Diplomatie et relation internationale

Kadhafi : de Hannibal à Crésus!


Dans la même rubrique:
< >

Lundi 28 Novembre 2016 - 00:17 Analyse: L’impuissance de la Ligue Arabe


Après un règne de plus de quatre décennies, le constat est sans appel. Kadhafi s'est rêvé en Hannibal ; il s'est réveillé en Crésus.


Cide
Dimanche 10 Octobre 2010

Kadhafi : de Hannibal à Crésus!
Après un règne de plus de quatre décennies, le constat est sans appel.
Kadhafi s'est rêvé en Hannibal ; il s'est réveillé en Crésus. Et, pour
bien comprendre cette métamorphose, il faut savoir qu'après une longue série
des revers diplomatiques, économiques et militaires, les succès ont fini par
être au rendez-vous. Du plus symbolique au plus concret, le Colonel est un
dirigeant victorieux et épanoui. Il est même avec son alter-égo russe, le
guide Poutine, l'un des puissants de la planète. Puissance, somme toute, assez
relative car les candidats à un tel prestige ne manquent pas par ce temps qui
voit l'émancipation de plusieurs nations du monde.

Pourtant le vieux lutteur a, récemment, jeté l'éponge, allant même
jusqu’à demander à ses ennemis de venir prendre ses armes. Ce qui n'a pas
empêché, paradoxalement, les chefs d'État du monde de s'incliner à son
passage, de s'excuser pour leur impolitesse et, même, de guetter ses
largesses. Le secret d'un tel paradoxe réside dans le changement de
stratégie. Tripoli a compris, en effet, que si ses armes ne sont plus craintes,
ses richesses, elles, sont très  convoitées. C'est, alors, tout naturellement
sur ces dernières qu'elle a fondé sa stratégie de revanche et cela a fait
mouche. Les excuses, et les compensations, de l'Italie de Berlusconi ont soldé
le compte d'un vieux contentieux entre les deux pays, qui dure de l'époque
coloniale. Depuis, les dirigeants d'Europe se sont succédés dans la tente
bédouine du vieux Colonel, chacun espérait que sa chance ne serait pas moins
heureuse que celle des autres. Le Colonel jubilait. Difficile dans  pareilles
situations de garder le triomphe modeste, il s'est, alors, attaqué à l'un
des dossiers les plus compliqués que le pays ait connu, celui de Lockerbie. La
libération de son ex-agent, soupçonné d'être l'artificier de l'avion de
la Panam, couronne un succès diplomatique, pour ne pas dire militaire, sans
précèdent pour un pays africain. Libération qui intervenait le jour même où
le président de la confédération suisse s'excusa, lui aussi, du comportement
de sa police à l'encontre d' un fils du Colonel dont les frasques
contrastent considérablement avec celles de son homonyme, le très  glorieux
général carthaginois.

Quoi qu'il en soit le Colonel est victorieux, et ses victoires
d'aujourd'hui sont proportionnelles à ses défaites d'antan. C'est dire
qu'elles sont grandes.


Dimanche 10 Octobre 2010


Commentaires

1.Posté par xylpho le 11/10/2010 00:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

ça yen a être de la bonne propagande. Allez y censurez mon comm, ça me changera pas :)

Nouveau commentaire :

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

Publicité

Brèves



Commentaires