Politique Nationale/Internationale

Joshua Frank : Barack Obama sur le Siège de Gaza par Israël : "No comment".



Mercredi 7 Janvier 2009

Joshua Frank : Barack Obama sur le Siège de Gaza par Israël : "No comment".
Obama est entouré de sionistes et il ne s'appartient plus.
Alors que le 26 décembre 2008, le président élu était en vacances à Hawaii,
où il a assisté à un spectacle de dauphins avec sa famille à Sea Life
Park, Israël lançait une série de raids aériens sur le territoire en
ruines de la Bande de Gaza, faisant 285 morts et plus de 800 blessés.
C'est l'offensive la plus meurtrière sur Gaza depuis plus de 20 ans et
la première réaction d'Obama, qui aurait pu constituer son premier
test véritable en tant que futur président, a été de répondre : "no
comment".
Pendant ce temps, Israël, qui se prépare à une offensive terrestre,
rassemble les tanks le long de la frontière et mobilise 65.000
réservistes.
Dans l'émission "Face the Nation" (CBS News, NDT), dimanche dernier,
David Axelrod, conseiller d'Obama, a expliqué comment l'administration
Obama ferait face à la situation, même si le pire devait arriver.
"Eh bien, il est certain que le président élu est conscient qu'il
existe une relation particulière entre Israël et les Etats-Unis. C'est
un lien important, une relation importante. Et il compte la respecter…
Mais, il est évident que cette situation s'est encore compliquée ces
deux derniers jours, voire ces dernières semaines. Le Hamas ayant
repris les tirs de roquette, Israël a riposté. Mais c'est un problème
qui lui tient à cœur."
En répétant l'argument que les bombardements par Israël n'étaient
qu'une riposte aux attaques du Hamas, et non pas une agression,
Axelrod, au nom du gouvernement Obama, ne faisait que propager les
mêmes mensonges que débite le président Bush, à savoir que c'est le
Hamas qui a rompu la trêve qui a pris fin il y a une semaine, et
qu'Israël a réagi de façon judicieuse.
A part le fait que la riposte d'Israël n'avait rien de judicieux,
l'idée que c'est le Hamas qui a rompu la trêve qui durait depuis 6
mois est pure invention.
Le soir des élections présidentielles aux Etats-Unis, Israël a lancé
des missiles sur Gaza dans le but de détruire un tunnel que creusait
le Hamas, destiné, pensaient-ils, à kidnapper des soldats israéliens.
Les heurts qui ont suivi le bombardement de Gaza par Israël au cours
des 6 dernières semaines se sont soldés par la mort de dizaines de
Palestiniens.
"Cette escalade qui mène à guerre aurait pu et aurait dû être évitée.
C'est l'Etat d'Israël qui a violé la trêve, en lançant, il y a deux
mois, un raid pour détruire le tunnel", a écrit le groupe israélien
pour la paix Gush Shalom dans un communiqué. "Depuis lors, l'armée n'a
cessé de mettre de l'huile sur le feu en effectuant des raids et en
commettant des assassinats bien calculés chaque fois que cessaient les
tirs de roquettes sur Israël ".
Au cours des 7 dernières années, seuls 17 citoyens israéliens ont été
tués par les tirs de roquettes, ce qui rend difficilement crédible
l'argument des responsables politiques israéliens en plein milieu
d'une campagne électorale, selon lequel la riposte était, de toute
façon, proportionnée et défendable.
Le déséquilibre de ce conflit donne l'occasion au futur président
Obama d'exprimer de sévères critiques. Il a toute latitude pour
s'élever contre l'agressivité d'Israël. La communauté internationale
et l'opinion publique le soutiennent. Il est certainement conscient
que la réaction disproportionnée d'Israël a infligé des souffrances
supérieures à celles engendrées par le blocus qui empêchait l'entrée
de médicaments et de denrées indispensables à Gaza, et où des
centaines de malades sont morts, faute de soins appropriés.
Alors que les bombes pleuvent sur une population palestinienne prise à
la gorge et que les forces israéliennes se préparent à une invasion
terrestre, Obama observe tout cela de loin après avoir rencontré la
secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice et d'autres hauts responsables de
l'administration Bush. Ce n'est pas prendre la direction des affaires,
c'est poursuivre une politique qui a laissé peu de choix aux
Palestiniens, et encore moins l'espoir d'une paix durable.
"En juillet dernier, le président élu s'est rendu dans le sud d'Israël
à Sderot, la ville la plus touchée par les attaques du Hamas", a
expliqué David Axelrod dans l'émission "Face the Nation".
"Et il a alors déclaré que quand les bombes pleuvent sur vos
concitoyens, il faut absolument réagir pour essayer d'y mettre un
terme. C'est ce qu'il a dit à l'époque, et, d'après moi, c'est ce
qu'il pense".
Si Axelrod dit vrai, et si Barack Obama soutient effectivement les
massacres que l'armée israélienne inflige aux populations innocentes
de Palestine, il ne devrait pas y avoir de célébrations pour son
installation en janvier 2009, mais des rassemblements de masse pour
exiger un changement de politique au Moyen Orient afin que soit entamé
un processus de paix légitime dans la région.
Joshua Frank

Source : Dissident Voice, 29 dec 2008
http://www.dissidentvoice.org/2008/12/barack-obama-on-israel%e2%80%99s-siege-of-gaza/

Traduction : Des bassines et du zèle pour le Grand Soir

http://palestine.over-blog.net/article-26422480.html
Extrait du journal de Marc Lemaire

Barack Obama on Israel’s Siege of Gaza: "No comment".

As President-Elect Barack Obama vacationed in Hawaii on December 26, stopping off to watch a dolphin show with his family at Sea Life Park, an Israeli air raid besieged the impoverished Gaza Strip, killing at least 285 people and injuring over 800 more.

It was the single deadliest attack on Gaza in over 20 years and Obama’s initial reaction on what could be his first real test as president was “no comment”. Meanwhile, Israel has readied itself for a land invasion, amassing tanks along the border and calling up 6,500 reserve troops.

On Sunday’s Face the Nation, Obama’s Senior Adviser David Axelrod explained to guest host Chip Reid how an Obama administration would handle the situation, even if it turns for the worst.

“Well, certainly, the president-elect recognizes the special relationship between United States and Israel. It’s an important bond, an important relationship. He’s going to honor it … And obviously, this situation has become even more complicated in the last couple of days and weeks. As Hamas began its shelling, Israel responded. But it’s something that he’s committed to.”

Reiterating the rationale that Israel’s bombing of Gaza was an act of retaliation and not of aggression, Axelrod, on behalf of the Obama administration, continued to spread the same misinformation as President Bush: that Hamas was the first to break the ceasefire agreement, which ended over a week ago, and Israel was simply responding judiciously.

Aside from the fact that Israel’s response was anything but judicious, the idea that it was Hamas who broke the six-month truce is a complete fabrication.

On the night of the U.S. election, Israel fired missiles on Gaza that were aimed at closing down a tunnel operation they believed Hamas was building in order to kidnap Israeli soldiers. The carnage left in the wake of Israel’s bombing of Gaza over the past six weeks has killed dozens of Palestinians.

“The escalation towards war could, and should, have been avoided. It was the State of Israel which broke the truce, in the ‘ticking tunnel’ raid … two months ago,” the Israeli peace group Gush Shalom wrote in a press release. “Since then, the army went on stoking the fires of escalation with calculated raids and killings, whenever the shooting of missiles on Israel decreased.”

Over the last seven years only 17 Israeli citizens have been killed by Palestinian rocket fire, which makes it extremely difficult for Israeli politicians, which are in the midst of an election, to argue that their response has been proportionate or defensible in any way.

The asymmetry of the conflict leaves an opening for harsh criticism from soon-to-be president Barack Obama. He has every right to oppose Israel’s belligerence. The international community and public opinion are on his side. Certainly he knows Israel’s disproportionate response has inflicted pain on Palestinians beyond what the blockade has done by keeping vital medical and other supplies from reaching Gaza, where hundreds have died as a result of inadequate medical treatment.

While bombs fall on a suffocating Palestinian population and Israeli forces prepare for a ground invasion, Obama is monitoring the situation from afar after a talk with Secretary of State Condoleezza Rice and other Bush administration officials. This isn’t leadership; it’s a continuation of a policy that has left Palestinians with little recourse, let alone hope for lasting peace.

“The president-elect was in Sderot last July, in southern Israel, a town that’s taken the brunt of the Hamas attacks,” David Axelrod told Chip Reid on Face the Nation. “And he said then that, when bombs are raining down on your citizens, there is an urge to respond and act and try and put an end to that. So, you know, that’s what he said then, and I think that’s what he believes.”

If Axelrod is correct, and Barack Obama does indeed support the bloodshed inflicted upon innocent Palestinians by the Israeli military, there should be no celebrating during Inauguration Day 2009, only mass protest of a Middle East foreign policy that must change in order to begin a legitimate peace process in the region.

Joshua Frank is co-editor of Dissident Voice and author of Left Out! How Liberals Helped Reelect George W. Bush (Common Courage Press, 2005), and along with Jeffrey St. Clair, the editor of the new book Red State Rebels: Tales of Grassroots Resistance in the Heartland, published by AK Press in June 2008. Check out the new Red State Rebels site at www.RedStateRebels.org Read other articles by Joshua, or visit Joshua's website.



Mercredi 7 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par hamas le 07/01/2009 15:15 | Alerter
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Slamou'alikoum
depuis 2 semaines tous le monde crie son désaroi et sa haine face au massacre mais il ne font que crié ou sinon ce qui est mieux donnée de son argent!!
Par contre personne n'agit, personne n'a le courage d'agir physiquement pas en manifestant car ça fais 50 que les gens manifeste et rien n'aboutit!!!
Personne n'ose prendre ne serait -ce qu'un sac de pierre et aller le balancer sur l'ambassade israelienne ou le crif !!
car tout le monde a peur pour sa petit vie bien rangé alors pour soulagé sa conscience on manifeste on aboye dans la rue quand on dit d'aboyer!!!!
Nous sommes passés de la communauté du courage, du juste milieu, de croyant a une communauté de lache, de peureux, et d'hérétique!!!!
Que dieu punisse cette communauté musulmanne LACHE

2.Posté par ald le 07/01/2009 15:40 | Alerter
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"hamas " tu peux arrêter tes insultes sur les musulmans, ça vous fait chiez les manifs??? Et bien on continuera de manifester et d'aboyer. Tu sais très bien qu'envoyer des pierres sur les batiments du CRIF ne serviront à rien, il faut montrer aux vrais français qui sont les vrais terroristes, plus les français seront informés(et non par les médias sionistes francais) et verront que les gouvernements sont corrompus de sionistes qui se prostituent pour Israel, plus le rassemblement sera nombreux. Le seul moyen d'arrêter ces monstres c'est qu'un pays arabo-musulmans obtient la bombe atomique, c'est le seul moyen d'arrêter des criminels de guerre qui défilent à chaque élection israelienne !!!

3.Posté par wejdy le 08/01/2009 08:02 | Alerter
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C'est plutôt l'information des français qui sert a rien ( dans cette guerre ), ils sont sourds muets aveugles.

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