MONDE

L’ADEM répond à Monsieur Abdelhamid TEMMAR, Ministre de l’Investissement algérien : arrêtez de dénigrer le secteur privé national et international

Vos propos nuisent à l’image de l’Algérie et contredisent le programme du président de la Républiq


Dans la même rubrique:
< >

Mercredi 30 Novembre 2016 - 11:41 La guerre à la vérité de l'Ouest



associationadem@yahoo.fr
Vendredi 23 Octobre 2009

L’ADEM répond à  Monsieur Abdelhamid TEMMAR, Ministre de l’Investissement  algérien : arrêtez de dénigrer le secteur privé national et international- Vos propos  nuisent à l’image de l’Algérie et contredisent  le programme du président de la République

  1.-Suite aux déclarations  du   ministre de l'Industrie et de la promotion de l’Investissement  Hamid TEMMAR , le  18 octobre, en marge de l'inauguration du Salon de l'industrie au Palais des expositions à Alger  reprochant aux entreprises privées algériennes de n'avoir pas investi, je le cite  «les  entrepreneurs  privés nationaux et internationaux  n’ont pas investi dans des secteurs industriels importants pour la croissance économique, l'intégration régionale et la compétitivité de l'Algérie sur le plan international ….face  à cette situation  , le gouvernement a décidé de changer de stratégie : s'appuyer sur les entreprises publiques afin de sortir le pays de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures ».

 

2.-Pour l’Association Nationale de Développement  de l’Economie de Marche ADEM  ces déclarations  sont d’une extrême gravité incombant l’échec de la politique économique hors hydrocarbures qui représente depuis des décennies moins de 3% des entrées de devises au secteur privé national et international  alors que la responsabilité première en incombe à l’incohérence, le manque de visibilité  de la politique socio-économique des gouvernements successifs  et en particulier  à ce responsable en fonction depuis 10 ans ( ayant changé quatre fois le cadre juridique sans résultats probants) devant  mettre en place  les réformes micro-économiques et institutionnelles du fait que le cadre macro- économique relativement stabilisé date depuis 1996 et attirer les investisseurs hors hydrocarbures. Combien ce Ministère a organisé  de séminaires, de voyages à l’étranger, combien de bureaux d’études étrangers payés en devises, combien de promesses publiques et combien tout cela a coûté  pour ces maigres résultats. Un bilan en toute objectivité  de ce secteur s’impose  où le même responsable incombe son propre échec aux autres. Car, les   mêmes problèmes qui freinent l’entreprise créatrice de richesses  sont toujours posés : le terrorisme bureaucratique pour plus de 40% renvoyant à la gouvernance et à la réforme de l’Etat,  vient  le système financier sclérosé  et que  l’on évite de responsabiliser les banques privées qui représentent  moins de 15% du financement de l’économie nationale ( 100% le public et plus de 77% pour le secteur privé pour 2008), les banques publiques malgré des compétences avérées évoluant dans un environnement contraignant  étant de simples guichets administratifs,   réformes souvent différées car lieu de redistribution de la rente, le foncier non résolu à ce jour à des prix inabordables malgré bon nombre de promesses, le système socio-éducatif non adapté  aux  besoins de l’économie, l’actuelle politique salariale ,autant que celle de la protection sociale  étant diffuse et incohérente privilégiant  les empois rentes au lieu des créateurs de richesses, soit   directement ingénieurs , techniciens, cadres) ou indirectement ( santé, éducation),avec une redistribution de cette  rente  pour une paix sociale éphémère mais inégalitaire assistant à une concentration excessive du revenu national.

 

3.-Car tout investisseur de par le monde est mu par la seule logique du profit ,dans la pratique de affaires n’existent pas de sentiments ,avec la mondialisation  les opportunités sont très large à travers le monde, car avoir des matières premières ou donner des avantages fiscaux lorsque l’environnement n’est pas sain avec l’importance de la sphère informelle en Algérie produit de la bureaucratie qui engendre  la corruption qui s’est socialisée ,  ne sont  plus les  conditions essentielles de l’attrait de ‘investissement porteur,  la bonne gouvernance et la valorisation du savoir étant les  deux premiers critères du XXIème siècle  et avoir  des devises de surcroît grâce seulement à la  rente des hydrocarbures  peut faciliter  les créneaux spéculatifs marchands, étant sur d’être payé sans prendre de risques. Aussi, s’il  y a  eu très peu d’investissement à forte valeur ajoutée le mal est en nous, et il appartient à l’Etat d’améliorer le climat des affaires ce d’autant plus que l’Algérie a toutes les  potentialités pour devenir un pays pivot au sein du bassin méditerranéen et arabo- africain.

 

4.- L’ADEM pose  trois   questions au Ministre de l’investissement :

 

a--Comment avec une dépense publique de 200 milliards de dollars  entre 2004/2009, l’Algérie n’a pu produire que moins de 3% de croissance inférieur au taux de croissance de la population active alors que ces dépenses devaient permettre un taux minimum de 6/7%?

 

–b- Comment,   avec l’injection de plus de 40 milliards de dollars US entre 1991/2008  pour les assainissements des entreprises publiques, et encore plus de 5 milliards de dollars entre 2009/2010, selon le rapport du même Ministre  présenté  en conseil du gouvernement courant 2008, et annoncé publiquement  par le même Ministre, plus de 70% sont totalement déstructurées étant revenues à la case de départ. Pourquoi donc  ces deux déclarations contradictoires   en l’espace  d’une année après des discours libéraux euphoriques entre 2000/2008  ?

 

-c- Les 15 fameux champions industriels (entreprises publiques à 100% sur fonds publics) avec l’Accord qui nous lie à l’Europe devant assister à un dégrèvement tarifaire douanier zéro horizon 2014/2015 seront-ils compétitifs en termes de qualité et de coûts devant s’insérer dans le cadre des valeurs internationales  tenant  compte de la lutte anti-pollution avec le nouveau défi écologique ? Ces déclarations allant dans la dénonciation des clauses de l’Accord , faut-il  s’attendre à un retrait de l’Algérie de la zone de libre échange avec l’Europe au moment du bilan en 2010, et à un gel total des négociations avec l’organisation mondiale du commerce.

 

5.-En résumé,  l’ADEM tient à dénoncer fermement ces propos : arrêtons de culpabiliser tout le privé national et international  au moment où l’Algérie a besoin d’un front intérieur fort unissant  toutes les  forces sociales supposant un dialogue soutenu  entre les partenaires sociaux et économiques  et non des dictats bureaucratiques autoritaires qui créent des malaises inutiles.  Aussi, ces déclarations ne vont pas  dans le sens des intérêts  du pays, risquant de faire fuir le peu de capitaux étrangers  et orienter les privés nationaux vers la sphère informelle  produit de la bureaucratie déjà dominante, avec le risque du  retour au tout Etat des années 1970  qui serait suicidaire pour le pays, même la Chine et la Russie fondateurs du communisme, pays émergents grâce à l’ouverture ne vont pas dans ce sens.

 

 Ces déclarations intempestives, vont dans le sens contraire  du programme  du président de la république  du 09 avril 2009 axé sur la rassemblement  et non  a division, qui avait appelé  sans faire de distinction, les opérateurs publics, privés nationaux et étrangers à concourir au développement de l’Algérie, l’ouverture économique devant être maîtrisée  supposant un Etat régulateur fort conciliant l’efficacité économique et la nécessaire cohésion sociale. Ces déclarations engagent  t-elle l’Etat algérien  ou  sont-elles un acte isolé : une réponse urgente s’impose.
 

 Pour le Bureau Exécutif le Président  ADEM Docteur Abderrahmane MEBTOUL

 

 



Vendredi 23 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par kairouan le 23/10/2009 09:57 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

l' ADEM est une association qui travaille pour le FMI , la banque mondiale et les groupes financiers internationnaux. il y a parmi eux un certain metboul grand professeur et erudit reconnu surtout par les institutions financieres que nous avons cités .Alors, pour elle tout ce qui est secteur public ,elle a l' ordre de le detruire pour laisser place non pas a de vrais investisseurs mais a une mafia internationale. Nous repetons que l' algerie ne peut pas se permettre de s' ouvrir tout azimut a l' anarchie et au dictat d' operateur aventuriers et vereux . Tout le monde ramene d' ailleurs de la ( cametotte) pour ne pas dire marchandises pour vendre et personne ne pense produire sur place et c' est cà le drame . Alors fermer l 'oeil , laisser faire , ne rien dire equivaut a vouloir detruire ce pays .Le constat de seulement une decenie montre tres bien que l' algerie a ce rythme n' ira pas bien loin. Le liberalisme n' est pas une solution pour l' algerie , au maroc pourtant apparement liberal ,tout les entreprises industrielle et içndustrialisants utilisant une technologie d'un haut niveau relevent du secteur d' etat .Alors messieurs de l' ADEM ne soyons pas plus royalistes que les rois .

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires