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Johnny a obtenu son pistolet


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Dans les année passées, l'Iran a donné plusieurs avertissements aux USA au sujet des conséquences d'une attaque étasunienne ou israélienne. Un rapport, publié en novembre par un responsable militaire de haut rang iranien, déclarait : « Si les USA attaquent l'Iran, ses 200.000 hommes de troupe et ses 33 bases dans la région seront extrêmement vulnérables, et les politiciens et les commandants militaires US sont conscients de cela. »(1)


William Blum
Lundi 15 Janvier 2007

Johnny a obtenu son pistolet

Johnny a obtenu son pistolet



Par William Blum




L'Iran pense apparemment que les responsables US seront si profondément affligés par la perspective que leurs jeunes hommes et femmes soient mis en danger et sans doute tués qu'ils renonceront à toute attaque imprudente sur l'Iran. Comme si les dirigeants US étaient poignardés de douleur au sujet de jeter les jeunes corps étasuniens dans le nid de vipère sans fond appelé l'Irak, ou qu'ils étaient contenus par la peur d'une revanche ou par des scrupules moraux quand ils alimentaient la bête du Viêt-nam avec 58.000 jeunes vies. Comme si les responsables US, comme tous les dirigeants du monde, avaient jamais eu de pareils soucis.


Nous allons jeter un bref coup d'œil à une histoire étasunienne moderne, qui peut être instructive à cet égard. Un rapport du Congrès US en 1994 nous a informés de ça :


Environ 60.000 militaires ont servi de sujets humains [cobayes] dans les années 40 pour étudier deux agents chimiques, le gaz moutarde et le lewisite (un gaz vésicant). La plupart de ces cobayes n'étaient pas au courant de la nature des expériences et ils n'ont jamais eu de suivi médical après leur participation. En plus, certains de ces cobayes ont été menacés d'emprisonnement au Fort Leavenworth s'ils discutaient de ces expériences avec quelqu'un, comme leur épouse, parents, et médecin de famille. Pendant des décennies, le Pentagone a nié l'existence de l'expérience, avec pour résultat des décennies de souffrance pour de nombreux vétérans qui sont devenus malades après l'expérimentation secrète. (2)


Dans les décennies entre les années 40 et 90, nous trouvons une remarquable diversité de programmes gouvernementaux, soit officiels, soit de fait, utilisant des soldats comme cobayes -- marches dans les sites d'explosion nucléaires, pilotes envoyés à travers les champignons de nuages [radioactifs] ; exposition à des expérimentations d'armes chimiques et biologiques ; expériences de rayonnement ; expériences de modification du comportement qui leurs lavaient cerveaux avec du LSD ; exposition fréquentes à la dioxine fortement toxique de l'Agent l'Orange en Corée et au Viêt-nam... la liste continue avec... littéralement des millions de sujets d'expérience, donnant rarement [aux cobayes] le choix ou des informations adéquates, souvent avec des effets désastreux sur leur santé physique et/ou mentale, avec rarement des soin médicaux ou même une surveillance appropriés. (3)


Dans les années 90, quantité de milliers de soldats US sont revenus chez eux de la Guerre du Golfe avec des maux débilitant inhabituels. Une exposition à des produits chimiques nocifs ou aux agents biologiques a été suspectée, mais le Pentagone a nié que cela se soit produit. Les années se sont écoulées pendant que les vétérans souffraient terriblement : problèmes neurologiques, fatigue chronique, problèmes de peau, poumons dévastés, perte de mémoire, douleurs aux muscles et aux articulations, graves maux de tête, changement de personnalité, évanouissement, et beaucoup d'autres. Par la suite, pouce par pouce, le Pentagone a été forcé de cesser ses démentis et d'admettre que, oui, des dépôts d'armes chimiques avaient été bombardés ; alors, oui, il y avait sans doute des dégagements des poisons mortels ; alors, oui, les soldats US étaient en effet à proximité de ces dégagements toxiques, 400 soldats ; puis, ils pourraient avoir été 5.000 ; puis, « un nombre très grand », probablement plus de 15.000 ; puis, finalement, un nombre précis -- 20.867 ; puis, « le Pentagone a annoncé qu'un modèle d'ordinateur attendu depuis longtemps estime que presque 100.000 soldats US pourraient avoir été exposés à des traces de gaz de sarin. » (4)


Si le Pentagone avait été beaucoup plus franc dès le début sur tout ce qu'il savait à propos de ces diverses substances et armes, les soldats auraient eu rapidement un diagnostic convenable et reçu des soin approprié plus tôt. Le coût en termes de souffrance humaine est incalculable.


Les soldats ont été aussi obligés d'accepter des vaccins contre l'anthrax et les gaz neurotoxiques, des vaccins non homologués sûrs et efficaces par la FDA ; et punis, parfois traités comme des criminels, s'ils refusaient. (Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, les soldats ont été obligatoirement soumis au vaccin contre la fièvre jaune, avec en conséquence 330.000 d'entre eux atteints par le virus de l'hépatite B. (5))


Et à travers toutes les guerres récentes, d'innombrables soldats US ont été mis en étroite proximité avec la poussière radioactive des obus et des missiles à bout en uranium appauvri éclatés sur le champ de bataille ; l'uranium appauvri est associé à une longue liste de maladies et de défauts de naissance rares et horribles. Il empoisonne l'air, le sol, l'eau, les poumons, le sang, et les gènes. (La dissémination fréquente d'uranium appauvri lors des guerre US -- de Serbie, d'Afghanistan, d'Irak -- devrait être un scandale et une crise internationaux, comme le SIDA, si le monde n'était pas aussi intimidé par les USA.)


Le catalogue des abus du Pentagone sur les soldats US se poursuit... Des hommes de troupes servant en Irak ou leur famille ont signalé avoir acheté avec leur propre argent leur gilet pare-balles, un meilleur blindage pour leurs véhicules, des fournitures médicales, et des appareils de positionnement globaux [GPS], tout ce qui ne leur a pas été fourni par l'armée pour leur propre sécurité... De continuelles plaintes des femmes soldats entre les mains de leurs homologues masculins pour agression sexuelle et viol sont systématiquement minimisées ou ignorées par les officiers d'état-major... Les nombreux blessés et handicapés militaires de toutes les guerres doivent s'engager dans une lutte continuelle pour obtenir les soins médicaux qui leurs ont été promis ... On devrait lire « Lois de l'Armée pour limiter les abus des recrues blessées » (New York Times, 12 mai 2006) pour se rendre compte de la dureté, confinant au sadisme, du traitement des soldats dans les bases aux USA... Les services répétées, qui brisent la vie familiale et accroissent non seulement les occasions de mort ou de blessure, mais aussi les désordres de stress post-traumatique (DSPT). (6)


[L'émission] « Toutes choses considérées » de la Radio Publique Nationale, du 4 décembre et d'autres jours, a publié une série sur le mauvais traitements de l'armée des soldats souffrants de sérieux DSPT revenus d'Irak dans leur famille. À Fort Carson au Colorado, ces soldats affligés sont l'objet de divers abus et punition très éloignés de l'aide dont ils ont besoin, car les dirigeants les harcèlent et les punissent d'être « faibles » sur le plan émotionnel.


Gardez à l'esprit ce qui précède la prochaine fois que vous entendrez un président ou un général parler le Jour du Souvenir de « l'honneur » et du « devoir » et de combien nous « devons aux braves jeunes hommes et femmes qui ont fait l'ultime sacrifice pour la cause de la liberté et de la démocratie. »


Et lisez « Johnny a obtenu son pistolet » de Dalton Trumbo pour l'usage abusif ultime des soldats par les responsables des nations.



La conscience de nos dirigeants


Après avoir ordonné en décembre 1989 le bombardement du Panama, qui a tué quelque part entre 500 et quelques milliers de gens totalement innocents, coupables de n'avoir fait aucun tord aux étasuniens, le président George Bush Sr. a déclaré que son « cœur allait aux familles de ceux qui sont morts au Panama ». (7)


Quand un reporter a demandé : « Valait-il vraiment le coup d'envoyer des gens à la mort pour ça ? Pour avoir Noriega ? », Bush a répondu : « Chaque vie humaine est précieuse, mais je dois répondre, oui, cela valait la peine. » (8)


Parlant en novembre 1990 de son invasion imminente de l'Irak, Bush Sr. a déclaré : « Les gens me disent : Combien de vies ? Combien de vies pouvez-vous dépenser ? Chacune est précieuse. » (9)


Pendant que son massacre de milliers d'Irakiens se poursuivait joyeusement tout au long de 2003, le président George Bush Jr. s'est déplacé pour dire : « Nous croyons en la valeur et en la dignité de chaque vie humaine. » (10)


En décembre 2006, le porte-parole de la Maison Blanche, de Bush Jr., commentant les décès étasuniens atteignant les 3.000 en Irak, a déclaré que le président Bush « Croit que chaque vie est précieuse et s'afflige de la perte de chacune. » (11)


Le père et le fils expriment publiquement leur profond intérêt pour Dieu et la prière avant et pendant leurs massacres de masse. « Je fais confiance à Dieu qui parle à travers moi, » a dit Bush Jr. en 2004. « Sans cela, je ne pourrais faire mon travail. » (12)


Après son ravage de l'Irak et de son peuple, Bush père a dit : « Je pense que, comme beaucoup d'autres ayant eu des positions de responsabilité en envoyant quelques autre enfants à la guerre, nous réalisons dans la prière que ce qui importait est comment cela pouvait avoir semblé à Dieu. » (13)


On conjecture que Dieu pourrait avoir questionné les George Bush, père et fils, au sujet des enfants de l'Irak. Et des adultes. Et, d'une irritable, d'une manière ne ressemblant plutôt pas à Dieu, pourrait avoir dit d'un ton cassant : « Déjà stoppé le gaspillage de toutes les vies précieuses donc ! »


Dans un échange maintenant célèbre à la TV en 1996 entre Madeleine Albright et le journaliste Lesley Stahl, ce dernier, parlant des sanctions US contre l'Irak, a demandé à l'ambassadrice US à l'ONU, devenue Secrétaire d'État US : « Nous avons entendu qu'un demi million d'enfants sont morts. Je veux dire, c'est plus d'enfants que de morts à Hiroshima. Et -- et vous savez, ce prix en vaut-il la peine ? » Albright a répondu : « Je pense que c'est un choix très dur, mais le prix -- nous pensons que le prix en vaut la peine. » (14)


Dix ans après, le Secrétaire d'État Condoleezza Rice, continuant l'excellente tradition des Secrétaires d'État féminines et l'héritage tout aussi noble de la famille Bush, a déclaré que l'horreur actuelle en Irak « vaut l'investissement » en vies et en dollars US. (15)


Et ne pas oublier que nous ne pouvons pas nous retirer de l'Irak maintenant parce que cela déshonorerait les troupes qui ne sont pas encore mortes.



Les médias américains comme le Mur de Berlin


En décembre 1975, alors que le Timor de l'Est, localisé à l'extrémité orientale de l'archipel indonésien, subissait un processus de décolonisation du Portugal, s'est déroulée une lutte pour le pouvoir. Un mouvement de gauche, Fretilin, a prévalu et a ensuite déclarée le Timor indépendant du Portugal. Neuf jours plus tard, l'Indonésie envahissait le Timor de l'Est. L'invasion a été lancée le jour après que le président Gerald Ford et le Secrétaire d'État US Henry Kissinger aient quitté l'Indonésie après avoir donné au président Suharto la permission d'utiliser les armes US, qui, en vertu de la loi des USA, ne pouvaient pas servir pour l'agression. Mais l'Indonésie était le plus précieux allié de Washington au sud-est asiatique et, quoi qu'il arrive, les USA n'étaient disposés à regarder avec bonté aucun gouvernement de gauche.


L'Indonésie est bientôt parvenue au contrôle complet du Timor de l'Est, avec l'aide des armes US et d'autres aides militaires, aussi bien que le soutien diplomatique de l'ONU. Amnistie Internationale a estimé qu'en 1989, les troupes indonésiennes avaient tué 200.000 des 600.000 à 700.000 habitants, un taux de mortalité qui est sans doute l'un des plus élevé de toute l'histoire des guerres. (16)


N'est-il pas remarquable que dans les nombreux articles sur la mort du président Ford dans la presse quotidienne US le mois dernier, il n'y ait pas une seule mention de son rôle dans le massacre au Timor de l'Est ? Une recherche étendue dans le Lexis-Nexis ou dans toute d'autre bases de données médiatiques trouve la mention de cela en seulement quelques lettres pour l'édition des documentalistes ; pas un mot même dans les rapports des agences de presse, comme Associated Press, qui généralement évite moins la controverse que les journaux qu'elle alimente ; ni une seule mention dans les émissions traditionnelles des programmes d'informations.


Imaginer si suite à la mort récente d'Augusto Pinochet les médias n'avaient fait aucune mention de son renversement du gouvernement d'Allende au Chili, ou du meurtre et de la torture de masse qui ont suivi. Ironiquement, les articles récents concernant Ford n'ont pas non plus mentionné sa remarque un an après le coup de Pinochet. Le Président Ford avait déclaré que ce que les USA ont fait au Chili était « au mieux des intérêt du peuple chilien et certainement au mieux de nos propres intérêts. » (17)


Durant la guerre froide, le gouvernement et les médias US n'ont jamais manqué une occasion de signaler les informations sur les événements embarrassant l'Union Soviétique qui devenaient des non-événements dans les médias communistes.



L'homme ne volera jamais


La Guerre Froide est toujours avec nous. Puisque le conflit idéologique qui lui servait de base n'est pas parti. Puisqu'il ne peut pas disparaître. Aussi longtemps que le capitalisme existera, tant que l'on ne mettra pas la personne avant le profit, comme il ce doit, tant qu'on ne mettra pas l'environnement avant le profit, comme il ce doit, ceux sur l'extrémité de réception de sa canne acérée pointée doivent rechercher de meilleurs égards [on comprendra qu'il s'agit d'une allusion aux bouffés par le capitalisme, ceux qui sont pointés par le doigt de l'Oncle Sam, NDT].


Ainsi, quand le président vénézuélien Hugo Chávez a annoncé il y a quelques jours qu'il projetait de nationaliser le téléphone et les compagnies d'électricité pour accélérer sa « révolution socialiste », Tony Snow, le porte-parole du Capitalisme Central, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a été rapide à l'offensive : « La nationalisation a une longue et déshonorante histoire d'échec dans le monde, » a déclaré Snow. « Nous soutenons le peuple vénézuélien et nous pensons que c'est un jour malheureux pour lui. » (18)


Snow a vraisemblablement acheté une part dans la croyance que le capitalisme avait défait le socialisme dans la Guerre Froide. La victoire d'une conception supérieure. Les larbins du Capital gloussent de joie dans leur martini au sujet de la mort du socialisme. Le mot a été banni de la conversation polie. Et ils espèrent que personne ne notera que chaque expérience socialiste de quelque importance du siècle passé a été corrompue, subvertie, pervertie, ou déstabilisée... ou écrasée, renversée, bombardée, ou envahie... ou autrement la vie lui a été rendue impossible, par les USA. Pas un gouvernement ou un mouvement socialiste -- de la Révolution Russe à Cuba, les sandinistes au Nicaragua ou le FMLN au Salvador, de la Chine communiste à Grenade, le Chili ou le Viêt-nam -- pas un n'a été autorisé à s'élever ou à tomber uniquement sur ses propres mérites ; pas un n'a été laissé assez en sécurité pour qu'il puisse baisser sa garde contre l'ennemi tout-puissant à l'étranger et pour relâcher librement et pleinement le contrôle chez lui. Même les nombreuses vieilles démocraties sociales évidentes -- comme au Guatemala, en Iran, en Guyane Britannique, en Serbie et à Haïti, qui n'étaient pas en amour avec le capitalisme et recherchaient un autre chemin -- même elles ont mordu la poussière grâce à l'oncle Sam.


C'est comme si les frères Wright, les premier à expérimenter des machines volantes, avaient échoué dans chaque tentative de vol parce que les intérêts automobiles les sabotaient toutes. Et puis les bonnes gens très religieux des USA ayant considéré cela, pris note des conséquences, balancé sagement leur collective tête de haut en bas, et entonnée solennellement : L'homme ne volera jamais.


Tony Snow nous ferait croire que le gouvernement n'est pas égal au secteur privé pour faire efficacement de grandes et importantes choses. Mais est-ce absolument vrai ? Vidons-nous l'esprit pendant un moment, poussons de côté notre éducation, et rappelons-nous que le gouvernement US a débarqué des hommes sur la lune, créé de grands barrages, de merveilleux parcs nationaux, un système routier inter-États, des corps de paix, a constitué une machine militaire incroyable (en ignorant pour le moment à quoi elle est utilisée), des prêts pour les étudiants, la Sécurité Sociale, l'Assurance-maladie, l'assurance pour les dépôts bancaires, la protection des fonds de pension de retraite contre l'emploi abusif des sociétés, l'Agence de Protection de l'Environnement, les Instituts Nationaux de la Santé, le Smithsonian [complexe culturel à Washington, NDT], la G.I. Bill [formation avec un an de compensation financière pour les soldats retournant dans le civil, NDT], et beaucoup, beaucoup plus. En bref, le gouvernement a été assez bon pour faire ce qu'il voulait faire, ou ce que le travail ou d'autres activités lui ont fait faire, comme établir des normes de salubrité et de sécurité pour les ouvriers ou exiger que les fabricants de nourriture listent des données détaillées sur les ingrédients.


Quand George W. Jr. a pris le pouvoir, l'un de ses buts principaux était d'examiner si les travaux faits par les employés fédéraux pouvaient être exécutés plus efficacement sous contrats privés. Bush l'a appelé sa première priorité de gestion. Vers la fin de 2005, les 50.000 boulots gouvernementaux avaient été étudiés. Et les employés fédéraux avaient gagné la compétition du travail plus de 80 pour cent du temps. (19)


Nous devons rappeler aux étasuniens ce qu'ils ont instinctivement appris mais qu'ils ont tendance à oublier une fois confrontés à des déclarations comme celle de Tony Snow -- qu'ils ne veulent pas plus de gouvernement, ou moins de gouvernement ; ils ne veulent pas de grand gouvernement, ou de petit gouvernement ; ils veulent un gouvernement [qui est] de leur côté.


Et d'ailleurs, Tony, la grande majorité de la population dans les dernières années de l'Union Soviétique avait une qualité de la vie bien meilleure, avec une vie plus longue, sous leur « économie nationalisée en faillite, que sous le capitalisme débridé.


Bien sûr, rien de ce qui précède ne dissuadera la Seule Superpuissance du Monde à poursuivre son jihad pour imposer au monde le fondamentalisme capitaliste.



Les invités importuns à la table des gens respectables


Le Sénateur Joseph Biden, démocrate du Delaware, nouveau président du Comité des Relations Étrangères du Sénat, a annoncé quatre semaines d'auditions focalisées sur chaque aspect de la politique US en Irak. Il veut vraiment aller au fond des choses, découvrir comment et pourquoi les choses ont aussi mal tourné, qui sont les responsables, juger ceux qui sont responsables, et faire ce qui peut être fait maintenant. Le comité entendra le témoignage de politiques supérieurs, d'experts en économie et du Renseignement, de diplomates étrangers, et d'anciens et actuels responsables supérieurs US, comme Condoleezza Rice, Brent Scowcroft, Samuel Berger, Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger, Madeleine Albright et George Shultz. (20) Tous les suspects habituels.


Mais pourquoi ne pas inviter quelques suspects peu communs ? Pourquoi les comités du Congrès et les comités désignés par la Maison Blanche n'appellent-ils pas en général des experts en désaccord avec les explications officielles ? Pourquoi ne pas entendre des gens qui ont eu la sagesse de protester contre l'invasion de l'Irak et qui l'ont condamnée par écrit avant même qu'elle soit commencée ? Des gens qui ont appelé la guerre illégale et immorale, dit qu'elle n'aurait dû jamais commencer, et qui ont prévu beaucoup de ses horribles résultats. Sûrement qu'ils peuvent avoir de la perspicacité et des analyses qui ne seront pas entendues des bouches des habituels suspects.


De même, pourquoi la Commission du 11 septembre, ou les comités du Congrès ayant affaire avec l'attaque terroriste, ne convoque aucun des nombreux experts sur le 911 qui ont fait de considérables recherches et qui remettent en cause divers aspects de l'histoire officielle ?


Traditionnellement, bien sûr, de tels comités sont formés pour mettre une sourdine sur les questions en non conformité avec l'histoires officielles, pour les ridiculiser comme des » théories de conspiration «, pour ne pas donner aux dissidents une plus large audience.



NOTES


(1) Fars News Agency, 21 novembre 2006


(2) Comité du Sénat sur les Affaires des Vétérans, » Is Military Research Hazardous to Veterans' Health? Lessons Spanning Half a Century « (La recherche militaire est-elle dangereuse à la santé des vétérans ? Leçons enjambant un demi siècle), 8 décembre 1994, p.5.


(3) Ibid., ça et là.


(4) Washington Post, 2 et 23 octobre 1996 et 31 juillet 1997 pour l'estimation du nombre de soldats affectés.


(5) « Journal of the American Medical Association », 1er septembre 1999, p.822


(6) Washington Post, 20 décembre 2006, p.19


(7) New York Times, 22 décembre 1989, p.17


(8) New York Times, 22 décembre 1989, p.16


(9) Los Angeles Times, 1er décembre 1990, p.1


(10) Washington Post, 28 mai 2003


(11) Washington Post, 1er janvier 2007, p.1


(12) Washington Post, 20 juillet 2004, p.15, déclaration attribué au président Bush dans le journal de Lancaster (Pennsylvanie) New Era, lors d'une réunion privée avec les familles Amish le 9 juillet. Bush à la Maison Blanche a déclaré plus tard n'avoir pas dit pareille chose. Oui, nous savons comment mentent les Amish.


(13) Los Angeles Times, 7 juin 1991, p.1


(14) CBS « 60 minutes », 12 mai 1996


(15) Associated Press, 22 décembre 2006


(16) Archives de la Sécurité Nationale -- www.gwu.edu/~nsarchiv -- Recherche « Ford Timor » ; William Blum, état escroc, p.188-9


(17) New York Times, 17 septembre 1974, p.22


(18) Washington Post, 10 janvier 2007, p.7


(19) Washington Post, 23 mars 2006, p.21


(20) Washington Post, 5 janvier 2007



Original ThePeoplesVoice.org

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info




Lundi 15 Janvier 2007

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