Conflits et guerres actuelles

Kouchner se réjouit de 'l’amélioration' en Irak



Lundi 2 Juin 2008

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est réjoui dimanche de "l’amélioration" de la situation en Irak, réaffirmant la volonté de la France de prendre part à la reconstruction de ce pays. "Je pense sincèrement que la situation sécuritaire s’améliore en Irak. Il y a des endroits où elle est pratiquement semblable au reste des pays du monde", a estimé M. Kouchner au terme de son passage à Bagdad.

Après avoir passé la journée de samedi à Nasiriyah, ville du sud chiite du pays, M. Kouchner à rencontré le soir même le président irakien Jalal Talabani, à sa résidence du centre de la capitale.

Il a passé la nuit sur place, dans une villa mise à disposition par la présidence, en dehors de la "zone verte" ultrafortifiée où se trouve notamment l’ambassade américaine et où séjournent le plus souvent les responsables étrangers en visite en Irak.

Le ministre français a rencontré dimanche matin le général David Petraeus, commandant en chef des forces américaines et alliées d’occupation en Irak, puis le plus haut dignitaire chrétien irakien, le cardinal Emmanuel III Delly.

Il a visité l’hôpital Al-Bitar, dans le centre de la capitale, afin d’apporter son soutien à l’action de l’association humanitaire française "la chaîne de l’espoir" qui intervient dans cet établissement spécialisé en cardiologie.

Le ministre s’est ensuite entretenu avec le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui a souligné "la volonté du gouvernement de renforcer ses relations avec la France", en particulier dans le domaine économique, selon un communiqué officiel de la primature.

"L’entretien s’est bien passé", a commenté à l’AFP M. Kouchner, qui s’est félicité de "l’accueil chaleureux" des responsables irakiens et a reçu en cadeau de ses hôtes un exemplaire du Coran.

Il s’agissait de la seconde visite en Irak de M. Kouchner en tant que chef de la diplomatie française. Il s’était rendu à Bagdad en août 2007, pour la première visite d’un membre du gouvernement français depuis l’invasion du pays par les forces américaines en 2003, à laquelle la France s’était fermement opposée.

Peu après son déplacement, M. Kouchner avait cependant dû s’excuser auprès de M. Maliki après avoir réclamé sa démission dans un entretien avec l’hebdomadaire américain Newsweek.

"L’incident n’a pas été évoqué" dimanche lors de la rencontre entre les deux hommes, a confié à l’AFP un membre de la délégation.

Le Premier ministre a ainsi appelé "les entreprises françaises à investir en Irak", souhaitant "développer la coopération médicale" entre les deux pays ou encore que les forces armées irakiennes s’équipent de matériel français.

De son coté, M. Kouchner a "réaffirmé la volonté de la France de prendre part à la reconstruction du pays". "Il y a des projets qui ont été proposés à la France", a-t-il expliqué. "Nous verrons bien si certains industriels peuvent y répondre."

Plus généralement, le ministre français s’est réjoui d’avoir constaté "une amélioration de la sécurité" et le processus d’"irakisation" en cours dans le pays.

Avec leur armée, leur administration, "les Irakiens prennent eux-mêmes leurs affaires en charge, et nous en sommes très heureux", s’est-il félicité.

Le déplacement de M. Kouchner devait être "l’occasion (...) d’exprimer aux Irakiens la disponibilité de la France à travailler (...) en vue de favoriser la réconciliation nationale", selon le Quai d’Orsay.

M. Kouchner a par ailleurs confirmé que les dossiers de 500 Irakiens, dont des chrétiens, étaient actuellement examinés par les autorités françaises pour être accueillis prochainement en France.

Le chef de la diplomatie française a quitté Bagdad dans l’après-midi pour se rendre à Erbil, capitale du Kurdistan autonome, dans le nord de l’Irak. Il doit y ouvrir officiellement un "bureau d’ambassade", destiné à devenir un consulat dans les mois qui viennent.

Kouchner se réjouit de 'l’amélioration' en Irak

Les troupes australiennes d’occupation se retirent d’Irak

Environ 500 militaires australiens se sont retirés de leur base dans le sud de l’Irak, conformément à la promesse de campagne du Premier ministre australien Kevin Rudd de ramener au pays le contingent cette année.

Un porte-parole militaire britannique à Bassorah, la grande ville du Sud irakien, a déclaré que le retrait de la base de Talil, à Nassiria, était en cours, mais d’après un porte-parole du gouverneur de la province de Dhi Kar, il est d’ores et déjà achevé, et des Américains s’activent à remplacer les Australiens. "Le contingent australien se retire", a dit le porte-parole britannique.

Depuis qu’il avait confié aux Irakiens la responsabilité de la sécurité dans la province de Dhi Kar, le bataillon australien, qui compte dans les 515 hommes, entraînait et soutenait les forces irakiennes.

Rudd, travailliste qui l’a emporté en novembre dernier, a promis de ramener en Australie les troupes d’Irak. Selon les sondages, 80% des Australiens sont hostiles à la guerre.

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Lundi 2 Juin 2008


Commentaires

1.Posté par averoese le 02/06/2008 13:28 | Alerter
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iii il ne mérite pas un commentaire . meme l indigène est concient de la catastophe historique humaine et qui ce degrade de jour en jour en irak.petite pensé pour le peuple irakien d avoir le malheur de posséder des richesse incomensurable .Ils seront jugé par le tribunal des peuple AMEN.

2.Posté par Népios le 02/06/2008 15:40 | Alerter
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ET bien la voilà la boulette tant attendue ! Non, vraiment, vous avez raison Averoese, cela ne mérite aucun commentaire et me joins à votre prière.

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