  en Algérie au système bureaucratique que je qualifie de terrorisme bureaucratique, qui produit d’ailleurs la sphère informelle  fonctionnant dans un Etat de non droit  qui accapare 40% de la  masse monétaire  en circulation renvoyant à l’urgence de la refonte  de l’Etat(2) . Le pouvoir bureaucratique sclérosant   a ainsi  trois conséquences nuisibles au développement en Algérie :
1ère conséquence une centralisation pour régenter la vie politique, sociale et économique du pays
2ème conséquence, l’élimination de tout pouvoir rival au nom du pouvoir bureaucratique
3ème conséquence : la bureaucratie bâtit au nom de l’Etat des plans dont l’efficacité sinon l’imagination se révèle bien faible.

Et pour citer un philosophe « «  Le bureaucrate amène avec lui le carcan, les lenteurs les petitesses en oubliant la conscience et l’efficacité. Le but du bureaucrate est de donner l’illusion d’un gouvernement même si l’administration fonctionne à vide, en fait de gouverner une population infime en ignorant la société majoritaire ».Autres éléments de blocage de l’investissement,  la sclérose du système financier lieu de distribution de la rente,  la faiblesse d’un marché foncier libre et enfin  un système socio-éducatif inadapté, les universités actuellement étant une usine à produire des chômeurs. Tout cela renvoie au manque de cohérence et de visibilité  dans la démarche de la politique  socio-économique qui freine pas seulement les  investisseurs étrangers  mais également  les investisseurs locaux sérieux  qui peuvent accroître la valeur ajoutée interne  et pas seulement  se focaliser dans des investissements spéculatifs à court terme comme actuellement  qui ne  contribue pas  à une croissance durable.  

V-CONCLUSION – DEPASSER LA SITUATION  DE  L’ENTROPIE

L’entrave principale au développement d'une bonne gouvernance en Algérie, provient de l’entropie (désordre). Le défi majeur, est de réfléchir aux voies et moyens nécessaires pour contrôler et réduire cette entropie à un niveau acceptable. Car, le rôle  de l’intellectuel   ou de tout cadre de l’Etat n’est pas  de produire des louanges par   la soumission   contreproductive    pour l’Algérie elle même  en contrepartie d’une distribution de la rente,   mais  pour l’intellectuel d’émettre des idées constructives, selon sa propre vision  du monde,  par un  discours de vérité et   pour le cadre,  le travail bien fait  grâce au management stratégique en vue d’une mobilisation du collectif  et ce    pour faire avancer positivement la société. Et tout cela renvoie à l’urgence d’une gouvernance rénovée impliquant la refonte de l’Etat. Car, au XXIème siècle, les batailles économiques se remportent grâce à la bonne  gouvernance et  la valorisation du savoir(3). L’objectif stratégique de l’Algérie est de diversifier son économie n’ayant presque  rien à exporter hormis  les hydrocarbures reflété par le taux modique d’exportation hors hydrocarbures. D’où l’urgence   d’une politique de substitution à l’importation, la dynamisation de l’agriculture, du tourisme, des PMI/PME afin de densifier le tissu industriel algérien sans oublier les  services qui ont un caractère de plus en plus marchands,   mais en étant réaliste  en tenant compte des avantages comparatifs mondiaux car nous sommes à l’ère de la mondialisation. D’où d’ailleurs l’importance de l’intégration maghrébine pour un marché fiable au moment de la consolidation des grands ensembles passant par une   banque d’investissement régionale pour stimuler  l’investissement utile au sein de la région, notre espace naturel étant l’espace euro méditerranéen tout en n’oubliant pas le continent Afrique étant suicidaire pour chaque  pays du Maghreb ou l’Algérie est la seule à remettre en cause cet Accord.  L’aspect sécuritaire s’étant nettement amélioré, l’ Algérie doit créer des conditions favorables au développement en levant les contraintes d‘environnement devant favoriser l’épanouissement de l’entreprise seule source de création de  richesses permanentes  et son fondement la valorisation  du savoir  renvoyant à l’urgence d’une gouvernance rénovée   tenant  compte d’une économie ouverte  ne peuvent être celles d’un Etat jacobin ( centralisation   bureaucratique),  impliquant une participation plus citoyenne au sein d’un Etat de droit. Car avec ce retour au tout Etat,  l’adhésion à l’organisation mondiale du commerce pour l’Algérie  n’est pas pour demain. Le patriotisme  économique ne saurait s’assimiler  au tout Etat bureaucratique des années 1970, le monde ayant fondamentalement changé impliquant une nouvelle culture  de nos responsables,, lorsqu’on sait que l’assainissement des entreprises publiques en Algérie a coûté au trésor public plus de 40 milliards de dollars entre 1971/2008 sans résultats probants. Cependant pour éviter les  effets pervers du marché comme le montre la crise mondiale actuelle, il y a urgence d’un rôle plus accrue  de l’Etat régulateur , différence de taille pour toute politique économique fiable devant tenir compte de cette dure réalité,  d’une économie de plus en plus globalisée. Aussi, je déplore  qu’aucun débat   public sérieux   n’ait eu lieu sur le futur rôle de l’Etat en Algérie, débat indispensable  pour éclairer la future  politique économique et sociale.

En bref, il s’agit non d’avoir une vision administrative bureaucratique autoritaire pour encadrer l’investissement mais  de mettre en place des mécanismes concurrentiels évitant tout monopole qu’il soit public ou privé  pour encourager l’investissement utile. Aussi,  avec ces  conflits inutiles, l’adhésion à l’organisation mondiale du commerce pour l’Algérie  n’est pas pour demain. Evitons ce chauvinisme étroit qui  mène nulle part. L’Algérie étant souveraine mais défendons nos intérêts tout en respectant le droit international (une loi dans  sa forme actuelle n’étant jamais rétroactive et c’est l’ABC du droit) afin  d'éviter  des litiges préjudiciables  à l'image de l'Algérie. Dr Abderrahmane Mebtoul


(1) Abderrahmane Mebtoul - contribution à El Watan Economie sur ce sujet - dossier  spécial Europe- Algérie- « les dissensions entre l’Algérie  et  l’Europe seront-elles surmontées » . (2)notre contribution  parue  Focus Algérie- Alter-Info et au quotidien d’Oran  « L’Algérie de 1962 à  2009 – entre la logique rentière dominante  et la logique réformiste  porteuse d’espoir » (juillet 2009)  (3). Lié à ce sujet voir les contributions de Abderrahmane Mebtoul  dans le quotidien d’ Oran « pour une meilleure efficacité gouvernementale » juin 2007 où nous avons esquissé une réorganisation gouvernementale  axée autour de  grands ministères, 15 au maximum  avec des  secrétariats techniques  et « Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens »  septembre 2007 El Watan – contributions disponibles sur le  site www. google.fr –www.yahoo.fr et reproduit par des sites d’organismes internationaux.



Dimanche 12 Juillet 2009


Commentaires

1.Posté par Loubia le 12/07/2009 14:42 | Alerter
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Dr Mabuse ou " l' expert " qui nous veut du mal.

Tiens !, v ' la de retour, l ' intello embarqué ( embedded), le fourrier du Mondialisme .
L ' inoxydable, l' indéboulonnable, l' increvable tâcheron. La " boite à idées "
fumeuses et toxiques. Le chéri de ses employeurs discrets de la finance mondiale.
Ma parole !, il a mis un chameau dans son moteur ! Il arrête pas ! Il tartine...il tartine ! Ses patrons yankees, lui font suer le burnous ! A en crever ! Reposes toi , l' ami ! Prends des vacances. Le soleil tape dure ! Attention au coup de soleil !
Rends nous service et épargnes nous tes chroniques de mort programmée de l' Algérie, ce pays qui est pourtant le tien ! CHOSSUDOWSKY, l ' autre expert qui, lui , nous veut du bien, nous gratifie de ses éclairages sur les arcanes de la politique internationale. Tu devrais t ' en inspirer et, peut-être, cesseras tu de nous prendre pour des cons que nous ne sommes pas ! Fakou !

Je sais que tu as un loyer à payer, le poulet à ramener à la maison où bobonne t' attend, ton barman à faire vivre mais...tu ne nous amuses plus avec tes tartarinades à la crême
d ' oseille !,......ou de flouz , choisis !

2.Posté par RIVIERE Hadria le 12/07/2009 15:39 | Alerter
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@ Loubia !

MERCI!!!

J'ai bien ris en lisant votre commentaire, très frais et surtout tellement symptomatique de ce qu'est la réalité de ces valets de l'économie Libérale monolithique et usionistes .

Une question :

Connaissez-vous ll'auteur de cet article ?

Hadria RIVIERE

3.Posté par Loubia le 12/07/2009 16:10 | Alerter
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@ Hadria RIVIERE
Personnellement non ! Je m'en voudrai de le compter parmi mes ex-amis.
Ses écrits parlent pour lui. C' est un de ces " intellos embarqués " ( embedded ) qu' à fort bien épinglé un chercheur Musulman américain. Dans l' immédiat , je ne peux en dire plus.Mais, je vous promet de faire des recherches dans mes archives. Je ne manquerai pas de vous en faire part. Promis.
Disons, pour faire court, que c'est un de ces COLLABEURS, qu' a raillé Marc Nade dans
l' un de ses fracassants articles dont il a coutume !
Amitiés.

4.Posté par Djamazz le 12/07/2009 16:54 | Alerter
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selon vos propos vous dites : " chaque partie ne doit pas prendre de dispositions qui contredisent les termes de l'accord ..."
vous penchez clairement pour la partie européenne ...
pourtant l'article 37 lui aussi stipule l'obligation de ne pas prendre de mesures réduisant la porté des termes de l'accord d'association ...
dites moi donc combien de dispositions contredisant ouvertement les termes de cet accord, les commissions européennes ont prisent sans jamais consulter leurs partenaires hors zone des 27 ???
il serait fastidieux de les énumérer ... n'est ce pas ???
vous dites que si l'Europe à besoin du partenaire algérien pour son énergie l'Algérie a besoin des devises ... c'est vrai mais relatif seulement ...
vous semblez faire croire à vos lecteurs , si tant est que vous vous adressez vraiment et seulement à vos lecteurs , que sans l'Europe point de salut pour l'Algérie ???
vous dites à juste titre que les problèmes de corruptions et de bureaucratie ne sont pas le fait de nos partenaires ???
s'il est juste de reconnaitre que ces problèmes ont une source locale il n'en demeure pas moins qu'il est malhonnête de votre part de blanchir avec une telle complaisance nos partenaires dans leurs magouilles et leur activismes dans la propagation de ces fléaux chez nous ...
la réalité que vous taisez malhonnêtement aussi c'est que ces accords ne sont pas valables du fait d'une assemblée nationale algérienne sans aucune assise représentative ... et que ces accords ont traduits sur le terrain un désavantage structurelle et politique pour l'État et la société algérienne dans son ensemble ...
toutes les personnes sérieuses au sein et en dehors de l'État vous dirons que l'intérêt de notre pays est de dénoncer clairement ces accords aussi vite que possible ...
encore faut il en avoir le courage politique ... et que l'on ne vienne pas nous dire que ce serait la berezina sans ces accords ....
oserez vous ne pas soutenir que même dans le cas ou l'Algérie dénoncerait ces accords c'est encore l'Europe qui aurait besoin de l'Algérie pour son énergie ????
à bon entendeur ... Djamazz

5.Posté par Loubia le 12/07/2009 19:40 | Alerter
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@Djammaz.
Le titre de cette article, à lui seul, trahit son dadais d'auteur qui nous dévoile là, son esprit retors et sa volonté de tromper le lecteur non-averti.
Ce mercenaire béni-ouiouiste, sa " suffisance", ne croit pas un seul instant devoir répondre à ses détracteurs. Ne possède t-il pas la science infuse? Le mépris abyssale qu'il manifeste à l'encontre de ses " compatriotes" algériens, n' a d 'égal que sa soumission canine à ses maîtres occidentaux qu' il vénère, ayant renoncé à la plus petite parcelle de dignité et de courage.
Il n' y a rien à attendre de cette gente mafieuse, de ces associations de malfaiteurs politico-financiers qui se pavanent dans les couloirs des ministères, et qui se calfeutrent dans leurs bureaux climatisés sur les hauteurs de la ville. Si la corruption n'avait pas atteint de tels sommets, ces fossoyeurs de nations et de peuples sans défense, relèveraient des cours spéciales et seraient très certainement condamnés à la peine maximale, pour haute trahison et d'intelligence avec l' ennemi !
.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.--.-.-.-.-.

@RIVIERE Hadria . A lire :
TLAXCALA : Les intellectuels « embarqués » de l'Empire . Les intellectuels « embarqués » de l'Empire. AUTEUR: Abdus Sattar Ghazali. Traduit par Traduit par Marcel Charbonnier. « Empire's embedded intellectuals » ...
www.tlaxcala.es
..............................
Empire's embedded intellectuals », les « intellectuels embarqués de l'Empire ».. : cette _expression a été créée par le professeur Hatem Bazian de l'Université de Californie à Berkeley afin de décrire des personnes engagées dans la promotion et la rationalisation de projets, ainsi que de programmes du pouvoir mis en ¦uvre tant aux Etats-Unis qu'à l'étranger, aux dépens de la majorité du peuple américain et des autres peuples.( Lire la suite...).
Bonne lecture.

6.Posté par VIRGILE le 12/07/2009 20:12 | Alerter
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Ce qui est extraordinaire avec cette "Europe", c'est qu'elle ose parler de "violation" d'association alors que :

- nous sommes en pleine récession internationale et comme nous le savons pour les éclairés, ces kraks boursiers ont été parfaitement planifiés par les banquiers internationaux sionistes. Il est très difficile de trouver 30 millions d'urgence pou parer aux centaines de millions d'affamés mais il est très facile, instantanément ! de trouver des milliers de milliards pour renflouer ces banques qui nous ont toutes berner. DE QUI SE MOQUE-T'-ON ?

- Cette belle Europe qui convoite les biens du Maghreb et plus spécialement ceux d'Algérie, a juste oublié qu'elle a "fermé" les yeux pendant ces terribles 132 ans de colonialisme français, avec des tournantes juives, maltaises, espagnoles, italiennes, hongroises, etc. et qu'elle a laissé un pays exsangue, traumatisé, ruiné. La pute revient en force pour le business après des efforts et des souffrances terribles et où les courageux algériens ont redressé le pays sans quasiment aucune aide, si ce n'est celles des Russes et des Egyptiens. Sacrée pourriture va !

- Il y a le problème fondamentale de la souveraineté. Hypocrisie. L'Europe protège ses marchés (nous avons constaté comment ils traitent les Chinois !) et donne une préférence nationale via des OAC, etc. Pire encore, les USA subventionnent ses entreprises (coton par ex.) qui fait que le coton US est moins cher que le coton nigérien, un pur scandale !

En temps de crise planifiée, il est légitime de protéger ses intérêts nationaux tout comme un père de famille protège femme et enfant devant l'adversité.
Le fait que l'Europe, les USA, Israël (qui rêve de l'U.M. pour finir de piller ce pays) s'amnistient de tous crimes de guerre et contre l'humanité, ne donnent pas forcément le droit à l'oubli d'autant plus que les cicatrices et les plaies ne sont pas refermées suite "au bienfaits des colonisation" et aux campagnes médiatiques internationales sionistes contre les peuples Arabes.

Il faut choisir ! La mondialisation version G.M. talmudique via des affidés maçons européens n'est bon pour personne. Le commerce internationale (route de la soie, etc.) a toujours existé (notamment depuis la Mésopotamie, l'Egypte, l'Indus antique, etc.) et ce n'est pas à ce jeune et orgueilleux, sanguinaire occident, d'imposer ses Lois.

7.Posté par claudio le 12/07/2009 20:20 | Alerter
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Les conditions exigées de l'Algérie pour adhérer à l'OMC résident dans la « privatisation » totale de ses entreprises et de ses ressources naturelles, bien entendu et surtout les hydrocarbures qui passeraient dans l'escarcelle exclusive de multinationales dont on connait les méfaits. L'Algérie refuse se brader et elle a raison !
Quant aux accords sur la libre entreprise entre l'Algérie et la Communauté Européenne, il convient qu'ils soient respectés des deux rives de la méditerranée c'est à dire que si une entreprise algérienne décide d'investir chez nous, en France, elle ne devrait rencontrer aucun obstacle, et l'inverse est aussi vrai.
Or, que constatons nous ?
La société algérienne des hydrocarbures SONATRACH, a fait part à l'Europe de sa volonté de créer des sociétés de distribution du gaz domestique et de carburant (stations service à la marque SONATRACH) sur les territoires français et espagnols pour commencer. Cette démarche aurait pu représenter un avantage certain pour nous car les prix étaient de 20 à 30 % moins chers. Refus de la France et de l'Espagne... par protectionnisme !
On veut bien aller piller chez les autres mais pas touche chez nous !
Que pense l'auteur de l'article des milliards d'euros de subventions à l'agriculture européenne qui inonde les marchés africains (dont évidemment l'Afrique du Nord) portant un coup fatal aux paysans locaux ? Bien sûr on va me répondre que le Maroc exporte ses produits agricoles vers l'Europe. Certes, mais à qui profite ces exportations ? Pas au peuple marocain, hélas, mais à une centaines d'entreprises israélienne qui monopolisent le secteur agricole de ce pays.
Dès lors, qui viole les accords ?
L'Algérie n'a aucun intérêt a adhérer à l'OMC, organisation génocidaire des nations.
L'Algérie n'a aucun intérêt a calquer son économie sur celle de l'Europe et doit garder son système monétaire actuel garant de sa souveraineté.
Je reste persuadé que la démarche algérienne est la bonne, la preuve c'est que la crise actuelle l'a largement épargnée contrairement à ses voisins esclaves de l'OMC.
Bien sûr ce pays à encore beaucoup à faire et il a les moyens humains et l'argent nécessaire pour parvenir à sa totale indépendance économique.
L'année dernière, lors d'une mission d'étude en Algérie, j'ai été stupéfait par l'immense chantier en cours. Tout bouge, tout se transforme, tout se modernise. Autoroute Est-Ouest, trains à grande vitesse, métros, tramwyas, universités, , hôpitaux, logements, centres de vacances ultra modernes et une richesse culturelle et historique unique, sans oublier un sens de l'hospitalité qui m'a laissé pantois et dont nous ferons bien de nous inspirer.
Dans quelques années, ce pays nous étonnera, n'en déplaise à l'auteur, et nous, Français, avons grand intérêt à être à ses côtés pour en tirer aussi quelques bénéfices, honnêtes bien sûr.

8.Posté par Loubia le 12/07/2009 20:47 | Alerter
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@Virgile+ Claudio
Toujours aussi performants. Bravo.

@Claudio: merci pour vos louanges de ce pauvre peuple algérien qui a subi et, malheureusement continue de subir un déni de simple justice dans ses droits les plus fondamentaux.
Je ne partage pas votre enthousiasme pour notre Algérie qui reste le centre de convoitises de milieux financiers, de multinationales et de trusts prédateurs. La junte militaire et les "civils" dans leur majorité, sont inféodés à des intérêts étrangers corrupteurs et mafieux. L' économie de marché nous est imposée au forceps et, le but non avoué de cette entreprise de démantèlement de notre nation sous couvert "d'ouverture " tout azimut, est de transformer l'Algérie en une Philippines ou une Corée du Sud aux ordres de la haute finance et arrimée à un ensemble américano-atlanto-sioniste ( voir Pierre Hillard ) .
Le " droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" voudrait qu' on laisse effectivement les Algériens choisir leur destin qui reste, quoique l'on pense, attaché aux valeurs et aux principes islamiques. C'est , en fait, le vrai défi que ce pays est amené à affronter face à un Système mondialiste totalitaire.
Bien à vous.

9.Posté par algerie mon amour le 12/07/2009 23:02 | Alerter
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je vous informe que vous pourez jamais faire ce que vous avez fait avec la tunisie et le maroc nous ont n'accepte pas d'etre consomateurs et basta, nous ont resiste pas de voir un occidento allongez chez nous avec ça fortune et nous la miser nous mongent ça va pas malgre qu'on a nos porblem avec le gouvernement mais la dans cette affaire vive notre gouvernement et vive bouteflika et vive l'algerie entre nous a ba les europééns et surtout la france pouris.

10.Posté par Le Kabyle le 13/07/2009 10:19 | Alerter
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Ce sinistre Mebtoul nous loue ,encore une fois ,les vertus du ultra-libéralisme alors que l'empire maéricano-sioniste vit ses derniers spasme avant le déclin définitif.

Ce monsieur est en décalage total !

11.Posté par claudio le 13/07/2009 11:48 | Alerter
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@Loubia,

Je ne crois pas que mes propos relèvent d'un enthousiasme exagéré. J'ai tout simplement tenté, en peu de mots de relater ce que j'ai vu, entendu et ressenti au contact de ce pays et de son peuple.
Loin de moi l'idée d'un espace où tout est parfait et je le dis. Il y a encore beaucoup, beaucoup de travail à faire !
Le but de mon intervention est d'apporter un démenti formel à ce que sous-entend l'article ci-dessus, à savoir le non respect des accords par les algériens.
Cela est faux, absolument faux et l'entendre dire par un citoyen algérien pseudo expert me révolte !
Pour avoir en quelques circonstances négocié avec les algériens, je peux avouer que c'est loin d''être une partie de plaisir, des fois cela tourne même au cauchemar, et je pèse mes mots.
Mais il y a des raisons qui l'expliquent parfaitement. En effet, le négociateur algérien est d'abord méfiant. 130 ans de colonialisme et d'engagements non tenus par la puissance occupante ont forgé en lui une résistance devenue quasiment génétique et donc transmissible de génération en génération. Pour lui les bons sentiments du Nord cachent toujours une idée trompeuse. Cela m'a été confié par un de nos partenaires algériens. Et je dis qu'il n'a pas tort à 100% !
L'algérien sait ensuite parfaitement ce qu'il veut et il vous l'énonce clairement et avec beaucoup d'expertise.
Il sait aussi ce qu'il ne veut pas et vous l'expose sans fioritures.
Il veut bien de vous dans son économie mais à condition que vous venez aussi avec votre savoir qu'il vous faudra transmettre aux algériens.
Il « marchande » beaucoup et avec un art fort oriental, pour payer le moins cher possible.
Il vous fait comprendre enfin, que vous ne lui êtes pas indispensable et qu'il peut aller voir ailleurs.
Avoir en face de soi un homme d'une telle rectitude, croyez moi, n'est pas facile et surtout, vous vous rendez compte que le « maître » c'est lui, contrairement à ce qu'on l'habitude de penser s'agissant de pays voisins de l'Algérie, où nous sommes dorlotés comme des enfants chéris dans leurs plus beaux palaces, aux frais de la princesse, bien sûr
...
Mais une fois la phase ardue des négociations achevée et l'accord conclu, la signature du négociateur algérien constitue une double garantie :
1 - La partie algérienne respecte l'accord,
2 - L'Algérie paie cash ou dans les délais convenus si l'accord comporte plusieurs tranches.
Mais l'Algérie vous éjecte si elle constate des manquements de votre part, mais solde tout de même votre dû !
N'est-ce pas merveilleux pour entreprise dont les risques se trouvent ainsi fortement atténués ? Les algériens nous disent : « Faites votre boulot, nous ferons le nôtre ! ».
Dans un autre pays que je ne citerai pas, d'abord ils savent vaguement ce qu'ils veulent, ils veulent tout ce que vous voulez mais pour être payé, il ne vous reste plus que les prières, à moins que le gouvernement français ne mette la main dans la poche !
Voila ce dont je voulais témoigner, tout simplement.
Quant aux problèmes politiques ou sociaux de l'Algérie, j'ai beaucoup de respect pour son peuple pour m'octroyer le droit de m' ingérer dans ses problèmes internes, de porter un jugement forcément tronqué et de donner des leçons. Ce droit appartient aux algériens et à eux seuls.

12.Posté par VIRGILE le 13/07/2009 12:08 | Alerter
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L'Afrique du Nord, Algérie en tête, est la nouvelle terre de conquête par cupidité des Saxons/latins/sionistes. Nous connaissons, même sommairement, les diverses bases de déstabilisations (base militaire US, Pentecôtisme, Cia/Mossad, pseudo-Al qaïdation, etc.).

Il est clair qu'ils nous préparent encore des tensions et des "révolutions colorées" à la Soros et même des "11/09" pour maintenir "le convoité" à l'humiliation en vue du pillage comme en Irak. C'est un travail de longue haleine mais l'Histoire de la Numidie/Algérie nous a prouvé qu'elle pouvait résister au-delà des pires asservissements et souffrances endurées au Nom des diverses missions civilisatrices. Il existe toujours de forts talmudo-nostalgiques de la colonisation. Par la guerre, par l'économie, par le "spirituel", tout est bon pour s'accaparer des biens d'autrui au nom de la "mondialisation".

L'Algérie se doit de nourrir son peuple en priorité et de guérir ses blessures occidentales. L'occident devrait avoir la décence de laisser du temps au temps à moins qu'elle se sache condamnée et tente de survivre, tel le vampire, sur le sang des autres, en espérant un sursaut de vie par ses mauvaises œuvres.

Que Dieu bénisse l'Algérie et toutes les souverainetés qui ont été spoliées par cette frénétique quête de pouvoir/cupidité - au nom de Dieu évidemment !

13.Posté par Saber le 13/07/2009 13:40 | Alerter
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Merci pour cet article.

L'Algérie attend toujours ses 3millions de francs de la dette agricole de 1830 qui avait été contracté auprès du Dey d'Alger.
Ah! ces sionistes comme je vous vois brûler d'envie de posséder cette terre bénie qui dit-on d'elle fut à une autre époque le grenier de Rome.
L'Algérie n'est et ne sera pas à vendre.

Vous connaissez pzut-être ce grand Monsieur. René Vautier.
http://www.youtube.com/watch?v=zHyKl1_CTrI&feature=sdig&et=1242592398.61

14.Posté par l'Øbscurantiste le 13/07/2009 13:59 | Alerter
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il faut boycotter ce Dr Maboul...ou...Mebtoul.
il raisonne comme les technocrates exhibitionistes des télés européenes, aucun rapport à la realité, et restent toujours en orbite autour des problemes et des solutions ("ENTROPIE" , un concept qui a l'air de le fasciner ce mebtoul).

je ne peux plus cacher mon envie de ne plus voir les ecrits affligeants sur alterinfo de ce mediocre lèche-bottes que certains pensent etre collabo du DRS.

je suis plutot pour le retour du Pr benchitour.

15.Posté par Raskolnikov le 13/07/2009 14:44 | Alerter
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Aprés tous ces post et déclaration mon intervention pourrait paraitre bien pal^te
Une seule question me vient à l'esprit .Cet expert docteur en je ne sais quoi peut-il avoir l'amabilite de nous rappeler une seule proposition concrète qu"'il ait faite pour améliorer le sort de son pays .Car jusqu'a ce jour tout ce qu'il écritc'est "Tout ce que fait l'Algérie est mal fait et ce pays est mal géré "ou Espère-t-il un poste de Ministre de l'économie .
A toutes fins utiles je lui conseille de jeter un coupd'oeil sur la publication du CNES "Résultats globaux du rapport national sur le développement Humain2008"
Rapport validé par le PNUD .publié le 8 juillet courant dans El moujahid à lire absolument

16.Posté par Loubia le 13/07/2009 15:23 | Alerter
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@Virgil+Claudio
Merci pour vos témoignages et vos opinions.
Je dois néanmoins préciser que l' Algérie, après la mort de Boumedienne, des intérêts étrangers en attente, se sont engouffrés dans une brèche ouverte par des luttes de clans rivaux et, leurs "poulains" ,sous uniformes étoilés, ont conquis le pouvoir suprême après avoir terrasé sans pitié, toute forme de résistance à leurs appétits.
Pour asseoir leur hégémonie et prendre les leviers de commande, ces intérêts financiers, à l'instar de l'Argentine, de l'Indonésie, de la Russie et autres, provoquèrent avec la complicité de leurs marionnettes locales, un " endettement " rendu insupportable .L'intervention programmée du F.M.I , allait mettre le pays en coupe réglée par les politiques criminogènes dites de "réajustement structurels " . Ces "réajustements", imposés en réalité, coûtèrent la "bagatelle" somme de 175 milliards de $ US, au titre du remboursement de la dette. ! Ce fût un coup rude pour le pauvre peuple algérien qui s'est vu saigné à blanc pendant plus d'une dizaine d'années, Le tissu industriel fut démentelé et bradé, mettent sur le carreau, des centaines de milliers de travailleurs et leur famille ! Le désastre économique allait de pair avec l'effondrement du tissu social . De nos jours, la situation sociale est calamiteuse et des générations de jeunes sont sacrifiés sur l"autel de l'économie de marché ! Pour bien comprendre les visées hégémoniques de main mise totale sur le pays par les puissances d'argent, je crois qu'il faut regarder ce que sont devenues les Philippines et la Thaîlande après les occupations militaires et autres coups d'états dont sont responsables les USA.. De belles vitrines illuminées avec en arrière cour, des taudis et une misère humaine qui confine à la Cour des Miracles de Victor Hugo !
Il faut aussi mentionner les "évènements" de la guerre civile algérienne qui, en dehors des
pertes humaines, des destructions massives, de la "clochardisation" de pans entiers de la société algérienne ( en cela, des journalistes d'investigation ont bien rendu compte de cette tragédie qui aurait pu être aisément évité si des intérêts occultes n'en avaient pas décidé autrement ), ont provoqué au sein d'une certaine jeunesse algérienne cultivée, un profond sentiment d'avoir été floué ! Sentiments d'idéalistes, d'idéologues nourris de "valeurs" dites " démocratiques" de "droits de l' homme" de "droits des peuples à disposer d'eux-mêmes" , auxquels ils se sont donnés corps et âmes. Ce fût pour eux, une blessure qui reste une plaie qui n'est pas prête de se cicatriser. Ce réveil douloureux a provoqué une remise en cause de leurs engagements politiques, et nous constatons un certain retour aux valeurs et principes qui sont les leurs et que des sirènes idéologiques
ont détourné et corrompu. C'est là, un constat que des observateurs impartiaux peuvent constater.
Dans l'attente d'autres douloureux " évènements" dont nous ne sommes pas les initiateurs mais plutôt les victimes, contentons nous de remettre à leur place ces "experts" embarqués (embedded) qui nous veulent du mal, donneurs de leçons et corrompus jusqu'à la moelle !

Note : mes sources : CADTM ( comité pour l'annulation de la dette du Tiers-monde )
L'expert en économie , Mr Michel CHOSUDOWSKY.

17.Posté par Saber le 19/03/2010 14:25 | Alerter
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QUI L'A CHARGE POUR PENSER A LA PLACE DU PEUPLE ALGÉRIEN ?

18.Posté par Saber le 19/03/2010 14:38 | Alerter
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Hypocrisie intellectuelle quand ça hante les palais de la gouvernance.

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