Politique Nationale/Internationale

Jusqu’où peut aller une rhétorique erronée ?



IRIB
Vendredi 13 Octobre 2006



Une cacophonie à n’en plus finir. Washington et Pyongyang tapent sur la table et le ton monte des deux côtés. Le Président américain refuse, catégoriquement, de négocier avec Pyongyang et le menace de « sérieuses répercussions », tandis que le gouvernement nord-coréen déclare, de son côté, qu’il interprétera toute sanction supplémentaire comme « une déclaration de guerre ». L’opinion publique américaine reconnaît dans la rhétorique tissée de menaces et de sanctions de la Maison Blanche la cause principale du test nucléaire nord-coréen. Washington n’a, en fait, lésiné sur rien, pour pousser à bout Pyongyang. Il a, même, fait appel à tous ses alliés sud-asiatiques, pour sanctionner la Corée du nord. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU discutait toujours de la possibilité de sanctions contre la « neuvième puissance nucléaire, de facto », le Japon a décidé de prendre de nouvelles mesures de rétorsion contre ce pays. C'est ainsi qu'il va interdire toutes les importations, en provenance de la Corée du nord, fermer ses ports à tous les navires nord-coréens, et durcir les restrictions qui frappent, déjà, les ressortissants nord-coréens souhaitant entrer au pays du Soleil levant. De même, par mesure de représailles, Séoul a, déjà, suspendu une partie de son aide humanitaire à Pyongyang. Dans ce paysage électrisé au maximum, il est naturel que l’arme atomique serve, aux yeux des dirigeants nord-coréens, de levier dissuasif, qui pourrait réduire les risques d’une offensive, "manu militari", américaine, d’autant plus que Pyongyang a, déjà, réagi, fermement, aux menaces militaires qui le visent, de l’autre côté du Pacifique. En effet, il s’est retiré du TNP, il a fermé ses sites nucléaires sur les inspecteurs de l’AIEA et démantelé leurs caméras. La politique de "forcing" de Washington a, aussi, alarmé Pékin et Moscou, qui sont, plutôt, favorables à des mesures incitatives, qui pourraient faire retourner Pyongyang à la table des Six. Ils voient dans le discours américain musclé la vive réaction de la Corée du nord, qui a forcé, à son tour, la porte du club nucléaire. Force est de constater que le test nucléaire nord-coréen a, bel et bien, fait basculer la donne, non seulement, dans le sud-est asiatique, mais aussi, et pourquoi pas, sur l’échiquier international.



Vendredi 13 Octobre 2006


Commentaires

1.Posté par hassen le 13/10/2006 15:23 | Alerter
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Il faut que tous les pays de cette planete trouvent un accords pour mettre sous embargo
les criminels du gouvernement des USA . C'est l'unique chance d'avoir la paix . Il faut que Etats democratiques europeens se desolidarisent des projets criminels des
USA . Il faut que les Etats arabes , les musulmans comprennent que ce qui se passe
devant leurs portes et sous leurs yeux n'est rien d'autres qu' une disparition
programmee de leur et entitee de leur souveraineté, il faut reagir et poser les problemes en termes d'imperialisme et de neocolonialisme . Il faut detruire le dollars , les etats de
ce monde doivent chercher de nouveaux moyens d'echanges . Il ne faut plus faire confiance au USA .

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