Politique Nationale/Internationale

L'AIEA, incapable d'adopter une résolution anti-sioniste



Vendredi 3 Octobre 2008

L'AIEA, incapable d'adopter une résolution anti-sioniste
Qu'est-ce que la langue de bois? Affublée parfois du nom barbare de "xyloglossie", c'est une figure de rhétorique consistant à bavarder quand on n'a rien à dire, à détourner la réalité par le verbiage. Or placée dans l'espace bouillonnant du Proche et Moyen orient, cette réalité est entre autre, ces dizaines de bombes à tête nucléaire qui reposent dans les stocks d'armes d'Israël et qui attendent le jour où l'on appuierait sur leur détonateur. La réalité est aussi l'état de total délabrement dans lequel se trouve une centrale atomique appelée "Dimona", sorte de vieille épave en plein Neguev dont les pièces fissurent de partout et qui déverse chaque année dans la nature une quantité "incalculable" de matière radioactive. Et pourquoi "Incalculable"? parce qu'incalculée : en effet, l'AIEA, organe périphérique de l'ONU qui a pour l'unique charge de signaler ce genre de dérive, n'ose pas se lancer, comme il le fait si bien pour d'autres pays du monde, dans des opérations de supervision visant les installations nucléaires du régime sioniste. Et c'est là que l'observateur impartial est amené à ne voir dans toute ce grand appareil bureaucratique qu'est l'Agence internationale de l'Energie atomique, qu'une assemblée de rhéteurs rompus à l'art ô combien lassant et inutile de la langue de bois, du verbiage. A l'assemblée générale de l'AIEA qui tient séance en ce moment même, l'Iran et des pays arabes viennent de remettre l'avant texte d'une résolution qui appelle l'instance à enquêter sur le programme nucléaire militaire d'Israël et ses arsenaux d'armes prohibées. Parmi les signataires du texte, figurent notamment l'Egypte et la Jordanie, deux Etats voisins de l'entité sioniste et partant plus exposés que les autres aux fuites radioactives de Dimona. Les signataires veulent bien croire que leur avant-texte, énième du genre à être proposé, irait enfin passer la barre des membres de l'Agence et acquérir, comme l'exigent, le bon sens, l'équité et la justice, la force exécutoire. Ils aimeraient croire aussi que par la suite, Israël, cet éternel "parias", se soumettrait aux règles du jeu, celles dictées par le TNP et son protocole additionnel et ouvrir enfin les portes de ses installations aux inspecteurs. Les signataires voudraient croire toutes ces bonnes choses mais la réalité des faits autant que les expériences de ces 60 dernières années, les en empêchent. L'Agence internationale de l'énergie atomique et au-delà d'elle l'ONU sont bien la chasse gardée des Etats-Unis et ceux-ci ne voudront pour rien au monde briser l'incompréhensible, l'injustifiable et l'inique "exception sioniste"!

Hans Blix critique les politiques de l'Occident envers le programme nucléaire iranien

L'ancien Directeur général de l'AIEA et actuel Président de la Commission sur les armes de destruction massive, Hans Blix a critiqué les politiques des Etats-Unis et de certains pays occidentaux envers les programmes nucléaires iraniens. Jeudi, lors d'une conférence de 24 heures portant sur "les programmes nucléaires de l'Iran", à Bruxelles, il a rappelé que la demande de Washington à l'Iran d'arrêter son enrichissement de l'uranium, en tant que précondition aux négociations, témoigne de l'attitude injuste et discriminatoire de ce pays envers cette affaire. Le même jour, le représentant permanent de la RII auprès de l'AIEA a annoncé, au micro de la chaîne Khabar "Information" de l'IRIB, qu'aucune garantie n'existe de la part des autres pays pour assurer le combustible nécessaire aux centrales nucléaires de l'Iran qui est donc obligé à continuer son enrichissement de l'uranium. Les inspecteurs de l'AIEA et son Directeur général, Mohammad ElBaradeï ont affirmé, au moins à 13 reprises, n'avoir constaté de dérive militaire dans les activités nucléaires de l'Iran. Cependant, les Etats-Unis et certains de leurs alliées européens, tels que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, prétendent que l'Iran alimente un programme secret d'arme atomique. Ce qui constitue, selon Blix, une allégation futile. Les pays occidentaux prétendent que l'Iran pourrait assurer ses besoins en uranium enrichi, pour la centrale nucléaire de Bouchehr, via des pays étrangers, et qu'il n'avait donc aucun besoin d'enrichir, lui-même, l'uranium. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne qui l'ont proposé à l'Iran, ont oublié, semble-t-il, que Téhéran avait suspendu, pendant environ 30 mois de négociations avec ces trois pays européens, ses activités d'enrichissement de l'uranium et appliqué, volontairement, le protocole additionnel au TNP. C'est en effet malgré la bonne foie et les coopérations transparentes et constructives de la RII que l'UE ont fini, sous pressions américaines, par remettre le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité. Ce qui s'est traduit par l'adoption par ce Conseil des résolutions injustes dont la résolution 1835, après laquelle, les pays occidentaux ont demandé de nouveau l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium, prétendant qu'un consortium des pays occidentaux pourrait mettre à la disposition de l'Iran, l'uranium enrichi, nécessaire pour sa centrale nucléaire de Bouchehr. Ce qui n'a pas été, bien sûr, accepté par l'Iran qui se dit pessimiste quant aux promesses des Occidentaux, qui ont déjà foulé aux pieds leurs engagements, à maintes reprises, et à chaque fois qu'ils le sentaient en faveur de leurs propres intérêts. Ceci dit, la RII ne renonce pas à l'enrichissement de l'uranium et poursuit encore et toujours ses programmes nucléaires civils.

La rencontre entre Mottaki et Ban Ki-Moon

Le Ministre iranien des Affaires étrangères, Manoutchehr Mottaki et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon se sont entretenus, en marge de la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU, des évolutions régionales et internationales, entre autres la crise du Caucase, l'Irak, l'Afghanistan, le Liban, et la Palestine. Ils ont évoqué le rôle que la République islamique d'Iran peut jouer en vue de la résolution des crises régionales. S'agissant de la question palestinienne, le chef de la diplomatie iranienne a déploré l'indifférence à l'égard des racines du problème de la Palestine avant d'indiquer : " La RII croit à une solution fondamentale qui consiste à recourir à la voix des principaux propriétaires de la Palestine qu'ils soient musulmans, juifs ou chrétiens". Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU a qualifié d'important le rôle de l'Iran pour la résolution des crises régionales, dont celles du Moyen-Orient. Il a, ensuite, expliqué les activités de l'ONU avant d'indiquer qu'il avait appelé, fermement, à la nécessité de démanteler des colonies, d'arrêter la construction des nouvelles colonies et de lever le blocus imposé aux habitants de la bande de Gaza. Les propos du Secrétaire général de l'ONU interviennent à un moment où les habitants de Gaza qui font l'objet des crimes des militaires du régime sioniste, sont encerclés, depuis plus d'un an et demi, dans la bande de Gaza, et le régime sioniste empêche l'acheminement des denrées alimentaires, des médicaments et du carburant à destination de cette région. Ce, alors que la première mission de l'ONU est d'assurer la paix et la sécurité et de défendre l'indépendance et l'intégrité territorial des pays. De l'avis des analystes, l'affirmation des droits des Palestiniens dont un grand nombre d'entre eux sont réfugiés dans les autres pays est également une affirmation de l'établissement de la justice et un rejet de l'hégémonie. Ce point a été évoqué, clairement et à maintes reprises au sein de l'Assemblée générale de l'ONU et du Conseil de Sécurité où les Etats-Unis n'ont jamais hésité à se servir de leur droit de veto pour défendre le régime sioniste. De toute évidence, une telle attitude ne contribuera aucunement des questions mondiales, au contraire elle constituera une source d'instabilité et de crises dans le monde et suscité une grande méfiance à l'égard de l'ONU et de son Conseil de Sécurité

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Vendredi 3 Octobre 2008


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