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Kasparov, le pion


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Dimanche 15 Avril 2007


English Pravda , le 15 avril 2007


​​​​Garry Kasparov, arrêté aujourd'hui près de la place Pushkinskaya à Moscou pour activités subversives, incarne une gloire locale qui par son ambition sans entrave, est devenu un petit poisson dans les eaux d'un océan infestées de requins. Garry Kasparov, le grand maître des échecs, est le pion politique qui a vendu son âme aux traîtres qui complotent la disparition de la Russie et qui pour leur part le laisseront en rade après qu'il ait échoué à être élu.


​​​​On pourrait ajouter un autre paragraphe court et terminer ici l'article, en mentionnant le fait que l'entière débâcle de « l'autre Russie » était fabriquée, rien de plus que des oligarques qui avaient mis la mains sur les ressources de la Russie et s'étaient préparés à tramer la dislocation de la Fédération Russe en échange d'immenses fortunes à la demande des USA, des oligarques fraudeurs et criminels ayant à leur tour été flanqués à la porte par Poutine et ses patriotes Chekistes, qui sentant survenir maintenant les élections de mars 2008 -- sans Poutine --, veulent se positionner pour refaire encore la même chose. Incapable d'effectuer le sale boulot eux-mêmes, ils se tournent vers le brillant, incisif et énergique Garry Kasparov, leur homme de paille


​​​​Garry Kasparov est en effet le chef d'une ligue, appelée Obyedinyonniy Grazhdanskiy Front, ou United Civil/Citizens Front. Cependant, aujourd'hui ce sauvage défenseur aux yeux bleus de Berezovsky, en appelant « criminel » le gouvernement Russe élu démocratiquement (deux fois), alors « effrayé », ressemblait plus à un punk chopé à vandaliser des voitures dans la rue. Il a violé sciemment la loi parce qu'il se rendait compte que sa manifestation était illégale, parce qu'elle avait été interdite.


​​​​Mais qu'espérer de quelqu'un qui participe à un mouvement incluant Boris Berezovsky, qui a déclaré cette semaine que la direction de la Russie ne pourra être éliminée que par la force ? Quel grand front démocratique ça doit être ! Le fait est que Kasparov est devenu victime de ses propres ambitions, qui l'ont bien servi sur l'échiquier, mais la politique engendre la réussite -- et les échecs.



Poutine, une réussite


​​​​Que Kasparov l'apprécie ou non, le président Vladimir Poutine a, du moins, procuré à la grande majorité des Russes (bien qu'il ne sache pas cela puisqu'il n'est ni Russe, ni résident de Russie) la stabilité et la sécurité. Point.


​​​​Pour commencer, le président Poutine a été démocratiquement élu, deux fois. Sa politique intelligente encore que ferme a stabilisé la situation potentiellement versatile dans les régions des frontières de la Russie. Sa politique étrangère, soulignant le besoin d'un monde multipolaire utilisant des approches multilatérales dans la gestion des crises et suivant les préceptes du droit international, est approuvée presque à l'unanimité dans la communauté internationale. Sa politique économique a apporté la stabilité et la richesse à une croissance et une classe moyenne dynamique. Les compagnies Russes sont aujourd'hui actrices majeures sur la scène mondiale. L'inflation a été contrôlée, les professeurs Russes reçoivent aujourd'hui leurs salaires à la fin du mois, les magasins sont remplis de l'éventail de produits visibles partout sur le globe, le PIB se développe régulièrement et la Russie a remboursé la majeure partie de sa dette extérieure. Ajoutez à ça le retour de l'autorité de la loi et à la place de celle de la Mafia et nous voyons en bref que, Vladimir Poutine a tiré un pays au bord d'une crise profonde sous une épave se traînant à pas lents, Eltsine, le plaçant une fois encore sur la ligne de front du développement et le réaffirmant comme une puissance mondiale.


​​​​C'est pourquoi les Russes ont voté pour Vladimir Poutine pas une, mais deux fois, à la majorité absolue. C'est un processus qui s'appelle la démocratie. D'ailleurs, les Russes voteraient Poutine une troisième fois s'il pouvait être candidat en mars 2008.



Kasparov, le pion


​​​​Cependant, est-ce la Russie que Kasparov veut ? Apparemment pas, puisqu'il est pour tout ce qui ne représente pas le gouvernement Russe démocratiquement élu, même si ça signifie avoir des communistes et des fascistes dans son entourage, ou peut-être même le démon lui-même. Communistes, d'accord. Fascistes -- ce n'est pas le choix de tout le monde mais la démocratie fournit au moins une alternative basée sur la cohérence. Mais comment Kasparov peut-il se dire cohérent quand lui, un non Russe, en tant qu'homme de paille « de l'autre Russie », représente personne ou tout le monde, même les opposants politiques, qui peuvent favoriser son ordre du jour personnel, puisqu'il n'a jamais représenté une seule politique ?


​​​​Que représente Kasparov ? Quelle est sa politique ? Il n'en a pas. Il est tout simplement contre. Contre quoi ? Tout. Il l'a toujours été. Ceux qui suivent les échecs se rappellent le chaos ouvragé jusqu'alors calme et prudent d'une situation dans le marasme, infesté de gens à lunettes et de ringards intelligents déplaçant des pièces autour d'un échiquier, donnant un coup de pied sur les jambes de leurs adversaires, faisant de fréquents voyages aux toilettes et regardant si intensément qu'ils auraient pu être d'excellents candidats dans une publicités pour produits anti-constipation. La Fédération Internationale des Échecs n'a jamais plus été la même après que Kasparov soit devenu furieux contre le système entier et ait tenté d'établir une alternative, celle de transformer un jeu respecté avec une image professionnelle en chamailleries au sein d'un troupeau de grands-mères.


​​​​Les seuls sujets politiques qu'il ait cité comme des dictons sont d'obscures références au gouvernement de la Russie, se plaignant que la Russie est dans le G8, déclarant que les États-Unis auraient dû dominer le monde dans les années 90, et pas grand chose d'autre. En effet, avec cet Azéri amoureux du Made in USA, qui a servi comme membre au Advisor Council for National Security (comité consultatif pour la sécurité nationale US), installant des régimes pro-Washington dans l'espace post-Soviétique, qui a besoin de la CIA ?



Qu'est-ce que « l'autre Russie » ? Qui est Kasparov ?


​​​​Simplement ça, la Russie « autrement » -- et Kasparov. « L'autre Russie » est la plus épouvantable des croisades, avec les traîtres que Poutine a balayé du pouvoir, brisant leur empoigne sur les ressources de la Russie et rendant ces dernières à leurs propriétaires légitimes -- les Russes -- pas aux meneurs de jeux anti-Russes, Berezovsky, Guzinsky ou Khodorkovsky, ni à leur pion, l'Azéri Kasparov.


​​​​L'autre Russie est l'absurdité d'un gang d'inadaptés et de timbrés dans un cartoon comme on n'en avait jamais vu sur la scène politique d'aucun pays -- le Parti National Bolchevique interdit, complété de ses insignes de type Nazi, des fraudeurs tels que Berezovsky, celui qui siège à Londres avec le terroriste Tchétchène Zakaev, dont les forces n'étaient autre que les bouchers de Beslan, des politiciens ratés pro-Washington tels que Kasyanov (Union Patriotique des peuples), des nationalistes, des socialistes... et le Kasparov. Ah, et selon ce dernier, des communistes aussi en fin d'année.


​​​​Un ordre du jour acceptable pouvant unir cette armée de criminels et de mercenaires politiques est logiquement inexistant. Par conséquent ils entachent les nobles préceptes de la démocratie avec leurs diatribes et ils font d'eux des imbéciles tout en essayant de marquer des points avec les éléments russophobes de la communauté internationale [1].


​​​​Pourtant qui était le premier président Russe à établir un système ouvert de conférences de presse ? Qui était le premier président Russe à bien répondre aux questions posées publiquement au téléphone par les citoyens dans ses émissions télévisées périodiques et régulières ? Qui était le responsable ayant redressé la législation pour définir le rôle -- et se protéger -- des ONG en Russie [2]. Qui a été démocratiquement élu, deux fois ?


​​​​Et qui est Kasparov ? Pendant que les Russes s'efforcent de construire un pays meilleur avec des conditions améliorées (après que les chefs de l'autre Russie aient détruit l'État pendant les années 90), cet Azéri se pavane au milieu de ses habitudes occidentales dans son appartement de millionnaire dans Manhattan à New York, et il parle aux journalistes étrangers au sujet de « démanteler » le gouvernement de la Russie.


​​​​Heureusement, cette retorse armée de déviants, de criminels, de politiciens rêvant de devenir riches, de fraudeurs et de gangsters aux franges de la société Russe, verra seulement le Kremlin depuis le jardin Aleksandrovsky. Certains d'entre eux peut-être à travers une brume alcoolique, d'autres à travers un regard fixe plein d'espoir.


​​​​Dans le cas de Kasparov, il peut avoir un siège avec un échiquier et appliquer son immense intelligence sur les 64 cases et les 32 pièces devant lui. Oui, 32, parce qu'il ne trouvera personne voulant s'asseoir et jouer avec lui, il devra alors jouer avec lui-même.



Timothy BANCROFT-HINCHEY

PRAVDA.Ru

http://english.pravda.ru/opinion/columnists/15-04-2007/89760-kasparov-0

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



Notes du traducteur


1- Les télévisions françaises ont entamé depuis trois jours une campagne de propagande contre la Russie et contre Poutine, parlant principalement d'un soi-disant leadership non démocratique dans ce pays.

​​​​Même si c'était vrai, un pays qui fait de la propagande à la TV nationale n'est pas démocratique. De quoi se mêle la TV française ? Dans quel but ? Complaisance avec les USA pour piller la Russie ?


2- Tout comme la Chine, la Russie a analysé le rôle et la manière des ONG, les Organisations soi-disant Non Gouvernementales financées par les USA ou par la CIA, qui provoquent des « révolutions colorées » pacifiques dans les pays que Washington a décidé de « démocratiser » (asservir).

​​​​La seule méthode trouvée par ces deux pays pour empêcher ces mouvements est de les interdire purement et simplement.

​​​​La Chine cependant va beaucoup plus loin. Le Falun Gong, par exemple, est considéré là-bas comme une ONG servant à affaiblir le pouvoir. Ses membres sont emprisonnés et paraît-il vendus en pièces détachés sur les marchés occidentaux qui ont de grands besoins.




Mardi 17 Avril 2007

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