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L’AFFAIRE SCHOEMANN EN APPEL: Et pour 400 euros de plus…


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Gilles Munier
Lundi 5 Mars 2007

par Gilles Munier

 

 

Raphaël Schoemann, le fanatique qui m’a menacé de mort en juillet 2003, ainsi que douze personnes connues pour leur soutien au peuple palestinien (1), avait été condamné le 11 mai 2006 à 10 mois de prison avec sursis, et à payer à ses victimes la somme ridicule de… 1 euro de dommages et intérêts, plus 1000 euros à quatre avocats.

 

 

L’instruction ayant été bâclée, et les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive jouissant en France – de facto - d’un statut particulier les mettant au dessus des lois, je ne m’attendais pas à ce que Schoemann soit vraiment sanctionné. En revanche, je pensais qu’il écoperait, pour la forme, de quelques mois de prison ferme pour « détention d’armes non déclarées » : la police avait en effet découvert à son domicile une cache d’armes de guerre, des caisses de munitions, un réducteur de son et une lunette de visée laser de nuit. Je me faisais des illusions.

 

 

L’incroyable et scandaleuse mansuétude de la Justice française

 

En France, comme jadis les Européens dans l’Empire Ottoman, des « capitulations » protègent les partisans d’Israël, du moins ceux qui changent d’allégeance en fonction des délits qu’ils commettent. On a l’impression qu’ils ne peuvent être jugés que par les lois du pays dont ils se réclament. Autant dire : jamais.

 

 

La loi française ne permettant pas de remettre en cause une décision pénale, nous avons été cinq à faire appel sur le plan civil et à solliciter « une appréciation plus juste du préjudice causé » (2). Là encore, nous nous faisions des illusions. Le 14 février, la Cour d’appel de Paris a condamné Raphaël Schoemann à verser à chacun de nous 500 euros et 800 à nos avocats!

 

 

« Service après vente du 3ème Reich ! »

 

Au cours du procès qui s’est déroulé le 17 janvier 2007, il était arrogant, comme sûr de son impunité. Il n’a présenté aucune excuse, ni dit qu’il ne recommencera pas. Pour sa défense, il nous a simplement désigné comme étant « le cœur du mouvement négationniste français… le service après vente du 3ème Reich… » !

 

 

Il n’a pas nié s’être rendu au domicile de Maria Poumier, une de ses victimes, accompagné d’un complice apparemment muni d’une carte de police, comme pour reconnaître les lieux.

 

 

Il n’a pas nié, non plus, m’avoir adressé – malgré sa mise en examen - un courriel inspiré d’un article paru dans une revue d’extrême droite, pour me rappeler qu’il existe des milices juives, intouchables, qui sont à l’origine de : « mort d’hommes, blessures suivies de coma profond, infirmités à vie, séquelles graves, actes de barbarie, yeux crevés, tabassage, vitriolage…, en la présence des policiers ou de gardes refusant d’intervenir, nombreuses hospitalisations, nombreux guet-apens… ». Autrement dit : « Voilà ce qui peut t’arriver… et à bon entendeur, salut ! ».

 

 

Ginette Hess-Skandrani, 68 ans, a relaté aux juges l’agression dont elle a été victime à son domicile le 25 octobre dernier, et dit qu’elle a peut être un lien avec l’affaire Schoemann. Deux jeunes miliciens juifs ont pénétré chez elle et l’ont rouée de coups de casques en lui criant : « Tu sais pourquoi nous sommes venu ». Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital. Un des agresseurs est connu de la police qui enquête. Espérons que son procès aura lieu un jour, et sous de meilleurs auspices que le nôtre !

 

 

Pot de terre contre pot de fer

 

Ulcérée par le verdict de la Cour d’appel, Ginette Hess-Skandrani a décidé de se pourvoir en cassation. Moi, je laisse tomber. En portant plainte, nous avons prouvé une nouvelle fois l’incroyable et scandaleuse mansuétude des tribunaux républicains pour les nervis pro israéliens. Arrivés comme victimes, nous nous sommes quasiment retrouvés en position de coupables et notre procès s’est transformé en bataille de pot de terre contre pot de fer.

 

 

Comme je l’ai dit aux juges de la Cour d’appel : « L’impunité dont jouissent en France les extrémistes juifs les rend de plus en plus violents. Elle favorise l’antisémitisme et risque de pousser un jour leurs victimes excédées à faire justice elles mêmes ».

 

 

15 février 2007

 

 

(1) Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem. 

 

(2) Isabelle Coutant-Peyre, Gilles Munier, Maria Poumier, Ginette Skandrani et Mondher Sfar.

 

 



Lundi 5 Mars 2007


Commentaires

1.Posté par gligliss le 05/03/2007 14:58 | Alerter
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ça me fait penser à l'époque où Oussama Ben Laden était recherché partout dans le Monde. Et un jour, en France un automobiliste a fonçé sur un piéton "arabe" avec une barbe sous pretexte qu il a cru reconnaitre Ben Laden. Résultat des courses l automobiliste s en est sorti avec 4 mois de prison avec sursis alors que de la prison ferme aurait été plus logique.

2.Posté par katoz le 05/03/2007 23:35 | Alerter
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decidément ce soir je me glosse un truc de fou !!!!

3.Posté par katoz le 05/03/2007 23:38 | Alerter
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autant demander a un chat d 'aller a la niche et de se prendre pour un chien c'est elliams qui comprendra ;)

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