Politique Nationale/Internationale

L’ARGENTINE APPELLE À UN NOUVEAU BRETTON WOODS


Dans son discours à la session sur le Financement du développement, à l’Assemblée générale des Nations unies le 14 septembre, le ministre argentin des Affaires étrangères, Rafael Bielsa a appelé à une nouvelle conférence de Bretton Woods réunissant les dirigeants internationaux. Il s’exprimait au nom du Groupe de Rio qui, dit-il, est préoccupé par la manière dont le système financier international actuel entrave le développement.


Mardi 20 Septembre 2005

« Evidemment, ceci n’est pas l’opinion du seul Groupe de Rio. Il existe de nombreux experts, groupes spécialisés et dirigeants à travers le monde qui promeuvent un nouvel appel à une conférence internationale des chefs d’Etat, semblable à la conférence de Bretton Woods de 1944, en vue de rebâtir une architecture monétaire et financière internationale plus juste qui élimine les bulles financières et soutienne l’économie réelle », déclara-t-il.

La « réalité de la globalisation » empêche les nations de se développer, malgré tous leurs efforts et leurs convictions. Pourquoi ? Parce que le FMI a exercé des pressions sur les pays moins développés pour qu’ils « imposent des politiques qui, loin d’améliorer leur situation économique et sociale, les ont jetés dans une misère plus grande encore. Et tout ceci au nom de la croissance économique et du libre-échange ».

Pour nous, dit Bielsa, « le développement est multidimensionnel et met au centre le bien-être intégral des gens et des sociétés dans lesquelles ils vivent. (...) Nous, du Groupe de Rio, constatons avec préoccupation que le système [financier] international pose des obstacles concrets à la construction de l’environnement économique favorable nécessaire » au développement réel. L’objectif d’un nouveau Bretton Woods serait de « créer une architecture monétaire et financière internationale plus juste qui élimine les bulles et se concentre sur l’économie réelle ». Il mentionna spécifiquement « le poids de la dette extérieure » et la nécessité de permettre un « investissement productif dans l’infrastructure », traditionnellement créateur d’emplois.

Le Groupe de Rio, créé en 1986 comme organisation informelle de coordination politique entre dix-neuf pays ibéro-américains, est actuellement dirigé par une troïka composée de l’Argentine (présidence en 2005), du Brésil (présidence en 2004) et de la Guyana (présidence en 2006).

solidarité et progrès


Jeudi 22 Septembre 2005


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