Conflits et guerres actuelles

L’Afghanistan s’enfonce dans le chaos


Juillet a été un mois particulièrement sanglant, avec 326 tués dans différentes interventions militaires, le chiffre le plus élevé depuis le renversement du régime taliban.

Angel Espino - El Païs



Vendredi 12 Septembre 2008

Une femme afghane et sa fille pleurent la mort d’un parent - Photo : Associated Press
Une femme afghane et sa fille pleurent la mort d’un parent - Photo : Associated Press

Peut-être ne découvrirons-nous jamais ce qui s’est exactement passé à Azizabad au petit matin du 22 Août dernier. Toutefois, le bombardement de ce village de la province d’Herat est en passe de devenir le point de non-retour dans les relations entre le Gouvernement de l’Afghanistan et la communauté internationale. Ce jour-là, une patrouille conjointe des forces américaines et afghanes a suivi la piste d’un partisan d’Al-Qaida. Ils sont arrivés avant l’aube à Azizabad. Les militaires insistent sur le fait qu’ils ont tiré en premier et affirment que, en plus d’une trentaine de Talibans, entre cinq et sept civils ont été tués, mais les autorités afghanes affirment que l’attaque était une erreur et qu’elle a fait 96 morts civils, dont 60 enfants et 15 femmes. L’ONU soutient la version des autorités afghanes.

C’était la goutte qui a fait déborder le vase. Après des mois de plaintes du nombre élevé de victimes civiles causées par des troupes étrangères dans leur lutte contre les insurgés, le gouvernement de Hamid Karzai a annoncé une révision des accords concernant les forces opérant en Afghanistan. "La présence de la communauté internationale en Afghanistan doit être réglementée sur la base de traités bilatéraux », selon le communiqué du Conseil des ministres afghans. Il appelle également à fixer des limites aux forces militaires et à « cesser immédiatement toute attaque aérienne contre des cibles civiles, les fouilles des maisons et les mises en détention illégales ».

En juillet, un autre bombardement américain a atteint une noce et a causé 47 morts, dont la mariée. Ce n’est pas la première fois que des bombes massacrent un mariage. Après le démenti officiel, l’armée a présenté ses excuses. Mais si dans la tuerie d’Azizabad la mort de 96 civils est confirmée, ce serait la plus grave depuis le renversement du régime taliban en 2001.

« Nous devons aller au fond de la question, » dit le représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afghanistan, Kai Eide. « Pas sur le nombre de décès, mais sur la façon dont a pu se produire une chose pareille et sur ce que nous faisons maintenant », prévient ce diplomate norvégien, qui ordonne immédiatement sa propre enquête. La rapidité et la fermeté du rapport, qui à la base soutient la version du gouvernement afghan en parlant de « preuves crédibles » pour la mort de 90 civils, a secoué les chancelleries des pays occidentaux à Kaboul.

« C’était un pari risqué de Eide », explique un ambassadeur européen. « S’il gagne, nous serons obligés de repenser une stratégie pour laquelle nous n’avons pas suffisamment de soldats, et nous ne sommes pas disposés non plus à subir de nouvelles pertes, mais s’il ne gagne pas, sa crédibilité en pâtira », a ajouté la même source. Eide assume le risque. « Si je n’avais pas réagi rapidement à un évènement de cette ampleur, j’aurais été critiqué. Je pense que c’était la bonne décision », a t-il fait valoir, sans cacher qu’il se trouve sous pression autant de Karzaï que des États-Unis.

« Si des civils innocents meurent, les gens demandent pourquoi au gouvernement, et nous devons poser la même question à nos alliés », a déclaré le ministre sans portefeuille, Hedayat Amin Arsala. « Non seulement on crée des tensions avec la communauté internationale, mais aussi avec notre opinion publique, cela rend la lutte contre le terrorisme beaucoup plus difficile car cela donne des arguments à ceux contre lesquels on lutte. » Par conséquent, je défends la nécessité de « parvenir à un règlement qui permette de lutter contre le terrorisme et l’insurrection, tout en minimisant les pertes civiles. »

« Le président Karzai a droit à de meilleurs accords et peut compter sur mon soutien total », reconnaît le représentant de l’ONU après avoir rappelé que, malgré la faiblesse de l’Afghanistan comparée au poids de la communauté internationale , « nous parlons d’un État souverain ». Entrer dans ce débat est ouvrir la boîte de Pandore de l’immunité des troupes étrangères et du sort des prisonniers que les États-Unis maintiennent dans les limbes juridiques à Bagram, deux questions que Washington, le principal défenseur du président afghan, préfère ne pas aborder.

Sans aucun doute, le coup de colère de Karzai a beaucoup à voir avec les élections de l’année prochaine. Le soutien des Afghans à la présence des forces internationales est usé par les attaques contre les civils, ainsi que par l’infiltration et la propagande des insurgés. Tous les soirs depuis l’évènement de Azizabad, la télévision nationale recueille des témoignages d’anti-américanisme. En même temps, un consensus se dégage sur l’opportunité d’introduire plus de transparence et de coordination dans la manière dont fonctionnent ces forces.

« Ceci et d’autres cas antérieurs montrent que nous devons aller dans cette direction », admet Eide, convaincu que « certains d’entre eux auraient pu être évités avec une plus grande coordination et transparence entre forces armées ou groupes de sécurité ». Il sait de quoi il parle puisqu’il a été pendant six ans ambassadeur de son pays à l’OTAN. « Il y a tellement de forces sur le terrain ... et avec la complexité d’un grand nombre de ces opérations, je suis même surpris que nous opérions sans le niveau de coordination dont nous avons besoin. C’est surprenant et il faut y remédier », confie t-il avec un accent particulier sur le dernier mot qu’il prononce syllabe par syllabe.

En Afghanistan se déroulent deux opérations militaires en même temps et indépendante l’une de l’autre, bien que parfois difficiles à différencier. D’une part, la Force internationale d’assistance à la sécurité (mieux connu sous son sigle anglais, ISAF), établie dans les Accords de Bonn de décembre 2001 et en vertu de plusieurs résolutions de l’ONU, a étendu sa zone d’opérations à tout le pays depuis Kaboul. Depuis 2003, elle est sous le commandement de l’OTAN, bien qu’elle compte des troupes de 40 pays, dont les États-Unis. D’autre part, l’opération « Liberté durable », initiée par les États-Unis en Octobre 2001 contre al-Qaida et ses protecteurs Talibans, a continué sur le terrain en collaboration avec les forces de sécurité afghanes et la participation symbolique d’autres pays. C’est cette dernière par sa nature guerrière qui a causé le plus de victimes parmi la population civile et a subi le plus de pertes.

On parle de la nécessité d’unifier le commandement des deux opérations, mais plusieurs pays se montrent réticents. « Il est vrai que l’ISAF a la folie du pilotage des opérations et des mises en garde, mais ‘Liberté durable’ aussi, tandis que l’opération antiterroriste proprement dite, impliquant la CIA et les opérations spéciales des groupes agissent pour leur propre compte », justifie l’ambassadeur européen cité ci-dessus. « En outre, qui prendrait en charge Bagram. »

« Pour les Afghans, il n’existe aucune différence entre l’ISAF et ‘Liberté durable’ », note le prince Mustafa. « Tous les soldats portent un uniforme et ressemblent à des Européens, lorsque des erreurs surviennent, il faut les blâmer tous les deux. » Pour le petit-fils de feu le roi Zaher, qui a sauté dans l’arène politique au cours des derniers mois, ce qui s’est passé est intolérable.

La crise a mis en lumière les différences croissantes du gouvernement afghan avec ses alliés occidentaux. Tant par ce qu’elle perçoit comme un manque d’objectifs politiques de leur part, que par la déception de leur propre opinion publique. « La communauté internationale a mis l’accent sur l’intervention militaire et au sein du gouvernement, plutôt que sur la société civile, ce qui contribue à creuser la brèche entre les Afghans et leurs dirigeants qui augmente de jour en jour », analyse Aziz Rafiee, directeur du Forum pour la société civile afghane.

Certaines voix vont même plus loin en appelant ouvertement au retrait des troupes. « Les soldats étrangers sont victimes des mauvaises politiques de leur pays. Ils doivent quitter l’Afghanistan », a déclaré la députée Joya Malalai, indifférente à ceux qui craignent que cela conduise à une guerre civile. « La situation actuelle ne peut pas être pire. La communauté internationale ne nous a apporté ni la sécurité ni la liberté », maintient-elle. L’opinion de Malalai, (une femme expulsée du Parlement pour avoir insulté ses collègues) est encore minoritaire, mais elle progresse, en particulier dans les zones rurales du sud, où on a presque pas bénéficié de ces changements.

« Peut-être sommes-nous dans l’erreur depuis le début, » admet le ministre Arsala. « La décision [américaine] de faire passer la lutte contre le terrorisme avant le développement du pays a contribué à la situation que nous vivons aujourd’hui. » A son avis, « la priorité aurait dû être donnée au contraire à l’Afghanistan ». Le ministre est convaincu que si l’État avait été plus fort, les Talibans n’auraient pas gagné de terrain ou seraient devenus un obstacle mineur. « Ils n’ont pas gagné. Seulement ils nous rendent les choses plus difficiles », conclut-il.

En tout état de cause, l’urgence d’un changement de direction fait l’unanimité. Shah Massoud, le célèbre libraire de Kaboul, l’exprime d’une manière très imagée. « Quand un ordinateur est bloqué , nous devons l’arrêter et redémarrer. De la même façon, la communauté internationale en Afghanistan doit reprendre sur de nouvelles bases, car les bases actuelles ont échoué. »

« Mort aux Américains ! »

« Mort aux Américains ! Mort à Karzaï ! » criaient lundi des centaines d’Afghans en colère tout en parcourant la route de Jalalabad à la hauteur de Hud Kheil, un quartier à l’est de Kaboul. C’était le premier jour du Ramadan et les manifestants, en majorité des jeunes apparemment sans travail, ont réagi devant l’exhibition du corps d’un homme et de ses deux enfants en bas âge, qui selon les voisins avaient été tués le matin lors de la fouille de leur logement. La mère, gravement blessée serait morte à l’hôpital.

L’important n’était pas que le quartier général de l’OTAN comme le porte-parole des forces américaines en Afghanistan aient nié leur implication dans cette affaire. La sensibilité concernant les « dommages collatéraux », euphémisme utilisé par l’armée pour citer les victimes civiles, est à fleur de peau en Afghanistan. Et avec raison. Au cours des sept premiers mois de 2008, il y a eu 1115 morts civils, selon les données enregistrées par l’ONU. Cela représente 24% de plus que les 902 enregistrées pendant la même période l’an dernier. Juillet a été un mois particulièrement sanglant, avec 326 tués dans différentes interventions militaires, le chiffre le plus élevé depuis le renversement du régime taliban.

« Nous sommes de plus en plus préoccupés par l’augmentation du nombre de victimes civiles », admet M. Kai Eide, représentant du secrétaire général de l’ONU en Afghanistan. Mais à ce jour de l’année, « l’insurrection a fait beaucoup plus de victimes que les militaires. »

Les données officielles sont là et son bureau des droits de l’homme exhibe des statistiques dans lesquelles on peut voir que les « éléments antigouvernementaux » ont causé 61% du total des victimes civiles entre janvier et juin. La plupart (482) sont le résultat d’attentats-suicide et de bombes en bordure de route, mais également attribué à 108 exécutions sommaires, qui causent rarement des manifestations de rejet.

Les organisations de défense des droits de l’homme et les journalistes peuvent rarement vérifier les données sur le terrain en raison des difficultés à se déplacer.

Sur le même thème :

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-  Afghanistan : massacre de civils par les forces américaines - 6 mars 2007

7 septembre 2009 - El Païs - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.elpais.com/articulo/inte...
Traduction de l’espagnol : Charlotte

http://www.info-palestine.net http://www.info-palestine.net



Samedi 13 Septembre 2008


Commentaires

1.Posté par me le 12/09/2008 16:07 | Alerter
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i know what does it mean to have (civilians) victimes which OTAN called
"colateral deamage" while my country was bombed by them!
what a shame! but they are not guilty because they are the only one who
is judging! they judge themselves! do i need to say more?

2.Posté par Farid Y le 12/09/2008 21:28 | Alerter
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quelle bande de criminel et ils continuent d'appeler ça liberté !

Sans oublier les seigneurs de la guerre soutenus par les occupants.

le "journaliste" de el pais est nul,il appelle le message des insurgés de la propagande !!!

3.Posté par Mémoire vive le 13/09/2008 01:56 | Alerter
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Les ” maitres ” actuels de la planète sont si sûrs d’eux-mêmes et de leurs forces, qu’ils se dévoilent sans vergogne. Ecoutons-les :

CITATIONS :

1/ ” Tout chef d’oeuvre passe par une phase de grand désordre avant d’aboutir. Un morceau de glaise peut devenir une grande sculpture. Des éclaboussures de peinture peuvent se transformer en une grande toile.”
Général William Caldwell 4 novembre 2006
Note: Le porte-parole de l’armée d’occupation compare les assassinats commis du fait de l’occupation à Baghdad à une oeuvre d’art.

2/ ” Nous allons devoir franchir des étapes militaires très, très brutales pour traiter avec ces gens. Nous allons devoir peut-être utiliser plus que des armes non conventionnelles contre ces gens. Vous savez, c’est comme si vous voulez vous débarrasser de vos cafards avec de l’insecticide. Ce n’est pas assez fort. Vous n’allez même pas appeler le dératiseur pour vous en débarrasser… Avec ces terroristes qui sont vraiment partout dans ce pays, il faudra recourir à une force massive, vraiment massive pour traiter ce problème, où que soient ces gens.”
Rush Limbaugh, proche conseiller de Bush —28 octobre 2004

3/ ” Que veulent-ils [les Français etc], avec cette résolution ? Veulent-ils leur mot à dire dans la reconstruction politique ? Veulent-ils un morceau du GATEAU sur le plan économique ? Si tel est le prix, ça va. Ce qu’ils vont payer d’avance, c’est un pied sur le terrain et une implication dans le partage du fardeau ” .
Irak. Gén. Anthony Zinni, ex-chef du commandement central –23 mai 2004 –CBS News

4/ ” Avec une bonne dose de peur et de violence, et beaucoup d’argent pour les projets, je pense que nous arriverons à convaincre ces gens que nous sommes là pour les aider ” .
colonel Nathan Sassaman, commandant de bataillon de l’U.S. Army en Irak -7 décembre 2003.
New York Times

5/ ” Il y a une xénophobie généralisée chez les Irakiens, comme dans beaucoup de pays arabes. (…) nous nous trouvons devant un peuple incapable de se gouverner lui-même et qui, en même temps, ne veut pas que les autres s’occupent de lui : la situation est quasi insoluble. Cette contradiction est typiquement arabo-musulmane, c’est un trait de civilisation “.
Jean-François Revel –8 septembre 2003 –Le Figaro

6/ ” Les États-Unis agissent pour l’élimination de la torture, et nous conduisons ce combat en prêchant par l’exemple. J’appelle tous les gouvernements à rejoindre les États-Unis et la communauté des États de droit pour punir tous les actes de torture et empêcher les châtiments cruels et disproportionnés ” .
Georges W. Bush–27 juin 2003–The Washington Post .
Note : précher par l’exemple: Guatanamo , Abou-graib -

7/ [La guerre] ouvrirait la vanne du pétrole irakien, qui aurait certainement des conséquences profondes en termes de performance de l’économie mondiale pour les pays qui produisent des biens et consomment du pétrole.
Grant Aldonas sous-secrétaire états-unien au commerce - février 2003
The tiger in the tanks, rapport de Greenpeace

8/ ” La France et la Russie ont des compagnies pétrolières et des intérêts en Irak. Elles doivent se dire que, si elles nous assistent dans la mise en place d’un gouvernement décent en Irak, nous ferons de notre mieux pour nous assurer que le nouveau gouvernement et les entreprises US travailleront étroitement avec elles. [Dans le cas contraire] il sera difficile, voire impossible, de persuader le nouveau gouvernement irakien de travailler avec elles.
R. James Woolsey, ancien directeur de la CIA- 15 septembre 2002 - Washington Post

9 / ” Nous allons gérer le BUSINESS du pétrole. Nous allons bien le gérer, nous allons faire de l’argent; et ça paiera la reconstruction de l’Irak car il y a de l’argent là.
Richard Lugar, sénateur US républicain- -1er août 2002

10 / ” Les missiles vont tomber que Bagdad accepte ou non le retour des inspecteurs “.
Donald Rumsfeld –16 mai 2002

11 / ” Dans la révolution des affaires militaires, la guerre du Golfe a été une première expérimentation grandeur nature d’une technologie nouvelle et des manières de s’en servir
Andrew Marshal, conseiller au Pentagone –2001

12 / ” S’ils allument leurs radars, nous ferons exploser leurs nom de Dieu de SAMs (missiles sol-air) ! Leur pays est à nous, leur espace aérien est à nous. Nous décidons de comment ils doivent vivre et s’exprimer. Et c’est ça qui est grand avec l’Amérique en ce moment. C’est une bonne chose, surtout quand on pense qu’il y a là-bas un paquet de pétrole dont on a besoin ! ” .
Le général William Loonev–30 août 1999

13 / A propos de l’Irak, dans une interview au Washington Post, le 30 août 1999. Washington Post
Journaliste: «Nous avons entendu qu”un demi-million d’enfants sont morts des suite de l’embargo [imposé à l’Irak par les Etats-Unis]. Ce prix vaut-il la peine?»
Réponse: «Je pense que c’est un choix difficile, mais c’est le prix…Nous pensons que ce prix vaut la peine.»
Madeleine Albright -1995 -CBS

14 / Aux opérations des militaires et des services de renseignements de l’OTAN s’applique le principe de Richard Nixon: «They are bastards, but they are our bastards.» [«Ce sont des salopards, mais ce sont les nôtres.»] •

15 / " Vous ne verrez jamais des pilotes de l'OTAN devant un tribunal de l'ONU. L'OTAN est l'accusateur, le procureur, le juge et l'exécuteur car c'est l'OTAN qui paie les factures. L'OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international.

La cerise sur le gateau, pour conclure :

16/ ” Je ne comprends pas ces réticences à l’emploi du gaz [en Irak]. Je suis fortement en faveur de l’utilisation du gaz toxique contre les tribus barbares…L’effet moral sera bon. On diffusera une terreur vivace “. Winston Churchill, secrétaire d’Etat à la guerre-1919

4.Posté par joszik le 13/09/2008 11:45 | Alerter
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Bon travaille de mémoire !

5.Posté par djeha le 13/09/2008 12:19 | Alerter
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Tout ce ci rèvèle l'incohérence de l'oocident
au XIXème siècle on colonisait l'afrique au nom de la civilisation chrétienne le sabre et le goupillon .Aujourd'hui on colonise au nom de la démocratie .Il faut toujours trouver une excuise comment coloniser .pour perdurer les vols de matière première nécessaire à notre économie
La soi disante opinion publique occidentale qui s'enflammer au moindre pet de lapin fait la sourde oreille quand il y a des massacres dans les pays du tiers monde par les armées coloniales ou d'occupation
Génocide au RUANDA
Massacre en IRAK
Massacre en PALESTINE
Massacre en AFGHANISTAN
Et avec tout cela les grands penseurs français viennent nous convaincre que ce sont ces malheureux afghans qui ne veulent pas appliquer la démocratie et ne veulent pas devenir civilisés
Nous voulons l'afghanisation de l'Afghanistan est-ce que quelqu'un cherche la francisation de la France ?

6.Posté par djeha le 13/09/2008 12:24 | Alerter
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Les medias toujours pour désinformer occulte l'information que certaines organisations veulent organiser une manifestation le 20 septembre
"contre l'envoi de soldats francais en Afghanistan pour défende les interrets étasunien"
tout faire poure que cette manif n'est pas lieu et si jamais alors tout faire pour qu'elle rate
Alors FAIRE CIRCULER L'INFORMATION POUR TOUS CEUX QUI SONT D'ACCORD AVEC L'IDEE

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